Parks Canada History
Résumés parc

Résumés parc
Colombie-Britannique

Alberta | Colombie-Britannique | Île-du-Prince-Édouard | Manitoba | Nouveau-Brunswick | Nouvelle-Écosse | Nunavut | Ontario | Québec | Saskatchewan
Terre-Neuve-et-Labrador | Territoires du Nord-Ouest | Territoire du Yukon

Tous les textes et photos sont la propriété de Parcs Canada ou le Répertoire canadien des lieux patrimoniaux (Sauf indication contraire) et ont été extraites de l'une ou l'autre Parcs Canada ou Lieux patrimoniaux du Canada. Les parcs avec un fond gris sont gérés par Parcs Canada.



©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Andrew Waldron, 2011
Lieu historique national du Canada 223, rue Robert
Victoria, Colombie-Britannique

Le 223, rue Robert est une résidence en bois d'un étage et demi, ornée dans le style Queen Anne, construite en 1905. Le fait qu'elle soit située dans une zone résidentielle concentrée contenant plusieurs maisons de style, de dimensions et d’âge similaires, accentue encore davantage son caractère pittoresque. La maison se trouve dans un lotissement urbain près du bord de la mer, dans la partie ouest de Victoria, en Colombie-Britannique.

Le 223, rue Robert a été désigné lieu historique national parce qu'il constitue un exemple exceptionnel du style néo-Queen Anne exprimé à travers son architecture domestique.

Sur la côte ouest, les traits caractéristiques de ce style architectural, et notamment les tours cornières et les riches ornements décoratifs, ont été de temps en temps appliqués, avec de très bons résultats, à la conception de cottages de bois pittoresques. Cette maison, construite en 1905 pour James McLearon Muirhead, en est un exemple exceptionnel. Flanquée d'une tour cornière octogonale offrant une vue sur l'océan, elle est richement pourvue à l’extérieur comme à l’intérieur d'ornements de bois provenant de l'usine locale de rabotage de la famille Muirhead.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1992
Lieu historique national du Canada de l'Académie-St. Ann
Victoria, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada de l'Académie-St. Ann se compose d'un édifice monumental paré de brique et d'anciens jardins s'étendant sur environ 6,25 acres. Il est situé dans le noyau urbain historique de Victoria. Dans le jardin, on trouve une allée de procession bordée de rangées d'arbres et de haies, un verger contenant une centaine d'arbres fruitiers d'origine, le jardin du noviciat, une zone paysagée classique contenant plusieurs arbres historiques, des vestiges, des jardins réguliers, des haies, des allées et sentiers historiques, et des plantations supplémentaires effectuées par les sœurs de Sainte-Anne autour des bâtiments de l'Académie et le long des tronçons de l'enceinte, ainsi qu'un mur périmétrique et un portail.

L'académie St. Ann a été désignée lieu historique national du Canada à cause du rôle qu'elle a joué dans la vie culturelle et éducative de l'Ouest du Canada pendant plus d'un siècle, et de son statut de point d'intérêt de la communauté, vu ses dimensions et l'espace dégagé qui l'entoure (les jardins).

Les Sœurs de Sainte-Anne, dont le siège est au Québec, sont arrivées à Victoria en 1858. Elles ont répondu aux besoins éducatifs et infirmiers sur la côte Ouest, en ouvrant une série de couvents, d'hôpitaux et d'écoles de missionnaires partout en Colombie-Britannique, au Yukon et en Alaska. Vu leur réussite à Victoria, elles avaient besoin d'installations plus grandes. Ce fut fait lorsqu'on a construit en 1871 la première partie de l'édifice actuel, puis qu'on l'a agrandi par la suite en 1886 et en 1910. De 1871 à sa fermeture en 1973, l'Académie St. Ann a conservé son statut d'important établissement d'éducation. Il symbolise encore la contribution des Sœurs à l'éducation et aux services sociaux dans l'Ouest du Canada.

L'architecture caractéristique de l'académie St. Ann illustre la forte influence des communautés religieuses canadiennes-françaises au cours de cette période où s'est façonnée la Colombie-Britannique. En 1871, il s'agissait du plus grand bâtiment de la province, et il est demeuré le plus haut édifice en maçonnerie de Victoria pendant la plus grande partie de son histoire. Même si les parties du bâtiment qui datent de 1871-1886 et de 1910 présentent des caractéristiques néo-baroques propres à la conception des couvents du Québec au XIXe siècle, la chapelle constitue un exemple unique de transplantation sur la côte Ouest des conceptions religieuses traditionnelles québécoises aux XVIIe et XVIIIe siècles. Ce bâtiment, bâti en 1858 par le frère Charles Michaud, était la première cathédrale catholique romaine de Victoria. Il avait à l'origine une charpente de bois. Il a été déplacé jusqu'à son emplacement actuel et incorporé en 1886 dans le complexe de l'Académie. La valeur patrimoniale de la chapelle a trait à son intérieur bien préservé, et aux caractéristiques de sa masse et de sa conception.

L'emplacement de l'académie sur le terrain et ses éléments paysagers, et notamment la voie d'accès officielle, les rangées d'arbres, les haies, les jardins classiques, le verger et les murs d'enceinte, rehaussent son caractère de point d'intérêt et ses dimensions monumentales. Ces éléments confèrent une qualité renfermée au site, créent une atmosphère de tranquillité symbolisant le caractère religieux et institutionnel de l'académie, et la séparent de la ville. Le traitement cohérent de l'édifice et des jardins illustre le fait que les Sœurs de Sainte-Anne ont possédé et géré ce domaine sans interruption depuis plus d'un siècle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991
Lieu historique national du Canada de l'Ancien-Palais-de-Justice-de-Vancouver
Vancouver, Colombie-Britannique

L’ancien palais de justice de Vancouver est un imposant édifice de pierre de style classique. Situé dans le quadrilatère délimité par les rues Georgia, Howe, Hornby et Robson, il constitue un point de repère remarquable au cœur du quartier des affaires de Vancouver, composé de hautes tours de bureaux, d’hôtels et de complexes commerciaux. Il abrite maintenant la Vancouver Art Gallery.

L’ancien palais de justice de Vancouver a été désigné lieu historique national, car c’est un point de repère visuel et un symbole de justice durable, ainsi qu’un exemple remarquable de ce type d’édifice institutionnel.

Exemple de bâtiment permanent érigé pour l’application des lois en Colombie-Britannique, cet édifice illustre l’importance que les Canadiens accordent à un système judiciaire fort. Il reflète aussi la croissance rapide de Vancouver, l’optimisme qui prévalait et la volonté de doter la ville de services judiciaires complets en dehors du district judiciaire de New Westminster. Le district judiciaire de Vancouver a été créé en 1892. En 1906, il a fallu construire de nouveaux bâtiments, les édifices précédents étant vite devenus obsolètes en raison de l’accroissement rapide de la population de la ville.

L’ancien palais de justice est un bon exemple de style néo-classique dans la tradition Beaux-Arts, représentatif des édifices publics construits en Amérique du Nord à la fin du XIXe et au début du XXe siècle. L’édifice consiste en une composition tripartite dont deux ailes comportant des colonnes ioniques flanquant un fronton central saillant et massif. Ce dernier présente un imposant portique soutenu par quatre colonnes et surmonté d’un dôme recouvert de cuivre sur une base surélevée. Il est l’œuvre de Francis Mawson Rattenbury (1867-1935), un architecte renommé de Victoria, à qui l’on doit de nombreux édifices publics importants de la Colombie-Britannique, notamment l’Édifice de l’Assemblée législative à Victoria. Le palais de justice a ouvert à l’automne 1911, et à l’époque, il était considéré comme le plus bel édifice du genre au Canada.

En 1914, l’édifice étant devenu trop petit pour la population de la ville, une nouvelle grande aile, reliée au bâtiment principal par un corridor fermé de deux étages, a été ajoutée sur le côté ouest du bâtiment, selon les plans de Thomas Hooper. À la même époque, une récession économique a freiné la croissance démographique de Vancouver et le projet d’ajouter une deuxième annexe ne s’est pas concrétisé. Pendant près d’un demi-siècle, l’édifice a continué de répondre aux besoins de la ville en matière de services judiciaires, jusque dans les années 1970 où il a été décidé de construire de nouveaux bâtiments. On siège dans les anciens locaux jusqu'en 1979, année où aura lieu la réhabilitation de l'édifice. Arthur Erickson, un architecte de Vancouver, a été chargé de dresser les plans du nouveau palais de justice situé de l’autre côté de la rue, et de transformer l’ancien palais de justice en musée, la Vancouver Art Gallery.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Andrew Waldron, 2011
Lieu historique national du Canada de l'Ancien-Palais-de-Justice-de-Victoria
Victoria, Colombie-Britannique

Surplombant James Bay, à Victoria, en Colombie-Britannique, le lieu historique national du Canada de l’Ancien-Palais-de-Justice-de-Victoria est un bâtiment rectangulaire de trois étages, caractérisé par son horizontalité, qui a été construit pour la Cour suprême de la Colombie-Britannique. Sa conception éclectique qui date de la fin du XIXe siècle offre une combinaison intéressante d’éléments stylistiques variés. En raison de sa composition asymétrique, mais équilibrée, et de son toit plat, le bâtiment représente une synthèse éloquente de différents éléments comprenant entre autres deux fascinantes tours circulaires de coins, de lourdes corniches, des cordons en saillie, des fenêtres voûtées et des bossages au rez de chaussée. Surplombant le secteur riverain, le bâtiment est un des points d’intérêt visuels de la place Bastion. Les cours ayant été déménagées en 1962, le bâtiment a depuis trouvé une nouvelle vocation et accueille maintenant le Maritime Museum of British Columbia.

Terminée en 1889, la construction de l’ancien palais de justice de Victoria marque une étape importante de l’évolution de l’organisation judiciaire de la Colombie-Britannique. Il s’agit du premier édifice public important construit après l’entrée de la Colombie-Britannique dans la Confédération et du premier d’une série de palais de justice bâtis en concertation dans toute la province. En effet, durant les sept années suivantes, des palais de justice en brique ou en pierre seront construits à Vancouver, à New Westminster, à Vernon et à Nanaimo. Celui de Victoria demeure cependant unique en raison de son style architectural éclectique intégrant des éléments stylistiques variés et découlant de l’intention de Herman Otto Tiedeman de construire un bâtiment fonctionnel où les considérations d’ordre pratique auraient préséance sur l’aspect esthétique.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2008
Lieu historique national du Canada de l'Arrondissement-Historique-de-Gastown
Vancouver, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada de l’Arrondissement-Historique-de-Gastown est situé sur la rive sud de l’inlet Burrard, dans le centre-ville de Vancouver, en Colombie-Britannique. L’arrondissement est implanté selon un quadrillage qui suit les courbes de la baie. Le lieu compte 141 bâtiments érigés principalement entre 1886 et 1914, notamment des tavernes, des hôtels, des magasins ainsi que des entrepôts de brique et de pierre de trois à six étages, réunis dans une zone commerciale homogène. De nombreuses constructions en maçonnerie sont évidentes à travers le site, en mettant l’accent sur les solides façades de brique et de pierre aux devantures de magasin vitrées surmontées d’une fenestration régulière.

L’arrondissement historique de Gastown a commencé à se développer vers la fin du XIXe siècle, sur la rive sud de l’inlet Burrard, dans le centre-ville de Vancouver. Il est cadré selon un quadrillage suivant les courbes de la baie et repose sur un terrain plat, près du niveau de la mer. L’aménagement et l’emplacement de l’arrondissement témoignent du développement précoce de Vancouver à titre de point de transbordement important et prospère et de quartier de vente en gros de biens en provenance des Prairies et le Pacific Rim. La construction du Chemin de fer Canadien Pacifique (CFCP) à proximité favorise le développement rapide du lotissement urbain et sa transformation en zone commerciale. Les lignes électriques et téléphoniques courent le long des allées plutôt que le long des rues, ce qui constitue un exemple typique du développement urbain précoce de Vancouver.

Dans les années 1970, en réponse au mouvement de protection du patrimoine qui voit le jour dans les centres urbains du Canada, l’arrondissement bénéficie d’un processus d’embellissement. Les organisations locales protègent son caractère historique en ajoutant divers éléments aux zones urbaines, notamment des bornes le long de la rue Water et autour de la place Maple Leaf, une statue de bronze représentant « Gassy » Jack Deighton, l’aménagement paysager de Gaoler’s Mews, un pavage en briques rouges sur la rue Water et des lampadaires ornés.

