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Résumés parc

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Tous les textes et photos sont la propriété de Parcs Canada ou le Répertoire canadien des lieux patrimoniaux (Sauf indication contraire) et ont été extraites de l'une ou l'autre Parcs Canada ou Lieux patrimoniaux du Canada. Les parcs avec un fond gris sont gérés par Parcs Canada.



©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada 57-63, rue Saint-Louis
Québec, Québec

Partie d'un important panorama urbain.

Le lieu historique national du Canada du 57-63, rue Saint-Louis réunit trois bâtiments de deux étages et de deux étages et demi. Ces maisons en pierre du début des XVIIIe et XIXe siècles sont situées à l’intérieur des murs de la Haute-Ville de Québec, au pied du parc du Cavalier-du-Moulin. Elles font partie du panorama du Vieux-Québec.

Le lieu historique national du Canada du 57-63, rue Saint-Louis a été désigné en 1969 parce que les bâtiments qui le composent s’inscrivent dans un panorama urbain important.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada du 57-63, rue Saint-Louis réside dans le paysage de rue uniforme que crée ce groupe de bâtiments datant du régime français et dans leur contribution à l’ensemble du paysage culturel du Vieux-Québec. Elle est illustrée par la masse, les matériaux, la conception et l’exécution des composantes du paysage de rue, et par son implantation à l’intérieur des murs de la vieille ville. Le lieu historique national constitue un exemple important de la continuité des valeurs architecturales et paysagères du XVIIIe siècle associées au régime français dans le paysage historique du Vieux-Québec.

L’édifice du 59-61, rue Saint-Louis a été construit sous le régime français, au début du XVIIIe siècle et agrandi en 1796. Les bâtiments situé au 57 et au 63, rue Saint-Louis, des anciennes dépendances du début du XIXe siècle, formaient avec l’édifice du 59-61 une seule propriété. En 1811, la propriété tout entière a été vendue au gouvernement britannique qui en a fait une résidence pour officiers. Les autorités britanniques construisent également un hôpital militaire, dans la partie sud du terrain. La maison et ses dépendances ont conservé les formes architecturales, les matériaux et l’organisation spatiale qu’elles avaient au début du XIXe siècle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, N. Clerk, 1997
Lieu historique national du Canada de l'Ancien-Édifice-de-la-Douane-de-Montréal
Montréal, Québec

Construit au début du XIXe siècle, l’ancien édifice de la douane de Montréal est un élégant bâtiment en pierre de deux étages de style néo-palladien. Situé dans le port du Vieux-Montréal, face au fleuve Saint-Laurent, il est entouré de bureaux, de boutiques et de restaurants. Depuis 1992, l’édifice de la douane fait partie de la Pointe-à-Callière, le Musée d’archéologie et d’histoire de Montréal, et est relié par des passages souterrains à d’autres bâtiments de l’ensemble muséal.

L’ancien édifice de la douane est un magnifique bâtiment de style néo-palladien aux façades élégantes, aux proportions harmonieuses et aux détails architecturaux équilibrés. C’est un des derniers bâtiments publics construits au Canada dans le style néo-palladien, un style inspiré de l’architecture domestique anglaise, très populaire au pays entre 1800 et 1820. Malgré les travaux d’agrandissement de 1881-1882, qui ont comporté la reconstruction de la façade sud et l’ajout de portes et de fenêtres sur les élévations latérales, l’extérieur de l’édifice de la douane a conservé son apparence d’origine.

L’ancien édifice de la douane de Montréal est le premier bâtiment dessiné par John Ostell, l’architecte le plus en vue de Montréal à l’époque, qui avait reçu sa formation en Grande-Bretagne. Après l’ancien édifice de la douane, John Ostell a conçu vingt-cinq des bâtiments les plus prestigieux de la ville en autant d’années, puisant dans divers styles. L’agrandissement de 1881-1882 est l’oeuvre de Alphonse Raza.

La construction de l’ancien édifice de la douane en 1836-1838 marque une étape importante de l’évolution du port de Montréal, qui se voit ainsi doté de son propre service des douanes. Jusqu’en 1828, les droits de douane étaient perçus dans la ville de Québec, le principal port d’entrée du Haut et du Bas Canada. Au début du XIXe siècle, la construction du canal de Lachine, l’amélioration des transports maritimes entre Québec et Montréal, la diversification de l’économie de Montréal et l’essor du commerce avec l’Europe ont entraîné le développement accéléré du port de Montréal. L’augmentation considérable de l’activité portuaire justifiait la perception des droits de douane à Montréal dès 1828. L’édifice de la douane a été construit peu après cette date, témoin de la nouvelle importance du port de Montréal qui devient rapidement le principal point de transbordement des marchandises en provenance et à destination des Grands Lacs au Canada. Le port est aussi le lieu d’où partent les matières premières destinées à l’Europe; il conservera ce rôle jusqu’à l’ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent en 1959. Le bâtiment a servi de douane pour Montréal de 1838 à 1871.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2003
Lieu historique national du Canada de l'Ancien-Édifice-de-la-Douane-de-Québec
Québec, Québec

Le lieu historique national du Canada de l'Ancien-Édifice-de-la-Douane-de-Québec est situé dans la basse-ville de la ville de Québec. Situé près du fleuve Saint-Laurent et du Queen’s Wharf, le bâtiment de deux étages se distingue par son style néo-classique élégant mais conservateur. Il présente une façade en granite, un toit à quatre versants à faible pente et deux larges cheminées d’extrémité symétriques. L’entrée de l’édifice est encadrée par quatre colonnes doriques légèrement en saillie de deux étages, et de fenêtres disposées régulièrement le long de la façade à neuf baies, dans des arcades aveugle au premier étage et encadrées de pierre taillée au deuxième étage.

Construit entre 1831 et 1832, l’ancien édifice de la douane de Québec est une conception d’Henry Musgrave Blaiklock, un des premiers architectes professionnels à pratiquer au Canada. Bâti à côté du fleuve Saint-Laurent, l’édifice est un rare exemple survivant d’un bâtiment fédéral dans le style néoclassique des années 1830. Sa conception néoclassique est évidente dans son extérieur élégant et ses détails intérieurs impressionnant en bois et en plâtre. L’édifice simple mais monumental est un symbole du rôle de la ville de Québec comme port pour le Haut et le Bas-Canada, et ses revenus de douane sont devenus une source économique importante pour la région. S’étant acquitté de son rôle d’origine de maison des douanes jusqu’en 1841, l’édifice a depuis servi plusieurs rôles, et abrite aujourd’hui des bureaux fédéraux.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Jacques Pleau & Michel Pelletier, 2001
Lieu historique national du Canada de l'Ancienne-Aluminerie-de-Shawinigan
Shawinigan, Québec

Le lieu historique national du Canada de l'Ancienne-Aluminerie-de-Shawinigan, se compose d’une aluminerie, et de ses centrales hydroélectriques, situées aux chutes de Shawinigan sur la rivière Saint Maurice, dans le secteur sud de la ville de Shawinigan. L’ensemble est composé de douze bâtiments en brique érigés sur un plateau dominant la rivière, d’une centrale hydroélectrique sur la rive, et des vestiges des fondations d’une seconde centrale, également en bordure de la rivière. Construits entre 1899 et 1927, les bâtiments sont dans bien des cas mitoyens ou reliés par des passages. Quelques édifices ont été renovés et constituent à présent des espaces culturels ouverts au public.

La valeur patrimoniale du lieu tient à ses associations historiques, c’est à dire son aménagement qui favorise l’intégration des processus de fabrication à une source d’énergie et qui est devenu un modèle canadien pour les entreprises industrielles faisant appel à l’hydroélectricité ainsi que les bâtiments qui subsistent, érigés entre 1899 et 1927, période pendant laquelle l’aluminerie de Shawinigan était la seule de son genre au pays. L’aluminerie a été le théâtre de plusieurs premières canadiennes : premier lingot d’aluminium coulé dans le bâtiment 7 en 1901, premiers câbles d’aluminium produits dans le bâtiment 3 en 1902 et premiers conducteurs d’aluminium à âme d’acier réalisés dans le bâtiment 3 en 1910. L’aluminerie a été exploitée jusqu’en 1945.

Première aluminerie bâtie au pays, l’ensemble de Shawinigan est associé aux débuts de l’industrie de l’aluminium et de la fabrication de produits en aluminium au Canada ainsi qu’aux débuts de l’utilisation de l’hydroélectricité pour appuyer une industrie lourde. La transformation de l’alumine pulvérulente en métal en fusion nécessite d’énormes quantités d’électricité. L’inventeur américain, Charles Martin Hall, a mis au point cette technique métallurgique à la fin du XIXe siècle, alors qu’on venait de réussir à capter l’eau en mouvement pour produire de l’hydroélectricité.

À la demande de la Shawinigan Water and Power Company, Charles Martin Hall et son entreprise, la Pittsburgh Reduction Company (PRC), ont bâti la première aluminerie en sol canadien et une centrale électrique sur la rivière Saint Maurice, réunissant ainsi deux technologies de pointe. L’ensemble a été exploité par une filiale de la PRC, la Northern Aluminum Company Limited, devenue par la suite l’Aluminum Company of Canada Limited (ou, plus communément, l’Alcan).

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, C. Cournoyer, 2009
Lieu historique national du Canada l’Ancienne mine Lamaque et le village minier de Bourlamaque
Val-d'Or, Québec

Le lieu est situé dans la ville de Val-d’Or, dans la région administrative de l’Abitibi-Témiscamingue de la province de Québec. Il se trouve dans la partie sud-est de la ville, à la frontière des zones résidentielles et minières. Il est constitué de deux sections liées et physiquement adjacentes : l’ancienne mine Lamaque et le village minier de Bourlamaque. Ces deux zones rappellent l’existence de Bourlamaque, une ville créée de toutes pièces par la compagnie Teck-Hugues pour servir les intérêts de la mine aurifère qui entra en production au milieu des années 1930.

D’une superficie de 22 hectares, le village minier de Bourlamaque est un exemple de ville industrielle planifiée, recelant encore les traces de son passé de ville fermée (ville de compagnie). Planifié en 1935, le village révèle un aménagement « optimisé, ordonné, hiérarchisé. Le plan du village présente une trame plus ou moins orthogonale formée par deux longues avenues est-ouest que croisent cinq rues perpendiculaires. Ce système d’artères est complété par des ruelles qui circonscrivent les aires de stationnement à l’arrière des maisons. Des érables en bordure des rues agrémentent le paysage.

L’ancienne mine Lamaque et le village minier de Bourlamaque sont d’importance historique en raison des motifs suivants :

ils forment un exemple rare et bien conservé d’une ville de compagnie de type minier, un phénomène répandu qui a marqué le développement de nombreuses communautés au pays;

ils forment un exemple d’une ville mono-industrielle planifiée de l’époque de l’entre-deux-guerres, notamment par leur trame orthogonale, la ségrégation des secteurs d’habitation selon la hiérarchie sociale, ainsi que l’harmonie au sein d’un même secteur, ce qui est attribuable à une architecture résidentielle où les demeures de la direction contrastent avec les maisonnettes en pièce sur pièce de billots des ouvriers;

ils illustrent l’appropriation communautaire qui soulève le mouvement de conservation au Canada au cours des années 1960 et 1970.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1993
Lieu historique national du Canada Apitipik
Gallichan, Québec

Le lieu historique national du Canada Apitipik est constitué d’un site archéologique isolé de 272 hectares, situé dans la municipalité de Gallichan, au Québec. Le site se trouve à l’extrémité est du lac Abitibi, à l’embouchure de la rivière Duparquet, près de la frontière entre l’Ontario et le Québec. Souvent appelé « Pointe Abitibi », le site est un lieu traditionnel de rassemblement estival et un endroit sacré pour les Algonquins de la région. Apitipik comprend quelque 30 sites archéologiques qui témoignent de 6 000 ans d’occupation humaine. Le site comprend également les vestiges de nombreux postes de traite qui furent en opération dès le XVIIe siècle.

La valeur patrimoniale d’Apitipik réside dans ses associations historiques et archéologiques avec les Algonquins de l’Abitibi, comme en témoigne la terre elle-même, et dans les vestiges de l’occupation humaine, sur le sol et sous sa surface. Apitipik est un endroit sacré et un lieu traditionnel de rassemblement estival pour les Apitipi8innik et leurs ancêtres. Il y subsiste des traces de diverses périodes d’occupation pouvant remonter jusqu’à 6 000 ans avant notre ère. Par exemple, on y trouve des sites paléohistoriques particuliers qui datent de 4 000 ans avant notre ère à 1 100 ans de notre ère, y compris les sites Ki8ack8e matcite8eia, Bérubé, Margot et Réal, qui ont déjà fait l’objet de fouilles archéologiques. Apitipik comprend également de nombreux postes de traite liés à la Compagnie du Nord-Ouest et à la Compagnie de la Baie d’Hudson, lesquelles y ont fait du commerce dès le XVIIe siècle. Apitipik revêt également une importance spirituelle et culturelle pour les communautés de Pikogan et de Wahgoshig.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, HRS 319, 1992
Lieu historique national du Canada Appartements Marlborough
Montréal, Québec

Le lieu historique national Appartements-Marlborough est un immeuble résidentiel de quatre étages, en brique rouge, de style néo-Queen Anne; il est situé au 570, rue Milton, à Montréal.

L'édifice des appartements Marlborough a été désigné lieu historique national en 1991 à titre d'exemple typique du style néo-Queen Anne et de la conception d'appartements au tournant du siècle.

La valeur patrimoniale de ce lieu tient à son illustration du style néo-Queen Anne tel qu'il était employé pour la conception d'immeubles d'appartements au tournant du vingtième siècle au Canada.

Les appartements Marlborough ont été dessinés par les architectes Taylor et Gordon et construits en 1900. Le style néo-Queen Anne était en vogue pour l'architecture domestique de luxe (tant pour les maisons que pour les appartements) partout au Canada pendant la période de 1870 à 1914. La clé de la réussite pour la création d'un immeuble d'appartements de style néo-Queen Anne tient à la conception de l'édifice comme un ensemble unifié, ressemblant à une grande maison. Les appartements Marlborough constituent l'un des rares immeubles d'appartements de style néo-Queen Anne qui existent encore au Canada.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Geneviève Charrois, 2005
Lieu historique national du Canada de l'Arrondissement-Historique-de-La Malbaie
La Malbaie, Québec

Le lieu historique national du Canada de l'Arrondissement-Historique-de-La Malbaie est niché à flanc de montagne sur une étroite bande de terre longue de 8 kilomètres, donnant sur le fleuve Saint-Laurent, dans la région de Charlevoix, au Québec. Un des plus anciens lieux de villégiature au pays, le lieu désigné comprend plus de deux cents bâtiments principaux et secondaires datant principalement de l’âge d’or de la villégiature, c’est-à-dire de 1880 à 1930, ainsi que des composantes plus récentes. Les bâtiments principaux sont pour la plupart associés directement à la villégiature par leur usage, tel que les hôtels/restaurants, les résidences, et les lieux associés aux loisirs. L’arrondissement historique de La Malbaie se caractérise également par la présence de très nombreux panoramas sur le fleuve et de chemins, parfois sinueux, où s’implantent des cottages de bois.

La valeur historique de l’arrondissement historique de La Malbaie repose notamment sur sa fonction de lieu de villégiature. Son utilisation et ses liens historiques sont tributaires de ce phénomène qui a marqué le Canada du milieu du XIXe siècle jusque vers 1930. La Malbaie est l’une des premières contrées à avoir accueillies des estivants. Avec l’importance du transport maritime, ce phénomène s’est rapidement ancré au point d’en transformer sa nature jusqu’alors rurale et isolée. La Malbaie était alors devenu un lieu de villégiature très exclusif, offrant toutes les caractéristiques essentielles à sa renommée, un cadre et un emplacement incomparables, ainsi que de nombreuses ressources mises à la disponibilité des estivants.

À ses débuts, la villégiature coïncide avec l’apparition d’une bourgeoisie née de la révolution industrielle et des changements socio-économiques qui s’en suivent. À cette période, les bains de mer et l'air pur de la campagne sont devenus une solution à l'insalubrité des villes, des espaces naturels préservés de l’industrialisation rapide. Les estivants occupaient de belles résidences sur le chemin des Falaises et allaient régulièrement au Manoir Richelieu pour y tenir de grandes réceptions. Encore aujourd’hui, de nombreuses ressources permettent de témoigner de l’importance de La Malbaie durant toute la période de l’âge d’or de la villégiature au Canada. Avec son patrimoine bâti et paysager, l’arrondissement historique de La Malbaie est toujours représentatif des hauts lieux de villégiature canadiens.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Michel Pelletier, 2001


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Michel Pelletier, 2001
Lieu historique national du Canada de l'Arrondissement-Historique-de-Senneville
Senneville, Québec

Lieu historique national du Canada de l'Arrondissement-Historique-de-Senneville provient d'un village touristique de la fin du XIXe siècle situé sur les rives du lac des Deux-Montagnes, à l'extrémité ouest de l'île de Montréal. Sa superficie dépasse 1 400 acres, et il comprend au moins 82 bâtiments qui, construits entre 1860 et 1930, sont répartis sur une douzaine de propriétés. L'artère principale de l'arrondissement est le chemin Senneville, une route rurale parallèle à la rive du lac. Les édifices de l’arrondissement, notamment les grands manoirs, les petites résidences secondaires, les dépendances agricoles et les éléments paysagers, sont construits bien en retrait de la route, sur de grands domaines boisés dont plusieurs bordent le lac. L'arrondissement regorge de toute une gamme de paysages pittoresques et d'architecture inspirée du mouvement « Arts and Crafts ». On y trouve également les ruines du Fort Senneville, et du moulin de Senneville, le Morgan Arboretum, un parc naturel (l'Anse-à l'Orme) et un parc agricole (Bois-de-la-Roche), ainsi que Braeside, un parcours de golf de la fin du XIXe siècle. Les quatre derniers éléments forment une large ceinture verte qui borde les côtés sud et est de l'arrondissement et le sépare des aménagements industriels et résidentiels adjacents.

Les propriétaires successifs des domaines de Senneville étaient présidents, fondateurs ou directeurs de certaines entreprises commerciales les plus importantes de l'époque, y compris la Banque de Montréal et la Compagnie de chemin de fer du Canadien Pacifique. Parmi ces derniers, citons : Sir John Joseph Caldwell Abbott (1821-1893), maire de Montréal et troisième Premier ministre du Canada; John Lancelot Todd, professeur de parasitologie à l'Université McGill; Louis Joseph Forget (1853-1911), courtier en valeurs mobilières et sénateur conservateur, et les banquiers montréalais Sir Edward Seaborne Clouston (1849-1912) et Richard Bladworth Angus (1831-1922).

L'Arrondissement historique de Senneville comprend plus de trente bâtiments importants conçus par un petit groupe d'éminents architectes, paysagistes et planificateurs urbains montréalais, qui ont souvent travaillé de concert avec des collègues américains. Ce groupe comprenait plusieurs des meilleurs architectes et concepteurs canadiens de l'époque qui avaient en commun une approche pittoresque de l'aménagement paysager et une affinité avec le mouvement « Arts and Crafts ». Les chefs de file de ce groupe, les deux frères Edward Maxwell (1867-1923) et William Sutherland Maxwell (1874-1952), ont conçu de nombreux édifices à Senneville, dont certains en partenariat avec l'architecte montréalais George Cutler Shattuck (1864-1923). Les vingt édifices préservés construits par les frères Maxwell à Senneville sont un exemple unique de leurs œuvres. L'architecte et professeur montréalais Percy Erskine Nobbs (1875-1964) a conçu, en collaboration avec George Taylor Hyde (1879-1944), les édifices et le parc du domaine J.L. Todd. L'architecte paysager et planificateur urbain Frederick G. Todd (1876-1948) a conçu le parc du domaine Abbott/Clouston, en collaboration avec le paysagiste américain Frederick Law Olmsted, concepteur du parc du domaine Forget. Parmi les autres architectes éminents ayant travaillé à Senneville, notons : James & H. Charles Nelson, Kenneth Rea (1878-1941), Harold Edgar Shorey (1886-1971), Samuel Douglas Ritchie (1887-1959), J.R. Hind, Robert Findlay (1859-1951), Frank R. Findlay et David Shennan.

Les domaines de Senneville et leurs édifices, construits entre 1860 et 1926, témoignent de l’émergence du mouvement « Arts and Crafts » et de l’aménagement paysager pittoresque au Canada. Ces édifices et éléments paysagers ont une ressemblance marquée sur les plans de la forme et du style, car ils ont été conçus par un petit nombre de propriétaires ayant eu recours à un petit groupe d'architectes et de paysagistes pendant une courte période.

L'Arrondissement historique de Senneville contient plusieurs chefs-d'œuvre qui font partie de l’histoire de l’architecture et de l’aménagement de paysage au Canada, notamment « Bois-de-la-Roche », la résidence de style Château construite par le sénateur Louis Joseph Forget, et le domaine J.L. Todd.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2005
Lieu historique national du Canada de l'Arrondissement-Historique-du-Vieux-Wendake
Wendake, Québec

Le lieu historique national du Canada de l’Arrondissement-Historique-du-Vieux-Wendake est situé à 12 kilomètres au nord-ouest de la Ville de Québec. Sur la rive sud de la rivière Saint-Charles et près de la chute Kabir-Kouba, le lieu est principalement composé de bâtiments résidentiels et commerciaux, dont la plupart des façades sont orientées vers le sud, qui illustrent un plan de village huron traditionnel. Le lieu se distingue particulièrement par la présence d’un quartier résidentiel dense constitué de maisons unifamiliales et multifamiliales, du lieu historique national du Canada de l’Église-de-Notre-Dame-de-Lorette, de deux cimetières, ainsi que d’une multitude de bâtiments commerciaux et administratifs.

La valeur patrimoniale du lieu réside dans la topographie et les modes de peuplement de l’arrondissement, notamment les modèles d’utilisation des terres et l’architecture qui témoignent des 300 ans d’histoire de la colonisation dans cette région. Durant la première moitié du XVIIe siècle, les Hurons-Wendats, qui habitaient et vivaient de l’agriculture au sud de la baie Georgienne en Ontario, sont devenus d’importants partenaires commerciaux des Français, dans la traite des fourrures. Décimés par la famine, les guerres et les maladies contagieuses en provenance d’Europe, ils ont quitté leurs terres en 1650 et se sont établi en permanence à Jeune-Lorette. L’arrondissement est rebaptisé Vieux-Wendake en 1697.

L’Arrondissement historique du Vieux-Wendake est un bon exemple de la coexistence de différentes influences culturelles. Plutôt que de suivre un plan géométrique, l’arrondissement est construit autour d’éléments naturels. Par exemple, les entrées principales des bâtiments font généralement face au sud-est, peu importe le côté de la parcelle de terrain qui donne sur la rue. Bien que le style de construction de très nombreux bâtiments soit d’inspiration européenne et postérieure à 1730, ce plan est similaire aux villages hurons traditionnels. En outre, les îlots sont densément construits pour permettre le passage piétonnier entre les maisons, accentuant ainsi le sentiment d’appartenance à la communauté et les espaces publics tout en favorisant un système économique fondé sur l’industrie artisanale. La coutume qui consiste à nommer les rues en l'honneur d’anciens chefs révèle la relation que les Hurons-Wendats entretiennent encore aujourd’hui avec ce lieu qui témoigne de leur mémoire collective, subsistance et histoire.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Geneviève Charrois, 2008


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Geneviève Charrois, 2008
Lieu historique national du Canada de l'Arrondissement-de-Westmount
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada de l'Arrondissement-de-Westmount est situé sur le flanc sud-ouest du mont Royal, principalement au nord-ouest de la rue Sherbrooke, et il fait partie de la ville de Westmount. L’arrondissement est un modèle typique de banlieue des époques prospères victorienne et post-victorienne au Canada, et il se distingue par un patrimoine bâti et paysager représentatif de la période entre 1890 et 1930. Un conseil responsable de l’architecture et de la planification locale réglemente le développement immobilier depuis 1914. L’arrondissement se démarque par ses immeubles résidentiels de grande qualité, ses édifices publics notables, ses écoles, ses lieux de culte, ainsi que ses rues formant un quadrillage et son réseau d’espaces verts paysagés publics et privés.

La valeur patrimoniale de l’arrondissement de Westmount réside, par exemple, dans les facteurs suivants : ses liens avec le développement de la vie sociale et intellectuelle au sein de la communauté anglophone montréalaise bourgeoise du début du XXe siècle; la construction réglementée de bâtiments résidentiels et publics dessinés et érigés par des architectes et des constructeurs réputés de Montréal, et dont les styles architecturaux sont très variés; ses éléments paysagers, comme des parcs et des jardins, le belvédère, et l’escalier qui grimpe sur le mont. La cohérence de l’arrondissement sur le plan visuel a été maintenue grâce à un conseil responsable de l’architecture et de la planification locale qui réglemente le développement immobilier dans le secteur à partir de 1914. Dans son ensemble, Westmount est un environnement équilibré pour la vie urbaine, avec ses vastes espaces verts et ses bâtiments publics de belle apparence favorisant le développement harmonieux d’une vie communautaire saine.

©Pierre Lahoud, 2010
Lieu historique national d’Arvida
Arvida, Québec

Les limites retenues pour cet arrondissement historique correspondent grosso modo aux limites historiques de la ville d’Arvida conçue à partir de 1925 et dont les phases de développement considérées se sont étalées jusqu’au début des années 1950. Nous considérerons ici uniquement la partie située au nord de la voie ferrée, ce qui exclut les quartiers situés au sud de cette dernière, tels les quartiers Saint-Jacques, Saint-Philippe et Saint-Mathias. Sont également exclus du périmètre proposé : la zone commerciale, située entre la partie nord et la partie sud, les installations industrielles de Rio Tinto Alcan de même que les résidences dont la construction date d’après les années 1950 et qui sont pour la majorité regroupées au nord-est de l’arrondissement proposé.

L’arrondissement d’Arvida est d’importance historique pour les raisons suivantes :

conçue à partir de 1925 selon les plans des architectes Brainerd et Skougor, la ville d’Arvida est réalisée en trois phases successives, jusqu’en 1950, et constitue une excellente synthèse des concepts urbanistiques de l’époque, tels les mouvements City Beautiful et cité-jardin, qui se traduit par un tracé organique épousant la topographie du sol, par des voies de circulation hiérarchisées, par la présence de parcs, d’espaces verts et de nombreux arbres;

exemple fort bien conservé de ville mono-industrielle canadienne, Arvida constitue un projet singulier de logement ouvrier de qualité où l’édification rapide d’un paysage urbain diversifié s’est faite au moyen d’une grande variété de modèles de résidences, dont certaines constituent une manifestation particulièrement réussie d’architecture d’inspiration régionaliste;

associée au premier complexe aluminier au Canada, l’expansion d’Arvida témoigne de l’essor et du développement lié à l’industrie de l’aluminium au pays.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991
Lieu historique national du Canada de l'Auberge-Symmes
Gatineau, Québec

Érigée au début du XIXe siècle, le lieu historique national du Canada de l'Auberge-Symmes est un bâtiment en pierre de deux étages et demi situé sur la rue principale d’Aylmer (maintenant un secteur de la ville de Gatineau) au Québec et jouxtant la rive nord de l’Outaouais. Ce charmant bâtiment se distingue par ses longues galeries qui ornent chacune des façades, son élégant toit en larmier et ses cheminées doubles. Aujourd’hui, elle sert de centre culturel à la communauté locale.

L’auberge Symmes a été désignée lieu historique national du Canada en 1976 parce qu’elle a longtemps occupé un emplacement privilégié sur la route entre Hull (maintenant un secteur de la ville de Gatineau) et le lac Témiscamingue.

Charles Symmes, le fondateur de la ville d’Aylmer fit construire cette auberge en 1831. Pendant plusieurs années, les voyageurs faisaient halte à l’auberge, alors appelée Hôtel Aylmer, puis se rendaient à l’extrémité du lac Deschênes, en bateau à vapeur l’été et en traîneau l’hiver, et poursuivaient leur voyage vers les postes de traite du Nord-Ouest du Québec. En 1973, le bâtiment est sauvé de la ruine et rénové par la Société d’aménagement de l’Outaouais.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de l’Auberge-Symmes tient à ses liens historiques attribuables à sa vocation d’auberge et de halte construite sur une des premières voies de transport achalandées de la région. Elle porte également sur sa forme et caractéristiques particulières, ses matériaux, sa composition, son emplacement et sa situation.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Banc-de-Pêche-de-Paspébiac
Paspébiac, Québec

Le lieu historique national du Canada du Banc-de-Pêche-de-Paspébiac est un élément de paysage de la pêche côtière comprenant dix bâtiments sur la soixantaine autrefois érigés sur un banc de sable entourant un barachois (lagune) à Paspébiac, dans la péninsule gaspésienne, au Québec. Les bâtiments témoignent d’un langage simple et connu dérivé de la tradition de la Nouvelle-Angleterre. Le lieu est associé à la pêche côtière telle que pratiquée dans la région pendant plus de 150 ans.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada du Banc-de-Pêche-de-Paspébiac réside dans son association avec la pêche côtière, comme en témoignent son emplacement, les structures et bâtiments qui le composent. La plupart des bâtiments qui ont survécu datent du XIXe siècle et sont associés aux ensembles architecturaux de deux entreprises qui ont été les acteurs les plus puissants d’une industrie fortement monopolisée. Le complexe de plus grande envergure a été construit par la Charles Robin and Co. fondée en 1766, aussi appelée Robin, Pipon and Co., ou C. Robin and Co. Ltd., et dont les activités se sont poursuivies au XXe siècle sous la raison sociale Charles Robin-Collas Co. Ltd. Le deuxième complexe, de moindre envergure, était le siège de l’entreprise Le Boutillier Brothers, établie en 1838. En 1964, un incendie a détruit la plupart des bâtiments qui formaient les ensembles architecturaux originaux, n’épargnant que la poudrière et sept des bâtiments érigés par Charles Robin and Co. et trois des bâtiments construits par Le Boutillier Brothers. Quatre des bâtiments font d’ailleurs l’objet d’une commémoration distincte à titre de lieu historique national du Canada des Bâtiments-de-Paspébiac.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2004
Lieu historique national du Canada de la Banque-de-Montréal
Montréal, Québec

De style néo-Queen Anne, l'édifice de la Banque de Montréal date de la fin du XIXe siècle. Il est situé à l'angle des rues Notre-Dame et Des Seigneurs, à Montréal.

L'édifice de la Banque de Montréal a été désigné lieu historique national en 1990 parce qu'il s'agit d'un très bel exemple du style néo-Queen Anne appliqué à l'architecture commerciale.

Érigé pour la Banque de Montréal, l'édifice du même nom est un des rares exemples toujours existants d'édifices commerciaux de style néo-Queen Anne intégrant des caractéristiques des édifices publics flamands de la Renaissance.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, P. St. Jacques, 1995
Lieu historique national du Canada de la Basilique-St. Patrick
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Basilique-St. Patrick est une vaste église de pierre construite entre 1843 et 1847 dans le style néo-gothique d’inspiration française. Elle s’élève sur un grand terrain occupant la moitié d’un îlot près du coin sud de l’intersection du boulevard René-Lévesque et de la rue Saint-Alexandre, dans un secteur commercial très fréquenté du centre-ville de Montréal, au Québec. La basilique imposante illustre des caractéristiques du style néo-gothique d’inspiration française comme par exemple, la grande tour centrale et la rosace proéminente.

Construite entre 1843 et 1847, la basilique St. Patrick servait d’église paroissiale à la population irlandaise grandissante de Montréal. Dès la fin des travaux, son clergé a porté secours aux immigrants victimes d’une épidémie de fièvre typhoïde. Maintenant ses vocations religieuse, charitable et éducative, l’église est devenue le cœur de la communauté irlandaise de la ville. Le fait d’avoir été choisie comme lieu de célébration des funérailles de Thomas D’Arcy McGee en 1868 illustre son rôle concret et symbolique.

La basilique St. Patrick est un exemple remarquable de l’architecture néo-gothique d’inspiration française et une des premières réalisations de ce genre. Ce style repose sur les études approfondies de l’architecture française du XIIIe siècle menées par des spécialistes français. Ces derniers et leurs disciples appréciaient le traitement rationnel, typique de l’époque, de la relation entre les éléments architecturaux et structuraux. La basilique St. Patrick illustre cette approche par la clarté de ses éléments structuraux, sa symétrie, sa verticalité ainsi que l’utilisation de décorations « archéologiquement » appropriées.

Le style néo-gothique français a été adapté par les concepteurs de la basilique, l’architecte Pierre-Louis Morin et le prêtre jésuite Félix Martin. Tous deux s’intéressaient à l’architecture médiévale française et en possédaient une solide connaissance grâce à des études sur le terrain et, dans le cas du père Martin, aux relations étroites que sa famille entretenait avec des promoteurs de ce style. L’intérieur de la basilique St. Patrick comporte des exemples remarquables du savoir faire et de l’art religieux du Québec. Des ajouts ont été faits à deux reprises au cours de ce siècle sur les décorations d’origine datant de 1845 à 1851. La première décoration a été supervisée par Victor Bourgeau. Antoine Plamondon a réalisé les peintures des stations du chemin de croix. L’autel principal et les deux autels latéraux, richement sculptés, sont l’œuvre de Perrault, Paré et Ouellet.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2011
Lieu historique national du Canada de la Bataille-des-Cèdres
Les Cèdres, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Bataille-des-Cèdres est situé dans la municipalité de Les Cèdres, à 52 km au sud-ouest de Montréal, au Québec, sur les rives du fleuve Saint-Laurent. Il n’existe aucun vestige visible de la bataille, au terme de laquelle les forces britanniques et canadiennes ont vaincu le contingent américain posté aux Cèdres, les 19 et 20 mai 1776, en plus de vaincre, le 21 mai 1776, les troupes américaines venues en renfort. Une plaque de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada a été installée en 1980 pour commémorer la bataille qui a eu lieu à cet endroit. Ceinturée d’une petite clôture, elle est située au bord du chemin du Fleuve, sur un petit terrain gazonné entouré de terres agricoles et d’arbres.

En 1776, durant la guerre de l’Indépendance (1775-1783), des soldats américains envahissent le Canada et occupent la ville de Montréal. Afin de protéger le flanc ouest des attaques des Britanniques, les troupes américaines érigent un petit avant-poste aux Cèdres, au Québec. La bataille des Cèdres éclate lorsque les troupes britanniques, parties de la région du Niagara, croisent l’avant-poste américain. Le capitaine britannique George Forster, qui commande un détachement du 8e Régiment, est appuyé par les Cayugas, les Sénécas et les Mississaugas, sous les ordres du capitaine Guillaume de Lorimier. Durant la bataille, un groupe de 30 Canadiens, avec à sa tête le capitaine J.B. Testard de Montigny, vient prêter main-forte aux troupes de Forster.

Les troupes du capitaine Forster attaquent l’avant-poste des Américains, qui capitulent après un court siège. Le lendemain, les troupes américaines arrivées en renfort se voient également obligées de se rendre après leur escarmouche avec les troupes de Forster. Malgré sa victoire lors de la bataille des Cèdres, le capitaine Forster n’a pas les ressources nécessaires pour se rendre jusqu’à Montréal, qui sera occupée par les Américains jusqu’en juin 1776.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1920
Lieu historique national du Canada de la Bataille-de-la-Châteauguay
Allans Corners, Québec

Bataille ayant eu lieu en 1813 pour défendre le Bas-Canada; guerre de 1812.

Le lieu historique national du Canada de la Bataille-de-la-Châteauguay est un terrain plat situé presque au centre du champ de bataille de la guerre de 1812 situé sur les berges de la rivière Châteauguay à Allans's Corners, dans la municipalité de Howick, près d'Ormstown, à quelques kilomètres au sud-ouest de Montréal.

Le site de la Bataille-de-la-Châteauguay a été déclaré lieu historique national parce qu'il s'agit du lieu où les Canadiens ont remporté une victoire le 26 octobre 1813 et c'est aussi en raison de l'importance du rôle que l'armée canadienne française a joué pour la défense du Canada contre l'invasion américaine de la guerre de 1812.

La valeur patrimoniale du lieu historique national de la Bataille-de-la-Châteauguay réside dans son identification à un vestige commémoratif au coeur du paysage culturel net et relativement inchangé du champ de bataille qui s'étendait de la fourche des rivières Châteauguay et des Outardes jusqu'à celle des rivières Châteauguay et des Anglais, et couvrait une superficie d'environ 500 acres. Le centre de la bataille était situé entre le gué Morrison et Pointe Ronde.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1989
Lieu historique national du Canada de la Bataille-d’Eccles-Hill
Frelighsburg, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Bataille-d’Eccles-Hill est situé sur une colline à proximité de la frontière du Canada et des États-Unis entre le Vermont et le Québec, près de Frelighsburg (Québec). Il surplomb le champ de bataille où eut lieu la bataille D’Eccles Hill en 1870. Le terrain de plus de 3000 mètres carrés est encadré d’une clôture sur trois côtés et de la route sur le quatrième et comprend un canon de trois livres, vestiges de l’affrontement, et un monument commémoratif en granit datant de 1902.

La valeur historique du site repose sur son association avec les événements de la bataille d’Eccles Hill. En 1870, les Fenians franchirent la frontière canadienne-américaine à la hauteur d’Eccles Hill et se heurtèrent aux territoriaux et aux volontaires canadiens. Cet affrontement a été provoqué par le groupe de patriotes irlandais exilés aux États-Unis afin d’entreprendre une action révolutionnaire en faveur de l’indépendance de l’Irlande. Ils voulaient affaiblir l’Angleterre en s’attaquant au Canada, ce qui s’est révélé être un échec.

Le lieu et le monument en granit commémorant l’événement sont situés à une relative proximité du champ de bataille et des positions canadiennes, mais l’engagement armé eut lieu près de la frontière du Canada et des États-Unis, plus au sud.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1989
Lieu historique national du Canada de la Bataille-de-Lacolle
Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Bataille-de-Lacolle est situé dans une banlieue de la ville de Lacolle, au Québec, tout juste au nord de la frontière entre le Canada et les États-Unis. En mars 1814, une petite troupe composée de soldats du 13e Régiment de Fantassins de la garnison britannique, de Royal Marines, de Canadian Fencibles, de Voltigeurs et de guerriers autochtones repousse une attaque menée par 4 000 soldats américains. La résistance aux forces américaines est concentrée au moulin local, situé sur la rive sud de la rivière Lacolle et au blockhaus, situé 200 mètres plus loin, sur la rive nord. L’emplacement du moulin sur la rivière Lacolle est marqué d’un cairn de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada (CLMHC), installé près de la route.

La bataille de Lacolle, dernier affrontement visant à contrer l’invasion américaine au Bas Canada durant la guerre de 1812, est importante en raison de son lien avec la protection du Canada. Après avoir tenté de capturer Montréal en 1812, sans succès, le major-général américain James Wilkinson planifie une nouvelle invasion du Bas-Canada en mars 1814. Il traverse la frontière avec son armée de 4 000 hommes et se dirige vers la rivière Lacolle, où il a déjà subi une défaite en 1812. Le 30 mars 1814, les Américains ouvrent le feu sur le moulin situé près de la rivière Lacolle, où le major R. B. Handcock dirige une petite troupe d'environ 500 hommes. Le groupe est formé d'une petite partie du 13e Régiment de Fantassins de la garnison britannique, de Royal Marines, de Canadians Fencibles, de Voltigeurs et de guerriers autochtones. La troupe du major Handcock repousse l'attaque du moulin fortifié. Déconcerté par la résistance des Canadiens-français, le major-général Wilkinson cesse le combat et se retire à la frontière américaine, ce qui met fin à la dernière tentative d’invasion des Américains au Bas-Canada durant la guerre de 1812.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2006
Lieu historique national du Canada de la Bataille-du-Lac-des-Deux-Montagnes
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Bataille-du-Lac-des-Deux-Montagnes est situé à l’extrémité ouest de l'île de Montréal, sur le lac des Deux Montagnes, au Québec. Le site, ne présentant aucun vestiges visibles, est composé d'un carré de terre centrée autour de la plaque de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada (CLMHC) commémorant la bataille.

Après le massacre de Lachine, en août 1689, les Iroquois qui étaient restés dans la région constituaient une menace pour les habitants de l'île de Montréal et des villages environnants. En octobre, le gouverneur Denonville a forme un groupé d’éclaireurs, composé de vingt-huit coureurs de bois sous le commandement des Sieurs Dulhut et d'Ailleboust de Manthet. Au lac des Deux Montagnes, ils tombèrent sur une bande de vingt-deux Iroquois ce qui mena à une escarmouche. Les Français ont défirent les Iroquois et ne signalèrent aucune perte, ce qui redonna confiance aux habitants de la région.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2007
Lieu historique national du Canada de la Bataille-de-la-Ristigouche
Pointe-à-la-Croix, Québec

Lieu de dernier combat naval de la guerre de Sept Ans.

Pendant plus de 200 ans, l’épave du Machault, voilier de 26 canons chargé de protéger des navires marchands contre les Anglais, est restée sous l’eau. Il est aujourd’hui possible d’en admirerles vestiges et de revivre le tout dernier affrontement naval entre la France et l’Angleterre pour la possession du territoire américain au lieu historique national de la Bataille-de-la-Ristigouche. Un voyage extraordinaire qui vous entraînera… en 1760!

Le lieu historique national du Canada de la Bataille-de-la-Ristigouche est situé au coeur de la baie des Chaleurs, dans l’estuaire de la rivière Ristigouche, entre le Nouveau-Brunswick et le Québec. Le lieu comprend des vestiges in situ de deux navires français coulés par les Britanniques durant la bataille de la Ristigouche, entre le 22 juin et le 8 juillet 1760. Le Bienfaisant, un navire de ravitaillement de 350 tonneaux, est demeuré repose à toutes fins pratiques intouché tandis qu’une partie du Machault, une frégate armée de 550 tonneaux, est toujours immergée. Une zone de délestage, qui comprend surtout des objets en métal provenant des navires français, fait aussi partie de la désignation.

En 1760, une modeste flotte française formée du Machault, du Bienfaisant et du Marquis de Malauze, commandée par le sieur François Chenard de la Giraudais, revint de France avec des renforts, des vivres et des munitions. En atteignant le fleuve Saint-Laurent, la flotte découvrit que les renforts britanniques l’avaient précédée et décida alors de chercher refuge dans la baie des Chaleurs. Prévoyant l’arrivée des Français, le capitaine Byron et le navire britannique Fame quittèrent Louisbourg entourés d’une petite flotte et, le 22 juin, ils rencontrèrent les navires français dans la rivière Ristigouche, lesquels détenaient également à leur bord 300 Acadiens et 250 Micmacs. Pour contrer l’attaque des Britanniques, les Français aménagèrent une batterie à la Pointe-à-la-Batterie, sous le commandement de Donat de la Garde.

Dans la soirée et la nuit du 28 au 29 juin, deux frégates britanniques, le Repulse et le Scarborough, réussirent à se frayer un passage à travers les bateaux coulés. Le 2 juillet, ils contournèrent les défenses françaises et parvinrent à détruire la batterie française à la Pointe-à-la-Batterie. Le 8 juillet, trois navires britanniques, le Repulse, le Scarborough et une goélette contournèrent les deux chaînes de bateaux coulés par les Français. Face au Machault et aux deux batteries françaises de la pointe des Sauvages et de la pointe de la Mission, le Repulse fût contraint à s’échouer. Toutefois, dépourvus de renforts, les Français durent mettre le feu au Machault et au Bienfaisant, gravement endommagés, pour éviter leur capture. Quant au troisième navire français, le Marquis de Malauze, il fût incendié par les prisonniers britanniques à bord, après leur libération par leurs compatriotes. En 1939, l’épave du Marquis de Malauze fût retirée des eaux par le ministère des Transports. Depuis les années 1960, les épaves firent l’objet de nombreuses recherches archéologiques subaquatiques.

Lieu historique national du Canada de la Bataille-de-Rivière-des-Prairies / Combat-de-la-Coulée-Grou
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Bataille de Rivière des Prairies/Combat de la Coulée Grou se trouve sur un terrain vallonné et partiellement boisé situé près de la rive de l’île de Montréal, au Québec. Cet endroit a été le théâtre d’une bataille qui a opposé un groupe d’Iroquois et de colons français en 1690. Il n’existe aucun vestige de la bataille; toutefois, une plaque commémorative de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada a été apposée à environ 60 mètres de la coulée, sur le boulevard Gouin.