Après avoir été désigné aire patrimoniale par le gouvernement provincial en 1971, l’arrondissement de Gastown se distingue peu à peu des quartiers avoisinants de la péninsule du centre-ville. Il est aujourd’hui caractérisé par des bâtiments réservés aux commerces et aux bureaux (où sont parfois intercalés des espaces d’habitation et de travail) comportant souvent des magasins et des restaurants au rez-de-chaussée. Dans l’arrondissement, environ 141 bâtiments ont été construits avant 1914. Ces bâtiments comptent souvent de deux à six étages et affichent divers styles architecturaux, que ce soit le style victorien italianisant caractéristique des bâtiments de la fin du XIXe siècle, le style néo-roman victorien du début du XXe siècle ou le style industriel et austère des bâtiments datant d’avant la Première Guerre mondiale. Seulement six bâtiments ont été construits dans l’arrondissement depuis 1914.

©PRA, neg. 14110, May 1956
Lieu historique national du Canada de l'Arrondissement-Historique-de-Powell River
Powell River, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada de l'Arrondissement-Historique-de-Powell River est une ville mono-industrielle planifiée qui date du début du XXe siècle. Situé à Powell River, en Colombie-Britannique, ce quartier résidentiel a un plan standard composé de maisons à charpente de bois. Il s’étend sur une courte distance sur le flanc d'une colline derrière l'énorme usine de pâtes et papiers, puis s'étire vers le sud, empruntant légèrement une forme de croissant le long d'une zone densément boisée. Le site est limité par le détroit Malaspina, la rivière Powell et des montagnes très boisées.

La valeur patrimoniale de ce lieu a trait à sa représentation physique d'une communauté planifiée et mono-industrielle datant du début du XXe siècle. Conçu par la Powell River Company en 1911, son plan a été réalisé par George F. Hardy, un ingénieur de New York, puis agrandi par l'architecte John McIntyre.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2009
Lieu historique national du Canada de Barkerville
Barkerville, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada de Barkerville est situé près du ruisseau Williams, dans l’est de la Colombie Britannique. La ville historique est fondée en 1862 à la suite de la découverte d’importants gisements d’or dans les champs aurifères de Cariboo, mais est ravagée par un incendie en 1868. Une nouvelle ville est rapidement construite sur les vestiges de l'ancienne mais son déclin se fait graduellement, échappant à la disparition grâce à des opérations minières réduites et la conservation de bureaux gouvernementaux. Vers la fin des années 1950, on entreprend de reconstruire la ville et de remettre les bâtiments en état pour que l’endroit retrouve son apparence des années 1869 à 1885. Le lotissement urbain, entouré d’immenses fossés creusés par les chercheurs d’or du XIXe siècle, représente le terminus de la route d’accès carossable à la région de Cariboo, aussi connu sous le nom de « Route Cariboo », et comprend le lieu historique national du Canada de l’Édifice Chee Kung Tong.

La ville de Barkerville, érigée près du ruisseau Williams, commence à prendre de l’ampleur vers 1862 à la suite de la découverte d’importants gisements d’or dans les champs aurifères de Cariboo. Ceux-ci jouent un rôle de premier plan dans le développement économique et politique de la Colombie-Britannique. La prospérité de Barkerville résulte en partie de la construction, entre 1862 et 1865, de la «Route Cariboo», par le gouvernement de la Colombie-Britannique, alors une colonie anglaise. En effet, ce chemin de 650 kilomètres facilite grandement l’accès aux champs aurifères de Cariboo depuis la ville de Yale, un important port pour bateaux à vapeur, jusqu’à la ville de Barkerville, située au coeur des champs aurifères. L’aménagement de cette route d’accès fait partie d’un plan de stimulation économique qui vise à éloigner les routes de transport des intérêts américains, à réduire grandement les frais d’expédition des marchandises vers les mines ainsi qu’à favoriser le commerce et la colonisation à l’intérieur des terres. Malheureusement, un incendie détruit presque entièrement la ville de Barkerville en 1868, ne laissant que quatre bâtiments intacts. On entreprend immédiatement la reconstruction de la ville sur les ruines de l’ancien établissement. La découverte sporadique de nouveaux gisements et la nécessité d’entretenir les édifices gouvernementaux permet à la communauté de survivre pendant quelque temps, mais l’épuisement des mines amène la population à quitter l’endroit. Les maisons abandonnées tombent en ruine et certaines doivent être démolies.

À l’occasion du centenaire de la Colombie-Britannique, en 1958, le gouvernement décide de remettre la ville en état et d’en faire un parc historique provincial. On choisit de lui redonner son apparence des années 1869 à 1885 en raison du rôle important qu’ont joué les champs aurifères de Cariboo et le Route Cariboo à Barkerville dans le développement économique et politique de la province à cette époque. Il s’agit également d’une période marquante dans l’histoire de la Colombie-Britannique, car c’est à ce moment qu’on a terminé le Chemin de fer Canadien Pacifique.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2008
Lieu historique national du Canada Begbie Hall
Victoria, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada Begbie Hall se trouve à l’intérieur du complexe hospitalier Jubilee Hall de Victoria, en Colombie-Britannique. Il s’agit d’un vaste bâtiment de brique de trois étages à toit plat, construit afin de servir de résidence aux infirmières. Ce site fait maintenant partie d’un grand ensemble institutionnel.

Construit en 1926, Begbie Hall représente la reconnaissance et le développement de la profession des soins infirmiers. Cette ancienne résidence de femmes était construite spécialement pour héberger les étudiantes de l’école des soins infirmiers de l’hôpital Royal Jubilee, qui y soignaient les patients dans le cadre de leur formation. L’hôpital fut fondé en 1890 et l’école de soins infirmiers, en 1891. Ses salles de conférence, ses laboratoires et sa bibliothèque de référence modernes appuyaient la formation scientifique essentielle à leur travail. Ici, comme ailleurs au Canada, les infirmières bénéficiaient d’un endroit qui leur était réservé pour développer le rôle professionnel qui leur était indispensable pour offrir des soins de santé à l’hôpital et dans la collectivité. Leur succès a inspiré les femmes à assumer de nouveaux rôles au sein de la société. Cette ancienne résidence de femmes abrite maintenant le siège social corporatif de santé de la Région de la capitale.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Roger Eddy, 2002.
Lieu historique national du Canada Boat Encampment
Warsaw Mountain, Red Rock Bay, Colombie-Britannique

À l’origine, le lieu historique national du Canada Boat Encampment se situait à l’embouchure des rivières Wood et Canoe, dans le grand virage du fleuve Columbia. En 1973, le monument de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada marquant le lieu original est relocalisé près du barrage Mica, avant l’inondation du secteur pour les installations hydroélectriques aménagées sur le fleuve Columbia. Déplacé de nouveau en 2000, ce monument, érigé sur une pointe de terre située dans l’aire de loisirs de Sprague Bay, est orienté vers l’emplacement initial de Boat Encampment, maintenant sous les eaux du réservoir du barrage Mica.

Le Boat Encampment sert de point de transbordement important pour les pelleteries de tout le continent qui empruntaient le fleuve Columbia. David Thompson, un commerçant de pelleteries au service de la Compagnie du Nord-Ouest fût le premier, en 1811, à visiter l’endroit, où il passa l’hiver après avoir traversé le col Athabasca. Pendant une cinquantaine d’années, Boat Encampment resta un point de rencontre pour les brigades des fourrures de la Compagnie du Nord-Ouest, et plus tard, de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Elles y attendaient les convois qui traversaient les montagnes depuis Jasper House, un important poste de ravitaillement pour les commerçants de fourrures. Au printemps 1940, voyageurs et touristes pouvaient se rendre à Boat Encampment, jusque-là inaccessible par voie de terre, grâce à la construction de la boucle Big Bend de la route Transcanadienne. Trente ans plus tard, l’endroit fût inondé dans le cadre de l’aménagement hydroélectrique du fleuve Columbia.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Canyon-Kitselas
Kitselas, Colombie-Britannique

Situé sur les rives de la rivière Skeena, dans la réserve indienne Kitselas numéro un, le lieu historique national du Canada du Canyon Kitselas est un emplacement naturel impressionnant contenant des ressources culturelles importantes, comme des pétroglyphes, des mats de totem, des arbres culturellement modifiés et des vestiges archéologiques.

Cet endroit est peuplé par les Autochtones depuis environ 5 000 ans. Le canyon est situé à un endroit stratégique entre l’intérieur et la côte, et pour cette raison il a joué un rôle crucial dans la traite des fourrures sur la côte ouest. La richesse du matériel qui survit sur ce site a fourni des indices uniques et abondants sur l’histoire culturelle du canyon.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Mario Savard, 2008
Lieu historique national du Canada de la Cathédrale-Catholique-St. Andrew's
Victoria, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada de la Cathédrale-Catholique-St. Andrew's est un point de repère patrimonial imposant du noyau urbain de Victoria, en Colombie-Britannique. La verticalité emphatique et l'asymétrie pittoresque des tours jumelles de la cathédrale sont rehaussées par une flèche élancée et une combinaison hardie des matériaux de construction : brique rouge, pierre grise pâle, ardoise et métal. Au sein de l'intérieur bien préservé, la voûte ornée, les vitraux et les tribunes contribuent à la sensation de grandeur.

Conçue en 1892 par les architectes de Montréal Perreault et Mesnard et construite par l'entrepreneur J.H. Donovan, St. Andrew's s'inspire des cathédrales européennes dont la verticalité emphatique et l'asymétrie pittoresque plaisaient beaucoup aux architectes du XIXe siècle. L'influence du style néo-gothique français est évidente dans la façade aux tours jumelles, la rosace centrale et le portail d'entrée triple. Des éléments tels que le contraste de la riche palette de couleurs et matériaux, créé par les murs de brique rouge, le cordon de pierre grise et le toit d'ardoise, sont caractéristiques du style néo-gothique de l'apogée victorienne.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, (NHS-images), 2004
Lieu historique national du Canada du Chantier-Naval-Britannia
Richmond, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada du Chantier-Naval-Britannia est un parc historique situé le long du bras sud de la rivière Fraser, à Richmond (Colombie-Britannique). Le site est lié à la longue participation de la région à la pêche au saumon. Construit au-dessus de l’eau, le chantier naval fait partie de l’agrandissement historique « Cannery Row » de Steveston » à partir de Garry Point et du lieu historique national du Canada Gulf of Georgia Cannery vers l’ouest à London Heritage Farm à l’est. La désignation cartographique concerne le site de 3,3 hectares situé le long du canal Steveston de la rivière Fraser. Le parc historique comprend plusieurs constructions en bois utilisées pour la conserverie et la construction de bateaux entre 1890 et le milieu des années 1950, qui ne sont pas compris dans la reconnaissance officielle.

Le chantier naval Britannia a été désigné lieu historique national en 1991, parce que sa présence est représentative des activités de construction et de réparation de bateaux de pêche au saumon de la côte du Pacifique du Canada.

À l’origine, c’est-à-dire à partir de 1890, il s’agissait d’une conserverie, qui a ensuite été transformée en chantier naval en 1918, sous le nom de Chantier naval Britannia, spécialisé dans la réparation des bateaux jusqu’en 1980, avec des bâtiments particuliers dans un complexe pour servir autant de conserverie que de chantier naval. Le chantier est représentatif des ateliers autrefois plus nombreux où se construisaient et se réparaient les bateaux de pêche au saumon basés à terre. La valeur patrimoniale du lieu historique tient à son association historique avec la construction et la réparation de bateaux de pêche, comme le montrent le site de 3,3 hectares, son emplacement et sa relation spatiale avec les activités liées à la pêche le long de la rivière Fraser.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991
Lieu historique national du Canada Church of Our Lord
Victoria, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada Church of Our Lord est un point d'intérêt architectural important situé au cœur de Victoria, en Colombie-Britannique. À l'extérieur de l'édifice, des éléments d'architecture traditionnels en brique et en pierre de style gothique sont adroitement adaptés à la construction de bois. La flèche sur le toit, des pinacles corniers et le parement avec couvre-joints, tous en séquoia de Californie, confèrent une certaine verticalité à l'édifice. À l'intérieur, la nef est supportée par un système de blochets gothiques, si bien qu'on jouit d'une vue sans obstacle sur l'abside et sur la chaire. Une annexe a été ajoutée en 1913 du côté sud de l'église.