Le 2 juillet 1690, le Sieur de Colombet, ancien lieutenant de l’armée française, est alerté de la présence d’un groupe d’Iroquois naviguant en canot sur la rivière des Prairies, le poussant à réunir 25 colons afin d’enquêter. Ils se rendent sur la propriété de Jean Grou, près du ruisseau qui porte son nom, et tirent sur les canots des Iroquois, en tuant quatre. Les Iroquois, au nombre d’une centaine environ, mettent pied à terre et engagent le combat avec les Français. Au terme de la bataille, 15 Français et 30 Iroquois sont tués ou fait prisonniers.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1989
Lieu historique national du Canada de la Bataille-du-6-Septembre 1775
Saint-Jean-sur-Richelieu, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Bataille-du-6-Septembre 1775 se trouve dans la ville de Saint-Jean-sur-Richelieu, 43 km au sud-est de Montréal, au Québec. Plus précisément, le site est situé près de la rivière Bernier, autrefois appelé ruisseau Montgomery, à moins d’un kilomètre de la rivière Richelieu et à 1,6 km du lieu historique national du Canada du Fort-Saint-Jean. Il n’y a aucun vestige de la bataille du 6 septembre 1775, durant laquelle une patrouille de guerriers autochtones composée d’un grand nombre de Mohawks a repoussé, sous la direction d’un grand chef et de deux capitaines européens, une invasion américaine. Une plaque commémorative de la CLMHC a été installée en 1929 sur le site, qui est aujourd’hui une aire gazonnée et bordée d’érables située à côté d’un terrain de golf privé.

En 1775, durant la guerre de l’Indépendance, des forces armées américaines dirigées par le major-général Philip Schuyler, le colonel Benedict Arnold et le brigadier-général Richard Montgomery attaquent le Canada britannique dans l’espoir de prendre le contrôle militaire de la province de Québec. Le brigadier-général Montgomery conduit la moitié des troupes, soit 1 500 soldats, de l’autre côté de la frontière. Les combattants se regroupent à l’île aux Noix, sur la rivière Richelieu, au nord du lac Champlain. Le 6 septembre 1775, Montgomery et le major-général Schuyler descendent la rivière en bateau dans l’intention d’attaquer le fort Saint-Jean. Ils débarquent à environ 1,6 km du fort, sur la rive ouest, et se font accueillir par les salves d’une patrouille composée d’environ 100 guerriers autochtones, dont un bon nombre de Mohawks, menée par le grand chef Solsienhooane et les capitaines Gilbert Tice et Guillaume de Lorimier. Durant la bataille, huit Américains sont tués et neuf blessés. L’autre camp compte quatre morts et cinq blessés, dont le capitaine Tice. Les Américains sont contraints de retraiter à l’île aux Noix. Bien qu’elles soient repoussées la nuit du 6 septembre, les forces américaines reviennent à la charge et assiègent le fort Saint-Jean le 13 septembre. Le fort capitulera 45 jours plus tard, soit le 3 novembre 1775. L’invasion américaine au Canada se poursuit jusqu’à l’arrivée de renforts britanniques en 1776, qui aident à repousser l’envahisseur de l’autre côté de la frontière.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, dossier 8400-153s
Lieu historique national du Canada de la Bataille-de-Trois-Rivières
Trois-Rivières, Québec

Le 8 juin 1776, les troupes anglaises, retranchées sur le terrain bas, près de cet endroit, sous les ordres du général Simon Fraser, repoussèrent et infligèrent des pertes sérieuses à une colonne américaine commandée par le général Thompson.

©Pointe-à-Callière Archaeological Field School / École de fouilles de Pointe-à-Callière, Alain Vandal, 2007
Lieu historique national du Canada du Berceau de Montréal
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada du Berceau-de-Montréal est situé entre la rue de la Commune ouest et la place d’Youville dans le Vieux-Port de Montréal, au Québec. Il s’agit de l’endroit où Paul de Chomedey de Maisonneuve a fondé Montréal le 18 mai 1642. Le site est composé de vestiges du fort Ville-Marie, également connu sous le nom de fort Maisonneuve, construit en 1645 à la demande de Paul de Chomedey de Maisonneuve. Il n’y a aucun vestiges visibles du site.

La valeur patrimoniale du berceau de Montréal repose sur son association avec la fondation de la Ville de Montréal, puis qu’il s’agit du lieu de débarquement des fondateurs de Montréal, le 18 mai 1642. Commandant l’expédition, Paul de Chomedey de Maisonneuve, désigné personne historique nationale, a choisi d'accoster à ce qui fût bientôt appelé Ville-Marie, dans le but d’y fonder une ville. Ce lieu qui a vu naître Montréal a aussi été témoin de sa transformation en l’une des grandes métropoles du Canada.

La fondation a été marquée par la construction du fort Ville-Marie. Le site avait été jugé un endroit idéal pour l’érection d’un fort défensif en période d’hostilités entre les Français et les Iroquois, qui avaient utilisé le lieu comme point de rencontre pendant des siècles. Construit en 1645, par les pionniers français sous la direction de Paul de Chomedey de Maisonneuve, le fort en pierre d’origine a occupé une empreinte de 97,5 mètres carrés. Des fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour de vestiges du fort Ville-Marie.

©Mechanics' Institute of Montréal Archives/Archives du Mechanics' Institute of Montréal, 1920
Lieu historique national du Canada de la Bibliothèque-Atwater-du-Mechanics' Institute of Montreal
Montréal, Québec

La bibliothèque Atwater du Mechanics' Institute of Montreal est située au 1200, avenue Atwater, à l’intersection de la rue Tupper, à Westmount. Ce bâtiment en brique d’un étage a été construit dans le style Beaux-Arts sur un lot paysager face au carré Cabot.

La bibliothèque Atwater a été construite par le Mechanics' Institute of Montreal en 1918-1920, près d’un siècle après la création de l’organisation. Le Mechanics' Institute, qui a représenté un important mouvement social, culturel et pédagogique consacré à l’éducation universelle et à la formation technique, possédait au XIXe siècle de nombreuses subdivisions au Canada. Ce mouvement est ancré dans les traditions britanniques d’éducation des adultes et de la communauté datant des XVIIIe et XIXe siècles.

La valeur patrimoniale de la bibliothèque Atwater réside dans sa représentation du rôle des instituts de mécanique au Canada et particulièrement à Montréal : elle incarne les principes et les idéaux de l’institut et continue de servir de bibliothèque et de lieu de rencontre. Sa valeur réside également dans sa conception de style Beaux-Arts (néo-baroque édouardien), sa composition, son emplacement et son cadre.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 05440
Lieu historique national du Canada de la Bibliothèque-Publique-et-Salle-d'Opéra-Haskell
Stanstead, Québec

La bibliothèque publique et salle d’opéra Haskell forment un édifice situé non seulement sur la rue Church, à Rock Island, au Québec, mais également sur Derby Ligne, à Rock Island, dans le Vermont, puisqu’il chevauche la frontière canado-américaine. Il s’agit d’un édifice paré de pierres à deux étages, de style néo-Queen Anne, orné d’une tour à trois étages et abritant à la fois une bibliothèque et une salle d’opéra. C’est la partie située en territoire canadien qui est visée par la désignation. La partie située en territoire américain est inscrite au répertoire national des lieux patrimoniaux des États-Unis.

L’édifice de la bibliothèque publique et salle d’opéra Haskell a été désigné lieu historique national en 1985 parce qu’il chevauche la frontière canado-américaine et abrite à la fois une bibliothèque et une salle d’opéra.

Il a été cédé aux résidents du Canada et des États-Unis par la famille de Carlos Haskell, propriétaire d’un moulin à scie, et de son épouse Martha Stewart Haskell, à la mémoire de ces derniers qui étaient tous deux d’origine américaine et canadienne. Conçu par les architectes James Ball et Gilbert H. Smith, et construit en 1901-1904, il témoigne du courant de pensée qui, à la fin de l’époque victorienne, attribuait à l’éducation et aux arts des bienfaits intellectuels et moraux. Son style néo-Queen Anne est typique des bibliothèques publiques de l’époque. La salle d’opéra, qui occupe le deuxième étage, présente un intérieur décoré pouvant accueillir 500 personnes et respecte les principes reconnus des plans de théâtre du XIXe siècle. L’édifice a conservé sa double vocation d’origine.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de la Bibliothèque-Publique-et-Salle-d'Opéra-Haskell réside dans son emplacement inusité, sa double fonction et l’esprit de collectivité et d’ouverture qu’il symbolise depuis longtemps. Elle a trait également aux éléments, composition et matériaux de l’imposante conception esthétique et de l’aménagement intérieur fonctionnel de l’édifice, ainsi qu’à son emplacement et à sa disposition.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Laura-Lee Bolger, 2005
Lieu historique national du Canada de Blanc-Sablon
Blanc-Sablon, Québec

Le lieu historique national du Canada de Blanc Sablon est situé sur la rive ouest de la rivière Blanc Sablon, au confluent de ce cours d’eau et du golfe du Saint Laurent, près du détroit de Belle Isle, au Québec. La région est plutôt dépourvue de végétation, mais le lieu est en majeure partie couvert de mousses et renferme quelques petits plans d'eau. On y trouve plus d’une soixantaine de sites archéologiques liés à l’exploitation des ressources par des groupes culturels successifs au cours des neuf derniers millénaires, soit pendant la période l’archaïque (9000-3500 avant l’ère chrétienne), le post arquaïque (3500-400 avant l’ère chrétienne), le Dorset (500 avant l’ère chrétienne à 1500 apr. J. C.), l’occupation par les Européens (1500-1900 apr. J. C.), puis par les Canadiens français et anglais.

Les sites archéologiques de Blanc Sablon témoignent de l’occupation continue de la péninsule Québec Labrador par les Inuits depuis plus de 9000 ans. Le lieu est situé sur les rives de la rivière Blanc Sablon, nichée entre l’océan Atlantique et le golfe du Saint Laurent. Le port abrité dans lequel coule la rivière bénéficie du courant froid du Labrador, qui remue les sels nutritifs, contribue à la richesse des eaux de la région et attire divers organismes marins. La quantité et la diversité des restes fauniques trouvés dans le lieu – notamment des phoques – sont révélateurs de l’importance des ressources côtières pour le régime alimentaire des habitants de la région et permettent d’expliquer pourquoi cette dernière a été occupée sans interruption pendant des millénaires par de nombreux Autochtones, notamment pendant la période archaïque, le post archaïque et le Dorset.

Au pied du morne Parent, une haute élévation rocheuse, le terrain accidenté du lieu se compose d’une multitude de paléoplages marines, formées par le retrait progressif de l’eau, qui descendent en escaliers géants jusqu’à la mer. Vers 7000 avant l’ère chrétienne, les Autochtones commencent à fréquenter la région, et des vestiges de leurs campements ont été trouvés sur les terrasses. Les vestiges archéologiques trouvés dans le lieu indiquent qu’il a toujours été occupé et de l’évolution de la société autochtone. À proximité du rivage actuel, on trouve des traces des premiers contacts entre les Autochtones et les Européens, et de la présence des Européens et des Euro Canadiens depuis la première moitié du XVIe siècle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1982
Lieu historique national du Canada du Bureau-de-Poste-de-Saint-Hyacinthe
Saint-Hyacinthe, Québec

Le lieu historique national du Canada du Bureau-de-Poste-de-Saint-Hyacinthe est situé sur un terrain en pente au cœur du centre-ville commercial de Saint-Hyacinthe (Québec). Il s’agit d’un édifice élégant de deux étages et demi, en pierre rugueuse, avec une façade principale symétrique et une tour d’angle imposante, terminé en 1894. Sa conception énergique aux détails de style italianisant, est appréciée comme bon exemple des œuvres de l’architecte fédéral Thomas Fuller.

Le bureau de poste de Saint-Hyacinthe, construit entre 1889 et 1894 pour abriter le bureau de poste, les douanes et d’autres services fédéraux, a été conçu pour être un centre d’intérêt important et pour représenter la présence fédérale dans la ville. Le bureau de poste faisait partie d’un vaste programme fédéral de construction dans les petites villes et les collectivités du Canada. Cet édifice d’apparence solide a été construit sous la direction de Thomas Fuller, architecte en chef du ministère des Services gouvernementaux de 1881 à 1896. La conception, constituée d’une tour d’angle, d’une double entrée, et d’un pignon orné, ainsi que la texture rugueuse des murs en pierre calcaire sont des éléments typiques des bureaux de poste dessinés par Thomas Fuller et montrent la grande qualité de dessin apportée à l’architecture fédérale.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Canal-de-Carillon
Carillon, Québec

Canal ouvert à la navigation; deux autres canaux l'ont précédé sur cet emplacement (1826-33).

Le canal de Carillon, inauguré en 1833, a permis de contourner les rapides de la rivière des Outaouais, plus particulièrement ceux du Long-Sault. Construit à l'origine pour répondre à des impératifs militaires, le canal a été utilisé à des fins commerciales dès son ouverture.

Sa localisation sur la rivière des Outaouais le situe dans l'axe intérieur de navigation Montréal-Ottawa-Kingston. Utilisé presque exclusivement par la navigation de plaisance le canal actuel, qui ne comprend qu'une seule écluse, fait franchir aux bateaux qui l'empruntent une dénivellation de 20 mètres en une seule opération.

Le lieu historique national du Canada du Canal-de-Carillon est un canal aujourd’hui utilisé à des fins récréatives, situé sur la rive est de la rivière des Outaouais, à 40 kilomètres au nord-ouest de Montréal, près du village de Carillon. Le territoire du canal historique de Carillon comprend la voie d’eau associée aux premier, second et troisième canaux ainsi que les terrains gérés par Parcs Canada à l’intérieur du parc du canal historique de Carillon.

La valeur patrimoniale du canal de Carillon se reflète dans le paysage culturel diversifié qui est directement associé à la construction et à l’exploitation du canal, y compris dans les secteurs terrestres et fluviaux modifiés et utilisés avant 1960. Le canal de Carillon a été construit de 1829 à 1833 par le Royal Staff Corps de l’Armée britannique à des fins d’immigration et de défense, élargi de 1873 à 1882 pour faciliter la navigation commerciale, puis considérablement modifié par la construction d’un barrage d’Hydro-Québec de 1960 à 1963. Il est aujourd’hui utilisé à des fins récréatives.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Canal-de-Chambly
Chambly, Québec

Canal ouvert à la navigation; comporte neuf écluses et des ponts tournants.

Ouvert en 1843, le canal de Chambly, situé le long du Richelieu, a joué un rôle fondamental dans l'industrie des produits forestiers du Québec et dans leur exportation vers les États-Unis, un marché alors en pleine croissance.

Pendant plus d'un siècle, des barges lourdement chargées ont défilé sur le canal, long de près de 20 kilomètres. Ses neuf écluses ont permis aux bateaux de contourner les rapides et de franchir une dénivellation importante entre le bassin de Chambly et le Haut-Richelieu.

Le lieu historique national du Canada du Canal-de-Chambly est situé sur la rive ouest de la rivière Richelieu, au sud-est de Montréal, au Québec. Long de vingt kilomètres, le canal de Chambly est un tronçon de voie navigable aménagé entre Chambly et Saint-Jean-sur-Richelieu, qui faisait partie de la voie de transport fluvial intérieur reliant Montréal et New York au XIXe siècle. Le lieu comprend la voie d’eau proprement dite, neuf écluses, cinq déversoirs, deux jetées, des barrages, des digues et des ponts, ainsi que plusieurs autres éléments et bâtiments associés à l’opération du canal.

La valeur patrimoniale du canal de Chambly réside dans les interrelations qui se sont perpétuées jusqu’à nos jours entre les composantes maîtresses de ce paysage, à savoir la rivière Richelieu, la voie canalisée, le barrage de l'île Fryer et les bâtiments. Le canal de Chambly a été construit à l’origine pour contourner les rapides de Chambly, sur la rivière Richelieu. Selon les plans de l’ingénieur William R. Hopkins, le canal longeait une des berges de la rivière sur onze kilomètres et une berme ou un talus servait à maintenir le niveau de l’eau; de plus, une tranchée de huit kilomètres avait été creusée parallèlement à la rivière. Construit en 1831-1843 pour servir de voie commerciale, il a été modifié en 1848-1860, 1869-1880 et 1880-1895, puis restauré à des fins récréatives par Parcs Canada en 1977-1980 et 1990.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2007
Lieu historique national du Canada du Canal-de-Lachine
Montréal, Québec

Canal ouvert à la navigation; comportait 5 écluses ainsi que des ponts ferroviaires et routiers.

Le lieu historique national du Canada du Canal-de-Lachine est un canal de 14 kilomètres de longueur construit au début du XIXe siècle pour contourner les rapides du fleuve Saint-Laurent, qui s’étalaient sur cinq kilomètres entre Lachine et le vieux-Port de Montréal, sur l’île de Montréal, à la hauteur de la rue McGill. Le canal sert maintenant à la navigation de plaisance et traverse le centre-sud de Montréal. La reconnaissance officielle fait référence au tracé le long des 14 kilomètres du canal et aux terrains en bordure qui sont administrés par Parcs Canada.

La valeur patrimoniale du canal de Lachine réside dans son tracé et dans la représentation du rôle historique qu’il a joué dans le développement du pays et de la ville de Montréal. Le canal de Lachine a été construit à des fins commerciales en 1821-1825, puis exploité et amélioré continuellement comme route commerciale et corridor industriel jusqu’à son transfert à Parcs Canada en 1978 à des fins de développement touristique.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Canal-de-Saint-Ours
Saint-Ours, Québec

Canal ouvert à la navigation; écluse de 1933 et vestiges de celle de 1849.

Inauguré en 1849, le canal de Saint-Ours contribue, de concert avec le canal de Chambly, à franchir le dernier obstacle à la navigation entre le fleuve Saint-Laurent et le lac Champlain.

Appelé la dixième écluse du Richelieu, le canal de Saint-Ours se situe de part et d'autre de l'île Darvard et s'est avéré indispensable au commerce international pendant plus d'un siècle.

Le lieu historique national du Canada du Canal-de-Saint-Ours se trouve sur la rive est de la rivière Richelieu, à 52 km de Chambly et 23 km de Sorel, Québec. Situé dans un parc de 5 hectares, il est constitué principalement d’une écluse fermée entre la rive est de la rivière Richelieu et l’île Darvard, ainsi qu’un barrage.

La valeur patrimoniale du canal de Saint-Ours réside dans les interrelations qui se sont perpétuées jusqu’à nos jours entre les composantes de ce paysage culturel constitué par la rivière Richelieu, l’île Darvard, le tracé du canal, le barrage, les bâtiments et des vestiges archéologiques associés à l’exploitation du canal. Le canal de Saint-Ours a été construit à des fins commerciales par la Commission des travaux du Canada-Uni dans les années 1844-1849, mais l’écluse actuelle date des rénovations effectuées en 1930-1933. D’autres modifications ont été faites en 1960-1969 et 1974.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2003
Lieu historique national du Canada du Canal-de-Sainte-Anne-de-Bellevue
Sainte-Anne-de-Bellevue, Québec

Canal ouvert à la navigation; construit sur l'emplacement de l'ancien canal, 1843.

Naviguer sur le canal de Sainte-Anne-de-Bellevue, c'est emprunter une voie chargée de plus de 150 ans d'histoire. Situé à l'ouest de Montréal, le canal relie le lac Saint-Louis au lac des Deux-Montagnes, à l'embouchure de la rivière des Outaouais.

Utilisé dès son ouverture en 1843 à des fins commerciales, le canal s'intégra rapidement dans l'axe navigable intérieur Montréal-Ottawa-Kingston.

Situé sur la rivière des Outaouais, le lieu historique national du Canada du Canal-de-Sainte-Anne-de-Bellevue comprend les parois du canal et le quai fixe d’une voie navigable construite au milieu du XIXe siècle pour contourner les rapides de Sainte-Anne dans le chenal est de la rivière des Outaouais, en face du village de Sainte-Anne-de-Bellevue, au bout de l’île de Montréal.

Sa valeur patrimoniale réside dans son tracé navigable passé et présent et dans les vestiges du canal qui témoignent des matériaux, des formes et de la technologie associés à sa construction et à son exploitation commerciale.

Le canal de Sainte-Anne-de-Bellevue a été construit par la Commission des travaux du Canada-Uni en 1840-1843, modifié en 1879-1883, puis modernisé à de nombreuses reprises au XXe siècle. En 1963, il a perdu sa vocation commerciale pour devenir un canal récréatif. Après l’acquisition de la propriété de 1,6 hectares par Parcs Canada en 1972, les espaces non essentiels au fonctionnement du canal et à son interprétation historique ont été subdivisés et vendus.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada Cartier-Brébeuf
Québec, Québec

Endroit où Jacques Cartier a passé l'hiver 1535-1536.

Le lieu historique national Cartier-Brébeuf commémore l'hivernage de Jacques Cartier et de ses compagnons en 1535-1536, à proximité du village iroquoien de Stadaconé. Il témoigne aussi de l'établissement, en 1625-1626, de la première résidence des missionnaires jésuites à Québec.

Situé sur la rive nord de la rivière Saint-Charles, au cœur de la ville de Québec, le site constitue un magnifique parc urbain, il offre au grand public un environnement propice aux loisirs et aux découvertes.

Le lieu historique national du Canada Cartier-Brébeuf est un parc de 6,8 hectares situé sur la rive nord de la rivière Saint-Charles dans le quartier Limoilou dans la Ville de Québec. Situé à l’origine près du village iroquoien de Stadaconé, le lieu commémore le camp d’hiver de Jacques Cartier et de ses compagnons en 1535-1536 ainsi que la première résidence des missionnaires jésuites à Québec, construite en 1625-1626. De nos jours, l’endroit est caractérisé par ses étendues d’herbe, ses plantes choisies, ses arbres matures ainsi que ses sentiers pour piétons et cyclistes. On y trouve également une exposition sur les trois voyages de l’explorateur Jacques Cartier, un kiosque d’interprétation sur les jésuites, une longue maison entourée d’une palissade de pieux et plusieurs monuments commémoratifs, dont un qui représente Jacques Cartier et le grand chef Donnacona de Stadaconé. La désignation s’applique au parc en forme de fer à cheval qui entoure le bassin d’eau.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada Cartier-Brébeuf réside dans le sentiment d’appartenance qu’évoquent son emplacement et ses monuments historiques. Le parc patrimonial est créé en 1889 lorsque la Société Saint-Jean-Baptiste inaugure un monument érigé par le Cercle catholique de Québec afin de commémorer l’emplacement du camp d’hiver de Jacques Cartier ainsi que Notre-Dame-des-Anges, la première résidence jésuite à Québec. Puisque le missionnaire Jean de Brébeuf a visité cette résidence, le parc est nommé Cartier Brébeuf. Il est transféré au gouvernement fédéral en 1957-1958 et devient un lieu historique national du Canada. En 1971, un bassin d’eau est créé dans le parc à des fins d’interprétation pour rappeler l’emplacement de l’ancienne confluence de la rivière Saint-Charles et de la Lairet, une rivière qui coule désormais dans un canal souterrain.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Caserne-de-Carillon
Carillon, Québec

Bâtiment militaire en pierre construit au début du XIXe siècle.

Construite entre 1830 et 1837 dans le sillage du premier système de canalisation de l’Outaouais, la « caserne » de Carillon profite du boom économique engendré par ce projet. En effet, l’érection de cet édifice est vraisemblablement entreprise pour pallier des problèmes d’hébergement créés par la nouvelle vocation d’escale associée à ce secteur de la rivière des Outaouais.

Lors des événements de 1837 et 1838, l’armée britannique réquisitionne le bâtiment et y apporte ses premières modifications. Entre 1840 et 1936, celui-ci renoue avec sa vocation d’hébergement civil grâce au retour de sa vocation hôtelière. Depuis, l’édifice accueille le Musée de la Société historique du comté d’Argenteuil.

Le lieu historique national du Canada de la Caserne-de-Carillon se compose d’un bâtiment en pierre de deux étages, version vernaculaire d’un plan britannique classique, situé sur la rue principale du village de Carillon, au Québec. Il est construit sur un terrain qui descend doucement sur 61 mètres (200 pieds) environ jusqu’au rivage de la rivière des Outaouais, au pied des rapides de Carillon. Il est maintenant exploité en tant que musée.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de la Caserne-de-Carillon réside dans ses associations historiques et dans le fait qu’il représente fort bien, de par son emplacement, son implantation, sa conception et ses matériaux, les bâtiments de la tradition classique britannique conçus pour loger à la fois des officiers et des sous-officiers. La construction de la caserne de Carillon a débuté en 1836, sous la direction de leur propriétaire, l’ancien sous-commissaire général C.J. Forbes, qui s’était retiré à Carillon. Avant même d’être terminée, la caserne a été louée par l’Armée britannique pendant la rébellion de 1837. En ces temps de troubles civils, le bâtiment a hébergé les troupes appelées à réprimer la rébellion dans le comté de Deux-Montagnes. Il a aussi servi d’entrepôt aux garnisons du front du Saint-Laurent. Pendant la construction des canaux de Carillon et de Chute-à-Blondeau, il a été occupé un certain temps par des officiers du Royal Staff Corps. Après le départ des militaires, en 1840, le bâtiment a servi d’hôtel pendant de nombreuses années. En 1938, il a retrouvé son apparence 1837 grâce à l’architecte et conservationniste montréalais Percy Nobbs, puis il a accueilli le musée de Carillon.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1980
Lieu historique national du Canada de la Cathédrale anglicane Holy Trinity
Québec, Québec

Cette église de pierre relativement petite et simple est sise au coeur de la place d’Armes dans la vieille ville de Québec. Abritée derrière un muret de pierre à l’intérieur d’un espace vert boisé, la cathédrale contraste avec le tissu urbain environnant très serré. Son extérieur néo-palladien simplifié et son intérieur élégant témoignent clairement de ses racines britanniques.

La cathédrale anglicane Holy Trinity a été désignée lieu historique national parce qu’elle est un très bel exemple d’église de type auditorium bien située et peu modifiée et parce que sa construction a signalé l’introduction du classicisme britannique à Québec.

Construite entre 1800 et 1804 par deux ingénieurs de la Royal Artillery, le capitaine William Hall et le major William Robe, la cathédrale de style néo-palladien raffiné est une adaptation de St. Martin-in-the-Fields à Londres. Elle possède un plan rectangulaire et une nef tripartite aux tribunes latérales et aux éléments décoratifs inspirés du style palladien, ainsi qu’une façade à frontons à trois baies divisée par une succession d’arcades aux pilastres ioniques. La cathédrale n’a subi que des modifications mineures, notamment l’embellissement de sa façade par l’architecte québécois François Baillargé. Située sur l’ancienne propriété des Récollets, elle occupe une place centrale dans la vieille ville, qui a été désignée site du patrimoine mondial.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Cathédrale-Catholique-Notre-Dame
Québec, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Cathédrale-Catholique-Notre-Dame, se dresse au milieu d’autres bâtiments historiques à vocation publique au cœur de l’arrondissement historique du Vieux-Québec, à Québec. Magnifique édifice en pierre donnant sur la Place de l’Hôtel de Ville, la cathédrale, coiffée d’un toit en cuivre, présente une façade principale néoclassique richement décorée et flanquée de deux tours dont l’âge et la conception diffèrent. Située sur l’emplacement de l’église Notre-Dame-de-la-Paix, construite en 1647, la cathédrale actuelle est le fruit de nombreuses reconstructions dont la dernière remonte à 1922 et a permis de redonner à l’édifice l’apparence qu’il avait au milieu du XIXe siècle.

Bâtie à l’origine en 1647 sous le régime français, la Cathédrale-Catholique-Notre-Dame devient en 1664 la première église paroissiale de la colonie de la Nouvelle-France sous les auspices de François de Montmorency Laval. La cathédrale Notre-Dame a toujours été au cœur de la vie catholique de Québec. Seule église paroissiale jusqu’en 1829, elle desservit toutes les couches de la société. Lorsque François de Montmorency Laval devint en 1674 le premier évêque de Québec, l’édifice fût désigné cathédrale et agrandi par la suite. Détruite pendant le Siège de Québec en 1759, la cathédrale fût reconstruite entre 1766 et 1771 conformément aux plans de Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry (1743), à l’exception du clocher conçu par Jean Baillairgé, qui supervisa aussi les travaux. En 1843-1844, l’architecte Thomas Baillairgé conçut la remarquable façade principale néoclassique et François Baillairgé dessina l’intérieur, dont la facture novatrice influencera l’architecture religieuse au Québec. Ravagé par le feu en 1922, l’édifice est rebâti et l’extérieur retrouva son apparence monumentale du milieu du XIXe siècle. Plusieurs architectes de renom contribuèrent aux plans de l’extérieur et de l’intérieur de la Cathédrale-Catholique-Notre-Dame. Agrandi et modifié à différentes époques de son histoire, l’édifice aura eu une influence marquée sur l’architecture religieuse de Québec et demeurera un élément central de la vie catholique dans la ville.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, NHS-images, 1988
Lieu historique national du Canada de la Cathédrale-Christ Church
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Cathédrale-Christ Church est un édifice pittoresque de style néo-gothique, situé bien en vue dans le quartier commercial animé de Montréal (Québec). Avec son plan cruciforme, l’édifice se compose de volumes géométriques simples, surmontés d’un toit à deux versants fortement incliné, avec une tour centrale et une flèche haute et élégante. La façade ouest se distingue par une rosace au-dessus du portail saillant à trois portes. Un centre commercial souterrain est maintenant situé sous la propriété.

L’architecture de cette cathédrale anglicane, qui a été construite entre 1857 et 1860, s’inspire de l’architecture anglaise du XIVe siècle et associe une composition rationnelle et géométrique au traitement pittoresque de la silhouette et de la masse. Le clocher original, trop lourd pour la structure, a été remplacé, en 1940, par une charpente plus légère en acier, doublée en aluminium. Les problèmes rencontrés avec la pierre de Caen ont aussi requis une adaptation à la conception originale. À cause de détériorations dues aux rigueurs du climat, de grandes parties du parement de pierre, particulièrement à l’extrémité ouest, ont été remplacées dans les années 1920 par du calcaire de l’Indiana, qui à son tour n’a pas pu résister et a été restauré en utilisant de la pierre artificielle.

Les architectes de la cathédrale Christ Church sont Frank Wills, dont l’expérience et la maturité sont manifestes dans la volumétrie pittoresque et l’espace intérieur harmonieux bien qu'il soit décédé avant que la construction ne débute, et Thomas S. Scott qui a ensuite été chargé de terminer l’œuvre de Wills.

L’intérieur a évolué avec le temps afin de tenir compte des changements dans l’utilisation et dans la liturgie : une grande fenêtre a été ajoutée à l’est à la fin du XIXe siècle et, au cours des ans, d’autres vitraux ont été reçus en dons; en 1906, le toit en bois a été décoré et un plancher de marbre a été installé; durant les années 1920, un nouvel autel et un retable en marbre ont été ajoutés pour commémorer les membres de la congrégation morts à la guerre. En 1938, le porche nord a été converti en chapelle des enfants et, en 1940, le transept sud a été transformé en une chapelle du souvenir. En 1985, le transept nord a été redécoré en chapelle de fonts baptismaux. Récemment, une galerie de chœur a été construite contre le mur ouest.

La conception et la décoration relativement élaborées de la cathédrale reflètent, en partie, la congrégation dont les membres, par le passé, étaient des personnes très en vue du milieu des affaires anglophone de Montréal. La congrégation comprenait entre autres membres l’investisseur George Moffat, David Kinnear, associé et éditeur principal du Herald (Montréal), et Thomas Brown Anderson, qui devint président de la Banque de Montréal.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2006
Lieu historique national du Canada de la Cathédrale-Marie-Reine-du-Monde
Montréal, Québec

La cathédrale Marie-Reine-du-Monde est un édifice imposant de style néo-baroque de la seconde moitié du 19e siècle. La cathédrale adopte un plan en croix latine couvrant près de 4700 mètres carrés. Elle se caractérise entre autre par un narthex proéminent conçu en pierre de taille, surmonté de treize statues et par un dôme monumental atteignant 77 mètres de hauteur dominant l’édifice à la croisée des transepts. Les autres murs de la cathédrale sont de pierre calcaire dont la surface est bosselée. La nef est coiffée d’une toiture à deux versants en cuivre. À l’intérieur, s’élève un baldaquin en cuivre rouge orné de feuilles d’or. La cathédrale fut érigée dans le «mille carré doré», quartier privilégié de la haute bourgeoisie de Montréal qui émergea, dès le milieu du 19e siècle. Aujourd’hui, la cathédrale est entourée de la place du Canada et du carré Dorchester, deux espaces verts, en plus d’être voisine de lieux connus tels que l’édifice de la Sun Life, l’hôtel Reine-Élizabeth, la Gare centrale.

La cathédrale Marie-Reine-du-Monde a été construite graduellement, soit de 1870 à 1878, et de 1885 à 1894. La mise en place du décor intérieur se fit sur plusieurs années au cours desquelles entre autre des autels de marbre, le grand orgue, le baldaquin, une série de tableaux historiques seront ajoutés; le monument commémoratif de Mgr Bourget a été érigé en 1903. L’édifice est construit à une période durant laquelle s’entrechoquent les idées révolutionnaires libérales et le conservatisme de l’Église. Le deuxième évêque du diocèse de Montréal et ardent promoteur de l’ultramontanisme, Mgr Bourget initia le projet. Celui-ci était mû par le vif intérêt de promouvoir la primauté de l’Église sur les sphères sociales et étatiques. La construction de la cathédrale évoque la matérialisation de cette volonté. Bâtie dans un quartier en plein développement, la cathédrale démontre la volonté de l’Église de s’imposer en plein milieu d’un centre urbain en devenir.

La cathédrale Marie-Reine-du-Monde, par son style, illustre une volonté de calquer le modèle baroque de la basilique Saint-Pierre de Rome, le symbole par excellence de la religion catholique. Elle présente une interprétation, simplifiée et de plus petites dimensions, de son modèle romain. Les architectes Victor Bourgeau et Joseph Michaud, ont été envoyés l’un après l’autre à Saint-Pierre de Rome par Mgr Bourget afin de dresser les plans de la cathédrale. Le style baroque de la cathédrale rompt avec l’architecture de style néo-gothique très présent à la même époque à Montréal pour les églises tant protestantes que catholiques.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2002
Lieu historique national du Canada de la Centrale-Hydro-Électrique-de-Beauharnois
Beauharnois, Québec

Construite entre 1929 et 1932; important sur le plan tant économique que technique.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1993
Lieu historique national du Canada du Cercle-de-la-Garnison-de-Québec
Québec, Québec

Seul club militaire au Canada qui poursuit la tradition coloniale britannique de rassembler des officiers militaires dans un milieu social (1879).

Le Cercle de la Garrison de Québec se caractérise par un long bâtiment de maçonnerie à deux étages, aux coins arrondis, situé à l’angle de la rue Saint-Louis et de la côte de la Citadelle dans le Vieux-Québec. Ce bâtiment dont l’architecture s’inspire du style château, abrite l’un des plus vieux clubs privés de Québec et il possède un grand jardin.

La valeur patrimoniale du Cercle de la Garnison de Québec tient à ses liens militaires, architecturaux et sociaux évidents avec la ville fortifiée, et à sa vocation de club, illustrée par son emplacement, son cadre, son club dont l’architecture s’inspire du style château, ses annexes, son jardin et son boisé. Le Cercle de la Garnison de Québec a été fondé en 1879 par des officiers de la milice canadienne qui avaient obtenu la permission de créer un club social au 97, rue Saint-Louis. D’abord construit par les ingénieurs royaux britanniques (1816) pour y loger leurs bureaux, le bâtiment fut haussé d’un étage en 1893, allongé en 1921 et en 1948 pour répondre aux besoins en espace des membres du Cercle de la Garnison de Québec. Le Cercle est au coeur d’un paysage culturel qui englobe aussi la maison du messager (1857), le pavillon du puits (vers 1867), la remise (1871), le jardin et le boisé. Le feu a détruit l’intérieur de l'édifice du Cercle de la Garnison de Québec en 1954 et 1955. Parcs Canada a restauré le bâtiment (1992-1993), mais une explosion de gaz (1994) l’a partiellement endommagé. Le Cercle maintient sa vocation de club privé.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Catherine Cournoyer, 2005
Lieu historique national du Canada du Champ-d'Honneur-National-du-Fonds-du-Souvenir
Pointe-Claire, Québec

Le lieu historique national du Canada du Champ-d'Honneur-National-du-Fonds-du-Souvenir est situé dans l’ouest de l’île de Montréal, à Pointe-Claire, au Québec. Inauguré en 1930, ce cimetière militaire est créé pour assurer une sépulture aux anciens combattants décédés dans un hôpital ou un établissement public après leur service militaire. Marqué à l’entrée par la Porte du Souvenir abritant notamment une chapelle, le cimetière est développé depuis un plan axial d’inspiration Beaux-Arts et s’articule autour de ronds-points. Il compte quelque 9500 pierres tombales en granit rose disposées à plat sur le sol, côte à côte dans des rangées, et de nombreux monuments commémoratifs dans un cadre paysager sobre accentuant le caractère militaire et solennel du lieu.

Fondé en 1909, le Fond du souvenir était une organisation de bienfaisance, devenue une agence en partenariat avec Anciens Combattants Canada, s’occupant seul de l’enterrement des anciens combattants au Canada. Il s’agit d’un pilier dans la communauté des anciens combattants administrant un programme gouvernemental dont il a contribué à l’essor d’une part, par son militantisme et d’autre part, en démontrant par l’action le bien-fondé de sa cause d’honorer dignement les hommes et les femmes ayant servi le Canada. Le Fond du souvenir a assuré une sépulture honorable à plus de 100 000 anciens combattants et leur proche surtout à travers le pays.

Le cimetière s’impose comme un exemple de tradition militaire tel qu’attesté par le choix du plan d’aménagement de style Beaux-Arts caractérisé par la symétrie, la simplicité et la régularité. L’inhumation, généralement à raison de deux vétérans par fosse, officiers et soldats reposant côte à côte, est marquée par des pierres tombales en granit gravées d’inscriptions standards. Comme l’aménagement paysager, les monuments commémoratifs contribuent également à établir le caractère militaire et solennel du lieu, en évoquant notamment les symboles associés à la tradition classique de la Commonwealth War Graves Commission (CWGC).

Le Champs d’honneur national conçu comme un monument à la mémoire de tous les soldats ayant honorablement servi la nation a été appelé à évoluer. Des soldats de pratiquement tous les conflits y reposent, dont les soldats de la garnison britannique en poste à Montréal au XIXe siècle. La toponymie accentue le caractère commémoratif du site évoquant des personnages, des événements et les lieux de bataille importantes dans l’histoire militaire canadienne.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, HRS 0838
Lieu historique national du Canada du Chantier Davie
Lévis, Québec

Le lieu historique national du Canada du Chantier Davie est situé en bordure du fleuve Saint-Laurent, non loin de la gare maritime de la traverse Québec-Lévis. L’ancienne rue Commerciale, parallèle au fleuve Saint-Laurent, divise le chantier en deux. Il y a un slip de carénage et un quai flottant du côté du fleuve et trois bâtiments de l’autre côté de la rue. Ces deux parties constituent le paysage culturel rare d’un chantier de l’époque des bateaux à voile en bois.

Le chantier Davie était le plus ancien chantier du Canada encore en état de fonctionner lorsqu’il a été commémoré en 1991. Établi par l’ancien capitaine au long cours Allison Davie en 1829, il a été géré à la mort de celui-ci par sa femme, Elizabeth Davie, et n’a cessé ses activités qu’en 1998. Au cours de cette période, le chantier Davie a été à l’origine de plusieurs innovations importantes pour la construction des bateaux à voile. Le lieu comprend aujourd’hui une résidence et un bureau de deux étages et demi (1832), une écurie en brique d’un étage (1872) et deux entrepôts en brique de deux étages (1892) au pied de la falaise qui domine la rue Commerciale et, du côté du fleuve, un un slip de carénage (ou une cale de halage), un quai flottant et peut-être même des vestiges archéologiques subaquatiques.

La valeur patrimoniale du chantier Davie réside dans sa représentation unique d’un chantier de l’époque des bateaux à voile en bois et dans l’intégrité de ses éléments, dans leur cadre et leur disposition spatiale.

Lieu historique national du Canada du Chantier-Maritime-de-Saint-Joseph-de-la-Rive
Les Éboulements, Québec

Le lieu historique national du Canada du Chantier-Maritime-de-Saint-Joseph-de-la-Rive surplombe le fleuve Saint-Laurent dans le village de Saint-Joseph-de-la-Rive, Québec. Établi parallèlement à la limite des eaux, au pied d’une colline abrupte, ce petit chantier est dominé par un moulin à scie et un atelier abritant les treuils. Ce lieu de forme triangulaire et nivelé est bordé par des arbres et par la rivière Boudreault qui se jette dans le Saint-Laurent à cet endroit.

Fondé en 1946, le chantier naval de Saint-Joseph-de-la-Rive, une des rares installations encore existantes de cette époque, conserve l’équipement utilisé pour les activités de réparation et d’hivernage de navires côtiers de faible tonnage le long du fleuve Saint-Laurent. Représentatif des nombreux chantiers navals qui prospéraient au Québec, il fut le principal lieu de construction de goélettes. D’abord gréés de voiles et plus tard motorisés, ces navires de bois, conçus pour la navigation fluviale, ont joué un rôle crucial dans la navigation côtière du fleuve Saint-Laurent et le développement économique de plusieurs communautés le long de ses rivages. Avec seulement une population de 250 habitants en 1931, Saint-Joesph-de-la-Rive, autrefois connu sous le nom d’Éboulement-en-bas, était un emplacement attrayant pour un chantier naval dû à sa légère descente dans le fleuve Saint-Laurent et ses bornes fortement couvertes de forêts, qui ont protégé la zone des vents violents.

N’étant plus opérationnel, le chantier naval de Saint-Joseph-de-la-Rive qui autrefois fonctionnait toute l’année pendant la plus grande partie des activités de réparation et d’entretien qui avait lieu durant les mois d’hiver. Le chantier était le moteur de l’économie de Saint-Joseph-de-la-Rive et en tant que principal producteur de goélettes au Québec, il a contribué considérablement à l’économie de l’ensemble de la province. La disparition graduelle des goélettes, la concurrence des autres moyens de transport et le coût prohibitif d’installations d’infrastructures supplémentaires capables de supporter de plus grands navires faits d’acier ont mené à la décision de fermer le chantier en 1972. Le chantier et ses équipements sont demeurés presque inchangés et en 1986, le chantier est devenu un musée régional et un centre d’interprétation connu sous le nom du Musée maritime de Charlevoix.

©Library and Archives Canada/ Bibliothèque et Archives Canada, 1909-10
Lieu historique national du Canada de la Chapelle-du-Bon-Pasteur
Québec, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Chapelle-du-Bon-Pasteur fait partie d’un ensemble d’édifices religieux de la ville de Québec. La chapelle est un édifice en pierre rectangulaire de cinq étages, au toit à deux versants, et fait partie intégrante de la maison mère des Sœurs du Bon-Pasteur, au même titre que les bâtiments flanquant ses côtés. Elle est appréciée en raison de son très bel intérieur conçu par Charles Baillargé.

La chapelle du Bon-Pasteur a été classée lieu historique national du Canada en 1975 parce qu’elle est un exemple remarquable de l’architecture religieuse au Québec.

La chapelle du Bon-Pasteur, construite entre 1866 et 1868, est l'oeuvre de Charles Baillairgé, célèbre architecte québécois, et fait partie d’un groupe d’édifices qui forment la maison mère des Sœurs du Bon-Pasteur du Québec. En 1909-1910, la chapelle a été agrandie et une nouvelle façade a été dessinée par François-Xavier Berlinguet. Les lignes verticales marquées, la double rangée de galeries et l’interaction des courbes de son intérieur inchangé accentuent le calme et la spiritualité qui s’en dégagent, comme le souhaitait l’architecte original. Ces qualités ainsi que les exceptionnels autels sculptés de la fin du XVIIIe siècle, dessinés par Pierre-François Baillairgé, font de l’édifice un exemple remarquable de l’architecture des églises québécoises.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada 1999
Lieu historique national du Canada de la Chapelle-Sainte-Anne
Neuville, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Chapelle-Sainte-Anne est situé en retrait de la route dans un cadre champêtre à Neuville au Québec. Possédant des éléments vernaculaires et néoclassiques, cette petite chapelle de procession en moellons datant du début du XIXe siècle est ornée d’un toit à deux versants, d’ouvertures en plein cintre et d’un haut clocheton.

La valeur patrimoniale du lieu tient à l’intégrité remarquable du bâtiment et de son emplacement, à son plan, sa composition, ses détails et ses matériaux ainsi qu’à sa vocation particulière.

La chapelle Sainte-Anne est représentative d’un type de bâtiment étroitement associé aux traditions chrétiennes médiévales transposées en Nouvelle-France pendant le régime seigneurial et conservées au Québec jusqu’au milieu du XXe siècle. Pendant la Fête-Dieu, et surtout pendant la neuvaine à Sainte-Anne, les fidèles s’y rendaient en procession à partir de l’église paroissiale voisine. Cette chapelle, qui possède des éléments vernaculaires ainsi que néoclassiques, a été érigée vers 1830 sur l’emplacement d’une autre chapelle datant de 1697. Avec sa forme, ses murs, ses ouvertures, sa façade et son clocher d’origine, elle rappelle avec éloquence l’importance de ces dévotions populaires, encore pratiquées aujourd'hui.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique du Canada du Château-De-Ramezay / Maison-des-Indes
Montréal, Québec

Le lieu historique du Canada du Château-De-Ramezay / Maison-des-Indes est un manoir privé situé sur la rue Notre-Dame Est, dans le Vieux-Port de Montréal, au Québec. Construit en 1705, le bâtiment en pierre a été reconstruit après un incendie en 1756. Entouré par un muret, le Château-de-Ramezay / Maison-des-Indes, est un édifice d’un étage et demi en pierre auquel a été ajouté, en 1903, une extension vers l’est dotée en façade d’une tour à toit conique. Le site comprend également le jardin du Gouverneur qui a été aménagé à l’arrière du bâtiment en 2000. La reconnaissance officielle vise la propriété du Château de Ramezay. La valeur historique du lieu réside dans ses associations politiques et commerciales. Originalement, le Château De Ramezay / maison des Indes a été construit à la demande de Claude de Ramezay, le gouverneur de Montréal, de 1704 à 1724, et gouverneur général par intérim de la Nouvelle-France pendant trois ans (1714-1716). La construction d’un tel édifice reflète le statut et les moyens financiers des gouverneurs de Montréal qui ont fait bâtir leur propre manoir privé puisque la Couronne française refusait de leur en fournir. De 1745 à 1763, le bâtiment était utilisé par la Compagnie des Indes occidentales comme base des opérations, une période pendant laquelle il a été reconstruit et agrandi après un feu, en 1756. La société commerciale a joué un rôle important dans l’économie canadienne en bénéficiant d’un monopole royal sur l’exportation des pelleteries de castor et sur l’importation de certains textiles réclamés comme marchandises de traite. De 1773 à 1844, à l’époque du Bas-Canada, le Château De Ramezay fait office de résidence officielle des gouverneurs généraux de l’Amérique du Nord britannique excepté lors de l’occupation américaine de 1775 à 1776, où il est devenu la résidence des commandants successifs américains. L’importance du lieu se concrétise donc dans la continuité de son usage. En 1839, il a abrité le Conseil exécutif et après 1849, le bâtiment a servi de bureaux gouvernementaux, de palais de justice et d’écoles. En 1895, le manoir a été converti en siège social et en musée de la Société d’archéologie et de numismatique de Montréal.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Château-Frontenac
Québec, Québec

De style château, le Château Frontenac est un hôtel imposant en brique et en pierre formé de cinq ailes et d'une tour centrale érigées en sept étapes, entre 1892 et 1993, sur la falaise surplombant le fleuve Saint-Laurent, dans l'arrondissement historique de Québec.

Le Chateau Frontenac a été désigné lieu d'importance nationale parce qu'il est un excellent exemple des hôtels de style château établis par les compagnies ferroviaires au Canada.

Le Château Frontenac est le premier d'un ensemble d'hôtels de style château construits par les compagnies ferroviaires du Canada à la fin XIXe et au début du XXe siècles pour inciter les touristes à voyager en train. Prisés du public voyageur en raison de leur décor raffiné et de leur élégance tout confort, ces hôtels sont vite devenus des symboles nationaux d'hébergement de qualité.

Le Château Frontenac a donné le ton aux hôtels de style château que les compagnies ferroviaires ont érigés par la suite et il demeure celui qui exprime le mieux ce style d'architecture. Sa conception inspirée des châteaux de la Loire des XIVe et XVe siècles, en France, lui donne des allures de château forteresse, une impression que vient renforcer son emplacement au sommet de la falaise. Sa conception exprime l'image romantique que les gens se faisaient alors de Québec, soit d'une ville française médiévale. Le style pittoresque éclectique de l'hôtel et ses riches surfaces polychromes reflètent les goûts de l'époque en matière d'architecture victorienne.

Le Canadien Pacifique en a commencé la construction en 1892-1893, selon les plans de Bruce Price. L'hôtel a été agrandi à plusieurs reprises en 1908-1909 (plans de W.S. Painter), 1919, 1920-1924 (plans de Edward et W.S. Maxwell), et 1992-1993 (plans du Groupe Arcop).

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1973
Lieu historique national du Canada du Château-des-Gouverneurs
Sorel-Tracy, Québec

Le lieu historique national du Canada du Château-des-Gouverneurs est situé en bordure de la rivière Richelieu à Sorel au Québec. Occupée à l'origine comme résidence d'été par les premiers gouverneurs et commandants militaires britanniques de Québec, la maison d'un étage et demi est constituée d'un noyau rectangulaire de style québécois traditionnel flanqué d'ailes, le tout coiffé de toits à pignons à forte pente vers l'avant. À l'arrière, une véranda ouverte surplombe les jardins qui ont déjà fait partie d'une plus grande seigneurie.

Le gouverneur sir Frederick Haldimand acquit la seigneurie de Sorel pour le compte de la Couronne en 1781 pour les raisons de défense, suite à l’invasion américaine en 1775, ainsi que pour créer un lieu d’établissement pour les soldats, les Loyalistes et leurs familles. Cette année-là, il fait construire une maison pour le général Riedesel, ce qui constitue le corps principal du « château » actuel auquel les ailes ont été ajoutées ultérieurement. En 1787, le prince William Henry, plus tard le roi William IV du Royaume-Uni (r. 1830-1837) a séjourné dans la résidence lors de sa visite de la colonie. Jusqu’en 1866 la maison servait de résidence d’été aux gouverneurs généraux Dorchester, Prescott, Dalhousie et Aylmer et aux commandants en chef St. Leger, Brock, Colborne, Jackson, D’Urban et Eyre. Après une succession de propriétaires, la maison a été achetée par la ville de Sorel en 1921. En avril 1990, le centre d'exposition du Château des gouverneurs a été inauguré comme centre d'artistes.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991
Lieu historique national du Canada du Cimetière-Beth-Israël
Québec, Québec

Le lieu historique national du Canada du Cimetière-Beth-Israël occupe environ un acre de terrain dans un quartier marquant la transition entre les parties commerciale et résidentielle de la ville et du campus de l’Université Laval, dans l’arrondissement de Sainte-Foy-Sillery, à Québec. Le cimetière est de forme rectangulaire et est protégé par un mur de pierre bas surmonté d’une clôture de fer longeant le boulevard René-Lévesque Ouest et par une clôture à neige le long de ses trois autres côtés. Le cimetière est aménagé simplement avec des arbres et des bosquets, deux sentiers le traversant et un funérarium. L’organisation spatiale des quelque 300 pierres tombales, simples et discrètes avec des caractères hébreux à la fois serrée et linéaire caractérise le cimetière. Il présente aussi un ensemble distinctif de symboles religieux reliés spécifiquement au judaïsme.

À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, la grande majorité des membres de la communauté juive de Québec sont enterrés au cimetière Beth Israël. Ce cimetière demeure l’un des seuls témoins d’une communauté qui prit racine avec l’arrivée des « juifs fondateurs » lors de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Si la présence juive à Québec est très ancienne, ce n’est pas avant la moitié du XIXe siècle que la communauté atteint la taille nécessaire à la fondation d’une congrégation. Le terrain pour le cimetière est, entre 1840 et 1858, acquis par un marchand juif et consacré, puis cédé à la congrégation Beth Israël Ohev Sholem en 1894.

Le cimetière contient environ 300 pierres tombales arrangées en ligne droite avec peu d’espace entre chaque lot. Son organisation spatiale serrée est caractéristique de tous les cimetières juifs connus et trouve son origine dans la conviction religieuse que l'inhumation est le seul moyen sanctionné pour disposer des morts. En conséquence, l'espace dans un cimetière juif a toujours été très précieux et ne doit pas être gaspillée. D'égale importance est la conviction profonde que dans la mort tous les hommes sont égaux. Une fois à l'intérieur des murs du cimetière, les distinctions sociales sont effacées et il n’existe aucun site préféré, ni réservé. Les règles qui dirigent l'aménagement du cimetière s'appliquent également à la conception des pierres tombales. La majorité des sépultures juives sont marquées par une pierre tombale simple et discrète et ce n'est qu'à la fin du XIXe siècle que des monuments de style néogrec, tels que l'obélisque, la colonne et la colonne brisée, ont été érigés. La plupart des sépultures dans le cimetière Beth Israël sont protégées par des murs de retenue en maçonnerie permettant d’élever les lots au-dessus du niveau du sol.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, CIS-2003/EIC-2003
Lieu historique national du Canada du Cimetière-de-l'Hôpital-Général-de-Québec
Québec, Québec

Le lieu historique national du Canada du Cimetière-de-l’Hôpital-Général-de-Québec est situé dans les quartiers Saint-Roch et Saint-Sauveur, dans la basse-ville de Québec, sur le terrain de l’Hôpital-Général de Québec. Ce paysage de cimetière a été désigné afin de commémorer les soldats morts à la suite des batailles des plaines d’Abraham et de Sainte-Foy.

Le lieu historique national du Canada du Cimetière-de-l’Hôpital-Général-de-Québec forme la partie centrale d’un cimetière beaucoup plus vaste, soit la portion qui était occupée en 1755-1760. Elle renferme les sépultures les plus anciennes, dont celles d’environ 277 soldats morts lors des batailles des plaines d’Abraham et de Sainte-Foy. Les 747 autres sépultures sont celles de soldats décédés des suites de maladies contractées pendant la guerre de Sept ans, après ces batailles. Le nom, le lieu de naissance et parfois l’âge des 1 058 soldats amérindiens, canadiens-français, français et britanniques sont notés dans le tout premier registre de la paroisse Notre-Dame-des-Anges. Le cimetière a été baptisé «Cimetière des Héros» par l’archiviste Pierre-Georges Roy en 1940.

La valeur patrimoniale du lieu réside dans son rôle en tant que monument commémorant la lutte que Français et Anglais se sont livrés pour la suprématie de l’Amérique du Nord à l’époque coloniale. Cette valeur est amplifiée du fait que l’on connaît l’identité et le profil socio-culturel de ces soldats, grâce au tout premier registre de la paroisse Notre-Dame-des-Anges, lui-même un manuscrit exceptionnel.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Rhona Goodspeed, 2005
Lieu historique national du Canada du Cimetière-Mount Hermon
Québec, Québec

Le lieu historique national du Canada du Cimetière-Mount Hermon constitue un exemple remarquable de petit cimetière rural ou de cimetière parc. Se côtoient en ce lieu pittoresque des monuments funéraires de styles variés et de nombreuses essences d’arbres entre lesquels sillonnent des sentiers offrant des paysages incomparables. Le cimetière Mount Hermon a été fondé en 1848 pour recevoir les dépouilles des membres de diverses confessions protestantes de la ville de Québec, dans ce qui est maintenant l’arrondissement de Sainte-Foy-Sillery.

Le cimetière Mount Hermon a été fondé au début du XIXe siècle, pendant le mouvement des cimetières ruraux inspiré par la volonté de créer des milieux champêtres en harmonie avec la nature. Le mariage de la nature et de l’art y est particulièrement réussi : l’éventail de monuments néoclassiques, les sentiers sinueux et la vue imprenable sur le fleuve Saint-Laurent témoignent du style pittoresque. Lors de sa fondation, le cimetière Mount Hermon fut le premier cimetière rural de la grande région de Québec. L’aménagement d’un nouveau cimetière était devenu nécessaire car il n’y avait plus de place dans le vieux cimetière protestant situé au cœur de la ville.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2004
Lieu historique national du Canada du Cimetière-Mont-Royal
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada du Cimetière-Mont-Royal est situé sur la pente nord du mont Royal, dans le quartier Outremont de Montréal, au Québec. Ouvert en 1852, le cimetière de 67 hectares a été aménagé dans un style pittoresque rappelant celui des cimetières ruraux de la France et des États-Unis au début du XIXe siècle. Les terrains en terrasse du cimetière sont aménagés d’îlots de fleurs et d’arbres matures. L’endroit compte de nombreux monuments commémoratifs et stèles funéraires sculptées de tailles et de styles variés. Le lieu comprend également plusieurs bâtiments connexes, dont la maison de l’entrepreneur de pompes funèbres et le crématorium.

Le cimetière Mont Royal a été constitué en société en 1847 et consacré en 1852 comme cimetière protestant. Il a été conçu par l’architecte James C. Sidney selon les principes d’aménagement pittoresque des cimetières ruraux au début du XIXe siècle. L’endroit comprend des éléments naturels, des chemins sinueux, des massifs de fleurs disposés en îlots de manière irrégulière et des arbres matures intégrés aux monuments funéraires pour créer une série de belvédères aménagés. Le cimetière comprend aussi un large éventail de monuments funéraires, dont 12 mausolées (l’un d’entre eux appartenant à la famille Molson) et de nombreux monuments funéraires de moins grande envergure, comme celui du général sir Arthur Currie. Son aménagement rappelant celui d’un parc et ses vues panoramiques accentuent l’omniprésence de la nature dans le cimetière, qui est devenu un modèle pour d’autres cimetières ruraux au Canada.



©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Cimetière-Notre-Dame-des-Neiges
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada du Cimetière-Notre-Dame-des-Neiges est situé dans le parc du Mont-Royal au sein du lieu historique national du Canada du Cimetière-Mont-Royal à Montréal. Fondé en 1854, cet espace vert attrayant couvre une superficie de 113 hectares. Inspirés par les traditions formelles et par le style pittoresque, les concepteurs ont su allier la topographie naturelle remarquable de l’endroit, avec ses arbres majestueux, ses pelouses et ses sentiers sinueux, aux zones plus formelles du cimetière avec ses pierres tombales, ses monuments et ses éléments commémoratifs de tailles et de styles variés. Le cimetière Notre-Dame-des-Neiges rappelle les cimetières ruraux du XIXe siècle. En raison des nombreuses personnes d’importance historique qui y sont inhumées, le cimetière Notre-Dame-des-Neiges témoigne de plusieurs aspects de l’histoire de Montréal, du Québec et du Canada.

Située sur le chemin de la Côte-des-Neiges, l’entrée principale du cimetière est agrémentée de deux des pavillons du portail d’origine. Le lieu comprend différents bâtiments ayant une valeur historique, dont le bâtiment administratif, la chapelle et le premier charnier, qui est devenu un mausolée. Le cimetière compte aussi des serres, des dépendances et huit mausolées. Plusieurs monuments et pierres tombales revêtent une grande importance artistique, historique et symbolique qui rend ce lieu exceptionnel propice à la contemplation et à l’évocation du passé. Du côté nord-ouest du bâtiment administratif, le cimetière offre une vue panoramique sur l’Université de Montréal, sur l’Oratoire Saint-Joseph et sur les hauteurs de Westmount.

Adapté à une topographie diversifiée, le cimetière Notre-Dame-des-Neiges se caractérise par des chemins sinueux et romantiques tracés sur un plan en damier conçu par Henri-Maurice Perrault et ses successeurs. Les longues avenues bordées d’arbres rappellent la tradition française tandis que les sentiers et les îlots boisés évoquent les cimetières ruraux américains du XIXe siècle. Le terrain accidenté de la zone nord du cimetière présente un réseau de sentiers sinueux, tandis que l’abondance de monuments funéraires de grande qualité dans les zones plus formelles du terrain crée une impression de jardin de pierres taillées et sculptées. Le symbolisme religieux est omniprésent, tout comme le sont les rappels de la mortalité. La diversité des monuments et des caveaux de famille de ce vaste « jardin français » témoigne de l’histoire sociale, économique et politique de la ville de Montréal. Le cimetière, qui compte environ 65 000 monuments et 71 caveaux de famille, est aussi le dernier repos de plus de 900 000 personnes. Avec ses 139 hectares et ses 55 kilomètres de chemins et de sentiers, le cimetière Notre-Dame-des-Neiges est aujourd’hui l’un des plus grands cimetières au Canada.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, P. St. Jacques, 1984
Lieu historique national du Canada de la Citadelle-de-Québec
Côte de la Citadelle, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Citadelle-de-Québec est une forteresse du XIXe siècle sise sur le cap Diamant au coeur de la ville de Québec. Faisant dos à la falaise qui surplombe le fleuve Saint Laurent, cette imposante forteresse de pierre fait face à la ville. De nos jours, les fonctions de la Citadelle sont uniquement protocolaire, patrimoniale et symbolique. La Citadelle sert de deuxième résidence officielle au gouverneur général, depuis 1872, et de résidence officielle au Royal 22e Régiment, depuis 1920.

Le lieu historique national du Canada de la Citadelle-de-Québec comprend tout le côté sud des fortifications, allant de la Terrasse Dufferin à l'extrémité sud est jusqu'au bout de la citadelle même. Elle a été construite en grande partie durant les années 1820-1832, bien que les bastions et le polygone aménagés sur le cap, lesquels sont intégrés à l'ensemble du complexe, remontent à 1720 et 1745 respectivement. Il s'agit d'un ouvrage militaire imposant et complexe conforme à la stratégie définie par le duc de Richmond pour la défense de la colonie au lendemain de la guerre de 1812.

La valeur patrimoniale de la Citadelle de Québec réside dans le caractère exhaustif de son paysage culturel comme ouvrage défensif situé à l'intérieur du grand ensemble de fortifications de la ville. Sa valeur réside dans la clarté avec laquelle les principaux éléments de sa conception militaire stratégique sont à la fois représentés et lisibles : ceux d'un bastion défensif britannique du XIXe siècle (flanquement, saillie et surplomb) ainsi que ceux d'une poudrière de la France du XVIIIe siècle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2007
Lieu historique national du Canada de la Cité-Modèle-de-Mont-Royal
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Cité-Modèle-de-Mont-Royal est une grande banlieue résidentielle située au nord-ouest du mont Royal, au coeur de l’île de Montréal, au Québec. Le lieu actuel reflète la conception d’origine du plan de l’arrondissement effectuée avant 1914 et réalisée progressivement jusqu’aux années 1970. Il regroupe principalement des bâtiments résidentiels, du cottage unifamilial au complexe d’habitations multiples, alors que des édifices commerciaux, scolaires et religieux sont situés le long d’axes stratégiques. L’arrondissement historique se caractérise également par ses axes principaux et ses promenades, son tissu urbain et ses nombreux espaces verts publics et privés.

La cité modèle du Mont-Royal a été planifié en un tout par l’architecte paysagiste Frederick Gage Todd, dès 1914, et sa construction s’échelonnera sur trois phases successives d’environ vingt ans, soit jusqu’au milieu des années 1970. Ces périodes sont définies par l’étalement géographique, la construction d’infrastructures et par le type et le nombre de construction. L’arrondissement historique est toutefois particulièrement homogène étant donné la planification à long terme de ce projet urbain indépendant, depuis le plan d’origine, à la réalisation et la supervision incombant à la ville.

La cité modèle de Mont-Royal a été réalisée en réaction à l’industrialisation et aux problèmes urbains des métropoles de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, soit dans le cadre des mouvements de revitalisation urbaine portés dans les grandes villes canadiennes par les architectes paysagistes. La cité modèle de Mont-Royal correspond au moment de maturité où les différents concepts issus des mouvements parcs-urbains, City Beautiful et cité-jardin convergent en un seul projet, tel qu’exprimé par la présence d’un chemin de fer, de grands axes, de promenades sinueuses, et par son zonage et son aménagement.

L’établissement de la cité modèle est également associé aux activités spéculatives et immobilières mises de l’avant par les compagnies de chemin de fer. En confiant la conception des plans à Todd, les spéculateurs ferroviaires avaient pour objectif de rentabiliser le chemin de fer et le tunnel construit sous le mont Royal par le Chemin de fer Canadien du Nord. En misant sur la création d’une banlieue alléchante, ils s’assuraient d’y vendre les lots. Ce lien étroit entre la compagnie ferroviaire, les spéculateurs et la création de la cité modèle représente encore un important symbole de la ville, comme l’indique notamment le plan simple en grille et la situation privilégiée de la gare et de la voie ferrée.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Commerce-de-la-Fourrure-à-Lachine
Lachine, Québec

Entrepôt en pierre utilisé comme dépôt; construit en 1803; les Compagnies de la Baie d'Hudson et du Nord-Ouest.

Situé à l'ouest de l'île de Montréal, en bordure du lac Saint-Louis, le lieu historique national du Commerce-de-la-Fourrure-à-Lachine témoigne de l'apogée de l'industrie pelletière dans la région montréalaise au XVIIIe et au début du XIXe siècle. Le vieux hangar en pierre date de 1803.

Alexander Gordon, ex-commis et actionnaire de la Compagnie du Nord-Ouest, l'a fait construire pour entreposer marchandises de traite et fourrures. En 1833, le hangar est devenu la propriété de la Compagnie de la Baie d'Hudson.

Lachine occupe une position stratégique sur la route des fourrures, en tant que point de départ et d'arrivée des expéditions de traite. C'est par ailleurs un important centre d'entreposage de fourrures et de marchandises de traite des marchands de Montréal. Aujourd'hui, ce hangar unique abrite une exposition qui fait revivre l'épopée montréalaise de la fourrure.

Le lieu historique national du Commerce-de-la-Fourrure-à-Lachine est un entrepôt en pierre rectangulaire d’un étage situé dans un environnement paysagé attrayant en bordure du canal de Lachine, sur le boulevard Saint-Joseph, en face du couvent des soeurs de Sainte-Anne à Lachine, à l’extrémité ouest de l’île de Montréal.

La valeur patrimoniale du lieu historique national Canada du Commerce-de-la-Fourrure-à-Lachine réside dans la forme et la structure de l’entrepôt du XVIIIe siècle qui illustrent l’histoire du commerce de la fourrure à Montréal.

Construit en 1803 par Alexander Gordon, de la Compagnie du Nord-Ouest, cet entrepôt a été acheté en 1833 par la Compagnie de la Baie d’Hudson, puis par les sœurs de Sainte-Anne qui en ont été les propriétaires de 1861 à 1977. Les travaux de modernisation réalisés au début du XXe siècle ont fait disparaître la plupart des ouvertures et des surfaces d’origine. Celles-ci ont été restaurées par Parcs Canada (1978-1984) après qu’un incendie eut tout détruit sauf les murs de pierre et la moitié de la structure du toit.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Complexe-Historique-de-Trois-Rivières
Trois-Rivières, Québec

Le lieu historique national du Canada du Complexe-Historique-de-Trois-Rivières est situé dans l’arrondissement historique de Trois Rivières, dans la région de la Mauricie, au Québec. Le site comprend cinq bâtiments : la maison de Gannes, la maison Hertel de La Fresnière, le couvent des Récollets, l’église des Récollets et le couvent des Ursulines. Construites selon le style Régime français, les structures en pierre d’un étage et demi à deux étages et demi sont intégrées visuellement en raison de leurs toits à deux pignons hauts, de leurs avant-toits, de leurs lucarnes, de leurs nombreuses cheminées, de leurs fenêtres à croisillons organisées de façon régulière et de leurs portes d’entrée disposées au centre de la façade.

La valeur patrimoniale du complexe historique de Trois-Rivières s’explique par son architecture et sa conception qui constituent un exemple unique de construction urbaine de style Régime français au Canada. Située stratégiquement, au confluent de la rivière Saint- Maurice et du fleuve Saint-Laurent, la ville de Trois-Rivières est bâtie sous le Régime français pour servir de centre de transport et ainsi répondre aux besoins du commerce de la fourrure durant le XVIIe siècle, puis à ceux des forges avoisinantes de la colonie.

Durant cette période de croissance, plusieurs résidences et édifices religieux sont construits sur la rue Notre-Dame, aujourd’hui nommée rue des Ursulines. Les bâtiments qui subsistent et qui sont associés au lieu sont tous érigés entre 1700 et 1829 selon le style Régime français de l’époque. Le plus vieux est le couvent des Ursulines, qui date de 1700, mais qui fait l’objet de divers modifications et ajouts entre 1714 et 1960. En conséquence des incendies de 1752 et de 1806, le mur de fondation est le seul élément qui subsiste de la construction d’origine. Le couvent des Récollets est construit en 1742, et l’église en 1754. Entre 1760 et 1777, les Récollets et les anglicans se partagent ces deux édifices qui serviront plus tard d’hôpital, de magasin, de palais de justice, de prison, de refuge et de bâtiments administratifs entre 1779 et 1823. Les anglicans restaurent le couvent et l’église en 1823 et, en 1830, celle-ci est consacrée sous le nom de Saint-James. La maison du major Georges de Gannes, officier de la marine française, est érigée en 1756, et celui-ci y réside jusqu’en 1760. Plus tard, les murs de la maison de pierres seront recouverts de crépi. Enfin, entre 1824 et 1829, François Lafontaine construit la maison Hertel-de-La-Fresnière qu’il nomme ainsi en l’honneur de l’officier français, Joseph-François de La Fresnière, un des premiers propriétaires du lot (en 1668). Propriété des Ursulines de 1899 à 1981, la maison fait de nos jours office de centre d’interprétation. Ayant survécu à un incendie qui a détruit la plus grande partie de la vieille ville de Trois-Rivières en 1908, ces cinq structures constituent un rappel visuel du paysage urbain du Canada français du XVIIIe siècle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Corossol
Sept-Îles, Québec

Le lieu historique national du Canada du Corossol est un site sous-marin situé au sud de l’île Manowin, près de l’île du Corossol près de l'entrée l'entrée de la baie des Sept Îles, au Québec. Son nom évoque le vaisseau du Roi français qui a fait naufrage en 1693, lors d’une tempête, alors qu’il faisait route pour la France. Le site comprend un certain nombre de canons, ainsi que de nombreux artéfacts associés.

La valeur scientifique de l’épave du Corossol repose sur sa rareté et son ancienneté. Ses vestiges sont les seuls à cette date d’une épave française du XVIIe siècle formellement identifiée au Canada. Elle se révèle également être un apport précieux pour la commémoration du patrimoine maritime national méconnu.

La valeur historique du lieu historique national du Canada du Corossol repose sur le potentiel de l’épave à fournir des données inédites pour étudier la culture matérielle de la Nouvelle-France au 17e siècle. Selon les sources écrites, le vaisseau du roi arrivé au Québec en août 1693, serait reparti en octobre de la même année, avec à son bord des passagers pour la France et des pelleteries. Dans les jours suivants, le naufrage survint dans les hauts-fond et la cargaison s’éparpilla le long de la côte. Une expédition de sauvetage organisée en mai 1694 a connu un certain succès. Bien que les anciens témoignages des survivants n’aient pas permis de localiser l’épave avec exactitude, elle a été identifiée en 1990 suite à la mise en commun de plusieurs éléments tels que des textes d’époque et le récit du sauvetage. Son identification a en outre été appuyé par la découverte d’objets significatifs, dont une pièce de monnaie française de 1691 et l’arsenal militaire varié évoquant la fonction de l’embarcation. La toponymie locale a également contribué à l’identification de l’épave puisque ses vestiges sont situés entre les îles Corossol et Manowin, précédemment connues respectivement sous les noms de «Carroussel du Large» ou «Petit Carroussel» et «Carroussel de terre» ou «Grand Carroussel».

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, F. Cattroll, 1982
Lieu historique national du Canada de Coteau-du-Lac
Coteau-du-Lac, Québec

Ouvrages de transport fluvial et de défense; XVIIIe siècle.

Le lieu historique national de Coteau-du-Lac, situé à près de 40 kilomètres au sud-ouest de Montréal aux abords du Saint-Laurent, témoigne d'une histoire riche de plusieurs millénaires.

En raison de sa position stratégique sur le fleuve, principale voie de pénétration du continent, le site tient un rôle majeur dans le développement du transport fluvial au pays. Lieu de passage fréquenté d'abord par les nomades amérindiens, Coteau-du-Lac devient une véritable voie d'évitement pour les autres voyageurs, français et britanniques.

Dès la fin du XVIIIe siècle, on construit sur les lieux un canal à écluses, premier ouvrage du genre en Amérique du Nord et ancêtre direct de la Voie maritime du Saint-Laurent.

Situé dans la municipalité de Coteau-du-Lac, au Québec, en bordure du fleuve Saint-Laurent, à environ 40 km au sud-ouest de Montréal, le lieu historique national du Canada de Coteau-du-Lac comprend les vestiges du canal, les fortifications, de nombreux vestiges archéologiques, la réplique du blockhaus de 1813, ainsi que plusieurs aménagements destinés à l’interprétation.

La valeur patrimoniale de Coteau-du-Lac réside dans le fait qu’il est le premier canal à écluses en Amérique du Nord. Construit entre 1779 et 1781, la largeur du canal est doublée entre 1814 et 1817 pour faciliter le passage des bateaux Durham. Les trois écluses qui le composent originalement sont alors remplacées par deux autres mieux adaptées aux besoins. Aujourd’hui, les principales modifications survenues dans le paysage sont la baisse du niveau de l’eau d’environ 2,5 mètres apparus à la suite de la construction, dans les années 1940, d’une digue et d’un barrage en amont du site.

Coteau-du-Lac était, de 1778 jusqu’au milieu du XIXè siècle, l’illustration d’un site de poste militaire britannique important dont la fonction est d’assurer la protection du couloir navigable et de faciliter le transport de marchandises. Au cours de cette période, le site est doté de nouveaux bâtiments tels que : fortifications, blockhaus octogonal, poudrière, corps de garde et divers autres bâtiments qui renforcent sa vocation militaire.

La valeur patrimoniale du Coteau-du-Lac réside également dans l’importance stratégique qu’il a joué à la fois pendant la Révolution américaine et la guerre de 1812. Du fait de l’isolement et des difficultés à approvisionner les postes militaires britanniques des Grands-Lacs, Coteau-du-Lac devient alors un point stratégique de défense du couloir navigable, facilitant aussi bien le ravitaillement que le transport des troupes sur le fleuve Saint-Laurent, vers le Haut-Canada.

Enfin, sa position stratégique fait de ce canal un port d’entrée pour les importations dans le Haut-Canada. En effet, de 1797 et jusqu’à 1840, un bureau de douanes est instauré à Coteau-du-Lac. Des droits sont alors perçus sur les vins, spiritueux et autres articles importés dans le Haut-Canada. Le but étant de comptabiliser les articles importés, afin de permettre d’évaluer la part des droits perçus au port de Québec qui revient au Haut-Canada. L’installation d’un tel bureau fait de Coteau-du Lac le principal port d’entrée pour le Haut-Canada.

Lieu historique national du Canada du Deuxième-Bataille-de-Laprairie
La Prairie, Québec

On August 11th, 1691, a few hours after the attack on Fort Laprairie. Le major Peter Schuyler et ses sauvages furent défaits par les troupes françaises et sauvages alliés que commandait le capitaine de Valrennes. Les français perdirent les officiers suivants: lieutenants Le Varlet, Le Ber, Duchesne, Denys de la Bruére et Depeiras.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, B. Violette, 2002
Lieu historique national du Canada du Dispensaire-de-La Corne
La Corne, Québec

Le lieu historique national du Canada du Dispensaire-de-La Corne est situé à La Corne, dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue, au Québec. Construit en 1940, le dispensaire est formé de deux bâtiments en bois peint en blanc, à savoir le dispensaire-résidence de deux étages, dont la façade avant accueille une véranda, et le garage. Une cuisine d’été est située dans le coin sud-ouest de la propriété. Le dispensaire est doté d’une cour arrière, dont les arbres bornent la limite ouest de la propriété. Le dispensaire a également conservé son mobilier et abrite une collection ethnologique directement associée à l’histoire du lieu.

Le dispensaire de La Corne est l’un des mieux conservés du réseau de 174 dispensaires institués au Québec entre 1932 et 1975. Ce dispensaire a été habité pendant 50 ans par la même infirmière, Gertrude Duchemin, de 1940 à 1990, bien qu’elle fût à la retraite dès 1976. Sa présence continue a sans doute contribué à maintenir l’intégrité du lieu et a permis de conserver le mobilier ainsi qu’une collection ethnologique directement associée à l’histoire du lieu. Par son intégrité physique, le dispensaire de La Corne constitue un excellent exemple de dispensaire-résidence érigé au Québec et institué par le Service médical aux colons (SMC) pour y desservir les populations établies dans les zones nouvellement colonisées dans le contexte de la grande dépression. Les dispensaires-résidences ont été construits selon trois modèles. Celui de La Corne représente le premier modèle, soit le plus répandu. Ce dispensaire type, érigé durant les années 1930 et 1940, est formé d’un bâtiment en bois de deux étages auquel est annexé un garage et une cuisine d’été.

Le dispensaire symbolise également la contribution du réseau de postes de soins infirmiers, créé par le SMC, au développement des services de soins de santé dans les régions éloignées du Québec. L’ensemble de ces dispensaires a contribué à former la genèse de l’infrastructure socio-sanitaire de plusieurs régions rurales du Québec où les infirmières ont joué un rôle crucial. Le dispensaire constituait à la fois le lieu de travail et la résidence de l’infirmière avec un cabinet de l’infirmière, une salle d’attente, une salle de séjour, une cuisine, une salle de bain et des chambres à l’étage. Les infirmières devaient aussi se déplacer sur de grandes distances pour desservir les colons. Elles assumaient de nombreuses responsabilités, dont la promotion des principes d’hygiène publique, la surveillance de l’éclosion des maladies contagieuses, les soins aux colons indigents, les accouchements, et les extractions dentaires.

Le dispensaire de La Corne illustre le rôle fondamental que les dispensaires ont joué au développement des communautés. Il s’est aussi avéré un outil important du processus de colonisation dans cette région de l’Abitibi. Les infirmières, comme Gertrude Duchemin, jouèrent un rôle essentiel dans le développement des régions du Québec et tout particulièrement en Abitibi-Témiscamingue.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2002
Lieu historique national du Canada du Domaine-Joly-de-Lotbinière
Sainte-Croix, Québec

Le lieu historique national du Canada du Domaine-Joly-de-Lotbinière occupe la pointe Platon, une grande péninsule située sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, au Québec. Fondé en 1851 par Sir Henri-Gustave Joly de Lotbinière, un influent politicien canadien qui fut aussi lieutenant-gouverneur, ce domaine estival de style manoir d’une superficie de 337 acres consiste en une vaste demeure dans un parc aménagé, avec jardins spécialisés et structures de soutien. Conçu de façon pittoresque, ce domaine est aménagé en insistant sur l’informel et le naturel. Des promenades mènent vers une succession de jardins contenant des espèces indigènes et exotiques agrémentés de pelouses, de bassins et d’arbres soigneusement disposés.

La famille Joly de Lotbinière a joué un rôle important pendant et après la période seigneuriale. Henri-Gustave Joly de Lotbinière, qui a hérité de la propriété en 1860, est devenu un des politiciens les plus marquants du 19e siècle, tout en étant un remarquable botaniste et scientifique de cette période. L’aménagement des terrains permettait d’y cultiver de nombreux spécimens et d’y planter des espèces exotiques. Henri-Gustave fut également un pionnier de la foresterie et avait bâti une collection d’arbres. La résidence principale affiche plusieurs caractéristiques des résidences d’été, dont de grandes fenêtres destinées à maximiser la vue sur l’environnement naturel et de vastes galeries offrant une agréable transition vers l’extérieur. Son petit-fils a hérité du domaine et y a développé les jardins après 1908. Leur style est en partie anglais et en partie français. La maison et le jardin sont devenus propriété publique en 1984 et le domaine est maintenant ouvert au public.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Michel Gagné, 2006
Lieu historique national du Canada du Droulers-Tsiionhiakwatha
Saint-Anicet, Québec

Le lieu historique national du Canada du Droulers Tsiionhiakwatha représente un village qui, à l'apogée de la civilisation iroquoienne de la vallée du Saint Laurent, constituait le noyau d'une région qui livrera plus tard un nombre impressionnant de sites archéologiques. Situé dans le sud-ouest du Québec, à quelque huit kilomètres du fleuve Saint Laurent, il constitue l’un des villages iroquoiens les plus en retrait à l'intérieur des terres de la province. Cet important site archéologique, découvert en 1994, a fait l'objet de six campagnes de fouilles intensives qui ont permis de découvrir plus de 150 000 vestiges, laissant croire qu’il s’y trouvait autrefois un ensemble de longues maisons. La reconnaissance officielle du lieu englobe les deux secteurs situés de part et d’autre du chemin Leahy : le premier, borné au nord par les vestiges de l’ancienne palissade qui entourait le village et au sud par le chemin Leahy, et le second, formant un espace présentant une superficie de 557 mètres carrés, délimité au sud, à l'ouest et à l'est par la pente de la terrasse.

Droulers Tsiionhiakwatha est le plus important village paléohistorique découvert à ce jour sur l'ensemble du territoire québécois. Il a été occupé vers le milieu du XVe siècle par un groupe aujourd'hui identifié comme les Iroquoiens du Saint Laurent. Les conditions exceptionnelles du sol ont permis la conservation des structures du village, notamment des foyers, des fosses et des tranchées, qui indiquent l’emplacement d’une quinzaine d’habitations datant des trois siècles précédant l’arrivée des Européens.

En outre, Droulers Tsiionhiakwatha se place parmi les plus importants sites archéologiques permettant de documenter la vie dans les villages iroquoiens. L’emplacement unique du lieu permet de bien documenter l’importance des végétaux dans le régime alimentaire quotidien des Iroquoiens. En effet, on y a trouvé une quantité appréciable d’objets en os utilisés pour la cuisine et de restes d’os dans un état de conservation remarquable. Droulers Tsiionhiakwatha renferme l’un des plus importants ensembles de plantes cultivées et sauvages retrouvées dans un site iroquoien de l’Est du Canada. Ces vestiges indiquent que les villageois qui habitaient jadis à cet endroit exploitaient les nombreux écosystèmes sur le territoire. Ils montrent également que la population dépendait grandement de la culture de certaines plantes et qu’elle s’adonnait à d’autres activités, comme l’agriculture, la pêche et la cueillette de petits fruits sauvages.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Édifice-Wilson-Chambers
Montréal, Québec

Le lieu historique national de l’Édifice-Wilson-Chambers, situé sur un terrain d’angle dans le centre-ville de Montréal, est un bâtiment commercial de style néo-gothique tempéré par les styles italianisant et Second Empire. Le bâtiment se distingue par sa volumétrie en pierre de quatre étages et demi, ses nombreuses fenêtres en arc tiers-point, ses vastes surfaces de verres lisses et sa toiture à la Mansart.

En vogue pendant la deuxième moitié du XIXe siècle, le style néo-gothique de la grande époque victorienne fait son apparition au Canada dans les années précédant la Confédération, période qui coïncide avec la mise en place de nombreuses et importantes institutions religieuses, civiques et d’enseignement. Bien que bon nombre d’églises et de bâtiments institutionnels aient été érigés dans ce style, les édifices commerciaux néo-gothique étaient d'une rareté.

Dessiné par l’architecte R.C. Windeyer et construit en 1868, l’édifice Wilson Chambers est l’un des rares bâtiments commerciaux de style néo-gothique à subsister. Bel exemple du style néo-gothique de la grande époque victorienne, il se caractérise par sa verticalité imposante, l’emploi de pierres contrastantes et ses nombreuses fenêtres en arc tiers point. Afin de réaliser la conception éclectique du bâtiment, l’architecte a puisé dans de nombreux styles architecturaux : le style italianisant pour les fenêtres en plein cintre, le style Second Empire pour le toit à la Mansart et le style classique pour l’entablement. L’édifice a été rénové de fond en comble à la fin des années 1990, dans le souci de la conservation de son style initial.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, P. St. Jacques, 1995
Lieu historique national du Canada de l'Église-Anglicane-St. George
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada de l'Église-Anglicane-St. George est un édifice en pierre de style néo-gothique, situé entre des immeubles de bureaux au centre de Montréal, au Québec. Surmontée d’un toit à pignon à forte pente, l’église est un assemblage pittoresque de formes asymétriques construit selon un plan cruciforme. La couverture en charpente apparente constitue un élément intérieur original.

Construite en 1869-1870 selon les plans de l’architecte renommé William Tutin Thomas, cette église anglicane est une habile composition de formes asymétriques qui offre une variété d’effets visuels pittoresques. Le revêtement de pierre bossagée, caractéristique du style néo-gothique de l’apogée victorien, ajoute à la somptuosité de l’extérieur en apportant de la texture et en accentuant les détails sculptés tels que les moulures des fenêtres. Les éléments intérieurs comprennent le chœur absidial, le transept en forme de polygone avec porte, et l’entrée principale située à l’extrémité ouest plutôt que sous un porche au nord.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1992.
Lieu historique national du Canada de l'Église-Anglicane-St. Stephen
Chambly, Québec

Le lieu historique national du Canada de l’Église-Anglicane-St. Stephen est une petite église en pierre combinant des éléments de la tradition architecturale québécoise à des influences palladiennes. Située dans la ville de Chambly, au sud-est de Montréal, dans la Vallée du Richelieu, l’église entourée d’arbres et d’un cimetière très ancien s’élève dans un décor pittoresque, à proximité du lieu historique national du Canada du fort Chambly et de la rivière Richelieu.

L’Église anglicane St. Stephen a été construite en 1820 pour desservir la garnison du fort, situé à proximité, de même que la petite population anglicane de Chambly. Les galeries latérales et les stalles aménagées dans les années 1830 ont agrandi l’espace pour accommoder la garnison. De conception simple, l’église présente une combinaison harmonieuse d’éléments associés à deux traditions architecturales. Ses matériaux, ses proportions et ses dimensions modestes la rattachent aux églises traditionnelles québécoises. Par contre l’organisation et l’ornementation de l’extérieur, de même que d’autres éléments comme la flèche étagée, le porche et le fenêtrage, témoignent de l’influence du style palladien introduit au Québec par les immigrants anglais.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1994
Lieu historique national du Canada de l'Église-Catholique-Notre-Dame / Basilique-Notre-Dame
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada de l'Église-Catholique-Notre-Dame / Basilique-Notre-Dame est une immense église en pierre, de style néogothique romantique, construite entre 1824 et 1829. Elle se caractérise par ses tours jumelles massives et son portique à arche gothique en retrait. L’intérieur est décoré dans le style plus élaboré du néogothique tardif. L’église donne sur la rue Notre-Dame et fait face à la Place d’Armes, au cœur du Vieux-Montréal.

Construite entre 1824 et 1829, l’église catholique Notre-Dame / Basilique Notre-Dame est le premier exemple significatif du style néogothique au Canada. Durant les années 1820, la paroisse de Notre-Dame était dirigée par un groupe de commerçants influents de Montréal et par les Sulpiciens, un puissant ordre religieux catholique qui avait joué un rôle marquant dans l’histoire de l’île de Montréal en tant que clercs et seigneurs des lieux. Les Sulpiciens voulaient construire une nouvelle église paroissiale qui serait plus imposante que les églises catholiques et anglicanes récemment érigées à Montréal. Ils ont fait appel aux services de James O’Donnell, un architecte américain de confession protestante, pour faire construire une église dans le style architectural le plus récent et qui pourrait accueillir une congrégation comptant plus de 8 000 fidèles. L’église de style néogothique qui en a résulté, désignée Notre-Dame, servait la ville entière. Notre-Dame fut pendant une cinquantaine d’années la plus grande église qui soit au Canada et aux États-Unis. Ses éléments néogothiques, notamment le plan simple de sa nef, ses tribunes et ses tours jumelles, sont représentatifs du début de ce style dans l’architecture des églises au Canada. Elle atteste l’approche romantique et non formelle du style néogothique, et cadre avec plusieurs grandes cathédrales anglicanes et catholiques de style néogothique religieux construites au Canada, depuis le milieu jusqu’à la fin du XIXe siècle.