Suite à un schisme dramatique avec le diocèse anglican, le révérend Edward Cridge a demandé à l'architecte renommé de la côte Ouest John Teague de concevoir l'église Church of Our Lord, et il l'a fait construire par la firme de constructeurs Haywood & Jenkinson pour l'Église épiscopale réformée de Victoria. Le caractère néo-gothique de l'édifice a été intensifié en exploitant les avantages du parement avec couvre-joints qui renforce l'élan vertical de son toit à pignon, de ses pinacles et de sa flèche sur le toit. L'intérieur de l'église présente un bel exemple de voûte en blochets. L'architecte Samuel Maclure, bien connu dans la région, a conçu en 1913 l'annexe de l'église appelée Cridge Memorial Hall.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2000.
Lieu historique national du Canada du Cimetière-Chinois-de-Harling Point
Oak Bay, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada du Cimetière-Chinois-de-Harling Point est un site de 3,5 acres descendant en pente douce vers le sud-ouest, en direction de la côte du détroit de Juan de Fuca. La zone d'inhumation est recouverte d'une pelouse. Elle se compose de rangées serrées de tombes individuelles dont la plupart sont parallèles au bord de mer, ainsi que de 13 fosses communes. Trois cents de ces tombes ont une pierre tombale. Deux tours d'incinération et un autel en plate-forme constituent des centres d'intérêts cérémonials et visuels du cimetière. L'absence d'éléments paysagers comme des arbres, des arbustes ornementaux, ou des sentiers et allées en ligne droite, est conforme aux principes du feng shui sur lesquels reposent les croyances spirituelles traditionnelles chinoises.

La Chinese Consolidated Benevolent Association, qui est encore propriétaire du site et continue à l'entretenir, a érigé ce cimetière en 1903. Jusqu'à 1950 il a servi à des inhumations privées. Il a été fermé officiellement en 1961, après l'inhumation des restes de 849 pionniers chinois dont le retour en Chine était empêché depuis 1937. Le cimetière est alors devenu un site commémoratif en l'honneur de ces pionniers sino-canadiens.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Col-Kicking Horse
Yoho National Park, Colombie-Britannique

Franchi par l'expédition Palliser (1857-1860); le Canadien Pacifique l'adopta pour sa route à travers les Rocheuses, 1881.

Situé dans les parcs nationaux du Canada de Banff et de Yoho, le lieu historique national du Canada du Col-Kicking Horse est un important corridor de transport ferroviaire et autoroutier qui traverse les montagnes Rocheuses. Le corridor constitue un paysage aménagé de rails, d’emprises de voie ferrée, de pentes et de virages, de voies d’accotement, de déversoirs à neige, de tunnels, de voies d’évitement, de découpage dans le roc, de vestiges de camps de travail et d’autres éléments de construction. Certains paysages de montagne parmi les plus spectaculaires du monde entourent ce corridor de transport de chaque côté.

Mentionné pour la première fois par l’expédition de Palliser de 1857-1860, ce col tire son nom d’un incident au cours duquel le Dr James Hector, chirurgien de l’expédition, fut rué par son cheval en explorant les environs. Le col fut peu utilisé jusqu’en 1881, année où le chemin de fer Canadien Pacifique décida de l’adopter comme nouvelle route traversant les Rocheuses, malgré sa préférence antérieure pour le col Yellowhead, situé plus au nord. Cette décision a modifié l’emplacement du chemin de fer dans tout l’Ouest canadien et a dramatiquement affecté le développement de l’Ouest.

©Albertype Company / Library and Archives Canada - Bibliothèque et Archives Canada / PA - 032019, ca/v. 1900-1925
Lieu historique national du Canada du Col-Rogers
Glacier National Park of Canada, Colombie-Britannique

Lieu par lequel la voie ferrée du Canadien Pacifique traversait les monts Selkirk.

Le lieu historique national du Canada du Col-Rogers est un corridor historique à travers la chaîne Selkirk, situé entre un tronçon supérieur de la rivière Columbia qui coule vers le nord où il traverse la chaîne Selkirk à Big Bend et un tronçon inférieur qui coule vers le sud. Le col se trouve dans les limites actuelles du parc national du Canada des Glaciers.

La valeur patrimoniale du Col Rogers réside dans ses associations historiques couvrant la période 1886-1917 représentées par le paysage et les ressources connexes le long du tronçon de la Transcanadienne qui traverse la chaîne Selkirk.

À la suite de la décision du Canadien Pacifique en 1881 d’adopter la route sud qui franchit les Rocheuses au Col Kicking Horse, il a fallu trouver un passage à travers la chaîne Selkirk difficile d’accès et largement inexplorée. Le major A.B. Rogers, un ingénieur américain spécialise dans la localisation de chemins de fer, franchi ce col l’année suivante, surmontant ainsi le plus grand obstacle qui se dressait devant le chemin de fer. La pente très abrupte et les risques d’avalanches rendaient cette partie de la ligne particulièrement dangereuse et, pour y remédier, on'y constuisit le tunnel Connaught en 1916. Depuis l’inauguration de la Transcanadienne en 1962, le col fait de nouveau partie d’un axe de transport national.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Colline-Battle Hill-des-Gitwangaks
Gitwangak, Colombie-Britannique

XVIIIe siècle fort Tawdzep entourage de cinq longhouses, occupé par la tribu Gitwangak, s'élevait sur cette colline.

Le lieu historique national du Canada de la Colline-Battle Hill-des-Gitwangaks (anciennement connue sous le nom de fort Kitwanga) contient les ruines d'un village fortifié du peuple Gitwangak. Il est situé sur la rivière Kitwanga, dans les chaînes de montagnes Hazelton et Buckley, au centre de la Colombie-Britannique.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de la Colline-Battle Hill-des-Gitwangaks a trait à ses liens avec l'histoire des Gitwangaks, attestés par le site lui-même et par les ressources archéologiques qu'on y a découvert. Selon la légende, le guerrier Nekt a construit le fort Kitwanga comme place forte défensive. Ce fort, qui a été occupé au moins depuis le XVIIIe siècle, se composait de cinq longues maisons situées en haut d'une colline et entourées d'une palissade. Le fort, lié de près au principal village résidentiel des Gitwangaks, était situé au-dessus de la colline pour le protéger. Les Gitwangaks partaient du fort pour leurs raids sur les établissements situés le long de la rivière Skeena et sur la côte. Il a été brûlé et abandonné vers 1835.

©Britannia Mine Museum
Lieu historique national du Canada du Concentrateur-des-Mines-Britannia
Britannia Beach, Colombie-Britannique

Le Concentrateur des Mines Britannia est un concentrateur à alimentation par gravité utilisé pour traiter le minerai de cuivre d’une des plus grandes exploitations minières du Canada dans les années 1920 et 1930. Il s’agit de la pièce centrale d’un complexe de bâtiments associés à l’exploitation minière et à l’expédition de minerai, d’une construction monolithique qui s’étage sur la face rocheuse du mont Sheer, à la pointe de la baie Howe, à 28 milles, (45 kilomètres) au nord de Vancouver. Il appartient actuellement à la Britannia Beach Historical Society et fait partie du British Columbia Museum of Mining.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada-du-Concentrateur-des-Mines-Britannia tient au fait qu’il est un exemple concret de la technologie novatrice qui a fait des Mines Britannia un site d’exploitation de cuivre important dans l’histoire du Canada. Le Concentrateur des Mines Britannia a été construit en 1922-1923 par Mines Britannia, qui extrayait du minerai de cuivre dans la région du mont Sheer, sur la rive orientale de la baie Sound depuis 1903. Il a remplacé les concentrateurs à alimentation par gravité précédents installés sur le site entre 1904 et 1914. Cette structure en acier et en béton incorporait de nouvelles techniques de traitement et d’exploitation minière. Grâce à ce concentrateur, conçu pour traiter 2 500 tonnes de minerai par jour, Britannia était le plus grand producteur de concentré de minerai de cuivre de l’Empire britannique entre 1925 et 1930. Il a continué à fonctionner jusqu’à la fermeture des Mines-Britannia, en 1974.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2002
Lieu historique national du Canada de la Conserverie-North Pacific
Port Edward, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada de la Conserverie-North Pacific est un complexe de conserverie de saumon des XIXe et XXe siècles, situé dans la communauté de Port Edward, juste au sud de la ville de Prince-Rupert, sur la côte nord-ouest de la Colombie-Britannique. Le complexe est situé à l'embouchure de la rivière Skeena, sur une étroite bande de terre entre les montagnes et le passage Inverness. Il se compose d'un ensemble d'édifices en bois, pour la plupart de plain-pied, regroupés le long d'un appontement en bois. L'appontement et plusieurs des édifices sont sur pilotis. Le site est maintenant un musée de la conserverie.

John Carthew a fondé cette conserverie, la North Pacific Canning Company Ltd, en 1889. En 1891, il l'a vendue à Henry Bell-Irving, qui l'a exploitée sous l'appelation l'Anglo-British Columbia Packing Company. Elle a continué à fonctionner jusqu'en 1980. Les ressources bâties du site se composent d’un assemblage relativement intact de structures associées à divers aspects de l'industrie de la pêche de la côte Ouest pendant presque un siècle. Le principal édifice de la conserverie (1889), bien que légèrement modifié, est le plus ancien bâtiment de conserverie subsistant en Colombie-Britannique. Le complexe a abrité de nombreuses activités, y compris une conserverie de saumon (des années 1890 aux années 1950), une usine de salage (des années 1890 à 1920), une fabrique de boîtes de conserve (après la Première guerre mondiale), des installations de conservation frigorifiques (1900 à 1954), une usine de production d'huile libre (début des années 1950), et une usine de transformation du hareng (de 1955 à 1968 et de 1972 à 1980). La disposition et les ressources bâties du complexe (y compris une centrale électrique, des entrepôts d'approvisionnement, et les logements des ouvriers), traduisent son isolement qui a nécessité son autosuffisance. Ces deux caractéristiques sont typiques des conserveries du nord de cette côte. La conception et la disposition des logements des ouvriers illustrent le multiculturalisme de la main d'œuvre et la ségrégation qui régnait dans les zones d'habitation et de travail en fonction des ethnies.

Le riche collection d'édifices et de structures du site illustre l'évolution, les procédés industriels et l'organisation complexe des conserveries de la côte Nord-Ouest. Ensemble, les bâtiments reflètent l'infrastructure nécessaire pour traiter toute une gamme de produits associés à l'industrie de la pêche de la côte Ouest. Les édifices attestent l'autosuffisance de la conserverie pendant la plus grande partie de son histoire, la diversité culturelle et la ségrégation de sa main d'œuvre, ainsi que le travail et la vie des ouvriers de la conserverie et de leurs familles. À eux tous, les bâtiments du complexe de la conserverie illustrent les réalités démographiques des communautés exploitant une ressource unique, ainsi que le rôle qu'ont joué les cultures européennes, asiatiques et autochtones dans le développement de l'industrie halieutique de la côte Ouest et dans le développement industriel de la Colombie-Britannique.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Butterill, 1994
Lieu historique national du Canada Craigdarroch
Victoria, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada Craigdarroch, situé au sommet d'une colline proche du centre-ville de Victoria, en Colombie-Britannique, est un point d'intérêt éminent et renommé. Sa conception en manoir écossais combine de façon éclectique des éléments provenant de divers styles architecturaux, si bien qu'il évoque un château romantique perché sur une colline. Construit de 1887 à 1890, ce château se démarque à cause de sa combinaison unique de matériaux, de son volume asymétrique à fort accent vertical, de sa ligne de toiture pittoresque à forte pente, et du riche contraste de ses matériaux, de ses couleurs et de ses ornements. L'édifice est situé sur une partie de ce qui subsiste du domaine d'origine de Dunsmuir, qui mesurait 11 hectares (28 acres). Il domine le quartier résidentiel de Rockland, de la ville de Victoria.

Le profil impressionnant du château, perché sur une colline surplombant le centre-ville de Victoria, a été conçu exprès pour exprimer ouvertement la richesse et le statut social de son premier propriétaire, Robert Dunsmuir, un riche industriel qui a fait fortune grâce à l'exploitation du charbon sur l'île de Vancouver. Craigdarroch incarne le château de type «Bonanza», terme pouvant décrire les manoirs construits pour de riches industriels nord-américains à la fin du XIXe et au début du XXe siècles, pour symboliser leur réussite.