Au cours des XIXe et XXe siècles, la paroisse a fait appel à nombreux architectes et artisans québécois réputés pour aider à compléter l’ornementation de l’église. L’architecte John Ostell, suite au décès de M. O’Donnell, termina en 1843 les tours jumelles de Notre-Dame, conformément au plan original. De 1872 à 1880, l’aménagement intérieur conçu par O’Donnell a été remplacé par une décoration néogothique plus élaborée de l’architecte bien connu Victor Bourgeau. Ce dernier a confié au sculpteur français Henri Bouriché le mandat de réaliser les statues et reliefs du maître-autel ainsi que le retable massif du côté est du chœur. Le sculpteur montréalais Louis-Philippe Hébert a ajouté, entre 1883 et 1887, une chaire conforme aux plans conçus par Bouriché. Enfin, en 1926, l’ornementation des voûtes, des murs, des entrées de porte et des vitraux a été confiée à l’artiste québécois Ozias Leduc.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, R. Goodspeed, 1997
Lieu historique national du Canada de l'Église-Erskine and American (Temple-de-l'Église Unie)
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada de l'Église-Erskine and American (Temple-de-l'Église Unie) est situé dans le Mille carré doré (Golden Square Mile) de Montréal. Construite entre 1893 et 1894, cette église de style néo-roman contient des vitraux de Louis Comfort Tiffany. La façade, couronnée d'un pignon, comporte une grande demi-rosace surplombant de plus petites fenêtres encadrées par un arc central massif. De petites tours viennent équilibrer la grande tour qui domine la composition. La maçonnerie en pierre est fortement bossagée.

Construite entre 1893 et 1894 selon les plans de l’architecte montréalais Alexander Cowper Hutchinson en tant qu’église presbytérienne Erskine, l’église qui présente un extérieur richement texturé, est un exemple splendide de style néo-roman ayant subi l'influence de Richardson. L'intérieur est un magnifique exemple exécuté avec brio d'un plan d'amphithéâtre du XIXe siècle modifié en 1938-1939 par l'architecte Percy Nobbs pour tenir compte des nouvelles valeurs de l'Église Unie. Les fenêtres Tiffany du sanctuaire et de la chapelle datent de 1903 et furent installées en 1938-1939 pour former le plus important groupe connu au Canada jusqu’à date de vitraux religieux faits par Tiffany.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2008
Lieu historique national du Canada de l'Église Notre-Dame-de-Lorette
Wendake, Québec

Le lieu historique national du Canada de l’Église Notre-Dame-de-Lorette est une petite église en pierre, située sur un lot gazonné au centre du lieu historique national du Canada de l’Arrondissement-Historique-du-Vieux-Wendake, au Québec. Le bâtiment, coiffé d’un toit à deux versants surmonté d’un clocher, a été construit en 1865 sur les ruines d’une église datant du début du XVIIIe siècle. Une chapelle latérale et une sacristie en bois datent du début du XXe siècle. Certains aménagements intérieurs et objets remontent au XVIIe siècle.

Sous le Régime français du XVIIe siècle, les peuples des premières nations Huronnes constituaient les principaux intermédiaires de la traite de la fourrure et les meilleurs alliés des Français. Face aux menaces de maladie et d’invasions iroquoises, plusieurs Hurons ont fui vers des missions comme celle située à Jeune-Lorette. En 1722, une première chapelle en pierre est élevée à cet endroit, mais elle est endommagée par un incendie en 1862. L’église actuelle de Notre-Dame de Lorette est le produit d’une reconstruction de 1865 sur le site et selon le modèle de l’église précédente. L’église actuelle a des murs de pierre des champs d’un demi-mètre d’épaisseur. La très grande simplicité de son plan, de son ornementation extérieure et de son aménagement intérieur, rappellent les églises de mission, les petites chapelles et les églises paroissiales du XVIIIe et XIXe siècle. Le plan initial de l’église était rectangulaire et se terminait par un chevet plat.

L’austère façade principale de l’église offre une fenêtre circulaire placée au-dessus de la porte centrale voûtée. Rebâtie sur le modèle de l’église précédente qui datait du début du XVIIIe siècle, l’église actuelle est un exemple inusité d’architecture religieuse traditionnelle, dans sa forme la plus simple. L'intérieur de l'église reste simple suite à des modifications au décor et à la toiture à la fin du 19ème siècle. Les objets contenus à l’église marquent une époque de transition dans les arts religieux, alors que graduellement vers la fin du XVIIe siècle les artistes et les artisans d’ici commencent à s’éloigner des modèles européens.

©Historic Services Branch / Direction des services historiques, 2003
Lieu historique national de l'Église Notre-Dame-de-la-Présentation
Shawinigan, Québec

Le lieu historique national du Canada de l’Église-Notre-Dame-de-la-Présentation est un vaste bâtiment construit en 1924 dans le style néo-roman. Les murs et le plafond intérieurs sont décorés de quinze grandes peintures ainsi que de symboles et de motifs variés créés par l’artiste québécois Ozias Leduc et son assistante, Gabrielle Messier, entre 1942 et 1955. Neuf peintures représentent des scènes bibliques et six autres illustrent l’histoire religieuse et sociale de la région. L’église est située sur un vaste terrain surplombant la rivière Saint-Maurice dans la ville de Shawinigan-Sud.

L’intérieur a été peint par Ozias Leduc (1864-1955), célèbre artiste québécois, et par son assistante, Gabrielle Messier (1904-2003). Le programme décoratif de Notre-Dame-de-la-Présentation, que l’artiste réalisa pendant les treize dernières années de sa vie, représente le sommet de son art et reflète l’influence du mouvement symboliste sur la thématique et l’approche de l’artiste. Ce programme marque également la fin de la grande époque de la peinture murale religieuse au Québec.

L’intérieur est remarquable par l’originalité et la qualité des œuvres qui s’y trouvent et par l’unité iconographique de l’ensemble du programme décoratif. Ozias Leduc a cherché à mettre en évidence la vie quotidienne et le cadre régional dans ses œuvres d’inspiration religieuse. Dans ses peintures, les expériences humaine et religieuse sont visuellement et symboliquement unies. Neufs peintures au fond du chœur et de la nef illustrent des thèmes religieux tirés de récits bibliques. Six autres, situées plus près des fidèles, représentent des thèmes historiques et sociaux liés à l’histoire religieuse et industrielle de la région de la Mauricie. Les peintures sont entourées et unies visuellement par des bandes ornementales, des inscriptions et des motifs géométriques, symboliques et emblématiques peints directement sur les murs et le plafond. Le programme décoratif a été exécuté dans le style symboliste, très populaire au début du XXe siècle, et il incorpore des objets concrets dépeignant des vérités allégoriques. Les lignes flottantes, la lumière filtrée et les couleurs douces confèrent aux œuvres une qualité mystique appropriée au domaine religieux.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Architectural History Branch, 1988
Lieu historique national du Canada de l'Église Notre-Dame-des-Victoires
Québec, Québec

Le lieu historique national du Canada de l’Église Notre-Dame-des-Victoires est situé bien en vue à Place-Royale dans la basse-ville de Québec. Construit sur le site du premier établissement français en Amérique du Nord, le lieu est associé à la croissance de la ville de Québec et de ses habitants. L’église en pierre de style vernaculaire québécois, bâtie pour la première fois en 1688, est encore un symbole de la présence française en Amérique du Nord. Démontrant des influences néo-classiques et Palladiennes, le bâtiment a une façade symétrique, un fronton d’écart large et des pilastres en pierre de taille.

Construite à titre d’annexe de l’église Notre-Dame-de-Québec, l’église Notre-Dame-des-Victoires, érigée en 1688, occupe le site du premier établissement permanent français en Amérique du Nord, à l’endroit même où Champlain construisit son Habitation en 1608. Son nom rappelle la victoire française de 1690 et celle de 1711 sur la flotte anglaise. L’église a subi plusieurs transformations, débutant avec la construction des premiers murs en 1688 et de la première façade permanente en 1723. Elle fut détruite pendant le siège de 1759, mais l'intérêt populaire pour cet établissement de culte permit de la faire renaître de ses cendres.

L’église illustre l’évolution de l’architecture religieuse québécoise. Elle retient son plan datant du 17e siècle et la construction traditionnelle en pierre, éléments qui s’identifient avec l’architecture des églises de la Nouvelle-France et établissent un lien avec les oeuvres des architectes les plus connus du Régime français, c’est-à-dire Claude Baillif, Jean-Baptiste Maillou et Thomas Baillairgé. En outre, sa façade représente une période importante dans le développement architectural des églises du Québec, lorsque le style néo-classique commençait à remplacer le style traditionnel. L’église est aussi l’une des rares œuvres de François Baillairgé à subsister.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Église orthodoxe antiochoise St. George
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada de l'Église orthodoxe antiochoise St. George, situé dans le quartier Villeray de Montréal, est une belle église en brique conçue dans un style à prédominance byzantine. Surmontée d'un fronton et flanquée par deux clochers de trois étages, la façade se distingue par un groupe de trois fenêtres en arc au-dessus d’une porte d'entrée en arc. L’intérieur reflète un mariage d’influences byzantine et occidentale, grâce à sa nef centrale à larges arcades décorées par un magnifique ensemble de fresques et de verrières.

Desservant la communauté syrienne orthodoxe la plus grande et ancienne du Canada, l’église orthodoxe antiochoise St. George constitue la plus ancienne église construite spécifiquement pour cette communauté culturelle toujours en activité. Conçue par l’architecte Raoul Gariépy, l’église conjugue les styles occidental et byzantin. Grâce à sa remarquable architecture et à sa décoration intérieure signée Emmanuel Briffa, et à titre de lieu de convergence pour plusieurs organismes communautaires engagés dans des activités humanitaires, elle illustre avec force la continuité de traditions culturelles diverses dans un contexte canadien. L’église orthodoxe antiochoise St. George, créée par la communauté orthodoxe syrienne comme une représentation physique de l'aptitude de ce groupe de contribuer à la vie canadienne tout en préservant et adaptant ses valeurs et traditions culturelles, est un lieu fortement significatif du paysage canadien.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Église-de-Saint-André-de-Kamouraska
Saint-André, Québec

Le lieu historique national du Canada de l'Église-de-Saint-André-de-Kamouraska est situé à Andréville (Québec). Son plan rectangulaire simple et l’abside semi-circulaire en font un exemple classique des petites églises du Québec construites selon le plan récollet. L’extérieur modeste en pierre est égayé par un clocher pointu à deux tours.

Construite entre 1805 et 1811 pour remplacer une chapelle datant de 1791, cette église s’inspire des églises paroissiales bâties durant le régime français selon le plan récollet. Cette influence dans la conception est visible dans la simplicité du plan avec une nef et une abside semi-circulaire étroite, ainsi que dans la réalisation de la porte centrale et du clocher de la façade. Sa décoration intérieure raffinée, qui date des années de 1834 à 1836, offre un des exemples les mieux conservés de l’œuvre du sculpteur Louis-Xavier Leprohon. L’annexe, construite aux environs de 1822 et considérée comme l’une des premières du Québec rural, servait de presbytère et de sacristie.

Lieu historique national du Canada de l'Église de Saint-Eustache
Saint-Eustache, Québec

L’église de Saint-Eustache est un lieu de culte de confession catholique romaine situé au cœur de la ville de Saint-Eustache, au Québec, qui se trouve au confluent des rivières des Mille-Îles et Du Chêne, au nord-ouest de l’île de Montréal et de l’île Jésus. Elle a été au cœur de la bataille de Saint-Eustache, le 14 décembre 1837, bataille qui a marqué la fin de la rébellion de 1837 au Bas-Canada. Lors de ce conflit colonial, les rebelles, ou Patriotes, se sont soulevés pour contester le pouvoir du gouverneur britannique et de ses conseillers.

Au cours de cette bataille, qui éclate immédiatement après une victoire des Britanniques à Saint-Charles, les forces britanniques et les partisans du gouvernement, dirigés par sir John Colborne, affrontent les patriotes. Par sa silhouette, son emplacement et les traces d’artillerie que porte la maçonnerie de sa façade, l’église de Saint-Eustache témoigne encore aujourd’hui de cet évènement tragique.

L’architecture de l’église de Saint-Eustache reflète les tendances de l’architecture religieuse vernaculaire au Québec aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles. La monumentale façade-écran est un bel exemple de l’influence du néoclassicisme du début du XIXe siècle, avec ses deux flèches latérales, chacune coiffée d’un clocher à doubles lanternes. Derrière cette façade se dresse une église maintes fois modifiée depuis sa construction.

Le bâtiment, dont l’édification dure de 1780 à 1783, suit un plan en croix latine avec abside en hémicycle. L’édifice gagne 8,5 mètres (28 pieds) en façade lors de l’agrandissement réalisé de 1831 à 1833 qui lui donne son aspect actuel. Lourdement endommagée par le feu en 1837, son enveloppe est reconstruite à quelques reprises, la dernière fois au cours d’importants travaux de 1905 à 1907. Les bas-côtés sont alors prolongés, la sacristie est remodelée et une chapelle est construite derrière l’église; on en profite aussi pour refaire la couverture au complet. En façade, les clochers sont remplacés et le pignon du nouveau toit est dissimulé derrière un petit fronton triangulaire sur lequel se dresse une statue de saint Eustache.

L’église de Saint-Eustache devient un puissant symbole de l’histoire des patriotes et de la rébellion de 1837 et occupe maintenant une place particulière dans l’imaginaire collectif.

©Archithème, 1998
Lieu historique national du Canada de l'Église-de-Saint-Joachim
Châteauguay, Québec

Le lieu historique national du Canada de l’Église-Saint-Joachim-de-Châteauguay se trouve à Châteauguay, au Québec, près de Montréal. Cette église en petites pierres, dont la construction a débuté en 1775, présente une composition équilibrée grâce à son plan rectangulaire et à son abside semi-circulaire. L’extérieur se caractérise par une charmante façade de style néobaroque flanquée de deux tours de trois étages munies de clochers à flèche. L’église se situe sur un lot plat et triangulaire et son entrée principale, qui fait face à l’est, surplombe la rivière Châteauguay.

La valeur patrimoniale de l’église Saint-Joachim de Cháteauguay réside dans ses qualités matérielles, par exemple sa façade néobaroque, et dans ses associations historiques. Les travaux effectués au fil des ans ont été habilement exécutés par des maîtres d’oeuvre favorables au concept d’origine du bâtiment. L’église Saint-Joachim de Châteauguay, construite entre 1774 et 1797 pour remplacer une église datant de 1735, constitue une caractéristique dominante dans l’un des rares paysages types encore existants des villes bâties sous le régime français, soit la place, aussi appelée « carré ». Ce carré est d’une cohérence exceptionnelle et rare, entouré du presbytère, du couvent et de maisons bâties sous le régime français. L’église est associée à plusieurs évènements historiques d’importance, dont la bataille de Châteauguay. La décoration intérieure, à laquelle ont contribué divers artistes, contient aussi des exemples du travail du sculpteur Philippe Liébert.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Rhona Goodspeed, 1996
Lieu historique national du Canada de l'Église Saint-Léon-de-Westmount
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada de l'église Saint-Léon-de-Westmount est situé à Westmount sur l'île de Montréal. L'église possède un programme de décoration remarquable incluant des fresques, des vitraux, des ouvrages en pierre, des sculptures sur bois et des oeuvres de bronze, le tout conçu par l'artiste Guido Nincheri. Basée sur un plan de croix latine, cette église de style néo-roman comporte une façade avec clocher d'inspiration italienne.

L'Église Saint-Léon-de-Westmount comporte un intérieur splendide conçu par l'artiste canadien prolifique et talentueux Guido Nincheri (1885-1973). Ses peintures murales sont un exemple exceptionnel de décoration murale. À compter de 1928, il a exécuté ces oeuvres selon la technique traditionnelle de la fresque sur plâtre humide, une manière de peindre directement sur le plâtre frais rarement utilisée au Canada, mais maîtrisée par Nincheri en Italie où il est né et a reçu sa formation. Dans cette église, Nincheri a combiné l'architecture, le vitrail, la peinture et la sculpture pour créer un de ses chefs-d'oeuvre les plus remarquables.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Dufresne, 2004


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Dufresne, 2004
Lieu historique national du Canada de l'Église-Sainte-Marie
Sainte-Marie, Québec

Le lieu historique national du Canada de l’Église-Sainte-Marie est situé au coeur de la ville de Sainte-Marie (Québec.) L’église, dont la façade principale donne sur l’avenue Marguerite-Bourgeois, est bordée à l’ouest par la rue Notre-Dame, à l’est par une aire de stationnement et au sud, par le presbytère. L’église Sainte-Marie est un bâtiment de style néogothique à caractère romantique construit au XIXe siècle qui reprend la forme d’une croix latine avec un chevet en hémicycle relié à une sacristie de forme irrégulière.

La valeur patrimoniale de l’église Sainte-Marie réside dans le fait qu’elle constitue un bel exemple d’église néogothique à caractère romantique, ce qui est exprimé par son ordonnance extérieure relativement simple ainsi que par ses composantes gothiques simplement appliquées à la surface du bâtiment plutôt qu’intégrées à l’architecture. Contrastant avec la sobriété extérieure de l’église, l’intérieur est doté d’un impressionnant décor réalisé essentiellement par Charles Baillairgé et François-Édouard Meloche.

Inspirée de modèles britanniques d’églises gothiques du XIVe siècle, l’église s’ouvre sur un intérieur élancé, bleu et or, avec quadrilobes audacieusement sculptés, voûtes nervées et colonnes fasciculées. De nos jours, l’intérieur est presque identique à celui que Baillairgé exécuta à l’époque, à l’exception du décor peint qui a remplacé le blanc et l’or d’origine. Ce décor peint, réalisé par François-Édouard Meloche de Montréal est l’aspect le plus frappant lorsque l’on pénètre à l’intérieur de l’église. Excellant dans la peinture en trompe-l’oeil, ce dernier a ainsi créé l’illusion d’une ornementation tridimensionnelle sur une surface purement bidimensionnelle. C’est également Meloche qui a peint les magnifiques petits tableaux en grisaille représentant des patriarches de l’Ancien Testament qui surplombent les fenêtres des tribunes ainsi que les quatre tableaux en couleurs représentant des scènes de la vie de la Vierge au niveau du choeur.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, C. Turnel
Lieu historique national du Canada de l'Église-Unie-St. James
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada de l'Église-Unie-St. James est situé sur la rue Sainte-Catherine Ouest dans un quartier commercial du centre-ville de Montréal, au Québec. Il s’agit d’un vaste bâtiment de pierre construit à la fin du XIXe siècle dans le style néo-gothique de la grande époque victorienne distingué par deux grandes tours sur la façade principale, avec une rosace proéminente qui surplombe l’entrée principale à triple portail.

Lieu de culte méthodiste érigé entre 1887 et 1888, l’église unie St. James est représentative de la phase tardive du méthodisme, mouvement protestant évangélique fondé au milieu du XVIIIe siècle. À la fin du XIXe siècle, les congrégations méthodistes comptaient de nombreux membres prospères occupant une place en vue dans la société. D’abord axé sur des rencontres de renouvellement de la foi et de conversions religieuses, le méthodisme mettait désormais l’accent sur la modération et le gradualisme, ainsi que sur la place centrale des institutions de l’Église dans la vie religieuse des fidèles. Comme l’église unie St. James l’illustre si bien, l’école du dimanche faisait partie de ces institutions qui favorisaient l’éducation et le développement spirituel des gens de tous âges.

L’église unie St. James reflète la conception des églises méthodistes de la fin de la période victorienne par sa grande échelle, son emplacement central, son extérieur néo-gothique éclectique, son plan intérieur inspiré d’un amphithéâtre et les installations sophistiquées de son école du dimanche. La grande échelle et la conception élaborée de l’église témoignent de l’importance sociale, politique et économique de ses membres. La nef et le transept, construits selon le plan d’un amphithéâtre, sont révélateurs du rôle central que jouait le prêcheur méthodiste. Les installations de l’école du dimanche et leur emplacement dans le jubé illustrent l’importance de l’éducation et du développement spirituel dans l’église. Inspirée du plan Akron, une innovation dans la conception des écoles du dimanche datant du milieu du XIXe siècle, la salle présente un plan semi-circulaire et des murs mobiles permettant d’accueillir de petits groupes d’élèves et de grandes assemblées.

L’église unie St. James illustre l’architecture néo-gothique de la grande période victorienne par l’utilisation éclectique de références historiques et l’inspiration de l’architecture gothique française et italienne. À l’extérieur, un haut toit à pignon couvert d’ardoise agrémente les façades polychromes du bâtiment. À l’intérieur, les nombreux détails architecturaux en plâtre, qui prennent la forme d’arches et de nervures moulurées et sculptées fixées uniquement aux fermes et ne reposant sur aucune colonne, donnent à l’église une élégance typique du style néo-gothique de la grande époque victorienne. La lumière naturelle pénètre à l’intérieur par des vitraux ornés d’un remplage de bois et de motifs gothiques, comme des quadrilobes, répartis le long des murs du rez de chaussée et du jubé.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Dufresne, 2004


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Dufresne, 2004


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Dufresne, 2004
Lieu historique national du Canada de l'Ensemble-Institutionnel-de-Saint-Joseph-de-Beauce
Saint-Joseph-de-Beauce, Québec

Le lieu historique national du Canada de l'Ensemble-Institutionnel-de-Saint-Joseph-de-Beauce est situé au cœur de la municipalité de Saint-Joseph-de-Beauce, dans la région de la Beauce, au Québec. Cet ensemble institutionnel de cinq bâtiments construit entre 1865 et 1911, comprend une église, un couvent, un presbytère, un orphelinat et l’école Lambert. Quelques bâtiments secondaires font également partie de l’ensemble, de même que les éléments paysagers du cimetière et une partie de l’avenue du Palais, des rues Sainte-Christine et Martel.

Situé au centre ville de Saint-Joseph-de-Beauce, l’ensemble institutionnel symbolise le rôle important qu’ont joué les institutions catholiques dans le développement et l’organisation sociale des municipalités rurales du Canada au XIXe siècle et au début du XXe siècle. L’ensemble, composé d’une église, d’un presbytère, d’un couvent, d’un orphelinat et d’une école, a contribué à définir l’identité même de la municipalité de Saint-Joseph-de-Beauce. Centre régional des activités religieuses, communautaires et éducatives, l’ensemble institutionnel forme une précinction distincte qui rappelle la volonté du clergé, des communautés religieuses et des paroissiens de structurer la vie des villages autour des institutions catholiques.

Inspirés par les styles architecturaux en vogue aux XIXe et XXe siècles et conçus par des architectes et des artisans québécois de renom, ces bâtiments, harmonieux dans leurs dimensions, formes et matériaux, illustrent bien les goûts stylistiques de ces périodes : l'église Saint-Joseph par son style néoclassique, le couvent et l'orphelinat par leur style Second Empire, l'école par son style classique d'inspiration néocoloniale espagnole, et le presbytère par son style éclectique. Tous ces styles architecturaux représentent une synthèse de trois grandes influences, à savoir le style Second Empire, le style château et le style traditionnel du Québec. Érigés entre 1865 et 1911, ces cinq édifices d’une grande intégrité se distinguent aussi par leur situation exceptionnelle face à la rivière Chaudière, où ils s’intègrent bien à l’environnement naturel. Unis par leur histoire, leur fonction et leur architecture, ils forment l’un des ensembles institutionnels les plus impressionnants au Québec.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, M.-A. Bernier, 1997
Lieu historique national du Canada de l'Épave-du-Navire-Elizabeth and Mary
Anse aux Bouleaux, Québec

Le lieu historique national du Canada de l’Épave-du-Navire-Elizabeth and Mary est un site archéologique sous-marin situé au fond de l’Anse aux Bouleaux, non loin de Baie-Trinité, dans la région de la Côte-Nord, au Québec. Il est constitué d’une section de la coque du Elizabeth and Mary au-dessus et autour de laquelle se trouvaient plus de 4000 artefacts engloutis au moment du naufrage du navire en 1690. Ces derniers, témoins de la tentative de la prise de Québec par sir William Phips en 1690, ont été déplacés du lieu et sont aujourd’hui conservés par le Centre de conservation du Québec.

La valeur patrimoniale de ce lieu réside dans la survie des vestiges du navire trouvés à son emplacement initial. L’épave du navire Elizabeth and Mary est une découverte importante pour l’histoire du Canada car elle est l’un des rares témoins de l’expédition infortunée menée par sir William Phips, au Québec, en 1690.

En 1689, dans le contexte d’une guerre entre la France et l’Angleterre, la Nouvelle-France a envisagé un plan de conquête de New York dans le but de contrôler le commerce des fourrures et les territoires de pêche en Amérique du Nord. Les différents raids entrepris ont semé la panique chez les habitants de ces colonies et les ont incités à organiser une expédition pour s’emparer de la Nouvelle-France. En août 1690, une flotte composée de 32 navires a quitté Nantasket, située à l’entrée sud de la baie de Boston, afin d’attaquer Québec. Cette expédition a été un échec et la flotte a renoncé à son projet de prendre la Ville de Québec. À son retour, elle a du affronter à la fois la petite vérole et les tempêtes successives. Quatre navires ont été perdus, et deux compagnies complètement anéanties lors des naufrages.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Peter Waddell, 2000
Lieu historique national du Canada de l'Épave-du-RMS-Empress of Ireland
Saint Lawrence River, Québec

Le lieu historique national du Canada de l’Épave-du-RMS-Empress of Ireland se trouve sur le lit du fleuve Saint-Laurent, près de Rimouski, au Québec. Situé à 8.3 kilomètres des côtes, ce navire autrefois opulent repose sur son flanc droit, à 45 mètres de profondeur, dans un angle de 65 degrés. Exploité par le Chemin de fer Canadien Pacifique, cet imposant paquebot à vapeur des plus élégants fait naufrage en mai 1914, entraînant de nombreuses pertes de vie.

L’épave du RMS Empress of Ireland constitue un exemple rare et relativement intact d’un navire de ligne datant de « l’âge d’or » du transport de passagers dans l’Atlantique Nord, au début du XXe siècle. Navigant entre le Canada et le Royaume-Uni, le majestueux navire de ligne peut accueillir, en plus de sa cargaison principale, la Poste royale, 1 580 passagers répartis en trois classes. Le Royal Mail Steamer (RMS) Empress of Ireland et son navire frère l’Empress of Britain sont les premiers paquebots de ligne construits spécialement pour la Canadian Pacific Line, qui assure le transport international d’un nombre croissant d’émigrants européens en partance pour le Canada. À partir de mai et juin 1906, les deux grands navires Empress offrent un service hebdomadaire rapide et confortable au départ de Liverpool et deviennent des paquebots très prisés sur cette route. Bien qu’il ne soit pas le plus gros navire de ligne de l’Atlantique Nord ni le plus rapide, le RMS Empress of Ireland parvient tout de même à rivaliser avec les navires de croisière des autres pays. Ses installations de première classe sont presque aussi luxueuses que celles offertes par des paquebots tels que l’Olympia et le Titanic. L' aménagement pour passagers des deuxième et troisième classes de l’Empress répondent aux besoins des voyageurs qui veulent se déplacer rapidement et présentent l’avantage d’être abordables, pratiques et confortables. La carrière du RMS Empress of Ireland prend fin aux petites heures du matin le 29 mai 1914 lorsqu’il entre en collision avec le charbonnier norvégien SS Storstad. L’ancien brise glace enfonce le flanc droit du navire, qui commence alors à donner de la bande avant de disparaître sous l’eau, 14 minutes plus tard. Le naufrage du RMS Empress of Ireland coûte la vie à 1 012 des 1 477 passagers.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada des Forges-du-Saint-Maurice
Trois-Rivières, Québec

Vestiges du premier village industriel au Canada.

Première industrie sidérurgique au Canada. Mais aussi premier village industriel du pays. Voilà l’essence même du lieu historique national des Forges-du-Saint-Maurice.

Sillonné d’un ruisseau et bordant la rivière Saint-Maurice, le site des Forges marie beauté naturelle et trésors culturels. La Grande Maison permet d’entrer dans l’univers particulier de cette communauté industrielle originale. Le haut fourneau révèle les mystères de la fabrication de la fonte et du fer. Les vestiges archéologiques témoignent de cette époque où la vie de toute une communauté battait au rythme d’une production intensive.

Le lieu historique national du Canada des Forges-du-Saint-Maurice est situé à quinze kilomètres au nord de Trois-Rivières, Québec, sur le bord d’un ruisseau qui se jette dans la rivière Saint-Maurice. Il s’agit d’un élément de paysage comprenant des vestiges de la première communauté industrielle du Canada. Le lieu a été reconstitué à des fins d’interprétation historique par l’Agence Parcs Canada.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada des Forges-du-Saint-Maurice réside dans les vestiges que recèle ce paysage culturel, qui témoignent de l’activité industrielle et du mode de vie connexe remontant aux débuts de la colonie. Les Forges du Saint-Maurice ont été établies par le sieur François Poulin de Francheville, seigneur de Saint-Maurice, en 1730. Les 252 vestiges que recèle ce lieu témoignent d’une exploitation de minerai de fer et d’une occupation du territoire s’étendant sur plus de 150 ans (1732-1883), période pendant laquelle les forges du Saint-Maurice ont été un important fournisseur de biens matériels nécessaires au développement et à la défense de la colonie. Les vestiges du site des forges du Saint-Maurice sont l’exemple à la fois le plus ancien et le plus complet de l’utilisation d’une technologie de fonderie typique de celle qu’on retrouvait en Europe à la fin du XVe siècle. À partir de 1973, le lieu a fait l’objet d’un ambitieux programme de recherches et d’interprétation dirigée par l’Agence Parcs Canada.



©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Fort-Chambly
Chambly, Québec

Fort en pierre construit en 1709; ouvrage restauré et stabilisé.

Le fort Chambly se dresse sur le bord de la rivière Richelieu, au pied des rapides de Chambly. Construite en 1711, cette imposante fortification de pierre protégeait la Nouvelle-France d’une éventuelle invasion britannique.

Durant la guerre de 1812, l’armée anglaise établit un important complexe militaire sur le site. Le fort a résisté aux bouleversements de l'histoire et demeure un précieux témoin de la présence française en Amérique du Nord.

Restauré par Parcs Canada, le fort Chambly renferme aujourd'hui des expositions relatant les moments clés de l’histoire de la Nouvelle-France.

Le lieu historique national du Canada du Fort-Chambly est une forteresse de pierre de forme carrée érigée stratégiquement sur la rivière Richelieu, à Chambly, au Québec. La structure actuelle est le quatrième fort construit sur le même emplacement. Quatre proéminents bastions de coin ainsi que de hautes murailles protègent les installations d’hébergement et d’entreposage disposé autour d’une cour centrale. Solidement construit en pierre, le fort comprend aussi des échauguettes, des embrasures et des meurtrières. Le fort se situe dans un grand parc riverain.

En 1665, un officier de l’armée française, le Capitaine Jacques de Chambly, a dirigé la construction du premier fort de bois destiné à contrôler la route d’invasion et à soutenir les troupes françaises contre les Iroquois. Le fort de pierre actuel, construit entre 1709 et 1711 afin de protéger la Nouvelle-France contre l’envahisseur britannique, s’inspire des fortifications européennes classiques adaptées au contexte géographique de l’Amérique du Nord. Cédé aux Britanniques en 1760, le fort fut temporairement occupé durant l’invasion américaine de 1775 avant d’être repris par les Britanniques. Ce fort a aussi joué un rôle important au cours de la Guerre de 1812 et des rébellions de 1837-1838. Le fort fut ensuite négligé, puis laissé à l’abandon au milieu du 19e siècle. L’intervention d’un résident de Chambly, Joseph-Octave Dion, a été cruciale pour sauvegarder le fort entre 1875 et 1916. Désigné lieu historique national du Canada en 1920, le fort Chambly fut restauré par Parcs Canada en 1983 et abrite maintenant un petit musée et un centre d’interprétation.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada Fort-Charlesbourg-Royal
Cap-Rouge, Québec

Le lieu historique national du Canada Fort-Charlesbourg-Royal est situé à Cap-Rouge, une banlieue résidentielle dans la ville de Québec. Il comprend des vestiges mis au jour de deux forts du seizième siècle : un fort en contre-haut situé sur un promontoire boisé au confluent de la rivière du Cap Rouge et du fleuve Saint-Laurent, ainsi qu’un fort en contrebas situé à environ 500 mètres au nord-ouest, sur les rives de la rivière du Cap-Rouge. Établis en 1541 par Jacques Cartier, les forts ont servi d’assise à la première colonie française en Amérique du Nord jusqu’à leur abandon en 1543.

Établi en 1541, par Jacques Cartier, lors de son troisième et dernier voyage dans le territoire français sur les rives du fleuve Saint-Laurent, le fort Charlesbourg-Royal a été composé d’un fort en contrebas et d’un autre en contre-haut situés près de l’embouchure de la rivière du Cap-Rouge. Construit à une élévation de 40 mètres, le fort en contre-haut offrait une position stratégique de défense, tandis que le fort en contrebas, étant protégé des forts vents venant du fleuve, servait de lieu possible de mouillage pour les navires. Les deux forts comportaient un total de trois tours et celui en contre-haut avait été construit en grumes équarries. Nommé d’après Charles, duc d’Orléans et troisième fils du roi François Ier de France, Charlesbourg-Royal a servi de lieu de résidence à Cartier et à un groupe de quelque 400 colons durant l’hiver 1541-1542. Durant cette période d’occupation, les relations avec les populations autochtones de la région ont été difficiles et bon nombre de colons ont souffert du scorbut.

En juin 1542, Jean-François de la Rocque de Roberval, nommé «Lieutenant-général au pays de Canada» l’année précédente, est arrivé au fort. Le même mois, Cartier a décidé de retourner en France, et Roberval a pris possession du fort, puis en change le nom à France-Roi. Les preuves archéologiques démontrent que Roberval a modifié certains aspects du fort afin de mieux l’adapter aux armements plus récents à sa disposition. Roberval et son groupe de 200 colons ont passé l’hiver au Canada, souffrant du froid, de la famine et de la maladie. Même si un navire est dépêché en France pour demander l’aide du roi, le fort a été abandonné à l’été 1543. Il faudra attendre plus de 60 ans avant de voir une autre tentative de colonisation dans la région du Saint-Laurent.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1924
Lieu historique national du Canada Fort-Crevier
Pierreville, Québec

Un fort fut construit près d'ici en 1687, pour protéger les Français contre le attaques iroquoises que les Anglais encouragaient. Bâti par Jean Crevier eut sa seigneurie de Saint-François-du-Lac, ce fort du bois, appelé à l'origine fort Saint-François, fut plus tard connu sous le nom de fort Crevier. Des escarmouches rutent souvent lieu à cet endroit entre Français et Iroquois de 1689 à 1693. Après la signature des traites de paix avec le Anglais en 1697 et les Iroquois en 1700 et 1701, le fort ne fut plus utiliser.

©Google, 2010
Lieu historique national du Canada Fort-Laprairie
La Prairie, Québec

Le lieu historique national du Canada Fort-Laprairie est situé sur la rive ouest du fleuve Saint-Laurent, à La Prairie, au Québec. Le site consiste en un fort du XVIIe siècle lié au régime français duquel aucun vestige n’est apparent. Construit en 1687, Fort Laprairie et sa palissade, qui ceinturait une partie des bâtiments du village, a servi d’avant-poste défensif et de refuge aux colons jusqu’en 1713. La forme trapézoïdale du fort a influencé la création et le plan d'implantation des parcelles de terre et des routes qui constituent aujourd’hui une zone résidentielle.

Fort Laprairie fut conçu en 1687 par Robert de Villeneuve et construit la même année par Gédéon de Catalogne, tous deux ingénieurs officiels des troupes coloniales françaises. Le fort servit d’avant-poste défensif aux troupes françaises établies à Montréal pendant la guerre de la ligue d’Augsbourg et la guerre de Succession d’Espagne. De 1687 jusqu’aux traités d’Utrecht en 1713, le fort fut continuellement occupé par une garnison et la zone ceinte par la palissade servit de refuge aux colons en de nombreuses occasions. Par exemple, en août 1691, lors de la Première Bataille de Laprairie, les troupes françaises défendirent le fort lors d’une attaque par des miliciens de la Nouvelle-Angleterre. Le fort est réputé pour avoir sauvé la vie de ses occupants durant cet affrontement. Après avoir résisté de nombreuses attaques infligées par les troupes britanniques et les Iroquois, Fort Laprairie a été en grande partie détruit lorsque les Américains se retirèrent après l’invasion du Canada en 1775.



©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Fort-Lennox
Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix, Québec

Exemple remarquable de fortifications datant du début du XIXe siècle.

Ce vieux fort britannique est situé sur l'île aux Noix, au milieu de la rivière Richelieu. Aucun pont ne mène à cette île au fabuleux destin. Vous n'avez pas le choix, il faut garer votre véhicule. C'est en bateau que vous vous y rendrez! Les enfants adoreront… La traversée dure cinq minutes. Juste le temps qu'il faut pour franchir la barrière du temps et fouler le sol d'un site exceptionnel.

Situé à quelques kilomètres de la frontière canado-américaine, ce fort a été construit de 1819 à 1829. Il est composé d'ouvrages défensifs et de plusieurs bâtiments de maçonnerie d'une beauté exceptionnelle. L'ensemble avait pour but de protéger la colonie contre une éventuelle invasion américaine par la rivière Richelieu.

Le lieu historique national du Canada du Fort-Lennox est à la fois une fortification et un paysage militaire qui occupe la totalité de l’île aux Noix sur la rivière Richelieu, près de la ville de Saint-Paul-de-l’Île-aux-Noix (Québec). Pendant une période critique, soit de la fin du régime français jusqu’aux années 1870, les forces françaises, américaines et britanniques ont exploité la valeur stratégique du lieu. Les remparts de cette fortification sont entourés de douves remplies d’eau. À l’intérieur, on trouve un ensemble de bâtiments élégants, au plan classique, magnifiquement exécutés en pierres.

Le fort Lennox a joué un rôle important dans l’histoire militaire du Canada en raison de son emplacement stratégique sur la voie de navigation Hudson-Champlain-Richelieu. La topographie de l’île, avec ses chenaux étroits et une élévation au sud, offrait une défense naturelle améliorée par des ouvrages militaires défensifs. Les Français ont d’abord fortifié l’île en 1759 pour faire obstacle aux Britanniques sur la rivière Richelieu. En 1760, l’île passe aux mains des Britanniques, juste avant la chute de la Nouvelle-France. En 1775, les forces révolutionnaires américaines utilisent l’île comme base d’une offensive sur le Canada. Après leur retrait en 1776, les Britanniques commencent à fortifier l’île pour prévenir d’autres invasions. Pendant la guerre de 1812, le fort permet de défendre la frontière avec les États-Unis et de protéger la base de la Royal Navy à Saint-Jean. Construit de 1819 à 1828, l’actuel fort Lennox représente le troisième ensemble d’ouvrages défensifs de l’île. Une garnison y a été affectée jusqu’à 1870. Pendant le soulèvement des Patriotes, les raids des Fenians et la guerre de Sécession, les forces britanniques sont basées à l’île aux Noix, mais n’apportent aucune modification aux fortifications. Après le départ de la garnison britannique en 1870, le lieu sert de camp de formation estival de la milice canadienne jusqu’en 1921 et de camp pour les réfugiés juifs européens de 1940 à 1943.

Le lieu historique renferme des ressources archéologiques et bâties associées aux périodes suivantes d’occupation militaire : fortifications françaises (1759 à 1760); occupation américaine (1775 à 1776); première occupation et installations britanniques (avant 1778); premières fortifications britanniques (1778 à 1812); réaménagement des fortifications britanniques (1812 à 1819); établissement naval (1812 à 1834); établissement et opération du fort actuel (1819 à nos jours).

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2005
Lieu historique national du Canada Fort Longueuil
Longueuil, Québec

Le lieu historique national du Canada du Fort-Longueuil est un site archéologique situé en milieu urbain à Longueuil, au Québec. Le fort a été démoli en 1810, et une église a été érigée à l’endroit où il était. Le lieu se trouve sous l’actuelle cathédrale Saint-Antoine-de-Padoue, construite en 1887, ainsi que sous la rue Saint-Charles, le chemin de Chambly et les immeubles adjacents. La cathédrale Saint-Antoine-de-Padoue a été construite en partie avec des pierres et d’autres matériaux récupérés du fort et de la première église bâtie sur place après sa démolition.

Le fort Longueuil est érigé de 1685 à 1690 en tant que résidence fortifiée du baron Charles Le Moyne II, seul Canadien de naissance à se voir conférer le titre de baron par un monarque français. La résidence comprend une grande cours entourée d’une enceinte et de tours dans les coins. Elle est conçue pour repousser les attaques des Iroquois, les relations entre ces derniers et les Français s’étant détériorées vers la fin du XVIIe siècle.

Le fort Longueuil est alors l’une des nombreuses résidences fortifiées, aussi appelés châteaux-forts, appartenant aux seigneurs locaux qui protègent les établissements français dans la région de Montréal vers la fin du XVIIe siècle et au début du XVIIIe. Bien que le fort Longueuil soit alors le seul château fort de pierre construit sur la partie continentale, il est conçu pour complémenter les ouvrages défensifs situés sur l’île de Montréal. Le fort Longueuil est également le plus vieux château-fort de pierre sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent dans la région de Montréal.

On croit que le fort fut par la suite occupé par les troupes américaines en 1775, puis par les troupes britanniques. Il fut démoli en 1810 en raison de son état délabré. Les pierres du fort sont alors réutilisées pour construire une église au même endroit de 1811 à 1814. Cette église est démolie en 1884 et, les matériaux de construction étant de nouveau récupérés dans la mesure du possible, l’actuelle cathédrale Saint-Antoine-de-Padoue est achevée en 1887.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Catherine Cournoyer, 2009
Lieu historique national du Canada Fort-Richelieu
Sorel-Tracy, Québec

Le lieu historique national du Canada du Fort-Richelieu se trouve à l’intérieur des limites de la ville de Sorel-Tracy, à 91 kilomètres au nord-est de la ville de Montréal (Québec). Situé sur la rive est de la rivière Richelieu, près de l’endroit où celle-ci rejoint le fleuve Saint-Laurent, le lieu marque l’emplacement de deux forts dont il ne subsiste aucun vestige. Le premier, soit le fort Richelieu, a été construit par les Français, en 1642, en tant que symbole de puissance leur permettant d’occuper une position stratégique face aux Iroquois contre qui ils étaient de nouveau en guerre. Le deuxième, soit le fort Sorel, a été construit au même endroit en 1665 par le capitaine Pierre de Saurel. Une plaque de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada a été installée en 1980 pour marquer l’endroit.

Érigé en 1642 à l’embouchure de la rivière Richelieu par le gouverneur de la Nouvelle-France, Mgr de Montmagny, le fort Richelieu est l’un des premiers forts qui ont été construits en Nouvelle-France. Le fort est établi dans un endroit stratégique depuis lequel les Français peuvent contrer les attaques des maraudeurs iroquois qui utilisent la rivière Richelieu pour exercer une forte pression militaire sur la Nouvelle-France. Il vise à bloquer cette voie d’accès. Depuis sa construction en 1642 jusqu’à son abandon quatre ans plus tard, le fort Richelieu sert aussi de base aux missionnaires qui œuvrent auprès de la population locale. Le fort est abandonné en 1646, et les Iroquois y mettent le feu au cours de l’hiver 1647. En 1665, un deuxième fort, qui sera plus tard nommé fort Sorel, est construit au même endroit par le capitaine Pierre de Saurel.

©Library and Archives Canada / Bibliothèque et Archives Canada, C-001507, 1779
Lieu historique national du Canada Fort-Saint-Jean
Saint-Jean-sur-Richelieu, Québec

Le lieu historique national du Canada Fort-Saint-Jean est situé au bord de la rivière Richelieu, à environ 40 kilomètres au sud-est de Montréal, à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec. Construit au XVIIIe siècle, les vestiges des remparts du fort subsistent encore, y compris des fondations en maçonnerie, les empreintes des pieux, ainsi que les fosses de palissade. De plus, les vestiges du fort de 1776 sont bien visibles aujourd’hui sur le terrain, particulièrement les deux bastions. Les limites du lieu correspondent aux contours au sol des forts construits en 1748 et en 1775-1776.

Entre 1665 et 1666, les Français érigent un ensemble de cinq forts le long de la rivière Richelieu, afin de contrer les attaques des Iroquois. Construit en 1666 et abandonné en 1672, l’emplacement du premier fort Saint-Jean est encore à ce jour inconnu. Ce fort intéresse à nouveau les Français suite à la fin de la Guerre de Succession d’Autriche en 1748. Au cours de cette même année, la construction d’un nouveau fort à Saint-Jean est entreprise par l’ingénieur Gaspard-Joseph Chaussegros de Léry fils. Le fort est constitué d’une palissade en pieux d’une hauteur moyenne de 3,5 à 4 mètres (12 à 13 pieds), flanquée d’un bastion à chaque angle où se trouvent quelques embrasures à canons. À l’exception des fondations qui sont en maçonnerie, toutes les composantes du fort sont alors en bois.

En 1760, les Français abandonnent le fort en le brûlant, mais la banlieue du fort reste prisée en raison de son emplacement stratégique sur la route vers Montréal. Lors de la Révolution américaine en été 1775, le fort est reconstruit à nouveau pour faire face aux tirs de canons de l’invasion américaine. Conçu d’après le modèle de Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban, le fort soutint un siège de 45 jours dirigé par le général américain Richard Montgomery. À la suite du soulèvement de 1837, de nouvelles fortifications furent établies sur l'emplacement du fort. Ces bâtiments constituent le cœur du Collège militaire royal de Saint-Jean depuis 1952.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1969
Lieu historique national du Canada Fort-St-Louis
Kahnawake, Québec

Le lieu historique national du Canada du Fort-St-Louis est situé sur le chemin River Front à Kahnawake, au Québec, à l’intérieur de la réserve Mohawk de Kahnawake. Le lieu est délimité par trois sections de mur exposées des fortifications d’origine datant du début du XVIIIe siècle qui sont d’environ trois mètres de haut et agrémentés de deux bastions orientés nord-ouest et sud-ouest. Le mur d’origine est des fortifications n’est désormais plus visible. Les lieux historiques nationaux du Canada de la Mission-de-Caughnawaga / Mission-Saint François-Xavier et du Presbytère-de-la-Mission-de-Caughnawaga sont situés dans la section nord-est du fort.

Des missionnaires jésuites fondent la Mission de Caughnawaga dans la colonie française de La Prairie pour les Iroquois chrétiens en 1667. Cependant, la mission est déplacée plusieurs fois avant de se fixer à Kahnawake, et ce, pour des raisons économiques : les méthodes agricoles des Iroquois entraînant l’appauvrissement des sols, ceux-ci doivent déplacer leur village tous les 10 à 15 ans.

La présence d’un village iroquois rend encore plus importante la construction de fortifications à Kahnawake. Bien qu’on ait proposé la construction d’un fort à cet endroit depuis 1720, ce n’est qu’en 1725 qu’une palissade de bois est érigée pour servir à la défense du village et de la mission. En 1747, une guerre semblant imminente, la palissade de bois est partiellement remplacée par une fortification en pierre.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2011
Lieu historique national du Canada Fort Ste-Thérèse
Chambly, Québec

Emplacement d'un fort français construit pour défendre la population contre les Iroquois, 1665.

Bâti en 1665, sur la pointe sud-est, de l'autre côté du canal, par M. de Salières. L'un des forts construit sur le Richelieu, par le régiment de Carignan, pour arreter les Iroquois. Point de départ de l'expédition de 1666. En juin 1760, le major Robert Rogers brule le magasin fortifié qui s'y trouvait.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2009
Lieu historique national du Canada du Fort-Témiscamingue
Ville-Marie, Québec

Vestiges d'un poste français de traite des fourrures.

Les Français bâtirent un fort sur les rives de ce lac vers 1685 pour concurrencer les marchands anglais de la baie d'Hudson. Abandonné vers 1690, le fort fut remis en service en 1720 et affermé à des marchands jusqu'à la capitulation de la Nouvelle-France. Après la Conquête, des marchands indépendants s'établirent autour du lac. Dans les années 1790, la Compagnie du Nord-Ouest y avait pratiquement obtenu le monopole de la traite grâce à l'habile gestion d'Aeneas Cameron. Les descendants de Cameron administrèrent le fort après la fusion des compagnies de la Baie d'Hudson et du Nord-Ouest en 1821.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2009
Lieu historique national du Canada Fort-Trois-Rivières
Trois-Rivières, Québec

Le lieu historique national du Canada du Fort-Trois-Rivières est situé sur la rue des Casernes à Trois-Rivières, dans le sud du Québec, près des trois embouchures de la rivière Saint-Maurice. Il ne subsiste aucun vestige de ce fort construit en 1634 sous le Régime français, à un endroit qui surplombe le fleuve Saint-Laurent. Ce fort en bois était un point central de la traite des fourrures avec les Premières Nations de la région et s’est transformé au fil des ans pour devenir Trois-Rivières. Le lieu est désormais un grand espace public gazonné et boisé marqué d’un cairn de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada (CLMHC) et encadré par une route, un stationnement et un ancien bureau de poste.

Le fort Trois-Rivières, construit durant le Régime français, sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, à Trois-Rivières, au Québec, est établi en 1634 par le Sieur de Laviolette au nom de Samuel de Champlain. Le lieu est choisi pour l’avantage stratégique qu’il offre sur les plans militaire et économique. Le fort est situé plus à l’est que les forts construits précédemment, en plus de surplomber le fleuve, ce qui lui offre une protection naturelle ainsi que la possibilité de contrôler la voie maritime. À l’origine, le fort est constitué de deux bâtiments entourés d’une palissade. Le premier fort est détruit par un incendie en décembre 1635, puis reconstruit. Le nouveau bâtiment est plus grand que le précédent et muni d’un pont-levis qui en améliore l’accès. En 1653, le gouverneur Lauzon déclare que le fort est en ruines et il le fait complètement raser. Le lieu abrite aussi une mission jésuite et certains des premiers bâtiments de la ville de Trois-Rivières.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, R. Lavoie, 1999


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, P. St. Jacques, 1984


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J.P. Jérôme, 1995
Lieu historique national du Canada des Fortifications-de-Québec
Québec, Québec

Réseau de murs, de portes et de places qui s'étendait sur 4,6 km.

Le lieu historique national des Fortifications-de-Québec commémore le système défensif mis en place entre 1608 et 1871 à Québec, principale place forte du Canada à l’époque coloniale.

Le lieu historique national du Canada des Fortifications-de-Québec se compose de plusieurs lieux associés aux systèmes de défense historiques de la ville de Québec. Ces composantes sont situées dans la Haute-Ville et la Basse-Ville de Québec, le long de la rive nord du fleuve Saint Laurent jusqu’à la rivière Montmorency, à Beauport, et sur la rive sud, à Lévis. Le lieu comprend les fortifications à proprement parler ainsi que certaines composantes telles que des portes, des postes de garde, des poudrières, des entrepôts, des casernes et des espaces militaires, tous aménagés entre 1608 et 1871 en tant qu’éléments du système de défense de la ville. La désignation fait référence à toutes les ressources physiques, bâties, archéologiques et de paysage associées à l’intérieur des périmètres définis et qui sont liées au système de défense, notamment la redoute du moulin et le parc du Mont-Carmel, la poudrière de l’Esplanade et la poudrière située sur la propriété de l’hôpital de l’Hôtel-Dieu, les casernes de l’Artillerie, les sections du site patrimonial du Parc-de-l'Artillerie déclarées excédentaires par les Arsenaux du dominion, les quartiers du capitaine dans le site patrimonial du Parc-de-l'Artillerie, le dépôt du service du matériel dans le bastion Saint-Jean, les casernes Dauphine, ainsi que les lieux historiques nationaux du Canada (LHNC) des Tours-Martello-de-Québec, du Cercle-de-la-Garnison-de-Québec, de la Citadelle-de-Québec et des Forts-de-Lévis.

Situées sur un plateau qui surplombe la confluence du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Saint Charles, les fortifications de Québec voient le jour en même temps que la ville, fondée en 1608 par Samuel de Champlain. Les fortifications d’origine sont composées d’ouvrages improvisés, construits pour répondre aux besoins les plus pressants de la colonie. Ressemblant à un château médiéval, le premier fort de Champlain (l’Habitation) comprend une résidence, un magasin de produits et de fournitures, ainsi qu’une redoute aux murs élevés. Au cours du XVIIe siècle, la première Habitation est remplacée par une succession d’ouvrages militaires rudimentaires, notamment le fort Saint-Louis et la deuxième Habitation de Champlain. En 1690, la chute de Port Royal en Acadie pousse les Français à munir la ville de fortifications appropriées en y construisant la première enceinte, formée de 11 redoutes reliées par des palissades. Même si les falaises abruptes de la Haute-Ville font office de remparts naturels sur deux des trois côtés, la limite ouest, qui s’ouvre sur les Plaines d’Abraham, est vulnérable et constitue la priorité du programme des fortifications de Québec. L’enceinte initiale subit de nombreux ajouts et modifications jusqu'en 1745, date à laquelle un nouvelle enceinte de pierre est constuite pour fermer la limite ouest de façon permanente puisque la prise de Louisbourg par les Britanniques a semé un vent de panique chez les habitants de Québec.

Peu après la conquête du Canada en 1759, les vainqueurs britanniques doivent revoir leurs besoins en matière de défense. Même s’ils craignent une reprise de la ville par les Français et un soulèvement de la population francophone, les Britanniques sont incapables d’amasser tout de suite les fonds nécessaires au renforcement des ouvrages défensifs de la ville. La Révolution américaine les incite enfin à construire de nouvelles fortifications. Les Britanniques entreprennent un plan visant à solidifier et à étendre l’enceinte de 1745 à tout le périmètre de la ville, à construire des ouvrages à l’extérieur de cette enceinte pour gêner l’approche de l’ennemi ainsi que des ouvrages de défense sur les hauteurs des Plaines d’Abraham, et enfin, à ériger une citadelle de maçonnerie sur le Cap Diamant. Cette dernière étape du plan se termine entre 1819 et 1832. Puisqu’on incorpore à la citadelle les éléments déjà existants du système de défense du XVIIIe siècle, on ne doit construire que les murs faisant face à la ville, ce qui laisse croire que l’ouvrage avait au départ été construit, en partie, pour servir de refuge aux Britanniques en cas de révolte des Francophones. L’achèvement de la citadelle marque l’apogée du rôle de forteresse de Québec.

En 1865, la construction de forts indépendants sur la rive sud, à Lévis, est suivie par le départ de la garnison britannique, en 1871. Même si plusieurs structures des fortifications ont été endommagées ou démolies depuis, les principaux ouvrages de défense de la ville ont été préservés, grâce à l’intervention, à la fin du XIXe siècle, de Lord Dufferin, Gouverneur général du Canada de 1872 à 1878. La ville de Québec est, à ce jour, la seule ville fortifiée en Amérique du Nord.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada des Forts-et-Châteaux-Saint-Louis
Québec, Québec

Partie intégrante du système de défense de Québec; siège de l'autorité coloniale pour plus de 200 ans.

Le lieu historique national du Canada des Forts-et-Châteaux-Saint-Louis est situé sur un escarpement qui domine le basse-ville du Vieux-Québec. Le site comprend des vestiges archéologiques datant d'importantes campagnes de construction menées entre 1620 et 1838, incluent ceux des quatre forts Saint-Louis, des deux châteaux Saint-Louis et du château Haldimand, de même que des bâtiments secondaires, des éléments de paysage et des services, comme des cours, des systèmes de drainage et des ouvrages militaires. Le site archéologique, compris dans le secteur délimité par le jardin des Gouverneurs actuels, la batterie de Wolfe, l'hôtel Château Frontenac actuel et la terrasse Dufferin associée, fait également partie du lieu historique national du Canada des Fortifications-de-Québec.

Les Forts et Châteaux Saint-Louis occupe une partie du secteur le plus important à l'époque où Québec était une colonie. Il constitue un site archéologique comprenant des vestiges des bâtiments et des structures érigés sur le lieu entre 1620 et 1838, dont les forts Saint-Louis (1620, 1626, 1636, 1692), les châteaux Saint-Louis (1648, 1694) et le château Haldimand (1784). La valeur patrimoniale du lieu tient principalement à ses associations historiques, comme le démontrent sa situation stratégique et les diverses couches de vestiges archéologiques qu’il recèle. Chacune des couches témoignant d'une période d'utilisation distincte, incluant les régimes français et anglais. Les tracés, les formes, les matériaux, la technologie et les relations spatiales et fonctionnelles qu’entretiennent entre eux les vestiges constituent une preuve essentielle de l'activité historique dont le lieu a fait l’objet.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, P. St. Jacques, 1984


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J.P.Jérôme, 1985
Lieu historique national du Canada des Forts-de-Lévis
Lévis, Québec

Ouvrage faisant partie des fortifications de Québec.

Érigés sur la Rive-Sud du Saint-Laurent par les Britanniques entre 1865 et 1872, les forts de Lévis devaient protéger Québec contre une invasion américaine à la suite de la guerre de Sécession.

Dernier d’une série de trois forts détachés et magnifiquement restauré par Parcs Canada, le fort Numéro-Un témoigne d’innovations technologiques remarquables pour l’époque.

Le lieu historique national du Canada des Forts-de-Lévis est composé des vestiges en surface et enfouis de trois ouvrages défensifs en pierre datant du XIXe siècle situés sur une éminence de la rive sud du fleuve Saint-Laurent à Lévis, au Québec. Les trois forts ont été construits selon un agencement linéaire à environ 1 800 mètres d’intervalle. Le lieu comprend les fortifications subsistantes du fort no 1, les vestiges archéologiques des forts no 2 et no 3 ainsi que les vestiges des chemins qui reliaient les forts et des camps utilisés par les équipes de construction.

La décision de construire trois forts à Lévis pour compléter le réseau d’ouvrages défensifs de Québec a été prise lors de la guerre de Sécession par les Britanniques, qui craignaient une invasion par les soldats de l’Union. William Drummond Jervois s’est rendu à Québec pour déterminer les améliorations à apporter aux fortifications défensives de Lévis afin de protéger les soldats qui y sont postés. La construction des trois forts a commencé en 1865 sous la direction des Royal Engineers, et le fort no 1 fut achevé en 1872. En plus des forts, les travaux prévoyaient l’installation d’un camp de construction composé d’une vingtaine de bâtiments, d’un bassin et d’un réseau de communication le long du fleuve Saint-Laurent. Des méthodes novatrices furent mises à l’épreuve dans la conception, l’arpentage et la construction des forts de Lévis. En effet, de l’équipement actionné à la vapeur a été utilisé pour construire des éléments en béton revêtus de pierre, et les murs du fossé du fort no 1 furent construits à l’aide de deux nouveaux types de béton coulé dans des moules de pierre. Toutefois, aucune garnison n’a occupé les forts, car la signature du traité de Washington en 1871 a mis fin à la menace d’affrontements entre les Britanniques et les Américains.

©Library and Archives Canada, PA129603, from the National Film Board, Phototèque Collection / Bibliothèque et Archives Canada, PA129603, Office national du film du Canada, Collection Phototèque, 1947


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Dana Johnson, 1997
Lieu historique national du Canada Forum-de-Montréal
Montréal, Québec

Le Forum de Montréal est un vaste lieu de rassemblement intérieur voué au hockey sur glace professionnel. Il est situé au coin des rues Sainte-Catherine et Atwater à Montréal.

Le Forum de Montréal a été désigné lieu historique national du Canada en 1997 parce qu’il était sans contredit le site sportif le plus connu du pays. En raison de son association étroite avec l’une des concessions les plus rentables en Amérique du Nord, celle des Canadiens de Montréal, il est également un endroit culturel populaire au Canada illustrant le rôle du hockey. En outre, le Forum est le plus ancien des grands arénas du pays et, tout au long de son histoire, il a été un lieu marquant où se sont déroulés d’importants événements culturels, politiques et religieux.

La valeur patrimoniale du lieu réside dans son association avec le hockey sur glace professionnel et, particulièrement, avec son rôle d’ancien port d’attache des Canadiens de Montréal. Construit en 1924 pour accueillir les parties de hockey professionnel, le Forum de Montréal a été pendant 71 ans le port d’attache des Canadiens de Montréal, l’une des plus anciennes équipes professionnelles du Canada et la plus vieille concession encore en exploitation du pays. Fondée en 1909, l’équipe des Canadiens a établi des records inégalés dans l’ensemble du sport professionnel en Amérique du Nord, ayant à son crédit le plus grand nombre de participations aux séries éliminatoires et aux séries finales de la Coupe Stanley. En raison de son association étroite avec les Canadiens, le Forum est considéré comme le « temple sacré » du hockey sur glace.

Le Forum est un des premiers et rares exemples de lieu de présentation intérieur d’événements nationaux et internationaux, et a accueilli un large éventail d’événements sociaux, politiques et religieux dont des concerts pop et rock, des concerts classiques et des opéras; des spectacles non musicaux de tous genres; des événements sportifs autres que le hockey, notamment la boxe, la lutte, le tennis et la compétition de gymnastique des Jeux olympiques de 1976; des rassemblements politiques et religieux, des congrès, des rencontres et des cérémonies.

Le bâtiment a été reconstruit dans sa presque totalité en 1968. Il a été officiellement fermé et converti à d’autres usages en 1996.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Gare-du-Canadien-Pacifique-à-Berthier
Sainte-Geneviève-de-Berthier, Québec

La gare du Canadien Pacifique à Berthier se trouve à plusieurs kilomètres à l’extérieur de la ville de Sainte-Geneviève-de-Berthier, sur la ligne de chemin de fer du Canadien Pacifique. Il s’agit d’un charmant bâtiment d’un étage et demi en bois construit à la fin du XIXe siècle.

La gare du Canadien Pacifique à Berthier a été désignée lieu historique national en 1976 parce qu’elle témoigne de l’expansion du Canadien Pacifique.

Érigée en 1877, cette gare fait partie d’une série de petites gares locales construites par le Quebec, Montreal, Ottawa and Occidental (OMO&O) Railroad sur sa ligne de chemin de fer dans la vallée du Saint-Laurent entre Montréal et Québec. Le Canadien Pacifique se porte acquéreur de cette ligne en 1885 afin d’améliorer son service vers l’Atlantique; la gare conserve sa vocation première pendant plus d’un siècle. Le bâtiment n’a pas été désigné gare ferroviaire patrimoniale parce qu’il n’est pas conforme aux critères de désignation. La valeur patrimoniale de la gare du Canadien Pacifique de Berthier tient à sa vocation, à son emplacement ainsi qu’à son plan et à sa composition standard.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2002
Lieu historique national du Canada de la Gare-du-Grand-Tronc-à-Acton Vale
Acton Vale, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Gare-du-Grand-Tronc-à-Acton Vale est un petit terminal pour passagers situé dans la municipalité d’Acton Vale, au Québec. Ce bâtiment de bois pittoresque comprend une variété de formes et de détails structurels, comme une tourelle, des fenêtres à carreaux, des lucarnes et un toit à pignon à forte pente. De grandes consoles soutiennent les corniches en surplomb du toit en forme de cloche.

La gare du Grand Tronc à Acton Vale exprime le développement du chemin de fer de la Compagnie du Grand Tronc au Québec. La conception de ce bâtiment est inspirée des plans normalisés utilisés par la Compagnie du Grand Tronc pour la construction de plusieurs gares entre 1895 et 1905 sur la ligne reliant Montréal à Portland, dans le Maine. Fondée en 1853, la Compagnie du Grand Tronc fut englobée par la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada après sa création en 1919. La valeur patrimoniale de ce lieu historique réside dans les éléments encore existants de sa conception, de ses matériaux et de sa décoration d’origine. Le bâtiment abrite maintenant l’office du tourisme de la municipalité ainsi qu’un centre d’exposition.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1992
Lieu historique national du Canada de la Gare du Grand Tronc à Saint-Jean-d'Iberville
Saint-Jean-sur-Richelieu, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Gare du Grand Tronc à Saint-Jean-d’Iberville est une ancienne gare de voyageurs située dans la ville de Saint-Jean-d’Iberville (Québec). Il s’agit d’un édifice en brique rectangulaire de plain-pied, d’apparence solide, construit en 1890, qui comporte des éléments de style Château. Les avant-toits en surplomb forment une marquise saillante qui court le long de l’édifice côté quai et sur les élévations côté rue.

Si la gare du Grand Tronc à Saint-Jean-d’Iberville a été désignée lieu historique national du Canada en 1976, c’est parce qu’elle illustre l’expansion du chemin de fer du Grand Tronc (Grand Trunk Railway).

La gare du Grand Tronc à Saint-Jean-d’Iberville symbolise la présence de la Grand Trunk Railway au Québec avant sa fusion, en 1923, avec la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada. La société a été constituée en 1853 afin de servir toute la province du Canada jusqu’à la côte est. Elle a été créée en associant de nouvelles lignes à des lignes existantes, pour finalement s’étendre de Sarnia (Ontario) à Portland (Maine). Cette construction de plain-pied est typique des petites gares de l’époque, avec la salle d’attente, le bureau du chef de gare et la consigne sous le même toit. Sont à noter des éléments tels que les larges consoles qui soutiennent la marquise saillante et les portes et les fenêtres élégantes avec leurs proportions allongées. La valeur patrimoniale de ce lieu tient à ses associations historiques qu’illustrent sa conception, ses matériaux et sa décoration d’origine. Il sert, à présent, d’office de tourisme à la ville.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1990
Lieu historique national du Canada de la Gare-de-l'Intercolonial-à-Lévis
Lévis, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Gare-de-l'Intercolonial-à-Lévis est une gare en pierre à deux étages située du côté est (ville) de l'ancienne voie ferrée du CN qui, à travers son histoire, a longé la rive droite du fleuve Saint-Laurent à Lévis. La gare est située au pied de la côte du Passage, près de l'intersection avec la rue Saint-Laurent.

La Gare de l'Intercolonial à Lévis a été commémorée en 1976 à titre de terminus effectif de l'Intercolonial depuis Halifax.

La valeur patrimoniale de ce lieu réside dans son association avec le chemin de fer Intercolonial (CFI) historique et dans la survie de l'édifice depuis l'époque où il servait de terminus du CFI, au XIXe siècle.

Le chemin de fer Intercolonial, construit à l'origine entre Halifax et Rivière-du-Loup (1867), a étendu sa ligne principale jusqu'à Lévis en 1879 par l'achat du segment Charny/Rivière-du-Loup construit par le chemin de fer du Grand Tronc entre 1854 et 1860. En 1884, le chemin de fer Intercolonial a largement remodelé l'édifice abritant l'hôtel de ville et le marché de Lauzon à Lévis pour en faire une gare. Dans les années qui ont suivi, le chemin de fer du Grand Tronc et la Compagnie du chemin de fer du Québec central ont également utilisé les installations terminales de l'édifice. Le chemin de fer du Grand Tronc et l'Intercolonial ont tous deux été fusionnés avec les Chemins de fer nationaux du Canada (CNC) après 1919, et l'édifice est alors devenu une gare des CNC. La gare a été rénovée et modernisée en 1986 pour desservir les passagers de VIA Rail, mais elle a été fermée en 1993 lorsque le service de cette ligne de chemin de fer a pris fin.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, CIHB/IBHC, 1990
Lieu historique national du Canada de la Gare-Windsor-du-Canadien-Pacifique
Montréal, Québec

La gare Windsor, un bâtiment en pierre construit à la fin du XIXe siècle dans le style néoroman, est une gare terminus et le siège social du Canadien Pacifique (CP). Elle est située bien en évidence à l'angle de la place du Canada, à Montréal.

La gare Windsor a été désignée lieu historique national en 1975, parce qu'elle est un excellent exemple de l'architecture de style néoroman.

Construite pour le CP en 1888-1889 selon les plans de l'architecte étasunien Bruce Price, la gare est l'un des premiers bâtiments importants érigés dans le courant 'Richardsonian' du style néoroman au Canada. La partie originale conçue par Price a donné le ton à la structure et aux principaux agrandissements de 1900-1906 (selon les plans d'Edward Maxwell) et de 1909-1914 (selon les plans de W.S. Painter). Les agrandissements sont compatibles avec le dessin original, renforcent le caractère néoroman et font le lien entre le style néoroman et le style Château caractéristique des bâtiments ultérieurs du CP.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais
Grosse-Île, Québec

Station de quarantaine pour tous les nouveaux immigrants de 1832-1937.

Située au milieu du fleuve Saint-Laurent, la Grosse Île sert de station de quarantaine de 1832 à 1937 pour le port de Québec. Il s'agit, à l'époque, de la principale porte d'entrée des immigrants au Canada.

Le lieu historique national de la Grosse-Île-et-le-Mémorial-des-Irlandais est situé sur la Grosse-Île dans le fleuve Saint-Laurent. Ce lieu était un station de quarantaine au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Aujourd’hui, il comprend des bâtiments, des ressources archéologiques et ethnologiques, des ouvrages de génie, des cimetières et autres paysages culturels, ainsi que des monuments (un votif; deux commémoratifs). Cette désignation comprend toutes les ressources historiques contributives situées sur l’île.

La valeur patrimoniale du lieu réside dans son paysage culturel et les composantes qui illustrent le processus de mise en quarantaine pour les immigrants arrivant au Canada par le port de Québec entre 1832 et 1937, notamment pour l'immigration irlandaise particulièrement importante durant la première moitié du XIXe siècle.

Parmi les résidents du lieu, le docteur Frederick Montizambert, surintendant de l'île de 1869-1899. Sa foi dans la médecine préventive moderne (microbiologie, épidémiologie, désinfection et vaccination) l'a amené à concevoir une nouvelle génération de postes de quarantaine, afin de protéger la population canadienne des épidémies.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Hangar-d'Alerte
La Baie, Québec

Le lieu historique national du Canada du Hangar-d’Alerte est situé à l’extrémité est de la Base des Forces canadiennes (CFB) Bagotville, au Québec. Il s’agit d’un ensemble de quatre larges hangars en acier, regroupés deux par deux, et disposés de part et d’autre d’un bâtiment rectangulaire plus modeste, le centre domestique, situé dans la zone dite «d’alerte», à l’extrémité de la piste d’atterrissage. Chaque hangar est coiffé d’un toit à deux versants en acier et comporte deux larges portes à trois panneaux qui se déplace verticalement à l’avant et à l’arrière. Les hangars sont reliés au centre domestique par deux longs passages couverts.

Durant la guerre froide, le hangar d’alerte de Bagotville faisait partie d’un réseau de cinq bases de chasseurs en tout temps destiné à contrer les attaques surprises des bombardiers soviétiques. L’aménagement du bâtiment témoigne du mode de vie auquel devaient s’astreindre ses occupants pendant la guerre froide, alors que des pilotes et des membres du personnel opérationnel et du personnel au sol y étaient parfois confinés jusqu’à une semaine. À chaque extrémité, des portes coulissantes permettaient aux pilotes de faire décoller leurs appareils rapidement, en cas d’alerte. La salle à manger et les dortoirs situés à l’intérieur du centre domestique, se trouvaient à quelques mètres à peine des chasseurs armés et prêts à décoller. Comme leurs homologues de la Deuxième Guerre mondiale, les pilotes de Bagotville devaient être prêts à sauter dans leur cockpit à tout moment. Les pilotes de la guerre froide vivront cet état d’alerte permanent pendant plus de trente ans dans des structures reflétant la permanence anticipée de nouvelles guerres. Le hangar d’alerte, construit selon le premier modèle conçu par l’Aviation royale du Canada (ARC) durant les années 1950, est parmi les derniers exemples de ce type de construction au Canada à subsister. D’apparence austère, il se démarque par ses dimensions imposantes ainsi que par son architecture très fonctionnelle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, ca. 2005
Lieu historique national du Canada Hochelaga
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada Hochelaga est un paysage culturel évoquant un ancien village iroquoien qui consiste en un espace gazonné d’une superficie d’environ 79 mètres carrés. Le lieu est situé à gauche de l’entrée principale de l’Université McGill, sur la rue Sherbrooke à Montréal.

Le lieu historique national du Canada Hochelaga rappelle l’ancien village iroquoien d’Hochelaga. Des documents écrits tels que le carnet de voyage de Jacques Cartier, écrit lors de son second voyage dans la région du fleuve Saint-Laurent, en 1535, témoignent de l’existence du village dans les environs. Il s’agit aujourd’hui d’un lieu disparu dont l’emplacement exact est inconnu.

La valeur historique du lieu historique national du Canada Hochelaga repose sur son association avec le village iroquoien d’Hochelaga. Selon les notes de Cartier datant d’octobre 1535, le village entouré d’une palissade abritait environ 1500 Iroquoiens dans une cinquantaine de longues maisons d’environ huit mètres de hauteur et aux longueurs variables, logeant des familles réunies sous la lignée matriarcale. Vers 1600, des Français de retour en Nouvelle-France remarqueront la disparition du village Hochelaga. Cette absence coïncide avec le moment où l’ensemble des Iroquoiens quittèrent la vallée du Saint-Laurent après la formation d’alliances commerciales, desquelles ils étaient exclus, entre les Français et les Montagnais, les Algonquins et les Hurons. Afin de consolider les alliances concernant la traite de la fourrure, les Français se montrèrent hostiles envers les Iroquoiens, causant ainsi leur départ.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2004
Lieu historique national du Canada de l'Hôpital-des-Sœurs-Grises
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada de l'Hôpital-des-Sœurs-Grises est situé dans le Vieux-Montréal. Construit en 1765, ce bâtiment de trois étages et demi est un exemple d’architecture canadienne-française ancienne et un des bâtiments encore existants du complexe hospitalier des Sœurs Grises. Bâtiment attrayant construit en solide maçonnerie, il est d’apparence austère et arbore un toit à pignon, de hautes fenêtres encastrées, un sous-sol complet, des ajouts latéraux et une aile centrale à l’arrière. L’intérieur est vide et il reste peu de finition. À l’arrière, on retrouve les vestiges du mur de l’ancienne chapelle.

Le bâtiment principal a été construit en 1765 sur l’emplacement précédent de l’hôpital des Frères hospitaliers. En 1747, l’hôpital actuel a été cédé aux soins de Sainte-Marie-Marguerite d’Youville et de l’Ordre des Sœurs Grises de façon à poursuivre les soins prodigués aux malades. Endommagé par le feu en 1765, le bâtiment a été reconstruit et deux ailes y ont été ajoutées au 19e siècle pour répondre au besoin d’espace additionnel. En 1871, les Sœurs Grises se sont relocalisées dans une nouvelle résidence et en 1900, la section nord du complexe ainsi que la moitié de la chapelle ont été démolies afin de rallonger la rue Saint-Pierre. De 1900 à 1973, l’édifice vacant fut utilisé de façon intermittente comme entrepôt.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Michel Pelletier, 2004
Lieu historique national du Canada de l'Hôtel-Dieu-de-Québec
Québec, Québec

Le lieu historique national du Canada de l’Hôtel-Dieu-de-Québec est un vaste complexe religieux et hospitalier situé au cœur du Vieux-Québec, au Québec. Fondé en 1637, il est maintenant un des plus importants hôpitaux de la ville. Le site comprend des structures inter-reliées dont la construction remonte de 1695 à 2001. Les voûtes du sous-sol qui soutiennent les ailes hautes de trois étages ont été construites en 1695. Des murs de pierre entourent le cimetière, le monastère, le jardin et le cloître adjacent des Augustines. Inaugurée en 1803, la chapelle de l’hôpital a vu son intérieur et sa façade remodelés au cours des années subséquentes par Thomas Baillairgé.

L’Hôtel-Dieu de Québec a été fondé par la duchesse d’Aiguillon le 16 août 1637. Les Augustines, la communauté religieuse de l’Hôtel-Dieu de Québec, sont arrivées dans la Ville de Québec en 1639 afin de fonder un hôpital destiné à apporter un réconfort physique et spirituel aux personnes dans le besoin. En 1644, elles ont emménagé sur les lieux actuels de l’Hôtel-Dieu de Québec , qui est rapidement devenu le principal hôpital civil et militaire de la Nouvelle-France. Le complexe a graduellement évolué en incorporant de nouveaux ajouts et en 1855, fut désigné hôpital universitaire. En 1995, l’Hôtel-Dieu de Québec a fusionné avec deux autres hôpitaux pour devenir le Centre hospitalier universitaire de Québec. Les sœurs Augustines hospitalières occupent encore le monastère de l’Hôtel-Dieu.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, P St. Jacques, 1994
Lieu historique national du Canada de l'Hôtel-de-Ville-de-Montréal
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada de l’Hôtel-de-Ville-de-Montréal est un majestueux édifice de cinq étages de style Second Empire construit entre 1872 et 1878. À son extérieur grandiose correspond un intérieur tout aussi impressionnant où plus de la moitié de l’espace d’origine était voué à des fonctions cérémonielles. Après un incendie dévastateur, en 1922, l’intérieur a été en grande partie reconstruit, un cinquième étage a été ajouté et la tour centrale a été redessinée. En 1932, un ajout a été construit à l’arrière de l’édifice. Il occupe un site bien en vue, en hauteur, du côté nord de la place Jacques-Cartier.

Premier grand hôtel de ville du Canada voué uniquement à des fins administratives, l’hôtel de ville de Montréal témoignait de l’augmentation de la population à la fin du XIXe siècle et de la complexité croissante de l’administration municipale. Sa situation, place Jacques-Cartier, au coeur d’un district des finances en pleine expansion, témoigne de l’évolution de l’économie de la ville et de la perte d’importance du secteur portuaire, où le premier hôtel de ville avait été construit.

L’échelle monumentale de l’édifice et le choix du style Second Empire permettaient à la ville de manifester son importance au sein des circuits commerciaux d’Amérique du Nord, de mettre en valeur le savoir-faire des artisans locaux et de célébrer son héritage français. Au Canada, l’hôtel de ville de Montréal a été le premier grand édifice public à adopter ce style, dont il reste l’un des plus beaux exemples. Les rénovations qui ont été faites, notamment à la suite de l’incendie de 1922, ont respecté le vocabulaire architectural d’origine.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991
Lieu historique national du Canada de l'Hôtel-de-Ville-de-Québec
Québec, Québec

L’hôtel de ville de Québec est un majestueux édifice en pierre construit en 1895-1896 dans un style éclectique typique de la fin de l’époque victorienne. Le bâtiment occupe tout un quadrilatère dans un secteur en pente de la Haute-Ville de Québec à l’intérieur des limites du site du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le bâtiment a été agrandi par l’ajout de deux étages en 1929.

L’hôtel de ville de Québec a été désigné lieu historique national du Canada en 1984 en raison de son extérieur monumental élégant et de son intérieur richement décoré, qui en font l’un des hôtels de ville les plus majestueux du Canada.

L’hôtel de ville de Québec reflète l’opulence éclectique de la fin de l’époque victorienne par son style Second Empire, tandis que son caractère solennel indéniable témoigne du talent des artisans et des constructeurs locaux. Le bâtiment a une forme classique, ancrée dans la philosophie des Beaux-Arts français, et son vocabulaire évoque bon nombre d’autres sources, dont les styles néo-roman et château. Le faste de l’extérieur est reproduit dans la décoration splendide de l’intérieur, comme le démontrent les somptueuses salles du conseil.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Hôtel-de-Ville-de-Rivière-du-Loup
Rivière-du-Loup, Québec

Le lieu historique national du Canada de l’Hôtel-de-Ville-de-Rivière-du-Loup, situé sur un site proéminent au centre-ville de Rivière-du-Loup, Québec, est un bâtiment éclectique de deux étages en brique rouge, qui a été construit en 1916. Le bâtiment a fait l’objet de travaux de rénovation et d’agrandissement de 1972 à 1973.

La décision d’ériger un nouveau bâtiment municipal pendant la Première Guerre mondiale symbolise la détermination de la ville à moderniser ses services municipaux et à faire sentir sa présence dans la région du Bas-Saint-Laurent. Le style éclectique de cet élégant hôtel de ville, aux décorations inspirées du mouvement Arts and Crafts, le distingue des bâtiments commerciaux de Rivière-du-Loup.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2009
Lieu historique national du Canada de l'Hôtel-de-Ville-de-Roberval
Roberval, Québec

Le lieu historique national du Canada de l’Hôtel-de-Ville-de-Roberval est situé près de la rive du lac Saint-Jean, dans le centre de la ville actuelle de Roberval (Québec). Le lieu comprend un vaste bâtiment de trois étages en brique de style Second Empire tardif aux toits de métal à forte pente. Il a été construit en 1928-1929 pour montrer l'importance croissante de la ville comme centre administratif et capitale régionale du Lac Saint- Jean.

La valeur patrimoniale de ce lieu réside dans ses liens historiques avec la ville de Roberval, tels qu'illustrés par sa conception monumentale, sa forme et ses matériaux. Construit selon le plan de l’architecte Charles Lafond en 1928-1929, l’hôtel de ville de Roberval reflétait la prospérité et l'importance de la communauté. Conçu selon la tradition des bâtiments publics de style Second Empire, très répandus au Québec; la conception, la forme et la construction du bâtiment sont conformes aux principes des Beaux-Arts. Le bâtiment présente des tours couronnés de pavillons, d'une décoration classique et un escalier central. L'allure monumentale de l'édifice proclamait l'importance croissante de la ville comme centre administratif et capitale régionale du Lac Saint- Jean. L’hôtel de ville jouait, au départ, un rôle multifonctionnel, servant de caserne de pompiers, de théâtre, d’immeuble d’habitation de même que de bureau pour l’administration municipale, son rôle premier.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Daniel Laroche
Lieu historique national du Canada de l'Île aux Basques
Trois-Pistoles, Québec

Le lieu historique national du Canada de l'Île aux Basques est une longue île étroite située à environ cinq kilomètres au nord de Trois-Pistoles, sur le fleuve Saint-Laurent, au Québec. Mesurant deux kilomètres de long par 400 mètres de large, cette île abrite un mélange de forêt, de prairie et de marais et ses rives présentent des baies abritées et des plages sablonneuses. Des vestiges archéologiques à quatre endroits y indiquent une activité autochtone à la fois antérieure et postérieure aux premiers contacts. Trois autres sites montrent des traces d’occupation par des pêcheurs basques venus de France entre 1584 et 1637.

Occupée successivement par des groupes autochtones, des marins basques, des missionnaires Jésuites et des colons, l’Île aux Basques témoigne de nombreux siècles d’activité humaine. On y a découvert des vestiges archéologiques à sept endroits dans le sud de l’île. La présence des Autochtones peut avoir consisté en de petits groupes installés pour un temps limité, sur une base saisonnière, pour la chasse, la pêche et la cueillette. Les conditions climatiques difficiles pourraient y avoir limité l’occupation des Basques français à des visites sporadiques et saisonnières au cours des mois les plus cléments. L’île représente la limite est de la présence des Iroquois dans le sud de la région du Saint-Laurent et comporte la plus forte concentration de sites basques de tout l’estuaire du Saint-Laurent. L’île a été occupée par les Basques venus de France, contrairement au lieu historique national du Canada de Red Bay, qui fut occupée par les Basques venus d’Espagne. L’île est le seul établissement basque de tout l’estuaire où le contact entre Européens et Autochtones est documenté par des preuves archéologiques. L’île est maintenant une aire protégée désignée servant de sanctuaire et de refuge aux oiseaux migrateurs.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Nathalie Clerk, 2006
Lieu historique national du Canada du Jardin-Botanique-de-Montréal
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada du Jardin-Botanique-de-Montréal est un jardin botanique aménagé au cours du XXe siècle qui s’étend aujourd’hui sur un quadrilatère de 75 hectares dans l’est de Montréal, au Québec. Il s’agit d’un paysage culturel ayant un caractère tant formel que pittoresque et qui est notamment constitué d’une trentaine de jardins thématiques, une dizaine de serres, un arboretum et un pavillon administratif de style Beaux-Arts et Art déco ayant la forme d’un « H ».

La valeur historique du jardin botanique de Montréal repose sur son association avec l’instigateur du projet, le frère Marie-Victorin, désigné personne historique nationale. Le jardin est l’une de ses nombreuses réalisations s’insérant dans le mouvement scientifique canadien de son époque, et pour lequel il incarne une figure marquante pour son approche novatrice en botanique. Son oeuvre a été réalisé en collaboration avec Henri Teuscher, l’horticulteur, botaniste et architecte paysagiste qui a conçu les plans d’origine du jardin. Bon nombre des éléments d'origine du jardin ont été conservés; il a évolué de façon très harmonieuse au fil du temps dans la continuité des intentions du concepteur.

Les fonctions principales des jardins botaniques modernes sont la recherche, la conservation, la présentation et l’éducation, auxquels le jardin botanique de Montréal adhère depuis sa création en 1931, et son ouverture au public en 1936. En 1938, le frère Marie-Victorin a notamment fondé l’École d’apprentissage horticole et réservé une partie du jardin botanique de Montréal pour les étudiants et les chercheurs. En plus de sa pérennité, les valeurs scientifique et esthétique du lieu reposent sur l’ampleur, l’intégralité, la complexité et la qualité des installations du jardin, et la rareté, puisqu’il constitue l’un des principaux jardins botaniques au monde. L’expérience esthétique repose entre autres sur la beauté de l’ensemble du lieu, la végétation aux coloris, aux agencements et aux formes des plus diversifiées, ainsi que sur les contrastes, le dépaysement, la variété ou l’harmonie existant d’un jardin à l’autre.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada des Jardins-de-Métis
Grand-Métis, Québec

Le lieu historique national du Canada des Jardins-de-Métis comprend un jardin d’inspiration anglaise, dont la création par Elsie Reford remonte à la période comprise entre 1926 et 1958. La propriété d'environ 18 hectares (45 acres) est située au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Métis, entre les villes de Mont-Joli et de Matane, près de Sainte-Flavie, au Québec. Le lieu comprend une villa et six jardins distincts mettant en valeur plus de 500 espèces florales.

Les Jardins de Métis constituent un excellent exemple canadien des jardins d’inspiration anglaise du XXe siècle. De 1926 à 1958, Elsie Reford dessina et aménagea les nombreux jardins sur les terres de la résidence d'été que lui offra son oncle George Stephen, fondateur du Chemin de fer Canadien Pacifique et éminent homme d'affaires du Canada au XIXe siècle. À l’origine le terrain d'un chalet de pêche, Mme Reford conçut des jardins dans un paysage rustique en tenant compte du microclimat favorable du lieu et de ses magnifiques points de vue. Le lieu comprend maintenant des jardins spécialisés, des sentiers sinueux, une allée royale et une multitude de plates-bandes disposées de manière informelle.

©Québec City / Ville du Québec, 1997
Lieu historique national du Canada La Fabrique
Québec, Québec

Le lieu historique national du Canada La Fabrique est situé dans le quartier Saint-Roch de la ville de Québec. Anciennement un bâtiment à vocation industrielle, La Fabrique abrite aujourd’hui les bureaux du Service de l’aménagement du territoire et du Service du développement économique de la ville de Québec, de même que l’École des arts visuels de l’Université Laval. Cet édifice à l’allure frappante est situé sur le boulevard Charest Est et est fait de briques rouges. Il comprend des éléments de finition ornementaux en briques blanches, et il est doté de tours carrées d’inspiration médiévale ainsi que d’une riche ornementation.

La valeur de La Fabrique réside dans son rôle important dans l’industrie canadienne du vêtement. Son histoire commence avec l’Argenteuil Paper Manufactory, construite en 1804 par deux papetiers américains, Walter Ware et Benjamin Wales. Cette usine produit, à partir de chiffons, du papier d’emballage et du papier journal qu’elle vend essentiellement sur le marché montréalais, de 1805 à 1834. Pendant une bonne partie de cette période, l’usine est dirigée par James Brown, papetier montréalais et fondateur de la Montreal Gazette. L’usine, située dans la municipalité de Saint-André-Est (maintenant Saint-André-d’Argenteuil), au Québec, est la première et pendant de nombreuses années la seule usine de papier sur le territoire formant aujourd’hui le Canada. Les origines de l’industrie canadienne des pâtes et papiers remonteraient donc à son établissement. La période pendant laquelle elle héberge la Dominion Corset ne fera que consolider sa place dans l’histoire industrielle canadienne. En 1964, une annexe moderne de style international est construite. Restauré et partiellement reconstruit en 1992-1993, le bâtiment comprend maintenant un atrium, et l’intérieur a été rénové et subdivisé.

Lieu historique national du Canada de La Main
Montréal, Québec

La « Main » est un arrondissement de six kilomètres de longueur longeant le boulevard Saint-Laurent à Montréal, qui va de la rue de la Commune dans le sud jusqu'à la rue Jean-Talon dans le nord, et où des immigrants se sont installés, par vagues successives en y établissant leurs commerces et résidences. L'arrondissement se caractérise par un mélange de petites usines, de boutiques, de théâtres et de restaurants que des gens d'origines ethniques diverses ont établis et développés au fil du temps.

La valeur patrimoniale de l'arrondissement réside dans son association avec les vagues successives d'immigrants et leurs efforts pour s'établir au Canada. L'arrondissement se caractérise par la diversité des types d'édifices fonctionnels, habituellement d'échelle modeste, et leur réaménagement successif par des gens d'origines ethniques diverses, conférant à l'arrondissement un caractère cosmopolite particulier.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada Louis-Joseph-Papineau
Montréal, Québec

Maison en pierre construite en 1785, habitée de façon intermittente par Louis-Joseph Papineau.