À ce titre, on a tout fait pour s'assurer que Craigdarroch soit le manoir le plus grand et le mieux ouvragé dans l'Ouest canadien. Son architecte, Warren H. Williams a combiné des éléments de divers styles architecturaux pour créer une conception impressionnante voulant évoquer un château d'Écosse, patrie d'origine de Dunsmuir. L'excellente qualité du travail des ouvriers spécialisés, évidente dans la maçonnerie et les ornements extérieurs, est tout aussi manifeste dans le parement des murs et des planchers, les vitraux et la menuiserie de l'intérieur. La combinaison de matériaux canadiens et importés (grès et granit de la Colombie-Britannique, fer forgé fabriqué localement, marbre italien et ardoise du Vermont, carreaux de terre cuite de Californie, lambris d'intérieur de bois importés), qui était sans précédent dans l’Ouest canadien à l'époque, a établi de nouvelles normes d'opulence dans la région. Craigdarroch est un des premiers, des plus flamboyants et des mieux conservés des châteaux de type «Bonanza» construits au Canada.

Par la suite, Craigdarroch a accueilli l'hôpital militaire de Craigdarroch (de 1919 à 1921), le Collège de Victoria (de 1920 à 1946), et le Conservatoire de musique de Victoria (de 1968 à 1979). Aujourd'hui, il est exploité comme maison-musée.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, N. Clerk, 2002
Lieu historique national du Canada du Domaine-du-Lieutenant-Gouverneur-de-la-Colombie-Britannique
Victoria, Colombie-Britannique

Le domaine du lieutenant-gouverneur est un paysage culturel évolutif de 14,6 hectares situé dans une zone résidentielle de Victoria, sur une hauteur appelée l'escarpement Rockland. Il jouit d'une vue imprenable sur le détroit Juan de Fuca. Le site contient une mosaïque d'éléments paysagers divers, comprenant 5,7 hectares de jardins et de terrains agricoles, un peuplement mature de sapins de Douglas, et un grand écosystème de chênes de Garry. Le site contient aussi la résidence officielle construite en 1957-1959 pour remplacer l'ancienne détruite par un incendie, un ensemble de cinq bâtiments construits entre 1872 et 1903, appelé The Mews, ainsi que les anciens bungalows du jardinier (1903) et du chauffeur (1929).

La résidence actuelle, construite en 1957-1959, est la troisième résidence officielle bâtie sur le site. Elle conserve les liens que les deux précédentes avaient avec le site, et notamment son emplacement, ses éléments de style néo-Tudor modifié, et la porte cochère de la résidence antérieure détruite par un incendie. Les terrains du domaine, aménagés originellement au début du XXe siècle selon un plan inspiré des grands domaines britanniques de l'époque d'Édouard VII, présentent un éventail de jardins d'ornement qui ont changé au fil des ans. Cette riche mosaïque de paysages pittoresques, bucoliques et naturels, confère un caractère distinct à ce domaine qui a joué un rôle remarquable dans l'histoire de la Colombie-Britannique.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1994
Lieu historique national du Canada de l'École-Craigflower
View Royal, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada de l'École-Craigflower est un édifice de deux étages à ossature de bois situé sur la rive nord de l'estuaire Gorge, dans la grande région métropolitaine de Victoria. L'école a été construite en 1854-1855 pour répondre aux besoins des enfants de la ferme Craigflower en matière d'éducation. Son plan à cinq baies, son toit à pignon, ses proportions de style géorgien et son parement extérieur blanc de planches à clins rappellent la forme et la conception du lieu historique national du Canada du Manoir-Craigflower, un autre lieu historique national du Canada situé à proximité. L'école est une curiosité historique située bien en évidence.

L’école a été construite avec du bois provenant d'une scierie à vapeur de la ferme Craigflower appartenant à la Compagnie de la Baie d'Hudson. Conçu avec une salle de classe, une habitation pour le professeur et sa famille au rez-de-chaussée et les chambres pour les pensionnaires, le bâtiment desservait les enfants de la ferme et des établissements avoisinants. Le bâtiment a également servi de lieu de rassemblement public et religieux. Après avoir cessé ses opérations en 1911, le bâtiment fut laissé à l’abandon jusqu’en 1927, soit au moment où il fut restauré et transformé en musée par les « Native Sons and Native Daughters of British Columbia ». Son intérieur et son extérieur préservés illustrent les pratiques architecturales et les méthodes de construction liées à la transition entre la traite des fourrures et la colonisation sur la côte Ouest. Ils attestent de l'importance accordée à l'éducation pendant les premiers stades de la colonisation de l'Ouest canadien.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, N. Shields, 2006
Lieu historique national du Canada de l'Édifice-Chee Kung Tong
Barkerville, Colombie-Britannique

Situé dans le lieu historique provincial de la Ville-Historique-de-Barkerville en Colombie-Britannique, le lieu historique national du Canada de l’Édifice-Chee Kung Tong est niché au creux des montagnes de la région de Cariboo, à une altitude de 1 280,2 mètres (4 200 pieds). Constitué d'une structure rectangulaire de deux étages recouverte d’un parement de planches avec couvre-joints et flanqué à l’est et au nord de deux appentis en bois, l’édifice Chee Kung Tong s’élève du côté est de la route principale, au centre du quartier chinois de Barkerville.

La structure principale de l’édifice Chee Kung Tong, l’une des plus vieilles à subsister dans la ville historique de Barkerville, a été construite entre 1874 et 1877. À l’origine, le bâtiment servait de lieu de cérémonie, d’habitation et d’échange aux membres de l’organisation Chee Kung Tong. À l’intérieur se trouvent une auberge, une cuisine et une aire consacrée aux échanges sociaux au rez-de-chaussée, ainsi qu’une salle de réunion et un autel au premier étage. Ce plan d’aménagement intérieur fait du bâtiment un excellent exemple, bien conservé, de l’architecture Chee Kung Tong du XIXe siècle au Canada et témoigne des structures de l’organisation à l’époque des villes champignons en bois, typiques des quartiers chinois de Colombie-Britannique. En tant qu’association de bienfaisance, le Chee Kung Tong de Barkerville a offert un gîte aux nouveaux arrivants et aux hivernants, ainsi qu’un site pour la tenue régulière d’activités à caractère social, en plus de coordonner les célébrations traditionnelles chinoises et Hong qui ont renforcé le sentiment d’appartenance à la communauté. Exerçant un certain contrôle politique sur les membres du Hong par l’entremise de rencontres dans la salle de réunion du premier étage de l’édifice Chee Kong Tong, la société Chee Kung Tong de Barkerville jouait un rôle actif dans la vie sociale, politique, économique et récréative de ses membres.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Andrew Waldron, 2011
Lieu historique national du Canada de l'Édifice-Malahat / Ancien-Édifice-de-la-Douane-de-Victoria
Victoria, Colombie-Britannique

L'Édifice Malahat / ancien édifice de la douane de Victoria est un bâtiment en brique de trois étages, avec un toit mansardé, construit en 1874 et 1875. Il est situé dans le secteur riverain du port de Victoria en Colombie-Britannique.

L'Édifice Malahat / ancien édifice de la douane de Victoria a été désigné lieu historique national en 1987 parce qu'il était étroitement associé à Victoria alors que la ville était le principal centre commercial de la côte pacifique canadienne, et parce qu'il est un des rares exemples préservés de bâtiment fédéral de style Second Empire.

À titre d'édifice de la douane de Victoria de 1875 à 1899, l'Édifice Malahat a servi au commerce d'importation et d'exportation alors que Victoria était le centre le plus achalandé de la côte Ouest. On y gérait les permis d'exploitation minière pendant la ruée vers l'or du Klondike.

L'Édifice Mahalat est un des rares exemples préservés des bâtiments fédéraux érigés dans tous les coins du Canada par le nouveau gouvernement constitué juste après la Confédération. En bâtissant une série de bâtiments imposants fournissant les services gouvernementaux de base, et en particulier des bureaux de postes et des édifices des douanes, le gouvernement du Dominion cherchait à établir une présence fédérale dans tous les coins du pays. L'Édifice Mahalat, construit en 1874 et 1875, est un exemple manifeste de l'imposant style Second Empire adopté sous la direction de Thomas Seaton Scott, premier architecte en chef du ministère des Travaux publics (1872-1881). La réserve de sa conception et de ses matériaux cadrait avec la taille modeste de Victoria à l'époque.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Andrew Waldron, 2011
Lieu historique national du Canada de l'Édifice Rogers
Victoria, Colombie-Britannique

L'Édifice Rogers est un petit bâtiment commercial de l'ère victorienne, avec une extravagante devanture de boutique de style néo-Queen Anne. Il est situé au centre ville de Victoria.

L'Édifice Rogers a été désigné lieu historique national en 1991 parce que cette boutique est un exemple exquis d'adaptation du style néo-Queen Anne aux petits édifices commerciaux.

La façade de l'Édifice Rogers est représentative des applications commerciales du style néo-Queen Anne. Les accessoires et ornements décoratifs, d’origine, de l'intérieur de la boutique créent une atmosphère accueillante et conviviale typique de ce style.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Église-Catholique-Saint-Paul
North Vancouver, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada de l'Église-Catholique-Saint-Paul, avec ses flèches jumelles et conçue selon le style néo-gothique. L'Église constitue un point de repère important situé dans la réserve des Premières nations Mission qui occupe quinze hectares sur la rive nord de Burrard Inlet, en face du port de Vancouver. Érigée au cœur de la communauté de la réserve Mission, elle est entourée de résidences et d’édifices publics, et est adjacente au jardin « Celebration of Creation, » créé en 1998 pour commémorer les Anciens de la nation Squamish.

L’église catholique Saint-Paul est associée aux Oblats de Marie Immaculée, un ordre missionnaire catholique qui a joué un rôle important dans l’introduction du catholicisme dans l’Ouest du Canada et les basses terres continentales de la Colombie-Britannique. Créée en 1864, cette réserve de mission a été le premier établissement permanent de ce qui est devenu la région de North Vancouver. La chapelle d’origine datant du milieu des années 1860 a été remplacée en 1884 par une église plus vaste à ossature de bois, munie d’un clocher saillant à l’avant. L’église catholique Saint-Paul actuelle, construite à partir des murs de l’église de 1884, a été considérablement modifiée et agrandie avec deux flèches jumelles en 1909.

L’église catholique Saint-Paul est un exemple remarquable de l’architecture religieuse néo-gothique au Canada. Les murs de l’édifice de 1884 ont été conservés, tandis que des tours d’angle hautes de 26 mètres ont remplacé la tour centrale d’origine. L’ajout des transepts, de la sacristie et des chapelles circulaires a conféré à l’édifice une élégante forme de croix, unique en son genre parmi les églises de mission des Oblats en Colombie-Britannique. À l’exception des deux colonnes du chœur qui datent de 1884, la décoration s’est limitée à la menuiserie ouvragée à la scie à chantourner dont la plus grande partie a été supprimée pendant les rénovations ultérieures. L’église a réouvert en 1910 sous le nom de Saint-Paul, en mémoire du Père Durieu, le premier missionnaire oblat de la région. Il s'agit de la dernière église de mission des Premières Nations de cette taille et de cette complexité à être construite en Colombie-Britannique, ainsi que la dernière qui subsiste encore.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Janet Wright, 1994
Lieu historique national du Canada de l'Église-Christ Church
Hope, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada de l'Église-Christ Church consiste en un édifice de bois, modeste, de style néogothique, admirablement construit et situé dans la ville de Hope en Colombie-Britannique. Le bâtiment est constitué des sections clairement lisibles de la nef, du sanctuaire et d'un porche sur le côté, le tout coiffé de toits à pignon. L'extérieur est recouvert de planches à clins et comporte des fenêtres carrées et un porche d’inspiration gothique. Le caractère historique du bâtiment est mis en valeur par la beauté du milieu où il se trouve sur un grand terrain bien entretenu et entouré de sapins matures.

Associé à l'Église anglicane, le style néo-gothique religieux constituait un retour à des formes plus traditionnelles dans la conception des églises basée sur l'architecture anglaise du Moyen-Âge. Les éléments, tels que l'entrée sur le côté dotée d'un portique gothique, le clocher et la séparation évidente de la nef et du sanctuaire dans des volumes visiblement distincts, sont caractéristiques de ce style. À l'intérieur, la séparation entre la nef et le sanctuaire est accentuée, au moyen d'une balustrade, et en élevant le sanctuaire de trois marches au-dessus de la nef.