Situé dans le quartier du Vieux-Montréal, sur la rue Bonsecours, le lieu historique national du Canada de Louis-Joseph-Papineau constitue un modèle architectural typique de la région montréalaise des confins des XVIIIe et XIXe siècles. Cette résidence a été habitée par quatre générations de la famille Papineau, soit Joseph Papineau père, Joseph Papineau fils, Louis-Joseph Papineau ainsi que sa descendance. Ce lieu historique national du Canada est fermé au public.

Le lieu historique national du Canada Louis-Joseph-Papineau était la demeure de la famille Papineau à Montréal. Dotée d’un toit abrupt, la maison en pierre de deux étages et demi donne directement sur la rue Bonsecours. Un passage cocher voûté permet l’accès aux véhicules à la cour arrière.

La valeur du lieu historique national du Canada Louis-Joseph-Papineau réside dans son lien avec Papineau pendant ses années les plus actives sur la scène politique. L’architecture originale de la maison, associée au régime français, témoigne des racines de Papineau, tout comme le fait que sa famille a longtemps été propriétaire des lieux. Les modifications que Papineau a apportées à la maison en 1831-1832 donnent un aperçu de ses goûts et des idées en vogue qu’il a adoptés.

La maison a été la propriété de la famille Papineau de 1748 à 1779, puis de 1809 à 1920. Elle a été considérablement rénovée par Louis-Joseph Papineau en 1831-1832. Les modifications apportées comprenaient la construction d’un passage cocher voûté en brique donnant accès à la cour arrière, le déplacement de la porte d’entrée principale du centre vers une des extrémités de la façade et l’aménagement d’un nouveau vestibule intérieur et d’un grand escalier. La maison a été vendue au gouvernement du Canada en 1982. Sous l’administration de Parcs Canada, son toit et sa façade ont été en grande partie refaits.



©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada Louis-S.-St-Laurent
Compton, Québec

Maison d'enfance de Louis S. St-Laurent, premier ministre du Canada (1948-1957).

Situé à Compton dans les Cantons-de-l'Est, à 20 kilomètres de Sherbrooke, le lieu historique national du Canada Louis-S.-St-Laurent rappelle la vie et l'œuvre de l'ancien premier ministre du Canada. La visite des lieux vous mène au cœur d'une autre époque, alliant les charmes de la maison natale de Louis S. St-Laurent et du magasin général à l'atmosphère champêtre du village. Découvrez le destin singulier d'un grand homme et laissez-vous envoûter par les attraits de la vie d'autrefois.

Situé en Estrie, au coeur du village de Compton, au Québec, le lieu historique national du Canada Louis-S.-St-Laurent comprend, au sein d’un aménagement paysager gardant les traces de son évolution, la maison, un magasin général et son entrepôt, une petite remise et un kiosque, le tout étant associé à Louis S. St.-Laurent, ancien premier ministre du Canada. On y trouve également deux constructions récentes dont l’une rappelle, par sa localisation et son volume, l’ancienne grange-étable de la propriété.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada Louis-S.-St-Laurent réside dans le fait que le paysage culturel renferme des éléments qui sont associés à la vie de Louis S. St-Laurent (1882-1973) et permet d’évoquer la vie dans un village des Cantons de l’Est sur une durée d’un siècle.

Louis S. St-Laurent est né sur cette propriété dont il a hérité, en partie, en 1933 et dont il est resté propriétaire jusqu’en 1971. Le lieu historique comprend trois lots acquis par ses parents en 1881 et 1908, et renferme quatre bâtiments d’époque. Deux bâtiments déjà en place - une maison et un magasin général - ont été achetés par les St-Laurent en 1881, et agrandis par la suite. Deux constructions ont été ajoutées par la famille, soit une petite remise (entre 1885 et 1900) et un abri où se trouve la balance à poids (1936). Le lieu recèle également les vestiges archéologiques de bâtiments datant de l’époque de St-Laurent et deux bâtiments plus récents. Parcs Canada gère le lieu depuis 1975.

©Library and Archives Canada / Bibliothèque et Archives Canada, PA-056837, C. M. Johnson, 1934
Lieu historique nationale du Canada Madeleine-de-Verchères
Verchères, Québec

Le lieu historique national du Canada Madeleine-de-Verchères est situé dans un petit parc paysager sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent à Verchères, au Québec. Le site comprend une statue de bronze représentant Madeleine de Verchères, d’une hauteur de 7,2 mètres, fixée au sommet d’une tour conique avec une base de forme carrée, se dressant telle une sentinelle face au fleuve. Le site comprend également la surface gazonnée minutieusement entretenue ainsi que la clôture entourant le monument.

En 1692, un groupe d’Iroquois attaqua le Fort de Verchères dans ce qui était alors la Nouvelle-France. Au moment de l’attaque, Madeleine de Verchères (1678-1747), alors âgée de 14 ans, ses deux jeunes frères, un vieux domestique et deux soldats tenaient le fort. La jeune Madeleine en dirigea alors la défense, ce qui mena, après huit jours de résistance, à une victoire.

Au début du XXe siècle, le gouverneur général du Canada, Lord Grey, suggéra un projet de commémoration pour honorer le rôle joué par Madeleine de Verchères dans la défense du Fort de Verchères. Après avoir vu la statuette de Madeleine de Verchères réalisée par Louis-Philippe Hébert en 1910, le gouverneur général suggéra de la faire reproduire à grande échelle et de la placer sur le promontoire de Verchères, face au fleuve Saint-Laurent. Le monument a été érigé en 1913, et en 1927, une plaque y a été apposée par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Mairie-du-Canton-de-Bolton-Est
East Bolton, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Mairie-du-Canton-de-Bolton-Est consiste en un hôtel de ville de deux étages au parement de planches à clin, situé dans la municipalité de Bolton-Est, au Québec. Bien qu’elle date de la deuxième moitié du XIXe siècle et qu’elle soit d’échelle modeste, la mairie du canton de Bolton-Est présente une conception architecturale très sophistiquée. Conçue pour remplir plusieurs fonctions, elle abrite des installations destinées à l’administration et à la cour municipale.

Durant la seconde moitié du XIXe siècle, de nombreux édifices publics furent construits par les anglophones des régions rurales du Québec par suite de l'adoption de la Loi des municipalités et chemins du Bas-Canada, en 1855. Par souci d’économie, la mairie du canton de Bolton-Est a été construit en bois obtenus localement, au moyen d'une corvée tenue vers 1867 grâce à l'effort communautaire d'une main d'oeuvre volontaire. L'édifice a été conçu pour servir plusieurs fonctions. L’édifice abrita une salle de conseil et un lieu de rencontre sociale, mais c’est la présence d’une salle de cours qui la distingue des anciennes mairies du Canada. La mairie du canton de Bolton-Est est aussi un exemple rare d’une mairie construit en bois qui a conservé certaines de ses fonctions, son apparence d’origine et son architecture sophistiquée. Cet élégant édifice rappelle l'avènement des administrations locales et témoigne de l'esprit qui animait ses constructeurs au Canada.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Mairie-de-Havelock
Havelock, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Mairie-de-Havelock, un bâtiment en pierre abritant une salle unique s’élevant sur deux étages servant de mairie, a été construit en 1868. Il se trouve sur un lot isolé, sur une route rurale du canton de Havelock, au Québec.

Dans la vallée du Saint-Laurent, les habitants de Havelock furent parmi les premiers à se prévaloir du statut de municipalité rurale lorsque la loi le permit en 1855. En 1868, MM. Sanders et Kirkland érigèrent cet édifice suivant les plans de Charles Gordon, pour abriter les réunions du conseil et diverses assemblées publiques. Bien que son aménagement, composé d'une salle unique s'élevant sur deux étages, soit commun à beaucoup de mairies bâties au Canada au XIXe siècle, sa construction en pierre, aux détails raffinés et aux proportions classiques, est exceptionnelle et témoigne de la fierté civique de ses bâtisseurs.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1970
Lieu historique national du Canada de la Maison Bélanger-Girardin
Beauport, Québec

La Maison Bélanger-Girardin est un bâtiment de pierre d’un étage et demi au toit à forte inclinaison construit au début du XVIIIe siècle dans la tradition architecturale québécoise. Une remise contiguë a été construite au début du XIXe siècle. La maison est située dans le Vieux Beauport, près de la ville de Québec dans la vallée du Saint Laurent. Elle est entourée de vastes pelouses et avoisine un couvent, ce qui lui confère une allure quelque peu campagnarde.

La Maison Bélanger-Girardin été désignée lieu historique national en 1982 car elle est représentative des habitations du début du régime français construites en campagne près de la ville de Québec, tant par sa conception que son évolution structurale.

La Maison Bélanger-Girardin constitue l’un des rares exemples qui subsiste aujourd’hui d’une maison de pierre datant du début du régime français. Elle est située à Beauport, l’une des premières seigneuries créées en Nouvelle France.

Bâtie en deux étapes (vers 1722-1727 puis vers 1735), la maison actuelle a d’abord constitué un ajout à une maison en bois construite (vers 1673) par Nicholas Bellanger, son premier occupant, puis a complètement remplacé cette dernière. Les travaux de 1735 ont été effectués par Jean Marcou, propriétaire ultérieur et maçon. Les vestiges de la structure originale de bois ne sont apparents qu’à l’intérieur et sur le mur ouest. Cléophas Girardin a aussi habité la maison, mais à une période ultérieure.

La forme, les matériaux, les proportions, les ouvertures et l’aménagement intérieur de la Maison Bélanger-Girardin en font un bel exemple de l’architecture domestique rurale québécoise du début du XVIIIe siècle. Elle représente la transposition dans la vallée du Saint Laurent des formes architecturales résidentielles et des méthodes de construction traditionnelles du nord de la France. L’utilisation de crépi pour recouvrir la pierre représente une adaptation des formes et des méthodes connues au climat et à la géographie de la Nouvelle France.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1982
Lieu historique national du Canada de la Maison-Cartier
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Cartier est situé sur le côté est de la place Jacques-Cartier dans le secteur du Vieux-Montréal, au Québec. Construit entre 1812 et 1813, il s’agit d’un bâtiment en pierre de taille de deux étages et demi, surmonté d’un toit à deux versants revêtu de fer blanc. La propriété compte également une cour arrière et une adjonction en bloc de pierre. Associée durant la majeure partie de son existence au commerce de l’hébergement, la maison est l’une des dernières petites auberges existant encore au pays.

En 1808, une parcelle fut cédée à la ville de Montréal afin d’y établir un marché public, le « Marché Neuf », sur ce qui est aujourd’hui connue comme la place Jacques-Cartier. Devant cette effervescence, Augustin Perrault et Louis Parthenay s’engagèrent dans la spéculation foncière. Ces deux associés achetèrent un terrain au Marché Neuf, puis conclurent, le 10 mars 1812, une entente avec Amable Amiot, qui s’engageait à leur construire deux ou trois maisons à cet endroit. Le premier bâtiment terminé fut la maison Cartier. Aussitôt qu’il fut complété, cet immeuble fut mis en location. Un de ses premiers occupants fut le tavernier Joseph Sicard Carufel. Aujourd’hui, la maison Cartier est un restaurant et aussi, l’une des dernières petites auberges existant encore au pays.

La Maison Cartier représente un exemple de bâtiments ayant servi d’auberge du début du XIXe siècle, une catégorie d’immeuble très populaire à une époque où les voyageurs devaient faire de fréquents arrêts. Maintenant revêtue de pierres de taille, elle est pourvue d’une galerie au niveau de la rue. Le rez-de-chaussée est marqué par de larges fenêtres et une double porte du côté gauche. Six fenêtres, disposées de façon ordonnée, ornent le premier étage et trois lucarnes ponctuent le toit à deux versants. Couverte de fer-blanc, la toiture est fermée par des murs coupe-feu qui prolongent les murs pignons.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2008
Lieu historique national du Canada de la Maison-Chapais
Saint-Denis-De La Bouteillerie, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Chapais se trouve sur un lot étroit situé sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent, dans le village de St-Denis, au Québec. La maison rectangulaire de deux étages et demi recouverte de clins, dotée d’une aile arrière et surmontée de lucarnes et d’un toit en forme de cloche, a appartenu pendant plusieurs années à Jean-Charles Chapais, l’un des pères de la Confédération, puis à son fils, l’historien Thomas Chapais. De nombreux éléments font d’elle un excellent exemple de l’architecture québécoise du XIXe siècle, notamment son revêtement à clins, ses galeries ceinturant le premier étage et flanquées de vastes balcons, ses escaliers tournants et son aménagement et sa décoration intérieurs soignés.

La maison a été construite de 1832 à 1834 par Jean-Charles Chapais, qui est associé avec l’histoire et l’architecture du bâtiment. Pendant qu'il habitait la maison, Chapais a contribué activement au développement économique et culturel de la région de Kamouraska. Délégué à la Conférence de Québec et père de la Confédération, il a été nommé au Sénat en 1868 et il a occupé les postes de ministre de l'Agriculture et de receveur général dans les cabinets Macdonald. Quant à son fils, Sir Thomas Chapais, il a été nommé chevalier en 1935 pour ses travaux en qualité d’historien canadien. Il a aussi été avocat, journaliste, membre du conseil législatif de Québec, ainsi que membre du Sénat canadien. Thomas Chapais naquit et mourut dans cette maison.

La valeur patrimoniale de la maison Chapais réside aussi dans son caractère architectural, y compris son toit en forme de cloche légèrement incurvé, ses grands balcons qui ceinturent le premier étage, ses terrasses qui reçoivent les escaliers tournants, et ses portiques d’une sculpture sobre. Elle inclut les boiseries, la menuiserie, le savoir-faire précis, les finis raffinés ainsi que les détails intérieurs qui sont exceptionnels pour une maison de ce genre.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2002
Lieu historique national du Canada de la Maison-de-Salaberry
Chambly, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Maison-de-Salaberry est situé en face des rapides de Chambly à Chambly, au Québec. Le lieu comprend une large maison en pierre de trois étages construite dans le style vernaculaire des villas de Montréal du début du XIXe siècle. La maison comprend un toit en croupe bas, coiffé de deux lucarnes à deux versants, deux cheminées latérales, et un imposant portique à colonnes. Elle a été construite sous les ordres du lieutenant-colonel Charles-Michel d’Irumberry de Salaberry de 1814 à 1815. De Salaberry a vécu dans cette maison jusqu’à sa mort en 1829.

La maison de Salaberry a été construite sous les ordres du lieutenant-colonel Charles-Michel d’Irumberry de Salaberry entre 1814 et 1815. De Salaberry était surnommé le « héros de Châteauguay » pour son rôle dans le repoussement des troupes du major-général Wade Hampton à Châteauguay, le 26 octobre 1813. Il a vécu dans cette maison avec son épouse jusqu’à sa mort en 1829.

La maison de Salaberry est représentative du style vernaculaire des villas de Montréal du premier quart du XIXe siècle. Il s’agit d’une large maison en pierre de trois étages qui dispose de deux cheminées latérales en parapet, et de fenêtres à battants. Le bâtiment est de forme rectangulaire et est harmonieusement proportionnée, il dispose d’une maçonnerie en pierre taillée et présente les éléments communs des maisons du début du XIXe siècle, y compris les fenêtres à battants avec des boiseries simples et les contours de fenêtre à lucarne. Il dispose aussi d’un fronton classique soutenu par des colonnes.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1989
Lieu historique national du Canada de la Maison-Étienne-Paschal-Taché
Montmagny, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Maison Étienne-Paschal-Taché est situé dans la ville de Montmagny (Québec). Cette attrayante maison en bois d’un étage et demi a abrité pendant de nombreuses années Étienne-Paschal Taché, un des pères de la Confédération. Présentant des éléments de l’architecture traditionnelle du Québec, la maison avec ses remarquables tours jumelles offre une apparence imposante. Cette maison originale se dresse dans un quartier résidentiel, entourée d’édifices plus récents. La reconnaissance officielle concerne l’édifice sur son lot visé par le droit de propriété. La maison a aussi été classée site historique par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.

La maison a été construite pour Étienne-Paschal Taché, médecin praticien, avant de devenir un personnage important de l’histoire politique du Canada, du milieu des années 1830 jusqu'à sa mort, en 1865. En tant que Premier ministre du Canada-Uni, Étienne-Paschal Taché a présidé la Conférence de Québec de 1864 et, même s’il est mort avant la naissance de la Confédération, il est considéré comme étant l’un des pères de la Confédération. Étienne-Paschal Taché a vécu dans cette maison pendant 35 ans et y a élevé 15 enfants.

La maison comprend des éléments typiques des maisons traditionnelles québécoises, y compris le plan rectangulaire, le toit moyennement incliné vers l’avant, le soubassement dégagé et la construction en gros bois d’œuvre. La maison, construite à la fin des années 1820 et agrandie en 1855 d'une annexe à l’est et d'une tour au nord-est, a été complétée par la construction d’une deuxième tour dans les années 1880. On peut voir l’influence du classicisme britannique dans les éléments architecturaux intérieurs. La maison, qui a subi de nombreuses modifications au fil des ans, a été restaurée en partie à la fin du XXe siècle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, HRS 0521
Lieu historique national du Canada de la Maison George-Stephen
Montréal, Québec

La Maison George-Stephen est une grande demeure en pierre d’époque victorienne qui occupe la majeure partie d’un lot urbain dans le centre-ville de Montréal. La maison est actuellement connue comme le Mount Stephen Club.

La Maison George-Stephen a été désignée parce qu’elle constitue l’un des meilleurs exemples du style néo-Renaissance au Canada, et a été la résidence de George Stephen, président de la Banque de Montréal et du Canadien Pacifique.

Le style néo-Renaissance, les matériaux luxueux et la grande qualité d’exécution de cette résidence somptueuse reflètent l’aisance financière et la position sociale de George Stephen, éminent homme d’affaires canadien de la seconde moitié du XIXe siècle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, C. Desmeules
Lieu historique national du Canada de la Maison-Henry-Stuart
Québec, Québec

Construite au milieu d’un jardin pittoresque au 82, de la Grande-Allée Ouest, à Québec, la maison Henry-Stuart est un petit cottage romantique en brique datant du XIXe siècle. Situé dans un secteur résidentiel urbain de prestige, le terrain irrégulier de 1 528,3 mètres carrés constitue à la fois une oasis et un rappel du passé.

La valeur patrimoniale de la maison Henry-Stuart réside dans son illustration des goûts et du mode de vie de la bourgeoisie québécoise urbaine aux XIXe et XXe siècles. En l’occurrence, ces goûts sont le reflet du mouvement pittoresque cher aux colons britanniques. La valeur patrimoniale est illustrée par des éléments précis du terrain, de la maison et de l’ameublement qui subsistent du XIXe siècle. La maison Henry-Stuart a été construite par un entrepreneur de Québec pour sa fille Mary (ou Maria) Curry Henry en 1849. En 1918, elle a été acquise par les soeurs Adèle-Maud et Mary-Lauretta Stuart qui en sont demeurées propriétaires pendant près de 70 ans, soit jusqu’au décès d’Adèle en 1987. Durant toute cette période, les soeurs Stuart ont restauré la maison en lui conservant son caractère pittoresque du XIXe siècle. En 1997, le Conseil des monuments et sites du Québec a acheté la propriété pour la préserver à titre de bien public.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2001
Lieu historique national du Canada de la Maison-LeBer-LeMoyne
Lachine, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Maison-LeBer-LeMoyne, un ancien poste de traite des fourrures datant du XVIIe siècle, est situé sur un petit promontoire bordant le canal de Lachine sur le terrain du Musée de Lachine, à Montréal. Tant le bâtiment principal que l’annexe sont de modestes structures de pierre au toit à deux versants et à forte inclinaison.

La maison LeBer LeMoyne a été construite comme poste de traite des fourrures en 1669-1671 pour Jacques Le Ber et Charles Le Moyne, qui l’ont exploité jusqu’en 1685. En 1689 la maison a été endommagée par le feu et le poste de traite a été abandonné en 1695. Entre 1695 et 1946, la maison LeBer LeMoyne a fait l’objet d’une série de rénovations visant à la convertir en résidence. Elle a ensuite été acquise par la ville de Lachine en 1946, qui en a fait un musée. Aujourd’hui, la propriété comprend, outre la maison proprement dite, l’annexe arrière et la dépendance, un bâtiment utilitaire construit en même temps que la maison.

La valeur patrimoniale de la maison LeBer LeMoyne tient au fait qu’elle témoigne d’une période d’activités historiques et qu’elle est la seule structure entière qui puisse être associée à Charles Le Moyne. Le site a joué un rôle dans le commerce des fourrures sous le Régime français, comme le démontrent la forme et la composition des bâtiments, le lieu et l’implantation de la maison et de la dépendance.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1999
Lieu historique national du Canada de la Maison-Louis-Bertrand
L'Isle-Verte, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Louis-Bertrand est situé dans le village de L’Isle-Verte dans la région du Bas-Saint-Laurent au Québec. Construite pour Louis Bertrand, commerçant bien établi et homme politique actif, il s’agit d’une maison rectangulaire à deux étages complets et d’un grenier à deux niveaux. La maison est de style «maison québécoise» ce qui se reflète dans ses hautes fondations, sa longue galerie, la forte inclinaison du toit et des détails architecturaux ou décoratifs tels que les fenêtres à battants à plusieurs panneaux. À ce style de base, s’ajoutent des influences néoclassiques, traduites par la symétrie d’ensemble du volume et des façades, et des détails décoratifs tels que le bardage de feuilles de bois imitant la pierre de taille. L’intérieur conserve ses planchers d’origine, ses moulures et bon nombre de ses meubles et accessoires d’origine.

Cette maison fut édifiée en 1853 pour le marchand et notable Louis Bertrand qui devint par la suite le premier maire du village, fondateur de la Société d’agriculture et député du comté de Rimouski. Mesurant 15,85 mètres sur 10,66 mètres, la maison est construite selon un plan rectangulaire et coiffée d’un toit en pignon assez incliné, typique de l’architecture québécoise, cependant que certains détails révèlent une influence néoclassique. L’intérieur conserve les meubles et accessoires typiques d’une résidence de famille de la classe moyenne de l’époque. Les descendants de Louis Bertrand habitèrent la maison durant quatre générations. En 2005, la maison et son contenu, une collection exceptionnelle d’articles ayant appartenu à la famille, furent donnés à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR).

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canadada, 1988
Lieu historique national du Canada de la Maison-Loyola / Édifice-de-l'École-Nationale
Québec, Québec

Situé à l’intérieur des remparts du Vieux-Québec, au Québec, le lieu historique national du Canada de la Maison-Loyola / Édifice-de-l’École-Nationale est un édifice public imposant de style néo-gothique primitif. Situé dans une rue en pente, cet édifice en pierre de deux étages et demie conçu selon les règles classiques présente un fenêtrage régulier, un grand portique à pignon ainsi qu’un belvédère. Les détails de style néogothique accentuent la structure.

Construite entre 1822 et 1823, suivant les plans du marchand de pierre Benjamin Tremaine, la Maison Loyola / Édifice de l’École nationale est l’un des plus anciens exemples de l’architecture de style néo-gothique au Canada, particulièrement par l'utilisation de son style sur un immeuble public. Les fenêtres gothiques en ogive, les moulures distinctives des larmiers et les proportions classiques du bâtiment rappellent le mouvement romantique, qui a inspiré l’architecture néogothique. En 1842, l’architecte Henry Musgrave Blaiklock ajoute un étage ainsi qu’une annexe au bâtiment, prenant bien soin de reproduire le même type de fenêtrage dans les parties ajoutées. D’autres modifications sont apportées au fil des années en fonction des diverses vocations de l’immeuble, qui sert successivement d’école, de résidence pour les orphelins et les démunis ainsi que de centre social et culturel.

s À l’instigation de l’institution anglicane Society for Promoting Christian Knowledge, l’école nationale, qui assure l’éducation des orphelins, est érigée dans le cadre de la création des National Schools britanniques. L’édifice héberge par la suite plusieurs institutions à vocation religieuse, caritative ou pédagogique. Propriété des jésuites de 1904 à 1969, il est rebaptisé « Maison Loyola » et utilisé comme centre social et culturel.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2003
Lieu historique national du Canada de la Maison-Maillou
Québec, Québec

Bel exemple de l'architecture de Québec au XVIIIe siècle (1736).

La maison Maillou est un pittoresque bâtiment en pierre de deux étages situé dans l’arrondissement historique de Québec. Sa forme vernaculaire simple, avec son toit pentu à deux versants et ses hautes cheminées, témoigne de ses origines françaises. Posée directement en bordure de la voie publique et dotée de dépendances logées dans une cour fermée par un mur en pierre, elle est un bel exemple de demeure urbaine du XVIIIe siècle.

Construite vers 1737 par Jean-Baptiste Maillou, la maison n’avait à l’origine qu’un seul étage. Elle a été haussée d’un étage en 1767, allongée au niveau du rez-de-chaussée en 1799, haussée d’un étage au niveau de l’allonge en 1805 et dotée d’une annexe postérieure entre 1828 et 1831, ce qui lui donna sa forme actuelle. La maison Maillou est typique de l’architecture domestique traditionnelle du régime français, un style qui est demeuré présent jusqu’au début du XIXe siècle, et elle est un bon exemple de résidence urbaine cossue du Bas-Canada. En 1830, alors que la maison était propriété de l’Armée britannique, les Royal Engineers ont construit deux dépendances, soit une écurie et un hangar ainsi qu'un mur de pierre. Disposées à l’intérieur d’une cour fermée, la maison et ses dépendances représentent un des rares exemples encore existants d’un groupe urbain typique des premières décennies du XIXe siècle.

La maison a été construite par Jean-Baptiste Maillou dit Desmoulins (1688-1753), qui l’a habitée jusqu’à sa mort. Sous le régime français, Maillou a été l’un des plus importants propriétaires fonciers de Québec et l’un des entrepreneurs en construction les plus prospères de l’époque. L’officier Louis Liénard de Beaujeu de Villemonde, propriétaire de la maison de 1754 à 1766, louait les lieux à d’autres officiers. Après la conquête par les Britanniques, le gouverneur militaire fit de la maison le lieu de rencontre du conseil militaire chargé de gouverner le territoire jusqu’à ce qu’un gouvernement civil puisse être mis en place. Le Conseil s’est réuni dans la maison de 1760 à 1764. Antoine Juchereau Duchesnay (1740-1806), qui a vécu dans la maison de 1766 à 1785 et qui lui a ajouté un étage, l’avait acquise de son beau-père Villemonde. Politicien et homme d’affaires prospère et influent, Duchesnay était également officier de l’armée et de la milice, membre du Conseil exécutif du Bas-Canada et seigneur de Beauport, Fossambault, Gaudarville et Saint-Roch-des-Aulnaies. John Mervin Nooth, qui a vécu dans la maison de 1785 à 1799, était surintendant des hôpitaux militaires de l’Amérique du Nord britannique. John Hale (1765-1838), qui a vécu dans la maison de 1799 à 1815, était paye-maître général adjoint des troupes britanniques, inspecteur général des comptes publics, membre du Conseil législatif de Québec, commandant de la milice, juge de paix pour Québec, Montréal et Trois-Rivières, et seigneur de Saint-Anne-de-la-Pérade. Il a construit un ajout d’un étage destiné à servir de bureau pour la Trésorerie de l’Armée britannique.

La Couronne a acquis la propriété en 1815 et y a installé les bureaux de l’Intendance, de la solde et des billets militaires de 1815 à 1871. La maison a accueilli les bureaux de l’administrateur en chef de l’Armée britannique et de la Trésorerie militaire, et après 1843, elle a servi de logement à des agents d’administration supérieurs. Après le départ des troupes britanniques du Canada en 1871, la maison a été le quartier général de la milice locale pendant près de soixante ans. Depuis, elle a abrité les forces de la réserve locale et la Chambre de commerce de Québec.

©CUM, reproduite de : Les Chemins de la mémoire,tome II, Québec, Les publications du Québec, 1991, p. 113
Lieu historique national du Canada de la Maison-Mère-des-Sœurs -Grises-de- Montréal
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Mère-des-Sœurs-Grises-de-Montréal est un grand édifice de pierre austère situé dans le centre-ville de Montréal, au Québec. La partie centrale rectangulaire de l’édifice comporte une chapelle élégante et distinctive chapeautée d’une tour octogonale et d’une flèche. Les fenêtres et les lucarnes placées à intervalles réguliers confèrent à l’édifice un aspect ordonné. La partie principale compte quatre étages, à l’exception de l’aile ouest, qui en compte cinq. L’édifice repose sur un tracé en forme de « H », et ses entrées se trouvent sur les rues Saint-Mathieu et Guy. L’entrée de la rue Guy s’ouvre sur une aire de réception. Une clôture de fer ornementale et un mur de pierre entourent la cour, qui abrite des jardins arborés, des sentiers, des bancs et des statues.

La construction de la maison mère des Sœurs Grises a débuté en 1869. Pendant 130 ans, l’édifice a été le point central du considérable travail de charité de l’ordre. La valeur patrimoniale de l’édifice réside dans son rôle de demeure de l’ordre et de facilitateur du travail accompli au fil des ans grâce à des espaces fonctionnels comme un hôpital et un orphelinat. La valeur patrimoniale découle également de l’architecture de l’édifice – un mélange de style néo-classique et néo-roman – qui en fait un excellent exemple d’architecture des couvents du XIXe siècle. Ces styles sont représentés par des éléments de design comme l’extérieur austère en pierre et l’élégante chapelle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1969
Lieu historique national du Canada de la Maison-Pagé-Rinfret / Maison Beaudry
Cap-Santé, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Pagé-Rinfret / Maison Beaudry, situé sur une légère élévation dominant le fleuve Saint-Laurent, dans le village de Cap-Santé, Québec, est un bâtiment d’un étage et demi en bois, construit pendant le XVIIIe siècle. Il est posé au ras du sol et doté d’un toit à pignon très pentu avec de nombreuses lucarnes et deux cheminées.

La maison Pagé-Rinfret / maison Beaudry est un bel exemple de la maison traditionnelle d’inspiration française, un style architecturale au début du XIXe siècle, qu’illustre bien les racines des constructeurs québécois. Ayant évolué a partir des style architecturaux antérieurs du Régime Français, la maison Pagé-Rinfret / maison Beaudry présente un toit plus haut et plus pentu que ceux des maisons traditionnelles québécoises antérieures, ainsi qu’un deuxième étage éclairé par des lucarnes posées dans la pente du toit. Sa seconde cheminée est emblématique de la taille croissante des maisons traditionnelles québécoises du XVIIIe siècle et l’utilisation de la tôle pour couvrir le toit pentu indique la disponibilité relative de ce matériau à l’époque. Le large avant-toit incurvé et la galerie surélevée, deux des éléments les plus aisément reconnaissables de la maison traditionnelle d’inspiration française, ont fait leur apparition vers le début du XIXe siècle.

La technique de construction de la maison Pagé-Rinfret / maison Beaudry témoigne de l’adaptation des méthodes européennes aux conditions du Canada et s’est répandue partout au Québec et dans l’Ouest canadien aux XVIIIe et XIXe siècles. Connue sous diverses appellations selon les endroits et les matériaux employés, elle implique d’abord la fabrication d’une charpente de bois équarri remplie de bois de brin, de pierres ou de planches épaisses. Dans la maison Pagé-Rinfret, le remplissage est fait de planches.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, N. Clerk, 2005
Lieu historique national du Canada de la Maison-Saint-Gabriel
Montréal, Québec

Situé dans la partie sud de Pointe-Saint-Charles à Montréal, à l’extrémité de la place Dublin, le lieu historique national du Canada de la Maison-Saint-Gabriel occupe le centre d’une propriété de forme irrégulière, qui compte également une grange en pierre des champs, un puits et une croix de bois. La maison Saint-Gabriel constitue un exemple d’architecture canadienne-française de l’époque du Régime français. La propriété constitue un îlot de verdure de caractère champêtre au sein d’un vaste quartier résidentiel.

La valeur patrimoniale de la maison Saint-Gabriel réside dans le fait qu’elle offre un exemple exceptionnel d’architecture rurale de la Nouvelle-France et qu’elle est associée à l’œuvre de Marguerite Bourgeoys, et de la communauté religieuse qu'elle fonda, la Congrégation de Notre-Dame.

La maison Saint-Gabriel est un bâtiment remarquable, dont l’histoire et l’architecture évoquent la Nouvelle-France du XVIIe siècle. De plan rectangulaire, l'impressionnante maison de moellons est constituée d'un corps central flanqué de deux ailes de petites dimensions et est coiffée d’un toit incliné, dont les deux versants sont percés de petites lucarnes, de cheminées doubles et d'un clocheton. Sa composition extérieure, son aménagement intérieur et ses techniques de construction en font un exemple exceptionnel d’architecture rurale de la Nouvelle-France.

Elle se révèle aussi un témoin exceptionnel de l’œuvre de Marguerite Bourgeoys et de la Congrégation de Notre-Dame. La maison Saint-Gabriel fut le lieu d’accueil d’un petit groupe de filles du roi, servit de petite école pour les jeunes enfants et d’école d’art ménager pour les jeunes filles, et fut l’habitation de religieuses qui exploitaient une métairie.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1969
Lieu historique national du Canada de la Maison-Sewell
Québec, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Sewell se trouve sur un vaste terrain qui donne sur la rue Saint-Louis, en contrebas de la citadelle de Québec. Exemple simplifié des maisons du début du XIXe siècle inspirées du classicisme britannique, cette maison a servi de résidence au juge en chef Jonathan Sewell. Ce bâtiment de deux étages et demi à façade en pierre de cinq baies fait partie d’un important panorama urbain du XIXe siècle dans la Haute-Ville de Québec. Le lieu désigné comprend trois groupes de bâtiments, soit la maison Sewell en devanture, la caserne Saint-Louis à l’arrière et d’autres bâtiments, dont le ‘Squash Ball Court,’ l’ancien atelier de menuiserie, les garages et l’entrepôt, bâtis à différentes époques sur l’alignement ouest du terrain.

Construite en 1803-1804, la maison Sewell illustre le développement de la Haute-Ville de Québec au début du XIXe siècle. Son premier propriétaire, Jonathan Sewell, a peut-être participé à sa conception qui plaçait le bâtiment au milieu d’un vaste terrain hérité de son beau-père, l’ancien juge en chef du Bas-Canada, William Smith. Avocat de profession, Jonathan Sewell a été nommé solliciteur général et procureur général du Bas-Canada avant d’être élu à la législature provinciale en 1796. En 1808, il est devenu juge en chef et président du Conseil exécutif. La succession Sewell vend la propriété à la Couronne en 1854. La maison sert par la suite de résidences pour les officiers de la garnison de Québec, de bureaux aux lieutenants gouverneurs et au ministère des Postes et également d’école.

La maison Sewell fait partie intégrante du quartier de la classe moyenne supérieure de la Haute-Ville, typique des débuts de l’administration britannique. Les maisons de la rue Saint-Louis et des rues avoisinantes forment un panorama urbain constitué de rues étroites et de maisons contiguës en pierre à un, deux ou trois étages, et alignées en bordure du trottoir. Dans les premières décennies du XIXe siècle, la construction de résidences pour les élites anglophones introduit un nouveau vocabulaire architectural d’éléments néoclassiques, telles la symétrie des ouvertures, la faible pente des toitures et l’allure sobre. La maison Sewell fait écho au penchant pour le classicisme britannique dont les bâtiments militaires voisins témoignent également, tout comme sa construction soignée en maçonnerie de pierre de taille.

©Paolo Porzio
Lieu historique national du Canada de la Maison-Têtu
Québec, Québec

La maison Têtu, construite de 1852 à 1854, est une élégante maison en pierre de trois étages, de style néo-classique, ornée, à l’intérieur comme à l’extérieur, de motifs néo-grecs. Elle est sise sur un lot urbain étroit dans l’arrondissement historique de la Haute Ville de Québec.

Conçue par Charles Baillairgé en 1852, la maison Têtu a été désignée lieu historique national en 1973 parce qu’elle est l’un des exemples les plus remarquables des résidences urbaines néo-classiques bâties au milieu du XIXe siècle.

La maison Têtu est représentative des grandes maisons urbaines qui furent construites durant les années 1850 pour les commerçants canadiens prospères. C’est le commerçant local Circe Têtu qui la fit construire selon les plans de l’éminent architecte québécois Charles Baillairgé. Elle illustre l’utilisation par Baillairgé de motifs néo-grecs. Construite selon une approche typique de Baillargé et d’autres architectes canadiens du milieu du XIXe siècle, la résidence conserve par sa forme, sa composition et le traitement de ses matériaux, un style néo-classique, et présente une ornementation néo-grecque.

Charles Baillairgé, l’un des principaux architectes de Québec durant la seconde moitié du XIXe siècle, fut pendant 37 ans l’ingénieur de la ville. On lui doit la conception de plusieurs résidences privées, bâtiments publics et édifices religieux de Québec. Membre de la réputée famille d’architectes Baillairgé, il a reçu sa formation auprès de son oncle, Thomas Baillairgé, et de l’abbé Jérôme Demers. Baillairgé a bâti la Maison Têtu avec l’assistance d’Isaac Dorion, maître menuisier et entrepreneur général; de Pierre Chateauvert, maître maçon; des maîtres plâtriers Thomas Murphy et John O’Leary, et des maîtres peintres William et James McKay.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Maison-Trestler
Vaudreuil-Dorion, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Trestler est situé sur une pointe de terre qui s’avance dans une courbe de la rivière des Outaouais, au centre de Vaudreuil-Dorion, Québec, près de la limite qui séparait auparavant ces deux communautés. Un bel exemple d’architecture québécoise traditionnelle, la maison est une demeure en moellons d’un étage et demi sous un toit à deux versants datant de la fin du XVIIIe siècle.

La valeur patrimoniale de la maison Trestler tient au fait qu’elle illustre les qualités de la maison québécoise traditionnelle, c’est-à-dire de l’architecture domestique québécoise vernaculaire de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle. John Joseph Trestler a construit cette maison en trois étapes : le corps central en 1798, l’aile ouest en 1805 et l’aile est en 1806. Marchand ambitieux, Trestler était déterminé à faire fortune en élargissant ses activités commerciales basées à Montréal. Il a bâti cette demeure prestigieuse au bord de la rivière des Outaouais, principale artère fluviale vers le Haut-Canada et l’Ouest. Les descendants de Trestler ont occupé la maison sans trop la modifier jusqu’en 1927. En 1984, elle est devenue la propriété de la fondation Trestler, une fiducie privée créée pour assurer sa préservation et son accès au public en tant qu’édifice patrimonial.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2000
Lieu historique national du Canada de la Maison-Van-Horne / Shaughnessy
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Van-Horne / Shaughnessy est situé dans le centre-ville de Montréal, au Québec. La composition symétrique est formée de deux maisons jumelées de style Second Empire, qui seront plus tard fusionnées en une seule grande demeure bourgeoise. Avec ses pavillons, ses baies et sa crête décorative en fer forgé ornant la ligne de toit, cet élégant édifice est maintenant entouré sur trois de ses flancs par les édifices et jardins du Centre Canadien d’Architecture.

Conçues et construites par William T. Thomas en 1874, la Maison-Van-Horne / Shaughnessy commémore l’époque où le Boulevard René-Lévesque (autrefois la rue Dorchester) était bordé de grandes résidences cossues entourées de jardins paysagers. Le toit mansardé, les fenêtres en baie à deux étages, les façades symétriques et les murs en pierre de textures variées rappellent les influences architecturales de l’époque, le style Second Empire et l’usage traditionnel de la pierre grise de Montréal. La maison ouest fût originellement construite pour Duncan McIntyre tandis que celle à l’est fût d’abord occupée par William Van Horne puis par T.G. Shaughnessy, des hommes liés aux travaux de construction et de consolidation du Chemin de fer Canadien Pacifique.

Au fil des années, plusieurs modifications touchant les intérieurs ont été apportées. L’édifice historique menacé de démolition dans les années 1980, fût réhabilité et intégré au nouveau bâtiment du Centre Canadien d’Architecture suivant les dessins de l’architecte Peter Rose. La Maison-Van-Horne / Shaughnessy abrite depuis les salles de réception et les bureaux du musée du Centre Canadien d’Architecture.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, N. Clerk, 1999
Lieu historique national du Canada de la Maison-Wilfrid-Laurier
Victoriaville, Québec

Situé dans l’ancienne municipalité d’Arthabaska (maintenant fusionnée à Victoriaville), au Québec, le lieu historique national du Canada de la Maison-Wilfrid-Laurier est un bâtiment à deux étages de style «italianisant». Cette élégante résidence de brique rouge, autrefois celle du Premier ministre Sir Wilfrid Laurier, se trouve sur un terrain attrayant, derrière une entrée en demi-cercle bordée d’érables matures.c

La maison Wilfrid Laurier fut désignée lieu historique national du Canada en 1999 en raison de son lien direct avec un personnage historique d’importance nationale, soit l’ancien Premier ministre du Canada, Sir Wilfrid Laurier.c

Construit entre 1876 et 1877 selon les exigences de Laurier, le bâtiment lui a servi de résidence principale pendant 20 ans et illustre sa réussite en tant qu’avocat dans la région d’Arthabaska. Cette maison fut sa principale résidence jusqu’à son élection au poste de Premier ministre en 1896, après laquelle il continua de la visiter régulièrement et d’y habiter l’été jusqu’à sa mort en 1919. La maison fut éventuellement léguée au gouvernement du Québec qui y créa un musée à la mémoire de Sir Wilfrid Laurier. Après l’ouverture du musée en 1929, certaines modifications ont été apportées à la résidence afin de mieux remplir ses fonctions muséologiques.

©Regimental Museum
Lieu historique national du Canada du Manège-Militaire-du-Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada
Montréal, Québec

Lieu historique national du Canada du Manège-Militaire-du-Black Watch (Royal Highland Regiment) of Canada est situé sur une artère très fréquentée du centre-ville de Montréal, au Québec. Le manège est un bâtiment au plan irrégulier, composé, à l’avant et à l’arrière, de deux blocs de deux étages au toit plat entre lesquels s’intercale la vaste salle d’exercice au toit en pignon. Ornée de motifs rappelant les châteaux seigneuriaux écossais, la façade principale symétrique est parée de pierre calcaire de Montréal, rustiquée et texturée, de couleur grise. Les noms, passé et actuel, du régiment figurent en lettres de métal au-dessus de l’entrée. Les autres façades sont revêtues de brique.

Depuis 1906, le manège militaire abrite le Black Watch, l’un des premiers régiments du Canada. Le régiment, alors appelé le Royal Light Infantry, est levé en 1862 par des hommes d’affaires écossais de Montréal en même temps que cinq autres régiments d’infanterie, durant la période d’expansion rapide de la milice active volontaire du Canada. Le régiment Black Watch of Canada participe, avec son pendant écossais, à la Guerre des Boers et aux deux guerres mondiales. Après la Seconde Guerre mondiale, il prend part à diverses opérations militaires et missions de paix jusqu’en 1970, année de son retrait de la Force régulière, et du maintien de son statut de milice active.

Afin de souligner les origines écossaises du régiment, la façade principale du manège militaire arbore le style des châteaux seigneuriaux écossais, comme en témoignent les tours, les tourelles et la fausse herse. Le manège militaire Black Watch est l’un des six construits à Montréal. Conçus pour l’entreposage et l’entraînement, ces manèges, avec leur salle d’exercices, leur salle de classe et leurs installations récréatives, ont joué un rôle important dans la modernisation de la milice.

Le manège militaire et le régiment Black Watch occupent encore une place de choix dans la communauté, notamment en accueillant de nombreuses activités très prisées du public. Le régiment est particulièrement bien connu pour son défilé annuel religieux, ainsi que pour sa participation à divers défilés durant l’année. Il s’occupe aussi de nombreuses oeuvres caritatives qui viennent en aide aux anciens combattants et à d’autres organismes connexes. Le manège militaire est régulièrement utilisé pour des activités locales et des campagnes de financement, à l’appui de la communauté gaélique de Montréal et des environs.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Andrew Waldron, 2014
Lieu historique national du Canada du Manège-militaire-Voltigeurs-de-Québec
Québec, Québec

Le Manège militaire Voltigeurs de Québec à Québec est un vaste bâtiment de style château sis au 805, av. Wilfrid-Laurier à Québec. Érigé juste à l’extérieur des murs de la vieille ville, en bordure des plaines d’Abraham, le manège domine le terrain d’exercice d’origine avec lequel il a un lien indissociable. La conception fantaisiste du bâtiment, avec son haut toit pentu, ses murs de pierre et ses tourelles à pinacle, en a fait un véritable symbole de l’architecture canadienne.

Le Manège militaire Voltigeurs de Québec a été désigné lieu historique national en 1986 en raison de son rôle de précurseur du style château au Canada.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada du Manège militaire Voltigeurs de Québec à Québec réside dans le fait qu’il exprime des éléments de conception qui ont fini par être considérés comme typiques du style château au Canada. Conçu par l’architecte québécois Eugène-Étienne Taché pour le ministère des Travaux publics du Canada et terminé en 1887, le Manège militaire Voltigeurs de Québec évoque les châteaux français de la Renaissance. Seul en son genre au Canada, il souligne les racines françaises de Québec. Le manège a été agrandi en 1913.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Jocelyne Cossette, 1997
Lieu historique national du Canada du Manoir-le-Boutillier
Gaspé, Québec

Le lieu historique national du Canada du Manoir-le-Boutillier se dresse fièrement en direction de l’Anse-au-Griffon, dans la région de Gaspé, au Québec. Le manoir est un bel exemple de l’architecture domestique du XIXe siècle au Québec, qui se distingue par ses formes et son style, ainsi que par ses matériaux de construction et ses techniques d’assemblage. Il s’agit d’une maison à composition symétrique avec un toit à deux versants, un larmier retroussé et un cintre à courbure élégante qui projette une agréable impression d’harmonie et d’unité.

Construite entre 1850 et 1860, le manoir le Boutillier se distingue nettement des modestes maisons de pêcheurs construites le long du littoral gaspésien. Elle a servi de résidence secondaire à John Le Boutillier, commerçant, homme politique et juge de paix, ainsi que de bureau pour les gérants de son comptoir de pêche de l’Anse-au-Griffon. Maison à larmier cintré, sa conception néoclassique s’exprime dans ses formes élégantes, sa façade symétriquement agencée ainsi que par son décor intérieur dépouillé. À la fois harmonieuse et insolite, la configuration de son larmier la range dans une catégorie particulière de l’architecture québécoise, dont il ne subsiste que peu d’exemples de nos jours.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Manoir-Mauvide-Genest
Saint-Jean-de-l'Île-d'Orléans, Québec

Le lieu historique national du Canada du Manoir-Mauvide-Genest est situé sur la rive sud de l’Île d’Orléans, au 1451, chemin Royal, dans la municipalité de Saint-Jean. Le chemin Royal, qui fait le tour de l’île, traverse le site qui est donc divisé en deux : un petit lot au sud, près du fleuve Saint-Laurent et un grand lot compris entre la route et une petite colline boisée sur laquelle s’élève un imposant manoir en pierre du XVIIIe siècle. Les deux lots renferment plusieurs dépendances plus récentes.

La valeur patrimoniale du manoir Mauvide-Genest tient à la forme, aux matériaux et au cadre rural de sa résidence, associés au XVIIIe siècle, et à son illustration de la subdivision des terres sous le régime seigneurial français. De par sa taille, la proximité du fleuve Saint-Laurent et d’un ruisseau, ainsi que l’accès à un lot boisé, la propriété possède toutes les caractéristiques d’une seigneurie rurale le long du Saint-Laurent.

Faisant à l’origine partie de la seigneurie de l’Île d’Orléans, la propriété du manoir Mauvide-Genest a été créée à partir d’un domaine appartenant à Charles Genest. Le petit-fils de ce dernier, Jean Mauvide, a acheté une partie de la propriété en 1734 et a ajouté la portion sud-ouest de la propriété actuelle en 1752. Au moment de la construction, la façade de la résidence, orientée vers le sud, dominait un jardin et le fleuve. L’embourgeoisement du terrain et du manoir au XVIIIe siècle semble cependant attribuable à un propriétaire ultérieur.

Bien qu’il ne soit pas isolé de la route par une grande étable comme c’est généralement l’usage, le manoir Mauvide-Genest est une résidence imposante qui contribue beaucoup à l’atmosphère historique de l’Île d’Orléans.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2004
Lieu historique national du Canada du Manoir-Papineau
Montebello, Québec

Manoir du XIXe siècle, résidence du chef des Patriotes Louis-Joseph Papineau.

Situé à Montebello, à mi-chemin entre Hull/Ottawa et Montréal, le lieu historique national du Manoir-Papineau constitue l'un des joyaux patrimoniaux de la région de la Petite-Nation et de la grande région de l'Outaouais.

La mise en valeur du site rend d'abord hommage à Louis-Joseph Papineau, personnage historique dont le rôle majeur sur la scène politique nationale du pays au XIXe siècle est largement reconnu. Elle met aussi en relief une imposante œuvre architecturale, conçue et réalisée par Louis-Joseph Papineau, soit l'ensemble du manoir et du domaine de « Monte-Bello ».

Le manoir Papineau est une vaste résidence élégante construite sur un terrain paysager, au sommet d'un cap donnant sur la rive nord de la rivière des Outaouais à Montebello au Québec, à mi-chemin entre Ottawa et Montréal. Le bâtiment est à quelque distance de l'hôtel Château Montebello.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Manoir-Papineau a trait au manoir qui est en quelque sorte le reflet des goûts et des connaissances (incluant ses habitudes de lecture, ses connaissances en agriculture, ses goûts pour l’éclectisme en architecture et son intérêt pour la généalogie) de l’avocat, seigneur et homme politique, Louis-Joseph Papineau. Louis-Joseph Papineau a quitté la scène politique canadienne en 1854 mais il s’était déjà établi dans son domaine en 1845. La plupart des bâtiments du domaine ont été construits avant sa mort, en 1871. La famille a continué d’occuper la propriété jusqu’en 1929, date à laquelle celle-ci a été vendue à une société de placement, renommé le « Seigniory Club » en 1933, puis au Canadien Pacifique en 1949. Parcs Canada a depuis restauré le domaine qui est ouvert au public.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Marché-Bonsecours
Montréal, Québec

De style néoclassique, le marché Bonsecours est un édifice monumental en maçonnerie, coiffé d’un dôme, qui couvre tout un pâté de maisons du « Vieux-Montréal ». Érigé tout près du vieux port, il est l’un des symboles de la ville. À l’origine, il abritait le premier hôtel de Ville de Montréal, un marché public, des salles de réunion et d’exposition, et une salle de concert. Réhabilité au milieu du XXe siècle, il accueille maintenant des expositions, des boutiques et des restaurants.

Imposant édifice de style néoclassique et le plus vaste Hôtel de Ville construit au Canada au milieu du XIXe siècle, le marché Bonsecours a été désigné lieu historique national en 1984 parce qu’il témoigne de l’accession de Montréal au rang de métropole et parce qu’il a abrité un marché et des salles publiques, en plus d’être pendant quelques années l’Hôtel de Ville de Montréal.

La valeur patrimoniale du lieu réside dans le rôle qu’il a joué dans l’histoire de la ville de Montréal ainsi que dans sa conception et sa réalisation imposantes. L’édifice a été construit de 1844 à 1847 selon les plans de l’architecte William Footner, et une salle de concert a été ajoutée en 1852 par l’architecte George Browne. Inauguré en 1847 comme marché public, l’édifice a brièvement accueilli le Parlement des deux Canada en 1849, et il a été l’Hôtel de Ville de Montréal de 1852 à 1878. Le marché Bonsecours a été le principal marché public de Montréal pendant plus d’un siècle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, A. Waldron, 2000.
Lieu historique national du Canada Masonic Memorial Temple
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada Masonic Memorial Temple est un bâtiment en pierre monumental et élégant de style néo-classique construit en 1929 et 1930. Conçu dans la tradition des Beaux-Arts, il rappelle un temple grec et occupe la plus grande partie d’un terrain d’angle situé en plein cœur de Montréal. Sa façade principale, imposante, présente une base de calcaire rustiqué, quatre ouvertures et une entrée centrale flanquée de deux colonnes autoportantes coiffées l’une d’une sphère terrestre, l’autre d’une sphère céleste. La double porte principale est faite de bronze. Des sculptures ornementales ainsi que des mots en relief agrémentent la ceinture décorative qui sépare la base de la partie supérieure du bâtiment. La propriété suit la pente du centre-ville.

L’édifice, érigé à la mémoire des francs-maçons ayant combattu et péri durant la Première Guerre mondiale, sert aujourd’hui de lieu de rassemblement et de centre administratif à la Grande loge du Québec. Conçu par l’éminent architecte montréalais John Smith Archibald en 1929-1930, le Masonic Memorial Temple fait appel à une forme de classicisme privilégiée par le mouvement Beaux-Arts durant les premières décennies du XXe siècle. Avec son portique bien en vue, son entrée rappelant celle d’un temple et ses vastes surfaces aveugles, le bâtiment rappelle un temple grec traditionnel. Le plan intérieur complexe suit les principes Beaux-Arts de symétrie rationnelle pour évoquer le temple de Salomon.

Le classicisme associé au mouvement Beaux-Arts convenait fort bien à l’expression de la moralité de la franc-maçonnerie, une organisation fraternelle qui cherchait son identité dans le passé et qui était convaincue de la supériorité de l’Antiquité et de l’architecture classique. Les rituels maçonniques mettaient l’accent sur la droiture morale et faisaient appel au langage scientifique et mathématique, ainsi qu’à la mécanique du bâtiment. Les convictions morales des francs-maçons sont symbolisées par la conception et par les détails du temple, d’expression classique.

©Canadian Inventory of Historic Buildings / Inventaire des bâtiments historiques du Canada, 1966
Lieu historique national du Canada de la Mission-de-Caughnawaga / Mission-Saint-François-Xavier
Kahnawake, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Mission-de-Caughnawaga / Mission-Saint-François-Xavier est situé sur les rives de la voie maritime du Saint-Laurent, dans le territoire des Mohawks de Kahnawake, au Québec. Des missionnaires jésuites ont établi la mission en 1716-1718. Le lieu compte quatre éléments: l’église Saint-François-Xavier (1845), le vieux presbytère (1716-1719) y compris son aile Ouest et son corridor, la sacristie (1831-1832) et le musée (1914). La mission se dresse dans l’enceinte du lieu historique national du Canada Fort-St-Louis.

La mission Saint-François-Xavier a été fondée par les Jésuites en 1667 à La Prairie pour y desservir les Iroquois chrétiens. Des difficultés économiques la forcent à changer d’endroit à plusieurs reprises jusqu’à son établissement définitif à Kahnawake en 1716.

Le vieux presbytère, érigé entre 1716 et 1719, est le plus ancien bâtiment qui subsiste en ce lieu. L’aile Ouest, qui jouxte le presbytère, et la vieille église est construite peu après, en 1720. Les Mohawks de Caughnawaga sont les alliés des Français jusqu’à la chute de la Nouvelle-France. En 1725, cette alliance amène les Français à construire une palissade en bois, qui sera par la suite remplacée par un ouvrage de maçonnerie, afin de protéger la mission. Les vestiges de cette palissade délimitent l’enceinte du lieu historique national Fort-St-Louis dont fait partie la mission. En 1831, l’église Saint-François-Xavier, vouée à l’éducation des Iroquois convertis, se voit dotée d’un nouveau clocher et d’une sacristie.

©Ursulines Monastery, Giovanni Variottinelli, August, 2008.
Lieu historique national du Canada du Monastère-des-Ursulines
Québec, Québec

Le Lieu historique national du Canada du Monastère-des-Ursulines est un ensemble impressionnant de bâtiments en pierre des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, situé au 18, rue Donnacona, au sommet de la colline, dans la Haute-Ville de Québec. L’autel de la chapelle, qui date de 1730, est un des chefs-d’oeuvre de la sculpture sur bois au Canada français.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada du Monastère-des-Ursulines tient à son architecture et notamment aux vestiges du XVIIe siècle qui reflètent ses racines historiques, à son excellence architecturale en tant qu’ensemble de bâtiments construit avant 1880, et à l’exécution remarquable de l’autel de la chapelle. Un premier monastère a été construit sur les lieux en 1641-1642, deux ans à peine avant que sa fondatrice, Marie de l’Incarnation, n’arrive au Canada avec ses compagnes. Le couvent d'origine est détruit par le feu en 1650, tout comme son successeur. Ce deuxième couvent, incendié en 1686, n’en a pas moins établi le tracé de l’ensemble actuel qui comprend 15 bâtiments construits en six vagues successives entre 1687 et 1850. Des vestiges de chacune de ces vagues subsistent. L’ensemble renferme des oeuvres de grande qualité réalisées par des artisans de renom comme Charles Baillargé et Noël et Pierre-Noël Levasseur, de Québec.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1998
Lieu historique national du Canada de Monklands / couvent Villa Maria
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada de Monklands / Couvent-Villa Maria est situé sur le boulevard Décarie à Montréal, Québec. Monklands est une demeure en pierre de deux étages qui constitue de nos jours une partie de l’école privée Villa Maria. Son corps central de style néo-palladien, partie la plus ancienne du couvent, a été la résidence officielle des gouverneurs généraux du Canada de 1844 à 1849, lorsque Montréal était la capitale de la Province unie du Canada.

Cette demeure de style néo-palladien qui constitue aujourd’hui le corps central et la partie la plus ancienne de l’école privée, a été construite en 1804 sur un domaine ayant appartenu à la famille Décarie et ensuite acquis par le juge en chef James Monk en 1794. Elle a été louée en 1844, par la nièce de Monk, à la Couronne qui en fait la résidence officielle du gouverneur général du Canada et l’a modifiée en conséquence. De 1844 à 1849, elle a été la résidence de trois gouverneurs généraux à Montréal, soit Sir Charles Metcalfe, lord Cathcart et lord Elgin. Après 1849, la demeure fut transformée en hôtel par ses nouveaux locataires, puis achetée en 1854 par la Congrégation de Notre-Dame pour y abriter un couvent et un pensionnat appelé Villa Maria.

La valeur patrimoniale de Monklands / Couvent-Villa Maria se limite à la partie la plus ancienne du bâtiment, qui a été la résidence des gouverneurs généraux du Canada de 1844 à 1849; aux éléments de style, aux matériaux, au plan, à la qualité d’exécution, au mobilier et aux installations de la demeure qui datent de la période de 1844 à 1849. Elle est également liée à son emplacement et aux vestiges témoignant de sa situation.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1993
Lieu historique national du Canada du Monument-national
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada du Monument-national, situé sur le boulevard Saint Laurent, à Montréal (Québec), est un imposant bâtiment de quatre étages de style renaissance et d’inspiration éclectique abritant un théâtre et un centre culturel. Sa façade, recouverte d’un parement en pierre de taille grise, s’articule clairement sur quatre étages et est caractérisée par un fenestrage varié, des cordons et des corniches. La façade arrière, recouverte de brique rouge, est dominée par six arcades partiellement aveugles et comporte deux oriels à deux étages coiffant deux fenêtres carrées.

En 1884, l’association Saint-Jean-Baptiste de Montréal annonce la construction d’un centre culturel polyvalent sur le boulevard Saint Laurent, à Montréal. Ce bâtiment, appelé le Monument national, devint le centre administratif de la Société et sert également à promouvoir la culture canadienne-française. La construction du bâtiment débute en 1891 et se termine en 1894. Le théâtre principal est, quant à lui, inauguré le 25 juin 1893. Considéré comme le « cœur de l’Amérique française », le Monument national a été un symbole du nationalisme québécois. La Société canadienne d’opérette y est fondée par Honoré Vaillancourt en 1921. Parmi les nombreuses vedettes ayant foulé les planches du Monument national, mentionnons Emma Albani, La Bolduc et Alys Robi.

Le Monument national sert également d’espace de discussion politique à Montréal et accueille des politiciens comme Honoré Mercier, Wilfrid Laurier et Henri Bourrassa. Par ailleurs, des militantes bien connues en faveur des droits de la femme, notamment Idola Saint-Jean et Marie Gérin Lajoie, dirigent le mouvement féministe québécois à partir de cet endroit, exigeant que le Code civil du Québec soit passé en revue et réclamant, au nom des femmes, le droit de vote ainsi que le droit de fréquenter des établissements d’enseignement postsecondaire. De plus, des locaux sont aménagés au sein du Monument national, souvent appelé « l’université du peuple », afin de favoriser l’égalité d’accès à l’éducation pour les hommes et les femmes.

Au fil du temps, le Monument national accueille également les collectivités juives, chinoises et anglaises de Montréal. De 1903 à 1935, on y célébre des offices religieux. En 1919, c’est au Monument national que se tient la première réunion du Congrès juif canadien. En outre, jusqu’en 1950, des productions yiddish y sont présentées, suivies par des productions chinoises et anglaises. Le Monument national a par ailleurs été l’un des premiers endroits en Amérique du Nord où l’on a présenté des projections cinématographiques.

En 1978, l’École nationale de théâtre du Canada s’est portée acquéreur du Monument national, et elle a procédé à sa rénovation entre 1991 et 1993.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Andrew Waldron, 2014
Lieu historique national du Canada de Morrin College – Ancienne-Prison-de-Québec
Québec, Québec

Lieu historique national du Canada de Morrin College / Ancienne-Prison-de-Québec est un imposant bâtiment public en pierre de quatre étages situé à Québec. Il a été construit au cours de la période 1808-1814 pour servir de prison. Converti en collège en 1868, il abrite depuis lors la bibliothèque et les archives de la Société littéraire et historique de Québec.

Suivant les principes de Howard, le plan intérieur de la prison prévoyait la séparation des détenus dans des blocs cellulaires selon le type et la gravité de leur crime. Chaque bloc comprenait une aire commune réservée aux activités de réadaptation et donnant accès à des latrines. La prison fut également l’un des premiers édifices carcéraux totalement séparés d’un palais de justice.

Conçu par l’architecte québécois François Baillairgé (1759-1830), le bâtiment reflète les traditions de l’architecture palladienne, telle que pratiquée en Angleterre, et de l’architecture française. Importé par des administrateurs et des ecclésiastiques britanniques après la conquête, le style néopalladien est devenu populaire au Canada au début du XIXe siècle pour l’architecture domestique et religieuse. Baillairgé a été l’un des premiers architectes québécois à construire un bâtiment administratif inspiré de ce style. Il a donné au bâtiment une apparence originale en faisant appel à des dimensions et à des ornements inhabituels et en disposant les diverses composantes selon un arrangement français du XVIe siècle fondé sur un rapport mathématique. Les menuisiers Charles Marié et Pierre Fauché, le charpentier J.-Baptiste Bédard, les maçons Édouard Cannon et fils, le verrier Pierre Romain et le ferronier Pierre le François font partie des artisans qui ont participé à la construction de la prison. Le bâtiment a été converti en collège anglophone en 1868 suite aux travaux de l’architecte Joseph-Ferdinand Peachy. Depuis lors, il est devenu le siège de la Société littéraire et historique de Québec, elle-même une institution désignée d’importance historique nationale.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1999
Lieu historique national du Canada du Moulin-Légaré
Saint-Eustache, Québec

Le lieu historique national du Canada du Moulin-Légaré se trouve entre la falaise de la rive nord de la rivière du Chêne et la rue principale du village de Saint-Eustache au Québec. Situé devant l’hôtel de ville, le moulin n’a jamais cessé de fonctionner depuis sa mise en service pendant le régime français. L’ensemble industriel comprend la maison du meunier, un moulin à farine, un moulin à scie, une digue et un bassin de retenue, qui sont tous visés par la désignation officielle.

La valeur patrimoniale du moulin Légaré tient à sa continuité physique et fonctionnelle, à la cohésion de son ensemble, à ses formes utilitaires et aux diverses traditions vernaculaires de ses bâtiments ainsi qu’aux traces d’une évolution technique constante. Le moulin Légaré a été construit en 1762-1763 par François Maisonneuve sur une terre que le seigneur des Milles-Isles lui avait cédée à la condition qu’il y bâtisse un moulin. De nos jours, cet ensemble compte un moulin à farine (1762-1763), un moulin à scie (1880), une maison de meunier (1902-1903), une digue et un bassin de retenue (1762-1763). Ces ressources sont le reflet de diverses époques de construction vernaculaire ainsi que de l’évolution des techniques de mouture. Le lieu tient son nom de la famille Légaré, propriétaire du moulin au XXe siècle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2004
Lieu historique national du Canada du Moulin-Rond-en-Pierre-et-Maison
Notre-Dame-de-l'Île-Perrot, Québec

Le lieu historique national du Canada du Moulin-Rond-en-Pierre-et-Maison, aussi connu sous le nom du parc historique de la Pointe-du-Moulin, est situé près du lac Saint-Louis sur un site plat de la pointe est de Notre-Dame-de-l’Île-Perrot, Québec. Le site est composé d’un moulin à vent en pierre qui est extrêmement rare et la maison du meunier qui date du régime seigneurial du XVIIIe siècle. Cet ensemble est l’un des derniers à subsister. Les deux bâtiments sont construits en mur plein et moellons avec des petites fenêtres et des portes basses.

Le moulin rond en pierre et la maison a existé comme un ensemble des bâtiments interdépendant depuis au moins la fin du XVIIIe siècle. Le moulin à vent, a été conçu par Stephen Starenky pour Joseph Trottier Desruisseaux, qui a fait construire le moulin à vent en 1712 à l’usage des habitants afin de meuler le blé en farine. La maison du meunier date de la période 1712-1791, mais a probablement été bâtie en même temps que le moulin. Leur valeur patrimoniale tient au fait qu’ils ont subsisté en tant qu’ensemble et que chaque structure est un exemple des premières méthodes de construction.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1982
Lieu historique national du Canada du Nouvel-Édifice-de-la-Douane-de-Québec
Québec, Québec

De style néo-classique, le nouvel édifice de la douane de Québec est un immeuble de pierre doté d’un portique à fronton et d’un dôme central. Les détails de l’extérieur révèlent une forte influence du style à l’Italienne. Le nouvel édifice de la douane est situé dans le Vieux-Port de Québec. Ce quartier, bien visible à partir du fleuve, possède maintenant une vocation résidentielle et récréative et occupe une grande étendue plate, la Pointe-à-Carcy, au bas de la vieille ville de Québec.

Le nouvel édifice de la douane de Québec a été désigné lieu historique national en raison de son style à l’Italienne et parce qu’il reflète l’essor remarquable de Québec lorsque la ville était le principal centre du commerce du bois d’œuvre et de la construction de navires en bois dans la vallée du Saint-Laurent.

Le nouvel édifice de la douane de Québec est un exemple remarquable d’édifice public de style néo-classique orné d’une profusion de détails à l’Italienne. Il est l’un des nombreux édifices publics conçus au milieu du XIXe siècle par le célèbre architecte torontois William Thomas, dont il porte d’ailleurs les touches décoratives personnelles : pierres fortement vermiculées et clefs de voûte anthropomorphiques sculptées. Bien que des parties de l’extérieur de l’édifice aient été modifiées à la suite d’incendies majeurs en 1864 et en 1909 et que l’intérieur ait été complètement refait en 1910, l’édifice de la douane a conservé sa forme et ses éléments néo-classiques de base de même que le style à l’Italienne qui caractérise cette époque et cet architecte. L’intérieur de style Beaux-Arts datant du début du XXe siècle est soigneusement intégré à l’extérieur de style néo-classique.

Le nouvel édifice de la douane de Québec a été construit dans le cadre de l’expansion du réseau des douanes au milieu du XIXe siècle. C’est le plus grand exemple encore existant des nombreuses installations construites pendant les années 1850 au cours de la réorganisation de la fonction des douanes. Sa taille et son emplacement reflètent l’importance constante des douanes en tant que principale source de recettes publiques pour le gouvernement au XIXe siècle.

Le nouvel édifice de la douane de Québec témoigne de la prospérité de Québec dans les années 1850, de sa position en tant qu’une des deux capitales par alternance du Canada et de son importance constante comme port sur le fleuve Saint-Laurent. En dépit de la concurrence croissante exercée par Montréal, Québec est demeuré le principal port canadien pour le commerce du bois d’œuvre au XIXe siècle et la construction navale, le fondement de son économie. La construction d’un nouvel édifice de grande qualité pour la douane était justifiée par l’importance du trafic portuaire à Québec.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, N. Clerk, 2002
Lieu historique national du Canada de l’Oratoire-Saint-Joseph-du-Mont-Royal
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada de l’Oratoire-Saint-Joseph-du-Mont-Royal est un vaste lieu de pèlerinage de l’Église catholique romaine situé sur le flanc nord du mont Royal, dans la ville de Montréal au Québec. Dominé par l’immense dôme de la basilique, l’endroit est un repère visible à des kilomètres à la ronde. Les pèlerins pénètrent sur les lieux en franchissant les portes de l’enceinte et en suivant l’axe sacré et le chemin de Croix qui traverse un jardin du côté est, jusqu’à un ensemble de bâtiments dont la basilique est le point central.

La valeur patrimoniale du lieu réside dans sa signification spirituelle et son histoire, comme l’illustre le paysage culturel formé par les jardins et les bâtiments, la basilique en étant le point d’axe. La valeur réside aussi dans l’intégration de ses caractéristiques bâties, situées dans le paysage naturel du mont Royal.

L’oratoire Saint-Joseph du mont Royal tire ses origines de la construction d’une petite chapelle conçue par le frère André et érigée par le frère Abundius de 1904 et 1912. Cette première construction modeste a été agrandie dans la première moitié du XXe siècle grâce à la participation de nombreux architectes et artistes importants, dont le jardinier paysager Frederick G. Todd (jardin, 1943-1946), les architectes Lucien Parent, avec Dom Paul Bellot et Ernest Cormier (dôme de la basilique, 1937 et chapelle votive, 1946-1949 respectivement), Louis Parent et Ercolo Barbiere (chemin de Croix, 1943-1953 et 1952-1958 respectivement). Aujourd’hui, il s’agit d’un paysage complexe aux multiples composantes, dominé par la basilique (1924-1966) conçue par les architectes Dalbé Viau et Alphonse Venne, et décorée par les artistes Gérard Notebaert et Jean-Claude Leclerc.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2008.
Lieu historique national du Canada du Palais-de-Justice-de-l'Isle-Verte
L'Isle-Verte, Québec

Le lieu historique national du Canada du Palais-de-Justice-de-l'Isle-Verte se trouve dans la petite municipalité de L’Isle-Verte, située sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent. Ce palais de justice, petit mais élégant, est situé sur la rue St-Jean-Baptiste, qui traverse toute la communauté, reliant ainsi les résidences et les établissements principaux. Il s’agit d’un élégant bâtiment symétrique à ossature de bois d’un étage et demi, de style Regency ou « cottage anglais », dont les ouvertures sont réparties régulièrement et le toit en pavillon au sommet tronqué est coiffé d’un belvédère.

Construit en 1859-1860, le palais de justice de l'Isle-Verte est un exemple rare d'un bâtiment érigé expressément pour accueillir une cour de circuit. Avant la Confédération, la province de Québec était divisée en 21 districts judiciaires comptant des tribunaux dits supérieurs et inférieurs. Les cours de circuit, qui se déplaçaient d'une localité à l'autre selon un calendrier fixe, permettaient aux petites communautés d'avoir accès au système judiciaire de la province.

Le palais de justice de l'Isle-Verte a été conçu dans le style Regency, qui s'inscrit dans le mouvement pittoresque de la première moitié du XIXe siècle. Surtout réservé aux résidences, ce style est plus rarement utilisé pour des bâtiments publics au Québec. Conçu par Benjamin Dionne dans la tradition de l'architecture résidentielle locale, le modeste palais de justice de la ville de L'Isle-Verte abritait, sur un même étage, les bureaux des juges, des avocats et du greffier. Un lanternon et une terrasse faîtière rappellant les dômes des bâtiments publics plus imposants confère à ce palais de justice un air solennel. Sa conception simple et élégante convient parfaitement à sa vocation d’origine, qui était de servir tantôt de tribunal, tantôt de salle communautaire. Le palais de justice constitue un excellent exemple d’architecture vernaculaire adaptée à un édifice public.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1982
Lieu historique national du Canada du Palais-de-Justice-de-Joliette
Joliette, Québec

Le lieu historique national du Canada du Palais-de-Justice-de-Joliette est un imposant édifice en pierre de deux étages de style néo-classique, construit de 1860 à 1862 pour servir tout à la fois de palais de justice, de bureau d’enregistrement et de prison. Le bâtiment se compose du corps central symétrique d’origine doté d’une aile arrière logeant la prison, d’un agréable ajout de deux étages datant de 1916, et de deux annexes bâties en 1960-1961.

Le palais de justice de Joliette est un excellent exemple, bien préservé, d’édifice public de style néo-classique. Construit de 1860 à 1862 par le gouvernement du Canada-Uni pour ce qui était appelé à l’époque le village de l’Industrie, il est l’un des quelques 28 palais de justice ainsi érigés au Bas-Canada. Le palais de justice de Joliette est conforme au plan normalisé de l’architecte du ministère des Travaux publics du Canada-Uni, F. P. Rubidge, plan qui a servi pour 14 palais du justice du Bas-Canada construits entre 1859 et 1863. On y trouve une salle d’audience, au centre du rez-de-chaussée, flanquée d’une salle des jurés d’un côté et de pièces pour les juges, les avocats et les petits jurys de l’autre. À l’étage du corps central, on avait aménagé des bureaux. L’aile arrière, servant de prison, était divisée en cellules.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1993
Lieu historique national du Canada du Palais-de-Justice-de-Québec
Québec, Québec

Le lieu historique national du Palais-de-Justice-de-Québec est un édifice public massif de style Second Empire, bâti à la fin du XIXe siècle. Il occupe un coin bien en vue de l’arrondissement historique de la haute-ville, en face de la place d’Armes et tout près d’autres bâtiments administratifs majeurs, d’époque et d’architecture similaires. Adapté au terrain en pente, l’édifice s’élève sur quatre étages le long de la rue Saint-Louis et sur cinq étages le long de la rue du Trésor.

La valeur patrimoniale du lieu réside dans son architecture et dans le fait qu’il symbolise le système de justice québécois. Le palais de justice de Québec a été construit de 1883 à 1887 pour accueillir tous les tribunaux du district judiciaire de Québec. De par son échelle grandiose, son traitement architectural complexe, son iconographie et ses matériaux locaux, le palais de justice témoignait de l’attachement de la province aux principes de la justice, de son assurance nouvellement acquise et de sa fierté à l’endroit de son héritage français. L’édifice a servi de palais de justice de 1887 à 1983.

Bel exemple du style Second Empire français, le palais de justice de Québec se distingue par sa riche maçonnerie de pierre, son toit en mansarde, sa décoration classique et sa silhouette animée. Ses plans ont été dessinés par Eugène-Étienne Taché, architecte renommé à l’emploi du ministère des Travaux publics de la province. Sa conception fait écho au succès remporté par les édifices du Parlement de Québec (1877-1886), également réalisés par Taché dans le style Second Empire.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Parc-Montmorency
Québec, Québec

Emplacement de l'évêché, parlement du Canada-Uni de 1851 à 1855.

Situé au cœur de la Ville de Québec, en haut de la Côte de la Montagne, le lieu historique national du Canada du Parc-Montmorency est un parc urbain formant une partie du lieu historique national du Canada des Fortifications-de-Québec. Aucun vestige en surface ne témoigne de son rôle comme emplacement du Parlement de la province du Canada; au lieu de quoi, des vestiges de sa fonction dans l’histoire militaire, incluant la vue sur le fleuve, la batterie et les murs de défense révèlent son rôle au sein du système défensif de la cité. Le parc Montmorency compte plusieurs monuments commémoratifs et plusieurs arbres à maturité.

En 1688, Monseigneur de Saint-Vallier fit l’acquisition de cette propriété dans le but d’y édifier son palais épiscopal, lequel fut érigé entre 1693 et 1695 selon les plans tracés par l’architecte Claude Baillif. La structure fut lourdement endommagée durant le bombardement de Québec en 1759; après réfection, l’édifice connut plusieurs usages, jusqu’à ce qu’il soit loué par le gouvernement, à compter de 1777 pour servir de bureau du Gouverneur. C’est ici que se réunit, à partir de 1792, l’assemblée législative du Bas-Canada. Finalement, en 1831, l’édifice fut vendu au gouvernement et subit dès lors des modifications et reconstructions importantes. À peine l’édifice terminé, en 1854, qu’il fut rasé par un incendie. Un nouvel édifice érigé plus tard sur les lieux abrita brièvement le Parlement de l’Union des Canadas. Après la Confédération, l’édifice servit brièvement d’assemblée législative du Québec, jusqu’à la construction de l’actuelle assemblée nationale. Il fut, une fois de plus, détruit par le feu. En 1908, après des années d’abandon, l’emplacement fut rasé et aplani pour donner naissance au parc Montmorency.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Pavillon Hersey
Montréal, Québec

Situé sur le campus de l’hôpital Royal Victoria de Montréal, le lieu historique national du Canada du Pavillon Hersey est un splendide exemple encore existant du type de résidence construit expressément pour les infirmières à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle. Il s’agit d’une grande construction institutionnelle inspirée des châteaux en calcaire montréalais affichant des détails historiques pittoresques de l’époque comme les fenêtres regroupées, le toit escarpé muni de lucarnes et les moulures élaborées.

Le pavillon Hersey de l’hôpital Royal Victoria fut la première résidence construite expressément pour les infirmières au Canada. Il offrait des installations pour l’étude et l’apprentissage et de l’hébergement sous forme de chambres, de salons et une salle à manger. Ce bâtiment, ainsi que les autres résidences destinées aux infirmières érigées dans l’ensemble du pays, reflétaient le professionnalisme croissant des soins infirmiers.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1997
Lieu historique national du Canada du Pavillon-Mailloux
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada du Pavillon-Mailloux est une résidence d’infirmières de cinq étages, en brique, sur le campus de l’hôpital Notre-Dame, à Montréal, au 1560, rue Sherbrooke Est, qui fait maintenant partie du Centre hospitalier universitaire de l’Université de Montréal. Très semblable de l’extérieur au reste de l’ensemble hospitalier, il est situé derrière le pavillon est du bâtiment principal auquel il est à présent relié. Comme les autres bâtiments de l’ensemble hospitalier, il présente une volumétrie symétrique et rectangulaire, des fenêtres régulièrement disposées et un toit plat.

La valeur patrimoniale du Pavillon Mailloux tient au rôle qu’il a joué dans le développement de la profession infirmière et dans le témoignage qu’il porte sur les soins de santé dispensés, la formation, la communauté et le mode de vie de générations d’infirmières professionnelles. Cette valeur est illustrée par l’emplacement, l’implantation, la conception, la forme et la composition du bâtiment, et notamment par l’intégrité de son plan intérieur fonctionnel qui reflète les générations d’infirmières qui y ont été formées.

Le Pavillon Mailloux a été construit en 1931 pour servir de résidence aux élèves de l’école d’infirmières de l’hôpital Notre-Dame. Fondée en 1897 par Mère Élodie Mailloux, de la communauté des Sœurs Grises, cette école d’infirmières a été l’une des premières de langue française. La construction de cette résidence confirmait les changements majeurs survenus dans la reconnaissance du rôle des femmes, notamment au sein de la profession d’infirmière. L’école possédait déjà une résidence d’infirmières, aménagée dans une maison privée, depuis 1898, mais le Pavillon Mailloux a été conçu sur mesure et renferme des chambres à coucher et des espaces récréatifs. Une salle de cours et d’autres installations pédagogiques étaient en outre situées tout près dans le bâtiment Deschênes.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Pénitencier-de-Saint-Vincent-de-Paul
Laval, Québec

Le lieu historique national du Canada du Pénitencier-de-Saint-Vincent-de-Paul est une prison en pierre monumentale, d’aspect sévère et peu invitant situé à Laval (Québec). Ouvert en 1873 dans une installation destinée à servir de maison de correction, ce pénitencier était le deuxième pénitencier fédéral au Canada et le seul établissement de correction francophone au pays jusqu'à sa fermeture en 1989.

Construit à l’origine en 1873, la plupart des bâtiments de l’établissement actuel datent des années 1930 et 1940. L’architecture de l’établissement original, qui prévoyait uniquement un bâtiment d’administration et un bloc cellulaire, était très banale, et le pénitencier a été tellement modifié que le bloc cellulaire a perdu sa configuration d’origine en forme de croix grecque.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada du Pénitencier-de-Saint-Vincent-de-Paul réside dans le fait qu’il a été le témoin de plus d’un siècle d’histoire judiciaire au Canada en général et au Québec en particulier. Elle tient également à l’apparence, à l’emplacement et à l’implantation de l’établissement, que le public reconnaît immédiatement, de même qu’aux récits et aux vestiges associés à la vie menée à l’intérieur de ses murs.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Phare-du-Cap-des-Rosiers
Gaspé, Québec

Haut de trente-sept mètres, ce phare en pierre est perché au sommet d’une falaise escarpée, près du village de Cap-des-Rosiers, au Québec. Cet endroit exposé se trouve à l’embouchure du fleuve Saint-Laurent, à l’endroit où celui-ci se jette dans le golfe du Saint-Laurent. Témoin de nombreux naufrages, le phare continue de guider les navires à travers ces eaux traîtresses.

La valeur patrimoniale du phare de Cap-des-Rosiers réside dans son emplacement, sa conception, sa construction et ses matériaux. Sa hauteur impressionnante et son profil effilé en font un archétype. Le phare de Cap-des-Rosiers a été conçu par John Page, ingénieur en chef au ministère des Travaux publics du Canada-Uni et construit par l’entrepreneur Charles François-Xavier Baby de 1853 à 1858. Il a conservé depuis 1858 son équipement d’origine, malgré l’évolution de la technologie relative au feu lui-même : feu catadioptrique fixe à lumière blanche (1858-1903), feu incandescent à vapeur d’essence (1903-1921), lampe à brûleur de fabrication canadienne (1921-1950), lampe électrique actionnée à la main (1950-1972), feu en partie automatisé (1972-1981), puis feu entièrement automatisé (1981-2004). Sa tour a été revêtue de crépi en 1861, 1881 et 1897, et réparée en 1929-1930, 1954 et 1984. Les fenêtres ont été remplacées en 1884 et la maçonnerie réparée en 1993.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Phare-de-l'Île-Verte
Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, Québec

Le lieu historique national du Canada du Phare-de-l’Île-Verte est un élégant phare cylindrique en pierre de 12 mètres équipé d’une lanterne octogonale peinte érigé sur une île du fleuve Saint-Laurent, devant l’embouchure de la rivière Saguenay. Outre la tour, ce site isolé inclut aussi une résidence de gardien, un bâtiment abritant la corne de brume, un hangar à pétrole et une petite poudrière.

La valeur patrimoniale du phare de l’île-Verte réside dans son ancienneté et dans son état de conservation architecturale remarquable. La construction du phare de l’île-Verte a été approuvée en 1806 et terminée en 1809. La tour a été conçue et réalisée par Edward Cannon, maître maçon de Québec, dans le but de guider les navires à travers les eaux et les courants dangereux du fleuve Saint-Laurent, à l’embouchure de la rivière Saguenay. Quatre générations d’une même famille, les Lindsay, ont assuré la bonne marche du phare pendant 137 ans, soit de 1827 à 1964. Les seules modifications apportées au bâtiment ont été la pose d’un revêtement de bois sur les murs de moellons (d’abord sous forme de clin durant la période 1850-1870, puis sous forme de planche verticale), le remplacement du feu d’origine par un feu automatisé en 1969, et le remplacement des fenêtres d’origine, de la porte intérieure du rez-de-chaussée, du bardage et des cercles métalliques par la Garde côtière canadienne lors de la restauration de 1983.
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©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1993
Lieu historique national du Canada du Phare-de-Pointe-au-Père
Pointe-au-Père, Québec

Phare ancien en béton armé situé en un point stratégique.

La station d’aide à la navigation de Pointe-au-Père est l’une des plus importantes au Canada. Du haut du phare, le Saint-Laurent apparaît encore plus grandiose. Considéré comme l’un des plus difficiles à naviguer, le fleuve a vu les meilleurs pilotes se relayer sur les bateaux des compagnies qui effectuaient les voyages entre l’Amérique et l’Europe. C’est au large de Pointe-au-Père que l’Empress of Ireland a fait naufrage en 1914.

Le lieu historique national du Canada du Phare-de-Pointe-au-Père est un centre d’aide à la navigation situé sur une pointe de terre s’avançant sur le fleuve Saint-Laurent, à la limite des eaux intérieures et de la mer ouverte. La station se caractérise par des bâtiments aux toits rouges et aux murs blancs, lesquels sont dominés par un phare en béton de 24 mètres de hauteur. La reconnaissance officielle inclut le troisième et le quatrième phare et les vestiges présumés des deux premiers, y compris les éléments paysagers, édifices et structures connexes tels que la maison du gardien et celle de l’assistant gardien, le bâtiment du criard de brume, un garage, le réservoir, la génératrice, le criard électronique et de nombreux vestiges évoquant la présence de la station depuis 1859.

Par sa situation géographique stratégique, le phare de Pointe-au-Père s’est révélé être un lieu privilégié pour les pilotes du Saint-Laurent dès les premières années du XIXe siècle. La station connue, sur plus d’un siècle d’opération, une évolution constante qui débuta avec la construction du premier phare en 1859, remplacé peu de temps après, suite à un incendie. En 1909, le troisième phare est construit dans un effort de modernisation avant que le Ministère des transports entame, dans les années 1960, une opération d’automatisation des phares, ce à quoi la station de Pointe-au-Père n’échappe pas. Par ailleurs, plusieurs infrastructures s’ajoutèrent, en fonction des nouvelles tâches déléguées au Phare de Pointe-au-Père au cours des différentes phases d’exploitation. Il abrita une station des relevés des marées et des courants, de 1894 à 1985, devint l’hôte de la station de pilotage pendant une cinquantaine d’années, durant lesquelles il prit à sa charge une partie des activités reliées à la station de quarantaine de Grosse-Île, soit de 1923 à 1937.

La station de phare mit aussi à l’essai plusieurs moyens de communication favorisant l’aide à la navigation. Quelques années après l’élaboration du code international de drapeau, celui-ci était mis en application à Pointe-au-Père, plus tard on y implanta une station Marconi. La station de Pointe-au-Père a eu recours au simple canon, au signal à bombes explosives, puis en 1903, à l’édifice du signal de brume. Son implantation mena à l’expérimentation de deux types de signaux soit la sirène d’Écosse et sa version canadienne adaptée, le diaphone, et à l’essai des lampes à gaz acétylène. Au terme des observations, l’usage de celles-ci a été recommandé dans les phares et le diaphone fut le modèle adopté dans la plupart des phares au Canada dès 1904. Après 1972, c’est un signal sonore électronique qui a pris la relève au diaphone. En 1997, le poste d’aide à la navigation a été délaissé par Pêche et Océans Canada. La station fait aujourd’hui partie d’un ensemble patrimonial sous le nom de «Site historique maritime de la Pointe-au-Père».

©Government of Quebec / Gouvernement du Québec
Lieu historique national du Canada Pointe-du-Buisson
Beauharnois, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Pointe-du-Buisson comprend plusieurs sites archéologiques dispersés sur un plateau boisé, le long du fleuve Saint-Laurent, à Melocheville, 30 kilomètres au sud de Montréal. Le lieu, situé à une altitude moyenne de 34 mètres au-dessus du niveau de la mer, est découpé en trois parties inégales par deux ravins d’écoulement aux pentes abruptes. L’espace, incluant 15 sites archéologiques présente des vestiges archéologiques qui fournissent des renseignements importants sur la vie des Autochtones dans la région au cours des cinq derniers millénaires. La désignation s’applique aux vestiges archéologiques et au terrain de 21 hectares dans lequel ils ont été trouvés.

Située sur le rivage d’une voie de transport majeure, la pointe du Buisson est depuis longtemps un lieu de portage et d’établissements autochtones. La partie ouest renferme neuf sites archéologiques (Hector Trudel, Station 2, Station 3 avant, Station 3 arrière, Plateau-des-portageurs, Pascal Mercier, Camp McKenzie, Jane Ellice et Passerelle). Ce vaste secteur a été utilisé de façon continue depuis 5000 BP. La partie centrale contient trois sites (Station 4, Trois Buttes and Pointe-à-Jonathan) qui ont été occupés principalement durant le Sylvicole moyen tardif (1500-1000 BP). La partie est contient deux sites (Station 5 et André Napoléon Montpetit) qui fournissent une documentation exceptionnelle sur un épisode de l’occupation durant le Sylvicole inférieur (3000-2400 BP).