L'église Christ Church est une des 14 églises anglicanes semblables construites en Colombie-Britannique de 1859 à 1866 sous la direction de l'évêque George Hills et exécutées sous l'égide du Corps of Royal Engineers cantonné en Colombie-Britannique au plus fort de l’époque de la ruée vers l'or. La construction de ces églises faisait partie d'un plan concerté visant à établir des institutions britanniques dans les nouvelles colonies de l'île de Vancouver et la Colombie-Britannique continentale. À l'église Christ Church, ces objectifs étaient exprimés clairement par la haute qualité de la construction et le respect rigoureux des normes de conception « high church » exigées par l'évêque Hills et fournis par les Royal Engineers et les constructeurs locaux. L'église Christ Church est l’une des églises les plus anciennes et les mieux conservées de l'Ouest canadien.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1983
Lieu historique national du Canada de l'Église-Holy Cross
Skookumchuck Hot Springs, Colombie-Britannique

L'église Holy Cross constitue une remarquable et pittoresque interprétation d’une église en bois de style néo-gothique que les membres de la communauté des Premières nations Skookumchuk ont construit pour leurs besoins. Située dans le village de Skatin (Skookumchuk), l'église se trouve au coeur même de la communauté et est orientée vers la rivière Lillooet. La façade avant comporte trois flèches octogonales allongées qui s'élèvent des clochers en lattes de bois. L'église est constituée d'une aire de culte principale et d'une sacristie en appentis à l'extrémité est du bâtiment. Les murs de l'aire de culte, de la sacristie et des tours sont constitués d’un bardage de planches horizontales, peintes en blanc, se chevauchant sur une charpente de bois. Le toit et les flèches sont recouverts de bardeaux de cèdre ordinaires et décoratifs.

L'église Holy Cross a été désignée lieu historique national du Canada en 1981 du fait qu'il s'agit d'un bel exemple d'église de mission de style néo-gothique.

Le bâtiment est une impressionnante église en bois de style néo-gothique située dans une région isolée de la Colombie-Britannique. Son profil distinctif, incluant ses trois flèches néo-gothiques, en fait un lieu d'intérêt immédiatement reconnaissable pour les Premières nations et les autres résidents de la province. Du point de vue historique, l'église est une des nombreuses églises de mission construites par les Oblats de Marie Immaculée, communauté catholique qui a établi des missions dans de nombreuses communautés autochtones dans l'Ouest canadien à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. L'église est un symbole communautaire qui a servi de centre d'accueil spirituel pour le peuple Skatin et les autres peuples de la Nation Stl'atl'imx au cours du siècle dernier.

La qualité d'exécution évidente de la construction de l'église témoigne du savoir-faire des personnes qui l'ont construite. L'extrémité nord-est de l'aire de culte contient un autel très décoré garni d'un parement délicatement sculpté (retable). Le plafond au-dessus de la section de l'autel (choeur) est rabaissé en une voûte ogivale et deux voûtes latérales en plein cintre, conférant une importance visuelle au parement d'autel et aux autels latéraux. L'église possède aussi une colombe en bois magnifiquement sculpté qui à l'origine était suspendue au-dessus de l'aire réservée à l'hostie. Une table de communion basse sépare le choeur, tant physiquement que spirituellement, de la nef meublée de bancs en bois peint de couleur bourgogne aux extrémités sculptées de chaque côté d'une allée centrale. Deux confessionnaux en bois sculpté non peint sont situés à l'arrière de la nef et deux volées d'escalier en bois dans chaque coin mènent à un jubé doté de bancs semblables à ceux décrits précédemment et d'une rampe chantournée peinte de façon décorative. Bien que les détails reflètent l'influence du style néo-gothique, on retrouve des dérogations subtiles et complémentaires à ce style qui sont l'expression d'un mélange de motifs de conception européenne et autochtone évidentes dans la croix et les arcs du tabernacle, les extrémités en forme de bec des lobes des fleurs de lis, les montants tournés et cannelés et la forme de la base des bouts de banc.

©British Columbia Archives / Archives de la Colombie Britannique, #F-05775
Lieu historique national du Canada Fort-Alexandria
Alexandria, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada Fort Alexandria est situé sur la rive ouest du fleuve Fraser, près de la communauté d’Alexandria dans le district de Cariboo en Colombie Britannique. Il ne subsiste aucun vestige visible du fort érigé en tant que poste de traite par la Compagnie du Nord-Ouest en 1821.

Alexander Mackenzie fut le premier européen à visiter la ville actuelle d’Alexandria au cours de ses expéditions. Après son arrivée en 1793, il trouva un village de Premières nations, probablement Secwepemc (Shushwap), sur le fleuve Fraser. Ses habitants, invoquant la présence de groupes autochtones hostiles, le découragèrent de s’aventurer plus au nord. Mackenzie rebroussa donc chemin, et 30 ans s’écoulèrent avant que d’autres explorateurs européens ne visitent la région. En 1821, la Compagnie du Nord Ouest établit un poste de traite sur le fleuve Fraser et lui donna un nom inspiré de celui d’Alexander Mackenzie en reconnaissance de sa visite antérieure de la région. Le fort Alexandria fut le dernier poste créé avant la fusion de la Compagnie du Nord Ouest et de la Compagnie de la Baie d’Hudson plus tard au cours de la même année. Le fort représenta le terminus nord de la piste des brigades de la Compagnie sur la côte du Pacifique. À partir de 1826, les brigades remontèrent le fleuve Columbia jusqu’au fort Okanagan pour y amener des produits qui furent ensuite envoyés au fort Alexandria par convois muletiers, avant d’être acheminés au poste de Nouvelle Calédonie par voie maritime. Cette façon de faire persista jusqu’à ce que le transport routier supplantât les brigades dans les années 1860.

Au milieu du XIXe siècle, on découvra de l’or dans le district de Cariboo en Colombie Britannique, où est situé le fort Alexandria. En 1863, un sentier connu sous le nom de la route d’accès à la région de Cariboo, fut prolongé jusqu’à Alexandria pour être emprunté par les prospecteurs. La route Cariboo, qui passa tout près de l’ancien fort Alexandria, est le pendant moderne de cette piste. En 1867, le fort fut converti en ferme et fournit des produits agricoles à la communauté voisine de Quesnel ainsi qu’aux mineurs qui se dirigèrent vers le nord, à Barkerville. La Compagnie de la Baie d’Hudson abandonna la propriété en 1881, et les bâtiments furent démolis en 1915.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2008
Lieu historique national du Canada Fort-Hope
Hope, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada du Fort-Hope est situé dans la ville de Hope, dans le sud de la Colombie-Britannique. En 1848-1849, un poste de la baie d’Hudson entouré d’une estacade est construit ici en face du fleuve Fraser. Il ne subsiste aucun vestige lié à l’emplacement d’origine du fort Hope. Situé au 211, rue Wallace, le lieu désigné occupe une superficie de 0,6 hectare et comprend un petit ensemble de bâtiments commerciaux et de parcs de stationnement. Le cairn de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada commémorant le fort Hope est situé non loin du lieu désigné, sur la rive du fleuve Fraser, au coin des rues Wallace et Walter.

Construit à Hope comme poste de traite de la Compagnie de la Baie d’Hudson, le fort Hope est l’un des points d’entrée vers l’intérieur des terres. La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada du Fort-Hope réside dans ses associations historiques avec le développement de l'économie et des relations internationales du pays. À la suite du règlement de frontière de 1846, qui stipule que l’embouchure du fleuve Columbia se trouve sur le territoire des États-Unis, la Compagnie de la Baie d’Hudson ne peut plus emprunter cette voie navigable et doit trouver une nouvelle route d’approvisionnement. Elle décide donc d’acheminer les biens en provenance de Langley sur le fleuve Fraser jusqu’au point de départ de la navigation, où l’on construit le fort Hope entre 1848 et 1849. Le fort devient le point de transbordement entre la voie fluviale et la voie terrestre connue sous le nom de « piste des brigades » reliant le fort Langley et les postes de l’intérieur. Les biens sont ensuite transportés par convoi jusqu'à Kamloops, puis jusqu'à Alexandria, où ils sont acheminés par voie navigable jusqu'aux postes de la Nouvelle-Calédonie, un district de la Compagnie de la Baie d'Hudson en Colombie-Britannique. La Compagnie de la Baie d’Hudson utilise ce réseau de transport complexe jusqu’au début de la ruée vers l’or, qui entraîne une multiplication des routes dans la région après 1860. Le lieu comprend actuellement un petit ensemble de bâtiments commerciaux et de parcs de stationnement répondant aux besoins des entreprises locales et de la communauté.

Lieu historique national du Canada Fort-Kamloops
Kamloops, Colombie-Britannique

David Stuart construisit ici en 1812 le premier poste de la Pacific Fur Company. La Compagnie du Nord-Ouest, qui s'était établit au même endroit en 1812, acheta l'année suivante le poste qui devint la priopriété de la Compagnie de la Baie d'Hudson. Le poste de la rivière Thompson ne fut jamais une entreprise lucrative, mais il avait l'avantage de chevaucher la route de la brigade qui menait du département de Columbia à New Caledonia. La Compagnie conserva Kamloops pour l'élevage des bêtes de somme. L'orsque les routes provinciales furent améliorées, ce ranch devint inutile et on abandonna le poste vers 1885.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Gordon, 2005


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, A. Cornellier, 1988
Lieu historique national du Canada du Fort-Langley
Langley, Colombie-Britannique

Poste de la Compagnie de la Baie d'Hudson établi au début du XIXe siècle.

Le lieu historique national du Canada du Fort-Langley est le site d'un poste de la Compagnie de la Baie d'Hudson situé sur la rive sud du fleuve Fraser, à environ 48 km de Vancouver. Il contient un entrepôt d'origine en billots de bois, ainsi que plusieurs évocations plus récentes de bâtiments historiques à l'intérieur d'une palissade en bois reconstruite. Le site est l’objet d’une interprétation et est ouvert au public.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada du Fort-Langley a trait à ses liens historiques, tels qu'illustrés par le site et les ressources subsistantes. Construit à l'origine en 1827 sur un site situé 4 km en amont de son emplacement actuel, le poste a été déménagé et reconstruit en 1839. Mais un incendie l'ayant détruit en 1840, il a fallu le reconstruire à nouveau. La Compagnie de la Baie d'Hudson a continué à exploiter un poste sur ce site jusqu'en 1886, bien que vers la fin son activité se concentrait davantage sur le commerce agricole et sur l'empaquetage du poisson. Fort Langley est devenu lieu historique national en 1923. Depuis, des fouilles archéologiques ont permis de localiser ses palissades ainsi que les vestiges de plusieurs de ses bâtiments et structures. Le site a été développé pendant deux principales périodes d'expansion, à savoir tout d'abord dans les années 1950 lors des célébrations du centenaire de la province, puis dans les années 1990.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Department of Mines and Technical Surveys (Natural Resources Canada), 1929
Lieu historique national du Canada Fort-McLeod
McLeod Lake, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada du Fort-McLeod se trouve sur la rive ouest de la rivière Pack, à l’extrémité nord du lac McLeod, en Colombie-Britannique. Il se situe dans un lieu patrimonial provincial, soit le parc historique du Fort McLeod, et comprend un atelier, une maison et un entrepôt se trouvant dans la section clôturée du fort. Les petits bâtiments de bois surmontés de toit à pignon sont construits de façon simple.

Au début du XIXe siècle, la traite des fourrures prenait de l’expansion dans l’ouest, gagnant les montagnes Rocheuses jusqu’à l’océan Pacifique alors que la Compagnie du Nord-Ouest subissait de plus en plus la concurrence de la Compagnie de la Baie d’Hudson et des commerçants de fourrures américains. Par conséquent, en 1805, Simon Fraser a entrepris une expédition vers l’ouest en partance de Fort William, sur le lac Supérieur, afin de s’emparer du marché de la traite des fourrures du côté ouest des montagnes Rocheuses pour le compte de la Compagnie du Nord-Ouest. La région ainsi découverte a été baptisée Nouvelle-Calédonie.

Fraser a chargé un groupe d’hommes de remonter la rivière Pack afin de construire, au lac Trout, un fort en rondins entouré d’une palissade; ce fort a ensuite été nommé Fort McLeod en l’honneur d’Archibald Norman, un des associés principaux de la Compagnie du Nord-Ouest. Le Fort McLeod est devenu la plaque tournante des activités de traite des fourrures de la Compagnie en Nouvelle-Calédonie; pendant deux décennies, il a constitué le seul lien entre les deux versants des montagnes Rocheuses. Suite à la fusion des Compagnies du Nord-Ouest et de la Baie d’Hudson en 1821, le fort est demeuré un poste de traite des fourrures actif jusqu’au XXe siècle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada J. Mattie, 1997
Lieu historique national du Canada Fort Rodd Hill
Colwood, Colombie-Britannique

Fort érigé à la fin du XIXe siècle pour assurer la défense de Victoria et d'Esquimalt.

Le lieu historique national du Canada Fort Rodd Hill est un emplacement de la défense côtière du XIXe et du XXe siècles situé stratégiquement dans le port d'Esquimalt près de Victoria en Colombie-Britannique. Il contient trois batteries d'artillerie situées dans un lieu ouvert, semblable à un parc, reliées par un réseau de circulation historique. Le lieu comprend d'autres bâtiments et structures se trouvant à l'extérieur des batteries individuelles. Le fort est entouré d'aires forestières naturelles au nord et à l'ouest, du port d'Esquimalt à l'est et du détroit de Juan de Fuca au sud.

La valeur patrimoniale du fort Rodd Hill a trait à l'intégrité et à la visibilité de son paysage culturel. Son emplacement et son cadre stratégiques ainsi que l'aménagement, l'orientation, la nature et la composition des nombreux ouvrages de défense qu'il contient sont le témoignage de près d'un siècle de changements en matière de conception et d'exigences militaires.

En 1878, le Canada a construit des batteries temporaires a Macaulay Point avec du matériel militaire excédentaire de la marine britannique. Ces batteries furent construites pour protéger le port de Victoria et la base navale d'Esquimalt durant la crise anglo-russe de cette même année. Au cours des années 1890, le Canada a négocié avec la Grande-Bretagne la construction d'une série de défenses permanentes pour la région Victoria-Esquimalt, pourvues de troupes britanniques pour défendre l'Empire. Construction a commencé sur Fort Rodd Hill en 1895. Le Canada a assumé le contrôle de ces fortifications en 1906 et les a considérablement agrandies et reconstruites avant la fin de la Seconde Guerre mondiale. Elles ont été déclarées désuètes en 1956. Le lieu a par la suite été acquis par Parcs Canada.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, D. Houston, 2003


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, D. Houston, 2003
Lieu historique national du Canada du Fort-St. James
Fort St. James, Colombie-Britannique

Poste de traite des fourrures établi par Simon Fraser en 1806, la Compagnie de la Baie d'Hudson.

Le Lieu historique national du Canada du Fort-St. James est un ancien poste de traite situé dans le village de Fort St. James, à l'extrémité sud du lac Stuart en Colombie-Britannique. Ce complexe restauré est établi sur la rive d'un lac, entre la réserve des Premières nations Nak'azkli et le quartier d'affaires du village. Le site comprend des bâtiments, des ressources archéologiques et des éléments reconstruits.

Le lieu historique national du Canada du Fort-St. James doit sa valeur patrimoniale à ses liens historiques, tels qu'illustrés par son emplacement et ses ressources historiques préservées. La Compagnie du Nord-Ouest a fondé le fort St. James pour faire du commerce avec la Première nation Carrier, puis ce poste a été exploité à partir de 1821 par la Compagnie de la Baie d'Hudson. De 1826 à 1862, il était le siège social du district de Nouvelle-Calédonie de la Compagnie de la Baie d'Hudson. Par la suite, il lui a servi de base pour le transport vers le nord de la Colombie-Britannique. Pendant cette période, le fort occupait, sur la rive du lac Stuart, un site vaguement défini et en constante évolution. Le poste a fermé ses portes en 1952, quatre ans après avoir été déclaré lieu historique national.

On l'a subséquemment restauré et reconstruit tel qu'il était en 1896, pour que le public puisse le visiter. Le fort contient des ressources archéologiques datant de la période de 1806 à 1952, ainsi que des bâtiments d'origine, à savoir : l'Entrepôt général, de 1888-89; la Cache à poissons, de 1888; le Bâtiment des hommes, de 1884-85 et 1888-89; le Logement des officiers, de 1884-85; et la Laiterie, déjà construite en 1896.

Lieu historique national du Canada Fort-St-John
Fort St. John, Colombie-Britannique

Après les expéditions de Mackenzie, la Compagnie du Nord-Ouest établit plusieurs postes de traite entre Dunvegan et Hudson Hope. Le premier fort St. John, bâti en 1806 au confluent des rivières Beatton et de la Paix, fut souvent déplacé le long de cette dernière. Devenu possession de la Compagnie de la Baie d'Hudson en 1821, à la suite d'une razzia indienne en 1823, il fut abandonné pendant trente-sept ans. C'est au dernier poste (1925) que la localité de Fort St.John doit son nom.

©Google Earth, 2009.
Lieu historique national du Canada Fort-Steele
Fort Steele, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada Fort Steele, aussi appelé le poste Kootenay, se trouve dans la ville de Fort Steele, en Colombie-Britannique. Le fort, établi en 1887, est le premier poste de la Police à cheval du Nord-Ouest en Colombie-Britannique. Il est situé de façon stratégique sur une falaise surplombant la rivière Kootenay. Il ne subsiste aucun bâtiment d’origine du fort Steele.

Le fort Steele fut établi au cours de l’été 1887 par le chef de police Samuel B. « Sam » Steele en tant que premier poste de la Police à cheval du Nord-Ouest (P.C.N.-O.) en Colombie-Britannique. D’abord appelé poste Kootenay, le fort fut construit lorsque le détachement (Division « D ») de la P.C.N.-O. est envoyé dans la région pour résoudre un conflit entre la tribu locale des Ktunaxa et les colons européens. La présence de Sam Steele et de la P.C.N.-O. assura la résolution pacifique du conflit et rétablit l’ordre dans la communauté, ce qui ouvra la voie au développement de la région. À partir de juillet 1888, le détachement fut envoyé au fort Macleod et le poste Kootenay fut abandonné. Après le départ de Sam Steele, les citoyens de Galbraith’s Ferry renommerent leur ville Fort Steele, témoignant ainsi de leur reconnaissance pour son travail. En 1897, la ville de Fort Steele s’agrandit et engloba désormais l’emplacement du poste Kootenay.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Andrew Waldron, 2011
Lieu historique national du Canada Fort-Victoria
Victoria, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada Fort-Victoria se trouve à l’extrémité sud de l’île de Vancouver, à Victoria, en Colombie-Britannique. Aujourd’hui situé dans le centre-ville de Victoria au coin des rues Fort et Government, le site a été établi par la Compagnie de la Baie d’Hudson en 1843. Les seuls vestiges de ce poste du XIXe siècle sont une palissade, deux bastions, et trois anneaux d’amarrage, lesquels se trouvent à l’ouest du site dans le port de Victoria, à côté du lieu historique national du Canada de l'Édifice-Malahat / Ancien-Édifice-de-la-Douane-de-Victoria.

La valeur patrimoniale du fort Victoria réside dans son association historique avec les activités commerciales de la Compagnie de la Baie d’Hudson (HBC), ainsi que dans son rôle de centre politique parmi les premiers de la Colombie-Britannique. En 1843, la Compagnie de la Baie d’Hudson a établi le fort Victoria au bord de James Bay, où se trouve aujourd’hui la ville de Victoria. Les Britanniques ont construit le fort à la suite de l’invasion d’une partie de leur territoire par les Américains, craignant que ces derniers prennent le contrôle de l’Oregon et des terres du Nord. L’ouvrage a servi comme un rappel visuel que la région appartenait bien à l’Empire. En 1846, la frontière de l’Oregon a été fixée au 49e parallèle, et le poste du fort Victoria est devenu le principal entrepôt et le siège social de la HBC pour ses activités de traite de fourrures dans la région du Pacifique. Les navires y ont déchargé des approvisionnements destinés à un vaste réseau de forts et y ont pris des produits naturels pour l'exportation vers l’Alaska, la Californie et Hawaii.

En 1849, la première assemblée législative de la colonie de Vancouver se réunit au fort Victoria et l’année suivante, la colonie de l’île de Vancouver a été établi avec Richard Blanshard à titre de gouverneur et fort Victoria comme capitale. Après une brève montée en flèche de la population en 1858 en raison de la ruée vers l’or, le terrain sur lequel se trouve le fort a été vendu et la palissade démolie. Quelques années plus tard, les derniers bâtiments de l’ouvrage ont été rasé.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada Gulf of Georgia Cannery
Richmond, Colombie-Britannique

Remarquable usine de transformation du poisson située sur la côte Ouest (1894).

Le lieu historique national du Canada Gulf of Georgia Cannery est un grand complexe de bâtiments de bois associés à la transformation et à la mise en conserve du poisson. Il est bâti sur un quai situé sur la rive nord du bras sud du fleuve Fraser, au niveau de son embouchure dans le détroit de Géorgie, dans le village de Steveston. Ce site historique est maintenant ouvert au public.

La valeur patrimoniale du site est attestée physiquement par le complexe de bâtiments, construits et modifiés entre 1894 et 1964, qui illustrent l'industrie de la transformation et de la mise en conserve du poisson pendant la première moitié du XXe siècle. Au fil des ans, la conserverie est devenue une usine de réduction du hareng. Finalement, elle a fermé ses portes en 1979 et on a utilisé ses bâtiments comme entrepôts et comme ateliers à filets, jusqu'à ce que le gouvernement du Canada l'achète pour l'exploiter à titre de lieu historique national.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, L. Maitland, 1995
Lieu historique national du Canada Hatley Park / Ancien-Collège-Militaire-Royal Roads
Colwood, Colombie-Britannique

Hatley Park est un domaine de 228,84 hectares situé au bord d'Esquimalt Lagoon. L'élément central du domaine est le château Hatley, un manoir de style néo-Tudor érigé dans un paysage ouvragé de style d'Édouard VII composé de quatre zones : les jardins, les espaces de loisirs, les terres agricoles et la forêt. Le domaine contient aussi divers éléments illustrant son long rôle à titre de collège militaire, ainsi que le paysage évolutif de Hatley Park. On y a notamment adapté et aménagé plusieurs bâtiments annexes en salles de classe et en logements pour le personnel. De plus, le domaine comporte toute une gamme de structures à vocation spécifique, deux terrains de sport et un terrain de parade, construits entre les années 1940 et le milieu des années 1970.

Le château Hatley, construit en 1908-1909 pour James Dunsmuir, un industriel prospère qui faisait aussi de la politique provinciale, est remarquable à cause de son plan de style néo-Tudor conçu par Samuel Maclure, un architecte renommé de la côte ouest. Il se distingue aussi parce qu'il se trouve au centre d'un paysage de style d'Édouard VII conçu par les architectes paysagistes Brett et Hall. La famille Dunsmuir y a vécu jusqu'en 1937. Le ministère de la Défense nationale a acheté le domaine en 1940 pour y installer le collège militaire Royal Roads.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991
Lieu historique national du Canada de l'Hôtel-Empress
Victoria, Colombie-Britannique

L'hôtel Empress est un hôtel de pierre de style château construit au début du XXe siècle. Il est situé bien en vue en haut de l'arrière-port de Victoria.

L'hôtel Empress a été désigné lieu historique national en 1980, car son type architectural de style château revêt une importance nationale.

L'hôtel Empress a été construit pour la Compagnie de chemin de fer du Canadien Pacifique (CP). Il fait partie d'une série d'hôtels de style château construits par les compagnies ferroviaires canadiennes au début du XXe siècle pour inciter les touristes à emprunter leurs itinéraires transcontinentaux. Ces hôtels, dont le public appréciait les décorations ouvragées et le confort élégant, sont rapidement devenus des symboles nationaux d'un hébergement de qualité. Le vocabulaire architectural de style château de ces hôtels ferroviaires est progressivement devenu un genre typiquement canadien. L'hôtel Empress est caractéristique du début de cette évolution d'une conception strictement de style château à une conception intégrant des formes contemporaines. L'Empress a été construit de 1904 à 1908 d'après des plans de Francis M. Rattenbury. Il a par la suite été agrandi en 1910-12 selon des plans de W.S. Painter, puis en 1928 selon les plans de J.W. Orrock.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2001
Lieu historique national du Canada de l'Hôtel-de-Ville-de-Chilliwack
Chilliwack, Colombie-Britannique

L'hôtel de ville de Chilliwack consiste en un petit édifice magnifiquement détaillé, conçu dans le style Beaux-Arts classique et occupant un coin de rue bien en vue du centre-ville de Chilliwack en Colombie-Britannique. L'emplacement occupé par l'édifice comporte des éléments paysagers matures et un cénotaphe à la mémoire des soldats de la communauté morts en service.