La valeur patrimoniale du lieu historique national de la Pointe-du-Buisson tient au fait qu’il est un témoin rare et exceptionnel d’une longue période de l’histoire ancienne des Autochtones. Sa valeur réside dans les sites qui s’y trouvent, dans leur emplacement et dans l’abondance des artefacts et des connaissances qu’ils recèlent.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Pont-Couvert-de-Powerscourt
Hinchinbrooke, Québec

Le lieu historique national du Canada du Pont Couvert de Powerscourt est un long pont couvert en bois qui repose encore sur ses fondations de pierre originales, dans le canton d'Elgin, comté d'Huntingdon, Québec. Toujours en service, il permet encore à la circulation routière du chemin de la Première concession de franchir la rivière Châteauguay. Ce pont se distingue par ses trois piliers de maçonnerie à pierre taillée, sa ligne de toiture irrégulière et ses deux travées autoporteur. Il s'agit maintenant du seul exemple au monde de pont à membrure intermédiaire en forme d'arc construit selon la technique de McCallum.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Pont Couvert de Powerscourt découle de son âge et de l'utilisation de la technique de la membrure intermédiaire en forme d'arc pour sa construction. Cette technique fut inventée par le constructeur de pont new-yorkais Daniel McCallum en 1851 et fut surtout réservés aux ponts ferroviaires. Également connu localement sous le nom de pont Percy, il a été érigé en 1861 pour permettre à la circulation routière du chemin de la Première concession de franchir la rivière Châteauguay.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, S. Desjardins, 1998
Lieu historique national du Canada du Pont-de-Québec
Québec, Québec

Le lieu historique national du Canada du Pont-de-Québec est un pont cantilever en acier qui relie la rive de Québec et celle de Lévis au-dessus du fleuve Saint-Laurent à quelques kilomètres en amont de Québec. Érigé en 1917, le pont est d’une longueur totale de 987 mètres et d’une hauteur de 95 mètres, et se compose de travées d’approches nord et sud, de piles d’ancrage, de deux piliers principaux reposant sur le lit de rivière, de bras cantilever ainsi qu’une travée suspendue d’une portée de 500 mètres.

Le pont de Québec, avec sa portée libre de 500 mètres d’un pilier central à l’autre, est le plus long pont cantilever du genre au monde. Construit selon le système de poutres en «K», qui se définit par deux poutres en diagonale se rattachant à une troisième verticale (en forme de «K»), le pont se distingue aussi par son emploi de l’acier au nickel. Ce matériau se montrait plus fort et plus cher que l’acier de carbone, mais il a permis aux constructeurs d’atteindre la longueur inédite du pont, qui a battu tous les records.

Le point a été mis en œuvre par des sociétés principalement canadiennes au titre de chef ingénieur H.E. Vautelet. Sa construction a été facilitée par le système de poutres en «K» ainsi que par la méthode d’installation de sa travée suspendue. Construite séparément, la travée centrale a été flottée sur le fleuve jusque sous les bras cantilevers, et ensuite levée et rivetée sur place. Le pont de Québec, de par ses grandes dimensions et l’ingéniosité de sa conception, demeure l'un des plus importants dans l’histoire du génie civil au Canada et est un symbole important dans la Ville de Québec.

©Natural Resources Canada / Ressources naturelles Canada
Lieu historique national du Canada de la Première-Station-Géodésique
Chelsea, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Première-Station-Géodésique est situé sur le versant sud du mont King, dans le parc de la Gatineau au Québec. Il s’agit du premier site géodésique établi au Canada, lequel est composé d’un point, nommé «station excentrée», représenté par une cheville d’arpentage en cuivre lettrée sur le dessus, plantée dans le sol et retenue par du ciment. Le lieu est sur un terrain d'une superficie de 2,3 mètres carrés, approximativement de la même dimension que l'ancienne tour.

La géodésie est la science qui mesure et représente les dimensions et la forme de la Terre. L'établissement d'un réseau de points géodésiques par « triangulation » permet de définir la structure géométrique de la Terre en effectuant la mesure des éléments de triangles. Ces points géodésiques sont des médaillons de cuivre souvent situés en haut de montagnes afin d'assurer leur intervisibilité sur des distances pouvant aller jusqu'à plusieurs dizaines de kilomètres.

En 1888, l’Association des arpenteurs du Dominion multiplie ses actions afin de mettre sur pied un service géodésique au Canada. Après des années de recherches, effectuées notamment par le directeur William Frederick King, les levés géodésiques connaissent leurs débuts au pays. En juin 1905, les premiers sont effectués à Kingsmere, dans la région de la capitale nationale. Le premier point géodésique (ou station géodésique), nommé King MTN, est érigé à environ 14 kilomètres d’Ottawa. Ce point a été choisi, car il est le plus visible depuis l’observatoire fédéral situé au niveau de la Ferme expérimentale centrale. En fait, ce point géodésique ne sera pas utilisé pour une longue période, puisque la visibilité n’y est pas satisfaisante. Un second point, appelé «station excentrée», est alors choisi en septembre 1909. Celui-ci est situé 64 mètres (211 pieds) plus bas que le précédent et devint le point de référence. Ce point se trouve aux coordonnées 45º 29' 20,56787" N et 75º 51' 45,26354" O.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1966
Lieu historique national du Canada du Presbytère de la Mission de Caughnawaga
Kahnawake, Québec

Le lieu historique national du Canada du Presbytère-de-la-Mission-de-Caughnawaga est situé sur la rive sud de la voie maritime du Saint-Laurent dans le territoire des Mohawks de Kahnawake, au Québec. Le presbytère, qui est érigé dans la mission de Caughnawaga, se trouve à l’ouest de l’église et comprend deux bâtiments en pierre, se jouxtant et disposés en forme de « L » : le presbytère d’origine et l’aile ouest, aussi appelée l’ancien mess des officiers. Le presbytère, relié à l’église par un corridor, est un bon exemple de l’architecture québécoise de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècles. L’ensemble se dresse dans les limites du lieu historique national du Canada Fort-St-Louis.

En 1667, les missionnaires jésuites fondent la mission de Caughnawaga dans la colonie française de La Prairie pour y desservir les Iroquois chrétiens; la mission est cependant déplacée plusieurs fois avant d’être définitivement établie à Kahnawake. Le presbytère est l’un des principaux éléments de l’ensemble et constitue un exemple de l’architecture québécoise de la fin du XVIIe et du début du XVIIIe siècles. L’importance du presbytère se reflète dans la qualité de son exécution, comme en témoignent les détails intérieurs et extérieurs du bâtiment. Le presbytère est formé de deux grands bâtiments en pierre d’un étage et demi : le presbytère d’origine, dont le toit à deux versants est recouvert de bardeaux et l’aile ouest attenante à l’extrémité sud de la résidence. Les impostes cintrées des portes sont caractéristiques des premières maisons canadiennes.

La façade nord du presbytère d’origine, le plus grand des deux bâtiments, comporte une véranda vitrée avec des poteaux carrés simples et de la dentelle de bois. Le tracé du presbytère d’origine forme un rectangle simple percé de quatre baies et comporte une porte à chaque extrémité avec, entre elles, deux fenêtres, dont chacune à deux battants de douze carreaux. Il est coiffée d’un toit en croupe très pentu recouvert de bardeaux. Il compte quatre lucarnes du côté nord, deux du côté est, une du côté ouest et trois du côté sud. L’unique cheminée en brique se trouve à l’extrémité ouest. L’aile ouest, aussi appelée le mess des officiers, s’élève sur un étage et demi et jouxte le presbytère d’origine par son mur sud. Le toit très pentu coiffe le mur de pignon en pierre du côté nord, celui adjacent au presbytère d’origine.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Résidence-H.-Vincent-Meredith
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Résidence-H.-Vincent-Meredith est situé à Montréal (Québec). Cette belle demeure de deux étages et demi, de style néo-Queen Anne, construite en 1896 en brique rouge avec éléments décoratifs de pierre, est de composition asymétrique. La surface unie des murs contraste avec une bande décorative en brique au niveau de l’avant-toit. Une proéminente tour surmontée d’un toit conique attire l’attention et contraste avec la masse du toit à quatre versants très incliné, ses lucarnes et ses très hautes cheminées. Des marches mènent à l’entrée principale, qui est surmontée d’un porche ouvert.

La résidence H. Vincent-Meredith a été désignée lieu historique national du Canada en 1990 parce qu’il s’agit d’un exemple particulièrement remarquable de l’utilisation du style néo-Queen Anne dans l’architecture canadienne.

La maison, avec son style élégant et son terrain spacieux, était typique de nombreuses demeures construites par l’élite financière montréalaise de la fin du XIXe siècle dans le quartier appelé le « Mille carré doré » (« Golden Square Mile »). Dans ce cas-ci, la résidence, avec ses briques rouges chaudes, ses références stylistiques éclectiques et sa composition fantaisiste recourant aux tourelles, aux tours et à une ligne de toit vive, est un exemple exceptionnel du style néo-Queen Anne en vogue à l’époque. La maison a été construite en 1897 par les architectes montréalais Edward et William Maxwell, pour Andrew Allen, associé dans la Allen Line Steamship Company. Sir Vincent Meredith, président de la Banque de Montréal, et son épouse Isabella Allan, y ont habité de 1906 à 1941. Sir H. Vincent Meredith est décédé en 1929 et, en 1941, Lady Meredith a légué la grande maison privée à l’Hôpital Royal Victoria pour qu’elle serve de résidence à des infirmières. Plus tard, l’Université McGill en a fait l’acquisition. En 1990, la demeure a été endommagée par un incendie, mais elle a été restaurée par la suite et a retrouvé son apparence originale. Elle est maintenant le Centre pour la médecine, l’éthique et le droit de l’Université McGill.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2002
Lieu historique national du Canada de la Rotonde-Joffre (Canadien National)
Charny, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Rotonde-Joffre (Canadien National) est une vaste installation de réparation de locomotives située dans la cour de triage de la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada à Charny (Québec). Sa forme circulaire, creuse au centre, témoigne de sa vocation de rotonde ferroviaire.

Partir intégrante du réseau des chemins de fer Intercolonial, un réseau conçu afin de relier les colonies de Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse au reste du Canada et mandaté afin d’assurer l’inclusion des provinces maritimes dans la Confédération, la rotonde Joffre (Canadien National) était la localité de limite divisionnaire la plus achalandée du système. Construite en 1880 au dépôt de Charny, la rotonde Joffre (Canadien National) comportait à l’origine 24 stalles et servait à l’entretien des locomotives de l’Intercolonial. En 1920-1921, le Canadien National agrandit la structure originale avec quinze stalles et la rend complètement circulaire avec une seule ouverture. Les installations comprennent aussi l'atelier d'usinage et la plaque tournante, soit deux additions datant de 1920-1921. La rotonde Joffre (Canadian National) a servi son rôle d’origine jusqu’en 1981, lorsque le Canadien National a déplacé l’entretien provincial.

©Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Jean-François Rodrigue, 2005
L’église de la mission de Sainte-Croix-de-Tadoussac
Tadoussac, Québec

L’église de la mission de Sainte-Croix-de-Tadoussac occupe une petite partie du grand cimetière de la Fabrique de Sainte-Croix : la petite église est au bas, dans la portion sud-ouest de l’enclos funéraire, tandis que l’église paroissiale actuelle est au nord-est du cimetière. L’église est aux couleurs de l’Hôtel Tadoussac, un établissement de renommée auprès de la clientèle touristique. Elle regarde la baie de Tadoussac; par delà le fleuve Saint-Laurent, la rive sud est perceptible. L’ensemble du panorama est spectaculaire.

L’église de la mission de Sainte-Croix-de-Tadoussac, incluant son contenu, est d’importance historique car :

par ses caractéristiques et ses techniques de construction, elle est une exceptionnelle église de mission héritée de la Nouvelle-France, tout en étant la plus ancienne érigée en bois à l’échelle du Québec et du Canada;

construite à l’époque où Tadoussac était un centre actif de la traite des fourrures, elle témoigne de la relation qui existait entre le commerce des fourrures et les efforts déployées par les missionnaires Jésuites, tout en étant intimement liée avec les peuples autochtones;

elle est un excellent exemple d’un poste de mission où se sont établis au milieu du XIXe siècle les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, en continuant à servir les besoins religieux de la population autochtone.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada Seigneurie-de-l'Île d'Orléans
L'Île-d'Orléans Regional County Municipality, Québec

Le lieu historique national du Canada Seigneurie-de-l’Île-d’Orléans occupe l’ensemble du territoire de l’île et comprend tous les bâtiments, le paysage et les ressources archéologiques liés à la seigneurie qui existait sous le Régime français. Située tout près de la rive nord du Saint-Laurent, à proximité de la ville de Québec, l’Île d’Orléans a été l’un des premiers établissements en Nouvelle-France. Les terres agricoles sont aménagées en parcelles longues et étroites partant du fleuve, et les îlots de peuplement sont reliés par le chemin Royal qui fait le tour de l’île. Les maisons, dépendances, moulins à vent, églises et terres agricoles illustrent l’histoire de l’île, bien ancrée dans le temps.

La seigneurie de l’île d’Orléans a été créée en 1636 et s’est développée au XVIIe siècle avec la construction d’une route principale faisant le tour de l’île et de plusieurs autres routes qui la croisent. Le relief légèrement vallonneux et les nombreux ruisseaux assuraient de bonnes terres agricoles. Les seigneurs qui ont administré l’île au fil des ans ont été nombreux, et les fermiers travaillant pour eux encore plus, d’où le grand nombre de fermes aménagées et de ressources bâties et archéologiques. Les fermes sont établies sur des bandes de terres longues et étroites, partant de la ligne des eaux et se rejoignant à un point au centre de l’île. Les maisons et leurs dépendances s’élèvent généralement du côté terre du chemin Royal, face au fleuve. Le fait que l’île a été très tôt divisée en cinq paroisses (Saint-Pierre, Sainte-Famille, Saint-Francois, Saint-Jean et Saint-Laurent) reflète la diversité de ses caractéristiques géographiques et a donné lieu à la construction d’une église dans chacune des paroisses et de chapelles de procession entre elles.

©L'abbé Roberge, 2005
Lieu historique national du Canada du Séminaire-de-Québec
Québec, Québec

Le lieu historique national du Canada du Séminaire-de-Québec, situé dans l’arrondissement historique du Vieux-Québec, est un établissement d’enseignement comprenant deux sections : le Vieux Séminaire, fondé en 1663, et les bâtiments ajoutés au XIXe et XXe siècle qui l’entourent. Le bâtiment du Vieux Séminaire comporte trois ailes qui bordent la cour des Petits. Les bâtiments datant du XIXe et du XXe siècle, notamment l’ancien pavillon central, le Grand Séminaire et le Pavillon, sont de différents styles architecturaux, entre autres de style néogrec. Malgré les différentes dates de construction, le complexe est visuellement unifié en raison de sa configuration et des caractéristiques stylistiques communes des nombreux bâtiments.

Le Séminaire de Québec a été désigné lieu historique national du Canada en 1929 parce qu’il s’agit du plus ancien établissement d’enseignement au Canada.

La société de prêtres du Séminaire de Québec a été fondée à Québec par monseigneur François de Montmorency-Laval, premier évêque de la Nouvelle-France. En 1663, le Grand Séminaire est créé et regroupe le ministère paroissial, la mission et le clergé. Le « Petit Séminaire » est quant à lui fondé en 1668 dans le but d’enseigner la langue et la culture françaises aux jeunes Autochtones. À partir de 1674, l’établissement n’accueille plus que de jeunes Français qui se destinent à la prêtrise. Après la conquête, la vocation de l’école est à nouveau modifiée, et le « Petit Séminaire » commence à accepter tous les jeunes qui souhaitent faire des études, même s’ils ne désirent pas devenir prêtres.

En 1852, le Séminaire poursuit sa mission d’éducation en fondant la première université catholique francophone au pays, qui est baptisée Université Laval en l’honneur de monseigneur de Laval. L’Université Laval exercera une influence considérable sur les arts, les lettres et les sciences au Canada, et déménagera à son emplacement actuel dans l’arrondissement de Sainte-Foy-Sillery en 1970-1971. En dépit de nombreux incendies survenus au fil des années, le Séminaire de Québec demeure un établissement d’enseignement dirigé par la Société des prêtres diocésains, qui enseigne la pastorale et la prêtrise à divers niveaux. Le Séminaire héberge également le Centre de référence de l’Amérique française du Musée de la civilisation ainsi qu’une école secondaire privée, appelée le Petit Séminaire de Québec.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Séminaire-de-Saint-Sulpice-et-Son-Jardin
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada du Séminaire-de-Saint-Sulpice-et-Son-Jardin, un séminaire religieux avec un jardin attenant, est situé sur la rue Notre-Dame Ouest, au coeur du Vieux-Montréal. Il se compose d’un édifice imposant et austère en forme de fer à cheval, qui abrite un jardin classique privé et une petite cour. Cet édifice en pierre, un exemple spectaculaire de l’architecture de style classique du XVIIe siècle fut construit sous le régime français. Aménagé selon un plan rectangulaire, son jardin se caractérise par sa symétrie, ses îlots disposés de manière géométrique et ses allées, qui s’entrecroisent et mènent à un point central. Le complexe est séparé de la rue Notre-Dame par un mur de pierres que perce l’entrée principale.

La valeur patrimoniale du séminaire de Saint-Sulpice et son jardin réside dans ses associations historiques et dans son intégrité architecturale en tant qu’exemple du classicisme sous le régime français. À partir de 1687, le séminaire sert de résidence et de centre administratif aux Messieurs de Saint-Sulpice, seigneurs de l’île de Montréal jusqu’à la fin du régime seigneurial. L’édifice s’inspire du style classique français du XVIIe siècle et, à l’origine, son jardin respecte rigoureusement les principes d’aménagement des jardins des monastères médiévaux. En effet, avec la colonisation de la Nouvelle-France au XVIIe siècle, la tradition des jardins européens est reprise en Amérique du Nord par les ordres religieux, notamment par les Jésuites et les Sulpiciens. Aujourd’hui, le jardin existe toujours à son emplacement d’origine et n’a pour ainsi dire pas changé. Le lien entre le jardin et les murs ceinturant le séminaire illustre l’importance qu’accordent ces communautés protégées à l’introspection, à l’autosuffisance, au calme et à la croissance spirituelle. L’ornementation et le jeu géométrique de ce petit mais structuré jardin paysagé reflètent bien les goûts du XVIIe siècle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2004.
Lieu historique national du Canada de Sir-George-Étienne-Cartier
Montréal, Québec

Maisons jumelées des années 1830, ayant servi de résidence à ce brilliant politicien du XIXe siècle.

Situé à l’angle des rues Notre-Dame et Berri, au centre-ville de Montréal, cet édifice en pierre occupe un peu plus de la moitié de son lot urbain. Les deux maisons mitoyennes qui le composent faisaient jadis partie d’une terrasse constituée d’au moins trois habitats occupant une partie de ce qui avait été la citadelle de Montréal. Une partie de l’édifice présente l’interprétation de la vie et de l’œuvre de Cartier, bourgeois montréalais, politique et Père de la Confédération, alors qu’une autre partie offre une reconstitution du milieu de vie de la famille de Cartier au cours des années 1860.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de Sir-George-Étienne-Cartier réside dans son association avec George-Étienne Cartier, dont la carrière politique s’est échelonnée de 1848 à 1873, et dans le fait qu’il offre une illustration de la résidence montréalaise bourgeoise au milieu du dix-neuvième siècle, amalgamant des influences françaises et anglaises.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Christine Boucher, 2014
Le lieu historique national du Canada de la Résidence-d’Été-de-Sir-John-A.-Macdonald
Rivière-du-Loup, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Résidence-d’Été-de-Sir-John-A.-Macdonald est sis sur un cran rocheux faisant office de promontoire entre le fleuve Saint-Laurent et le côté nord de la rue Fraser à Rivière-du-Loup (Québec), lequel offre une vue saisissante sur le fleuve et ses battures. La maison sur son lot gazonné où dominent des conifères est typique des résidences d’été dans le Bas-Saint-Laurent. Sir John A. Macdonald (1815-1891), premier chef du gouvernment canadien sous la Confédération, y séjourna pendant plusieurs étés de 1873 à 1890. Plus qu’une résidence d’été et un lieu de vacances, cette maison a surtout représenté un lieu de travail à partir duquel il continua de gouverner le pays.

Son architecture résulte de la jonction de deux corps de bâtiments de plan rectangulaire issus de périodes et de styles architecturaux différents. Le corps d’origine de la maison est constitué d’une ancienne maison de ferme construite vers 1850. On y ajoute une imposante aile de style Second Empire, plus grande en superficie que la première et caractérisée par la présence d’un toit mansardé percé de lucarnes, à la suite de son achat par les Macdonald en 1882. Par ailleurs, la lucarne centrale triangulaire a probablement été rajoutée au corps initial peu après l’agrandissement. Le bâtiment a subi très peu de modifications depuis sa construction.

La valeur patrimoniale de la résidence repose sur son association avec l’ancien premier ministre sir John A. Macdonald et sur son intérêt historique. Ce fut vraisemblablement l’arrivée de Macdonald au début des années 1870 dans le secteur qui marqua l’apogée de la popularité de Saint-Patrice comme lieu de villégiature. Sa présence attire des amis et des associés qui s’établissent à proximité, de nombreux hommes d’affaires ayant principalement des intérêts dans des compagnies de transport ferroviaire, de même que plusieurs hommes politiques et hauts fonctionnaires. Au décès de Macdonald en 1891, la demeure devint la propriété de Lord N. G. Shaughnessy, qui fut président de la Compagnie du chemin de fer du Canadien Pacifique (CPR) de 1899 à 1918. La maison fut ensuite achetée par Hebert J. Symington, premier président d’Air Transat, en 1939. Elle demeura au sein de la famille Symington jusqu'en 1981, date à laquelle elle fut acquise par l’Héritage canadien du Québec qui en assure sa conservation depuis lors. En 2003, la maison est inscrite au site du patrimoine du Vieux-Saint-Patrice, ensemble reconnu par la province de Québec regroupant une quarantaine de vieilles maisons de ferme et de résidence associées à la villégiature de la fin du XIXe siècle implantées dans la portion ouest de la rue Fraser.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de Sir-Wilfrid-Laurier
Laurentides, Québec

Maison dotée d'un programme d'interprétation sur la vie de sir Wilfrid Laurier, premier ministre du Canada (1896-1911).

Situé à Saint-Lin-Laurentides dans Lanaudière, à environ 50 km au nord-est de Montréal, le lieu historique national du Canada de Sir-Wilfrid-Laurier rappelle la vie et l'œuvre de l'ancien premier ministre du Canada.

Le lieu historique national du Canada de Sir-Wilfrid-Laurier commémore le lieu de naissance de sir Wilfrid Laurier, ancien Premier ministre du Canada. Situé sur la 12e avenue, à Saint-Lin-Laurentides (60 km au nord de Montréal), le lieu a beaucoup changé depuis l’enfance de Laurier et est aujourd’hui constitué d’une petite maison dans le style vernaculaire du Québec, en brique rouge, bâtie sur un lot paysager.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de Sir-Wilfrid-Laurier réside dans le fait qu’il donne l’esprit du lieu où sir Wilfrid Laurier a passé son enfance. Laurier est né à Saint-Lin-Laurentides en 1841, où il a élu domicile jusqu’en 1865. Cette propriété a été achetée par le grand-père de Laurier, au début du XIXe siècle et elle est restée dans la famille jusqu’en 1865. La maison qui s’élève aujourd’hui à cet endroit a été construite en 1870. Le gouvernement fédéral a acheté les deux lots qui formaient jadis la propriété des Laurier en 1937-1938 et il a démoli tous les bâtiments présents, sauf la maison actuelle que l’on croyait alors avoir été habitée par Laurier. La maison a été installée au centre des deux lots qui ont été aménagés par l’architecte paysager Frederick G. Todd. L’ethnologue Marius Barbeau a pour sa part meublé les pièces de manière à refléter la tradition rurale québécoise. Avec cette tentative d’illustrer les humbles racines rurales de sir Wilfrid Laurier, Parcs Canada créa un de ses premiers lieux d’interprétation à caractère civil, qui demeure un exemple des méthodes de conservation du début du XXe siècle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991
Lieu historique national du Canada du Théâtre-Capitole / l'Auditorium-de-Québec
Québec, Québec

Le lieu historique national du Canada du Théâtre-Capitole / l'Auditorium-de-Québec est un remarquable bâtiment de style Beaux-Arts à la façade bombée construit sur la rue Saint-Jean, à quelques pas de la Porte-Saint-Jean à Québec.

La valeur patrimoniale du théâtre Capitole (auditorium de Québec) tient à sa façade de style académique, au riche décor classique de son intérieur et à son aménagement comme théâtre et salle de cinéma. Des pièces de théâtre (dès 1903), puis des spectacles de variété ont été présentés dans ce bâtiment conçu par William S. Painter et appelé à l'origine Auditorium de Québec. En 1927, son intérieur est complètement remodelé par les architectes Thomas W. Lamb et Hélidore Laberge qui y aménagent une salle de cinéma avec un nouveau décor et un profond balcon. Dans les années 1930, l'Auditorium change de nom et devient le théâtre Capitole; on y présente des films et quelques spectacles jusqu'aux années 1960, puis uniquement des films jusqu'en 1982. En 1992, le théâtre Capitole (auditorium de Québec) est restauré et retrouve sa vocation de théâtre.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, N. Clerk, November 1995
Lieu historique national du Canada du Théâtre Granada
Sherbrooke, Québec

Le lieu historique national du Canada du Théâtre-Granada est un bâtiment de trois étages érigé en bordure du trottoir de la rue Wellington dans le centre-ville de Sherbrooke, Québec. Le thème de la façade se poursuit à l'intérieur dans un magnifique décor rappelant une cour intérieure la nuit en Espagne.

Le théâtre Granada a été désigné lieu historique national du Canada en 1996 parce que c'est un magnifique exemple d'un théâtre d'ambiance au Canada.

La valeur patrimoniale du théâtre Granada tient principalement à la qualité et à la richesse du décor intérieur demeuré quasi inchangé depuis la construction du bâtiment.

La plupart des cinémas d'ambiance possédaient un décor peint, mais celui créé par le décorateur intérieur Emmanuel Briffa pour le théâtre Granada est particulièrement spectaculaire. Le bâtiment a été dessiné par l'architecte D.J. Crighton et construit par la United Amusement Corporation en 1928-1929. Il a servi de salle de cinéma et de spectacles jusqu'en 1980, puis la Ville de Sherbrooke l'a rénové en 1988 pour en faire un auditorium multifonctionnel.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Nathalie Clerk, 1993
Lieu historique national du Canada du Théâtre Outremont
Montréal, Québec

Le théâtre Outremont est un vaste cinéma de style Art déco situé au coin des avenues Bernard et Champagneur à Outremont, une banlieue de l’ouest de l’île de Montréal datant du début du XXe siècle. Bâti dans un quartier à la fois résidentiel et commercial, le bâtiment est entouré d’immeubles d’habitation.

Le théâtre Outremont a été désigné lieu historique national en 1993 à cause de son importance historique et architecturale nationale. Avec son extérieur des débuts du mouvement Art déco et son riche intérieur combinant des éléments propres aux théâtres d’atmosphère et des motifs Art déco, il est un bel exemple des cinémas de luxe construits au Canada à la fin des années 1920.

Conçu par l’architecte local René Charbonneau pour Confederation Amusements, le théâtre Outremont est typique des nombreux cinémas de luxe construits dans des quartiers de banlieue au Canada dans les années 1920. De taille moyenne, ces cinémas pouvaient accueillir entre 1000 et 2000 spectateurs. Construits expressément à des fins cinématographiques, ils se voulaient attrayants et confortables, le cinéma étant devenu un loisir populaire à la fin des années 1920. Les mesures prises pour ignifuger le théâtre Outremont témoignent d’une préoccupation accrue pour la sécurité des spectateurs suite à un incendie mortel survenu dans un cinéma de Montréal en 1927.

L’un des tout premiers cinémas de style Art déco au Canada, le théâtre Outremont est typique des premières manifestations de ce style en ce sens qu’il fait appel à des formes classiques traditionnelles, présentées de façon stylisée. La composition extérieure, avec ses deux volumes distincts différenciés par les matériaux, la couleur et les proportions qui correspondent aux principales fonctions du bâtiment, témoigne de l’apparition de l’esthétisme architectural moderne. On retrouve également des motifs Art déco partout à l’intérieur.

Le décor intérieur de l’auditorium est un exemple extravagant du style Art déco présenté en combinaison avec des éléments propres à l’architecture des théâtres d’atmosphère. Les cinémas d’atmosphère, dont les murs et les plafonds proposaient des scènes exotiques et pastorales, ont connu leur heure de gloire à la fin des années 1920. L’auditorium du théâtre Outremont combine des motifs Art déco stylisés avec des scènes pastorales peintes sur la partie supérieure des murs et un plafond luminescent à caissons censé reproduire l’atmosphère d’une journée ensoleillée.

Le décor intérieur onirique complexe du théâtre Outremont, typique des cinémas des années 1920, est l’œuvre d’Emmanuel Briffa. Artiste de la scène bien connu, Briffa habitait Outremont. On lui doit la décoration intérieure de plus de soixante cinémas au Canada.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Nathalie Clerk, 1993
Lieu historique national du Canada du Théâtre-Rialto
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada du Théâtre-Rialto est situé sur l’avenue du Parc dans le quartier Outremont à Montréal. Il s’agit d’une salle de spectacle du début du XXe siècle de style Beaux-Arts. Distingué par une imposante façade munie de colonnes et inspiré par l’Opéra de Paris, ce théâtre de cinq étages est aussi caractérisé par son intérieur néo-baroque, conçu par Emmanuel Briffa, un concepteur de théâtre célèbre.

Le théâtre Rialto est un édifice typique de l’architecture publique canadienne du début du XXe siècle et est un bel exemple de l’architecture du style Beaux-Arts, qui applique les principes du style académique, notamment le respect de la symétrie et du caractère grandiose de la composition, la clarté des élévations et la rationalité du plan. Sa façade principale rappelle le programme décoratif de l’une des sources du style Beaux-Arts : l’Opéra de Paris, son plan intérieur et ses diverses fonctions le distinguent des cinémas de l’époque. Il s’agit du premier cinéma à Montréal où l’axe de l’auditorium est parallèle à la façade et où l’on trouve des salles destinées à d’autres fonctions (salle de bal, salle de quilles, salle de billard et locaux commerciaux). Le riche décor intérieur, la forte inclinaison du balcon et les loges font partie des caractéristiques propres aux théâtres traditionnels du tournant du siècle.

Le théâtre Rialto a été construit pour l’entreprise United Amusements Corporation Limited selon les plans de Raoul Gariépy, architecte prolifique de la région et concepteur de cinq autres cinémas montréalais. La conception de la structure en béton est l’œuvre de la firme d’ingénierie Forgues et Guay. C’est à Emmanuel Briffa, artiste de Montréal qui a décoré plus de 200 intérieurs de cinéma en Amérique du Nord, que l’on doit le riche décor intérieur d’influence néo-baroque. Ce décor d’une qualité exceptionnelle a gardé un grand nombre de ses caractéristiques originales, dont les peintures, les moulures, les éléments décoratifs à relief en plâtre et les verrières.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2003
Lieu historique national du Canada des Tours-Martello-de-Québec
Québec, Québec

Le lieu historique national du Canada des Tours-Martello-de-Québec fait partie du lieu historique national du Canada des Fortifications-de-Québec, situé à Québec (Québec). Il comprend trois tours Martello éloignées les unes des autres : la Tour n° 1 sur les Plaines d’Abraham, la Tour n° 2 à l’angle des rues Laurier et Taché, et la Tour n° 4 sur la rue Lavigueur. Construites entre 1808 et 1812, les trois Tours Martello indépendantes s’élèvent sur deux étages et sont surmontées d’un toit plat conçu pour servir de plate-forme pour un à quatre canons. Elles surplombent le Saint-Laurent et la rivière Charles, respectivement.

Les Tours Martello de Québec ont été désignées lieu historique national du Canada en 1990 parce qu’elles font partie des fortifications de Québec.

Les Tours Martello de Québec illustrent l’importance de Québec et de ses fortifications dans les différents plans stratégiques pour la défense de l’Amérique du Nord britannique. La citadelle de Québec jouait un rôle clé dans le contrôle de l’intérieur de la partie septentrionale du continent sous les dominations française et britannique. Les Tours Martello ont été construites par les Britanniques pour former une première ligne de défense à l’intérieur de l’ensemble des fortifications de Québec et empêcher des attaquants de s’approcher suffisamment des murs pour en faire le siège. Fonctionnelles et très solides pour leur époque, ces tours étaient essentiellement des plates-formes à canons surélevées. Les tours n° 1 et n° 2 abritent des expositions didactiques.



©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada des Tours-des-Sulpiciens / Fort-de-la-Montagne
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada des Tours-des-Sulpiciens / Fort-de-la-Montagne est situé sur la rue Sherbrooke Ouest au centre-ville de Montréal, au Québec. Le site est constitué de deux tours, construites en 1694, qui composaient à l’origine le fort de la Montagne. Ces dernières, d’une hauteur de 13 mètres, sont constituées de deux étages et d’une construction en pierre. Elles possèdent respectivement une entrée et une porte à quatre carreaux vitrés du côté nord, au-dessus de laquelle se trouve une fenêtre à multiples pans vitrés. Chacun des toits, de forme conique hexagonal, est doté d’une croix à son sommet. La tour ouest possède une girouette également fixée à son sommet.

Vers 1676, les Sulpiciens, seigneurs de l’Île de Montréal, fondèrent une mission, appelée la mission de la Montagne, afin d’y instruire les Autochtones et de les convertir à la religion catholique. Pour ce faire, ils construisirent un fort de charpente. En 1681, M. François Vachon de Belmont fut nommé supérieur de la mission dénombrant plus de 200 Iroquois, Hurons et Algonquins vivant alors dans des cabanes dans le fort.

Un fort en pierre, construit en 1694, protége cette nouvelle Mission. Celui-ci est composé de quatre tours reliées entre elles par un mur d’enceinte défensif en pierre. Même si les tours possèdent des meurtrières, en raison de la fonction militaire initiale du fort, celle-ci est uniquement dissuasive car les meurtrières n’auraient jamais été utilisées à cette fin. En effet, les soeurs de la Congrégation de Notre-Dame utilisaient la tour sud-ouest comme école et celle du sud-est comme résidence pour les filles de la Congrégation. Avec le départ progressif des Amérindiens entre 1692 et 1705, la tour sud-est est transformée en chapelle (1824) et les tours nord-ouest et nord-est du fort de la Montagne sont alors démolies.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2001
Lieu historique national du Canada Trafalgar Lodge
Montréal, Québec

Le lieu historique national du Canada Trafalgar Lodge est situé sur un terrain d’angle boisé dans le quartier historique de Westmount à Montréal au Québec. Construite au milieu du XIXe siècle, Trafalgar Lodge est une villa pittoresque en brique d’un étage et demi de style néo gothique. Cette maison au profil bas est surmontée d’un toit en croupe à forte pente vers l’avant avec des pignons, des lucarnes et des mitres décoratives.

Exemple rare au Québec de villa néo gothique, Trafalgar Lodge a été conçu par l’architecte torontois John Howard comme le domaine champêtre d’un riche homme d’affaires. La villa asymétrique, à la brique rouge et à l’ornementation blanche, présente un profil audacieux formé de pignons proéminents, de lucarnes et de hautes cheminées. Le mélange des éléments gothiques, tant religieux que séculiers, crée une version unique du style néo-gothique – les fenêtres en ogive et les fenêtres en rosace sont plus fréquentes dans les bâtiments religieux, tandis que les larmiers agrémentent souvent les résidences familiales. L’exécution très sculpturale des détails en fait des éléments remarquables.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada Usine-de-Textile-de-Magog
Magog, Québec

Ayant été la seule usine textile du xixe siècle à réunir au même endroit les opérations de filature, de tissage, de blanchiment et d'impression; construite en 1883.

©La Pulperie de Chicoutimi - Musée régional | La Pulperie de Chicoutimi - Regional Museum, 2015.
Lieu historique national du Canada de la Vieille-Pulperie-de-Chicoutimi
Chicoutimi, Québec

Le lieu historique national du Canada de la Vieille-Pulperie-de-Chicoutimi est situé dans une vallée partiellement boisée sur la rivière Chicoutimi, au Québec. Il s’agit d’un ensemble industriel typique du début du XXe siècle constitué de 5 bâtiments, dont la construction s’est échelonnée de 1898 à 1923. Les édifices spacieux sont en maçonnerie de pierres avec une toiture en acier, et bien éclairés par de nombreuses fenêtres.

La Vieille Pulperie de Chicoutimi fut fondée en 1896 par le maire de Chicoutimi, Joseph-Dominique Guay et quelques partenaires, incluant Julien-Édouard-Alfred Dubuc, qui est devenu président de la fondation de la Compagnie de Pulpe de Chicoutimi. On y fabriquait de la pâte pour papier journal, à l’époque où les papiers jouaient un rôle important dans l’économie canadienne. Reconnue pour la qualité de son produit, elle était le principal établissement de la Compagnie de pulpe de Chicoutimi et la plus grande productrice de pâte mécanique au Canada vers 1910.

La Vieille Pulperie de Chicoutimi est typique des ensembles industriels existant à compter des années 1880 jusqu’au tournant du siècle au Québec. Ses caractéristiques typiques incluent la maçonnerie en pierre des édifices spacieux et bien éclairés par de nombreuses fenêtres, où toutes les opérations du traitement du bois se retrouvaient sous une même structure, ce qui constitue un trait commun aux pulperies de cette époque. Plusieurs bâtiments de la pulperie subsistent de nos jours, malgré sa fermeture définitive en 1930, et ce, dans un état de préservation exceptionnel.

Lieu historique national du Canada Vieux-Poste-de-Traite-de-Chicoutimi
Chicoutimi, Québec

En 1676, la compagnie de Jean Oudiette et Charles Bazire érigea ici un poste de traite. En raison de sa situation à la tête de la navigation du Saguenay, il devint le principal poste de la région et le grand entrepôt du commerce intérieur. Par la suite, à l'instar des autres comptoirs du Domaine du roi, il fut affermé successivement à divers individus et compagnies, dont François-Étienne Cugnet et les compagnies du Noerd-Ouest et de la Baie d'Hudson. À compter des années 1840, cependant, la venue de bûcherons et d'agriculteurs dans la région entraîna le déclin de la traite des fourrures, et le comptoir fut abandonné définitivement en 1876.

©Ministère des Loisirs


©Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec, J. Gagnon, 2004
Lieu historique national du Canada de Waapushukamikw
Baie-James, Québec

Situé le long de la rivière Témiscamie dans une région campagnarde du Nord du Québec, le lieu historique national du Canada de Waapushukamikw est une colline de quartzite blanc qui domine une zone forestière relativement plate. Aussi appelée Colline Blanche, cette montagne culmine à environ 40 mètres de hauteur, fait 400 mètres en largeur et s’étend dans un axe nord est, sud ouest sur 1200 mètres. Ses trois crêtes, situées à environ 100 mètres les unes des autres, sont relativement dénudées, ce qui lui donne son apparence blanchâtre. Le sommet principal surplombe une carrière contenant des millions de fragments de quartzite de Mistassini, tandis qu’à sa base se trouvent de nombreuses cavités naturelles, dont la plus large est l’Antre de marbre, une caverne aux murs de marbre lisse. Cette région est habitable uniquement depuis 5 050 avant notre ère.

Situé dans une région habitable depuis la fonte des glaciers, environ 7 000 à 6 500 ans avant notre ère, Waapushukamikw est une source de quartzite de Mistassini, une pierre blanche à grain fins et à l’apparence cireuse, qui est translucide lorsqu’elle est mince. Les Cris l’appellent Wiinwaapskw, ce qui signifie « graisse animale. » Le quartzite de Mistassini réagit de façon prévisible aux coups des artisans, ce qui en fait un matériau de choix pour les fabricants d’outils. Les artisans autochtones étaient en mesure de fabriquer la majorité des outils de pierre dont ils avaient besoin à partir de cette matière, mais les sources de nourriture (les animaux) sont venues à manquer dans la région, et c’est pourquoi elle n’a pas été occupée longtemps. Selon les éléments archéologiques trouvés, les artisans et leurs familles, après avoir fait provision de quartzite, préféraient se rendre temporairement dans des régions plus accueillantes pour transformer la pierre en outils. Les familles ou les groupes pouvaient alors revenir à leurs lieux d’origine sans devoir transporter de grandes quantités de pierre.

On croit que ces premiers tailleurs de pierre n’ont pas eu à creuser la colline pour obtenir le matériau dont ils avaient besoin. Les fouilles archéologiques ont démontré que les tailleurs ont pu récolter des blocs qui se détachaient naturellement, particulièrement des talus d’éboulis provenant de l’érosion du sommet principal, dont une partie attenante est connue aujourd’hui sous le nom de carrière Rogers. Il est possible que les outils aient même parfois été façonnés sur place, puisqu’on a trouvé des grattoirs et des racloirs au pied de la colline, ce qui laisse croire que les poignées ou manches dans lesquels seraient plus tard insérés des couteaux ou des pointes étaient fabriqués sur place. L’intérêt pour le quartzite de Mistassini est apparu tôt chez divers peuples autochtones et s’est rapidement répandu dans presque tout le Nord-Est de l’Amérique du Nord.

Située au pied de la colline, l’Antre de marbre est la plus grande caverne de Waapushukamikw. À l’époque où les Européens ont redécouvert l’endroit au XVIIIe siècle, les peuples autochtones de la région l’appelaient Tchichémanitououitchouapi, ou maison du grand esprit. Pour la communauté crie de Mistissini, cette caverne aux murs de marbre lisse est un endroit d’importance spirituelle et un lieu de mémoire respecté. L’ambiance qui se dégage de la grande Antre de marbre, qui servait aux rites et rituels chamaniques, témoigne des croyances religieuses des Algonquiens du Nord-Est en général et des Cris de Mistissini en particulier.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Parc marin du Saguenay–Saint-Laurent
Siège social: Tadoussac, Québec and Rivière-Éternité, Québec

Une riche diversité de formes de vie marine : baleines, phoques, plantes et oiseaux de toutes sortes.

Un territoire à découvrir en profondeur! Depuis sa création en 1998, le parc marin œuvre à la protection et à la mise en valeur du milieu marin d’une section de l’estuaire du Saint-Laurent et du fjord du Saguenay.

D’une superficie de 1 245 km2, ce vaste écosystème se distingue par sa topographie sous-marine et par son fjord. La rencontre des eaux de l’estuaire du Saint-Laurent avec celles du fjord du Saguenay engendre des phénomènes océanographiques exceptionnels favorisant la présence d’une grande biodiversité. Parmi les cétacés, cinq espèces fréquentent régulièrement les eaux du parc marin, dont le béluga du Saint-Laurent, une espèce protégée. Au total, plus de quinze espèces de mammifères marins ont été rapportées, ce qui témoigne de l’importance écologique du parc marin.

De plus, l’ancienneté de l’occupation humaine du territoire environnant le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent et l’impact déterminant produit par la rencontre des civilisations amérindiennes et européennes en font un haut lieu de l’histoire de l’Amérique du Nord.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Parc national du Canada Forillon
Siège social: Gaspé, Québec

« Joyau de la Gaspésie », où la terre rencontre la mer.

Situé sur la pointe de la Gaspésie, le parc Forillon est une péninsule montagneuse bordée par le golfe du Saint-Laurent et la baie de Gaspé.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Parc national du Canada de la Mauricie
Siège social: Shawinigan, Québec

Parcours de canot et portages sur les lacs serpentant à travers les collines boisées.

Situé dans la chaîne de montagnes des Laurentides, le parc national de la Mauricie est une aire naturelle de conservation de 536 km2 qui se veut un échantillon représentatif de la région méridionale du Bouclier canadien.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Réserve de parc national du Canada de l'Archipel-de-Mingan
Siège social: Havre-Saint-Pierre, Québec

Un chapelet d'îles sculptées par la mer.

Au-delà du 50e parallèle, frôlant la côte nord du golfe du Saint-Laurent se trouvent une trentaine d'îles calcaires ainsi que plus de mille îles et îlots granitiques disposés en un chapelet d'une rare beauté. On nomme « archipel de Mingan » ce territoire devenu réserve de parc national en 1984.

Dans ce joyau sculpté à même le socle de pierre calcaire, on découvre de spectaculaires monuments naturels, témoins du travail incessant de la mer et du temps. Dans ce décor insolite et quasi irréel, la vie abonde. Des plantes aux teintes et aux formes diverses, des oiseaux marins rassemblés en colonie ainsi que des phoques, des dauphins et des baleines qui viennent peupler l'immensité bleue enveloppant les îles.

qc-f.htm
Last Updated: 02-Jul-2015