Conçu par l'architecte de renommée de la côte ouest Thomas Hooper, l'édifice hébergeait à l'origine la police et les salles d'audience en plus des salles du conseil et des bureaux administratifs municipaux. L'édifice demeure un édifice patrimonial vital pour la ville, bien qu'il ne serve plus d'édifice municipal depuis 1980. Il héberge présentement le musée de Chilliwack. L'aménagement paysager mature et le parc commémoratif de guerre à l'arrière de l'édifice soulignent son importance de longue date aux yeux des citoyens de Chilliwack.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2003
Lieu historique national du Canada de l'Hôtel-de-Ville-de-Kaslo
Kaslo, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada de l’Hôtel-de-Ville-de-Kaslo est situé au cœur de la municipalité de Kaslo, en Colombie-Britannique. Le bâtiment de deux étages à charpente de bois est surmonté d’un toit à quatre versants, au sommet tronqué, et il repose sur des fondations de moellons et de briques. L’architecture du bâtiment adopte un vocabulaire classique dans le traitement des colonnes et des frontons souvent associés aux édifices publics de la fin du XIXe siècle. Une entrée centrale majestueuse domine un escalier en fer à cheval et définit l’élévation principale. L’entrée est encadrée par un portique en saillie qui s’élève sur deux étages, surmonté d’un beffroi imposant muni d’arcades ouvertes et d’une base décorative. Ces éléments accentuent la verticalité de l’édifice et lui confèrent la noblesse et l’importance qui en ont fait un point de repère durable au sein de la communauté.

Construit à l’apogée de l’essor minier qui a transformé la région de Kootenay, en Colombie-Britannique, et exactement cinq ans après l’établissement de Kaslo en tant qu’important centre administratif, de services et de transport, cet hôtel de ville symbolisait les aspirations et l’optimisme des citoyens quant à l’avenir de leur communauté.

L’hôtel de ville de Kaslo a été érigé pour abriter les salles du conseil municipal et les bureaux administratifs, le tribunal provincial, les services d’incendie et de police et la prison. Cet imposant édifice à plusieurs fonctions est devenu un point de repère durable qui confèrerait un air de progrès et de stabilité à la jeune municipalité.

L'oeuvre fut conçue par le cabinet d'architectes Ewart and Carrie de Nelson en Colombie-Britannique. La conception exploite le potentiel architectural et décoratif du bois de Colombie-Britannique, évident dans les éléments d’inspiration classique qui entourent les fenêtres, les portes, la corniche, le portique de l’entrée et le beffroi. L’intérieur qui a subi relativement peu de modifications depuis la construction constitue un excellent exemple d’édifice public important construit en bois.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Andrew Waldron, 2011
Lieu historique national du Canada de l'Hôtel-de-Ville-de-Victoria
Victoria, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada de l'Hôtel-de-Ville-de-Victoria est un édifice en brique de deux étages et demi, de style Second Empire. Ses éléments architecturaux, et notamment la tour de l'horloge centrale proéminente, le toit en mansarde percé de lucarnes, et les nombreux ornements muraux, confèrent à l'édifice une stature de monument durable qui exprime la fierté municipale.

L'Hôtel de ville de Victoria a été désigné lieu historique national du Canada en 1977, car c'est un des plus beaux exemples architecturaux qui subsistent de bâtiments publics de style Second Empire dans l'Ouest du Canada.

L'Hôtel de ville de Victoria est caractéristique de la volonté qu'ont depuis longtemps les Canadiens d'ériger des monuments pour exprimer leur fierté municipale et leur optimisme vis-à-vis de l'avenir. Les dimensions de cet édifice, construit en trois étapes entre 1878 et 1890 pour en amortir les coûts, sont justifiées parce qu'il abrite un large éventail de fonctions municipales, et notamment les salles du conseil, des bureaux municipaux, une caserne de pompiers, un marché public et une prison. L'annexe arrière a été construite en 1963. L'Hôtel de ville de Victoria continue de concrétiser la vision de ses bâtisseurs, car il est toujours le siège du gouvernement local, et il demeure un point d'intérêt sur le plan architectural.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2002
Lieu historique national du Canada de l'Installation-Hydroélectrique-de-Stave Falls
Mission, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada de l’Installation-Hydroélectrique-de-Stave Falls est située à cinq kilomètres au nord du fleuve Fraser, au cœur de la vallée de la rivière Stave, dans le district régional de Dewdney-Alouette de la Colombie-Britannique. Le vaste bassin de la propriété et les chutes de 30 mètres peuvent produire 300 mégawatts de l’alimentation en énergie pour le Lower Mainland. L’installation comprend trois barrages, l’ouvrage d’amenée, le barrage principal et le barrage Blind Slough, ainsi que la centrale, le poste extérieur et l’équipement connexe. Dominant le lieu, la centrale située sous les barrages qui forment le lac Stave, est un bâtiment en béton armé avec une charpente intérieure en acier qui sert maintenant de musée et de centre d’interprétation consacré à l’histoire du développement hydroélectrique en Colombie-Britannique.

Terminée en 1912 puis agrandie dans les années 1920, l’installation hydroélectrique de Stave Falls est un exemple bien préservé d’usine hydroélectrique caractéristique du début du XXe siècle. Les deux premières unités et les barrages de Stave Falls ont été construits au point culminant de la deuxième phase du développement hydroélectrique du Canada, axée sur l’introduction de systèmes électriques en courant alternatif, une innovation technologique qui a permis de construire des centrales électriques éloignées des utilisateurs. Bon nombre de problèmes relatifs à l’hydroélectricité ont été résolus durant cette période et les installations hydroélectriques ont proliféré dans un pays riche en ressources hydrauliques.

De par sa conception et sa technologie, Stave Falls était une centrale caractéristique de cette deuxième phase. Le lieu est remarquable pour l’inventaire complet et intact de l’infrastructure hydroélectrique, à savoir, les barrages, les conduites forcées, le poste extérieur et la centrale complète avec les alternateurs, les turbines et les transformateurs d’origine. La conception extérieure constitue également un bon exemple de la richesse architecturale caractéristique des centrales de cette époque. Les détails des murs extérieurs ont été soigneusement étudiés comme en témoignent les pilastres qui ponctuent les baies structurales du bâtiment, les lignes de corniche à chacun des deux niveaux de toit, les parapets à gradin de chaque mur pignon, et les appuis en béton sous la plupart des fenêtres.

Le développement hydroélectrique et la production d’électricité ont largement contribué à modeler l’histoire et le paysage de la vallée Stave et à favoriser l’essor économique de la Colombie-Britannique. L’installation de Stave Falls reflète le climat politique et économique dans lequel le développement hydroélectrique s’est fait en Colombie-Britannique, une période où les pratiques de pillage des promoteurs privés étaient monnaie courante et ont permis à une seule compagnie de dominer le marché durant les premières décennies du vingtième siècle. Le regroupement des entreprises de ce secteur a conduit à la création de la British Columbia Electric Railway Company (BCER) qui a privilégié le développement hydroélectrique, devenant ainsi l’une des principales entreprises de production d’électricité de l’Empire britannique. Depuis le déclassement de la centrale, ce lieu est devenu un musée.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, M. Trépannier, 2001
Lieu historique national du Canada des Jardins-Butchart
Brentwood Bay, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada des Jardins-Butchart est une attraction publique de renommée internationale et ouverte aux visiteurs depuis 1904. Ils sont situés dans la péninsule de Saanich, environ 21 kilomètres au nord de Victoria, en Colombie-Britannique. Les jardins occupent le site d'une ancienne carrière en bordure de Tod Inlet. La zone désignée des jardins occupe environ 5,26 hectares et correspond aux espaces mis en valeur sous la direction de Jennie Butchart de 1904 à 1939. Les jardins présentent des arrangements floraux spectaculaires aux formes et aux styles diversifiés sur un fond d'arbres et d'arbustes matures et reliés par un réseau de sentiers et d'aires de transition. Les jardins sont parsemés de belvédères offrant des points de vue de Tod Inlet et des collines au loin.

L'aménagement des jardins en une série d'espaces clairement définis ou « pièces », chacun doté de son propre caractère et style, est caractéristique des aménagements paysagers édouardiens. Le plus grand et le plus particulier de ces espaces est le jardin en contrebas, qui occupe l'ancienne carrière de calcaire. On y accède par un escalier en lacet en descendant les 15 mètres (50 pieds) jusqu'au sol ondulé de ce jardin, le noyau initial du processus d'aménagement paysager amorcé par Jennie Butchart. Le sol du jardin contient des massifs d'annuelles répartis parmi les arbres et les arbustes à fleurs plantés jusqu'à la base des parois imposantes de la carrière couronnées de sapin de Douglas matures, de des cèdres et de peupliers de Lombardie. Les autres espaces comprennent la roseraie constituée de massifs de rosiers hybrides de thé, d'arceaux de rosiers et de haies de buis; le jardin japonais commencé en 1906 par Jennie Butchart et le paysagiste japonais Isaburo Kishida avec son réseau complexe de bassins interconnectés, entrecroisés de sentiers et de ponts, de surfaces couvertes de mousse, de bambou et d'arbres et arbustes taillés minutieusement; le bassin Star Pond doté d'un bassin d'eau de la forme d'une étoile à 12 pointes entrecoupées de massifs d'annuelles et d'une grenouille comme pièce d'eau centrale; le jardin italien, un jardin en contrebas classique défini par une terrasse rectangulaire en béton qui encadre un bassin d'eau en forme de croix.

La résidence Butchart atteste que ces magnifiques jardins ont déjà fait partie d'un domaine patrimonial privé. À l'origine une petite résidence d'été, ce bungalow horizontal a été agrandi et transformé lors de rénovations effectuées entre 1911 et 1925 selon des plans du célèbre architecte de la côte Ouest Samuel Maclure. Cette ancienne résidence est flanquée d'un vaste patio appelé la Piazza, du jardin italien et du jardin privé initial de Jennie Butchart. Ce dernier est un petit jardin classique contenant des massifs de fleurs, un belvédère et un bassin qui est encadré par des clôtures en treillis.

©Gregory Melle, Flickr, http://www.flickr.com/photos/canadagood/3452022259/, 2007
Lieu historique national du Canada Kitwankul
Gitanyow, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada Kitwankul est situé près de la confluence du ruisseau Kitwankul et de la rivière Kitwanga, à l’intérieur de la réserve indienne Kitwankul 1, dans le village de Gitanyow (anciennement appelé Kitwankul). Il y avait autrefois à cet endroit un village traditionnel tsimshian où s’élevaient des monuments et des maisons dont l’extérieur était peint selon la coutume de l’époque. Au moment de la désignation, on y trouvait des vestiges architecturaux, notamment des empreintes de bâtiment au sol, et environ 20 mâts totémiques originaux datant, pour la plupart, du milieu à la fin du XIXe siècle. Il y avait également un cimetière situé le long d’une route principale.

Le lieu historique national du Canada Kitwankul se situe là où se trouvait l'un des villages gitxsan les plus intactes sur le plan culturel. Ce village des Gitksans est important pour son art monumental et son rôle de centre cérémoniel partagé par les habitants des régions des rivières Nass et Skeena. Ce village a joué un rôle important dans la tradition de la cérémonie du potlatch. Jusqu’en 1950 environ, il est uniquement accessible par le « Old Grease Trail », un sentier datant de la période de pré-contact qui passe entre les rivières Nass et Skeena. Compte tenu de cet accès difficile, le village est isolé de la modernité. Son emplacement sur le sentier favorise son utilisation comme intermédiaire entre les peuples niskas et gitxsan, et ses habitants se marient et célèbrent des potlatchs avec les membres de ces deux groupes. Il y avait plus de mâts que dans tout autre village tsimshian, et il en subsiste aujourd’hui moins de 20. Un grand nombre d’entre eux datent du milieu à la fin du XIXe siècle, et certains du début du XXe. Trois mâts sont envoyés par les villageois au Musée provincial de la Colombie-Britannique, à Victoria, aux alentours de 1960, en échange de reproductions fabriquées par Henry Hunt, un célèbre sculpteur kwakiutl. Ces reproductions sont érigées en 1970, accompagnées d’une plaque de lieu historique provincial. Les autres mâts sont restaurés par la Skeena River Totem Pole Preservation Society puis érigés à nouveau en 1968.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada Kootenae House
Invermere, Colombie-Britannique

Emplacement d'un poste de la compagnie du nord-ouest (1807-1812).

Situé juste au nord d’Invermere, en Colombie-Britannique, le lieu historique national du Canada Kootenae House est un site archéologique situé au confluent du ruisseau Toby et du fleuve Columbia. Il reste quelques vestiges en surface ainsi que des dépressions qui marquent l’emplacement sur lequel le fort s’élevait autrefois. Les pâturages, les pinèdes de sapin Douglas et la terrasse défendable située en surplomb de la rivière évoquent les qualités du paysage au moment où Kootenae House s’y trouvait.

En 1806, un commis de la Compagnie du Nord-Ouest, Jaco Finlay, balisa un sentier qui traversait le col Howse et reliait la Saskatchewan au fleuve Columbia. L’année suivante, David Thompson suivait ce même itinéraire pour atteindre le Columbia, puis remontait la rivière pour construire Kootenae House juste en aval du lac Windermere, afin de faire la traite avec les Ktunaxa (Kootenae). Utilisant ce fort comme base, il a exploré les régions en amont du Columbia et de la rivière Kootenay et a établi une chaîne de postes dans le bassin versant du Columbia. Kootenae House fut utilisée périodiquement jusqu’en 1812, au moment où les hostilités avec les Peigans vivant à l’est du col en ont forcé l’abandon. Le terrain où s’élevait Kootenae House fut légué au gouvernement fédéral en 1935 par Madame Alice M. Hamilton, à la mémoire de son mari Basil G. Hamilton.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, S.D. Bronson, 1997
Lieu historique national du Canada de la Maison-Binning
West Vancouver, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Binning est situé sur un petit terrain en pente dans une rue résidentielle paisible et bordée d’arbres de l’ouest de Vancouver, en Colombie-Britannique, et elle offre une vue sur l’inlet Burrard. Cette petite maison de deux chambres est composée de deux volumes rectangulaires disposés sur deux niveaux pour profiter de la topographie naturelle du site. Avec sa volumétrie basse et son toit plat, la résidence s’intègre au paysage et disparaît presque entièrement dans la végétation.

La Maison Binning est l’une des premières illustrations du mouvement moderne en architecture résidentielle au Canada. Destinée à servir de modèle d’architecture résidentielle, elle alliait une approche moderniste de la forme et de la fonction avec une économie et une efficacité de construction, en utilisant des matériaux locaux et les technologies de construction les plus récentes. Des caractéristiques telles que la construction à poteaux et à poutres, la simplicité des volumes rectangulaires, les toits plats et les surplombs profonds, les grandes fenêtres et le plan intérieur ouvert, ont défini un type de plan qui allait influencer l’architecture résidentielle de l’après-guerre, jusqu’aux années 1950 et 1960. Conçue et construite pendant la guerre, alors qu’il était très difficile de se procurer matériaux et main d’œuvre pour les résidences privées, la Maison Binning a été érigée avec des matériaux locaux et traditionnels afin de fournir un type de maison pouvant être produit en série, à un prix abordable pour toute famille ayant un revenu moyen. La conception est également remarquable pour l’intégration de l’architecture dans le paysage. Le plan du bâtiment sur plusieurs niveaux suit la pente du terrain, et les grandes fenêtres, les larges terrasses et les treillages en surplomb prolongent l’architecture dans le paysage et suppriment les barrières entre l’espace intérieur et l’extérieur.

Selon l’artiste Bertram Charles Binning (1909-1976), un chef de file de l’idéologie moderniste, l’architecture devait être l’expression harmonieuse de la science et de la société. Il a conçu les plans en collaboration avec les architectes-conseils C.E. Pratt et R.A.D. Berwick, afin que la maison exprime l’union de l’art abstrait et des nouvelles formes architecturales. Pour ce faire, il a intégré à la maison une galerie pour y installer une sélection changeante de ses peintures, s’assurant ainsi que son environnement domestique évoluerait en même temps que son art. Convaincu que les critères esthétiques d’harmonie, d’intégrité, d’ordre et d’équilibre s’appliquaient autant à l’art qu’à l’architecture, Binning a travaillé en tant qu’artiste et enseignant, transmettant la notion de bonne conception architecturale dans la vie urbaine contemporaine.

Le paysage ayant évolué, le travail artistique original a été remplacé par les dernières œuvres de Binning et la maison a subi des modifications et des réparations mineures; toutefois, l’intention de la conception initiale demeure intacte.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Maison-Emily-Carr
Victoria, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Emily Carr est une maison de style pittoresque à l'italienne située sur un lotissement résidentiel du district de la baie James, à Victoria en Colombie-Britannique. L'artiste Emily Carr y a passé son enfance.

Emily Carr (1871-1945) est une des peintres les plus renommés du Canada, et une auteure bien connue, qui a passé la plus grande partie de sa vie dans la région de Victoria. Cette maison, construite pour son père Richard Carr, ainsi que ses environs, ont eu une influence marquée sur Emily Carr pendant ses années de formation. Elle l'a d'ailleurs reconnu dans ses livres. C'est là que sont nés son désir de créer et son appréciation de l'art. La situation de la maison est importante. En effet, sa proximité du parc Beacon Hill et de la côte océane ont beaucoup contribué à faire apprécier à Carr l'environnement naturel pendant toute sa vie, et lui ont donné sa vision unique de la côte de la Colombie-Britannique.

La maison est un excellent exemple de villa de style pittoresque à l'italienne bien préservée. Elle a été conçue par John Wright, de la firme Wright et Sanders, qui est un des premiers architectes renommés de la côte Ouest.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991
Lieu historique national du Canada de la Maison-de-la-Point Ellice / Maison-O'Reilly
Victoria, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada de la Maison-de-la-Pointe-Ellice / Maison-O’Reilly se trouve sur une parcelle de terre boisée surplombant la voie navigable Gorge dans la ville de Victoria, en Colombie-Britannique. Il s’agit d’une belle maison de plain pied d’inspiration victorienne et aux formes asymétriques érigée dans un jardin convivial de style pittoresque, où arbres matures et massifs de fleurs bordent des sentiers sinueux. Le bâtiment à charpente de bois se distingue par les détails pittoresques de ses dentelles, tel que ses corniches à consoles et sa galerie au toit arqué ornée de balustrades et de colonnes effilées.

Construite en 1861, la maison est agrandie en 1875, puis en 1889, période durant laquelle elle appartient à Peter O’Reilly, commissaire en chef de l’Or pour la Colombie Britannique et distingué citoyen de Victoria. Après Peter, qui se porte acquéreur de la propriété en 1867, plusieurs générations d’O’Reilly s’y succèdent jusqu’en 1975. L’aménagement éclectique de cette résidence pittoresque, la luxuriance de ses jardins et la beauté de ses pièces, pratiquement inchangées et débordant d’objets accumulés par la famille O’Reilly, témoignent à merveille des goûts de la classe distinguée et prospère en matière d’esthétisme durant la période victorienne. Autrefois entourée d’autres propriétés majestueuses, dans l’un des quartiers résidentiels les plus huppés de la ville de Victoria, la maison de la Pointe Ellice / maison O’Reilly constitue aujourd’hui l’un des derniers témoins d’un style ayant eu la cote au XIXe siècle et que le développement urbain a pratiquement fait disparaître. La maison abrite maintenant un musée.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1990
Lieu historique national du Canada du Manège-Militaire-de-la-Rue-Bay
Victoria, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada du Manège-Militaire-de-la-Rue-Bay est un imposant bâtiment en brique, en acier et en béton dont le plan évoque une forteresse médiévale monumentale. La taille du bâtiment, la richesse de ses détails architecturaux, ses vastes installations et son emplacement central sur la rue Bay près du centre-ville de Victoria, en Colombie-Britannique, témoignent de la fierté des nouvelles forces militaires du Canada au moment de sa construction et de l’importance de son rôle dans l’histoire canadienne du début du XXe siècle.

Érigé pendant la campagne de développement de la milice de 1896 à 1918, le manège militaire de la rue Bay fait partie de la centaine d’établissements du genre construits à l’époque dans l’ensemble du pays. La campagne vise à donner plus de visibilité à la milice canadienne à la suite de ses succès pendant la Guerre des Boers et aux préparatifs de la Première Guerre mondiale. Les nouveaux manèges militaires jouent alors un rôle crucial dans la réforme de la milice en servant à la fois de centres de formation et de recrutement. Les programmes de formation qui y sont offerts donnent des résultats impressionnants et l’enrôlement de miliciens fait un bond spectaculaire, surtout dans l’Ouest canadien.

Construit entre 1914 et 1915, le manège militaire de la rue Bay comprend une grande salle sur deux étages, entourée d’arsenaux, de magasins, de salles de cours et de mess. Le bâtiment présente des éléments néogothiques de style Tudor, comme en témoigne sa tour centrale octogonale au parapet crénelé, son balcon cérémonial et ses clés de voûte, dont la combinaison donne à l’ensemble des allures de fortification médiévale.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Manoir-Craigflower
View Royal, Colombie-Britannique

Le Manoir Craigflower a été construit entre 1853 et 1856, principalement avec des matériaux coupés, équarris et fabriqués dans les environs. C'est un édifice de deux étages à charpente de bois avec un toit à pignon de pente moyenne, une cheminée à chaque extrémité, et un plan symétrique à cinq baies d'inspiration classique avec une entrée centrale surmontée d’un fronton. Le manoir se situe sur une parcelle dominant la voie navigable Gorge, dans la région métropolitaine de Victoria. La désignation a trait à la maison sur son lotissement légal.

Le Manoir Craigflower a été désigné lieu historique national en 1964. Construit pour la Puget's Sound Agricultural Company, cet édifice est un très bon exemple d'architecture domestique ancienne de l'Ouest du Canada.

En tant que résidence du régisseur Kenneth MacKenzie, le manoir était le point de mire de la ferme Craigflower, la plus ancienne des quatre fermes de l'île de Vancouver, dont l’emploi de colons a marqué la transition entre la traite des fourrures et la colonisation sur la côte nord-ouest. Cette phase de transition se reflète de façon frappante dans la conception du manoir, qui combine des modes de construction de la Compagnie de la Baie d'Hudson avec des influences architecturales écossaises et le travail d’artisans adapté à l'utilisation de matériaux locaux.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2008
Lieu historique national du Canada de Marpole Midden
Vancouver, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada de Marpole Midden est situé près de l’extrémité nord du pont Arthur Laing à la limite sud de la ville de Vancouver, en Colombie-Britannique. Ce vaste tertre contient les vestiges d'un village hivernal Salish du littoral datant de 1500 à 2900 ans, soit de la phase Marpole, ainsi que des dépôts de mollusques et de crustacés et divers vestiges des premiers habitants du site, récupérés à une profondeur moyenne de 1,5 mètres et maximum, de 4,6 mètres. D’autres dépôts intacts gisent toujours sous une grande partie du dense tissu urbain recouvrant le site.

La valeur scientifique de Marpole midden repose notamment sur son apport informatif inestimable concernant la première occupation du delta du Fraser, et en particulier, la phase Marpole. Vaste zone de débris datant de l’ère pré-européenne, le tertre est principalement composé de dépôts de de mollusques et de crustacés témoignant de son emplacement d’origine, à côté du détroit de Georgia, à l’embouchure de la rivière Fraser. L’agrandissement vers l’ouest du delta du Fraser, par dépôts naturels, a déplacé le site en arrière pays.

Le tertre contient plusieurs vestiges culturels des premiers habitants autochtones associés à la phase Marpole qui correspond à la période de 400 avant J.-C. à 450 après J.-C.. Des outils, des ustensiles et des ornements en os et en pierre ont été recouverts lors de nombreuses fouilles archéologiques. Ils témoignent notamment de l’orientation maritime et du savoir-faire très développé du travail du bois qui caractérisaient les Salish du littoral, et également les cultures subséquentes de la Côte nord-ouest, y compris les Musqueam. Par ailleurs, les fouilles du Marpole midden dirigées par Charles Hill Tout, en 1892, ont stimulé l’étude archéologique d’autres zones de débris préhistoriques semblables sur la côte du Pacifique. Vers 1955, l’expansion urbaine a beaucoup modifié le paysage de Marpole midden en couvrant le site de résidences, d’infrastructures, et d’autres caractéristiques urbaines typiques.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1996
Lieu historique national du Canada du Moulin-McLean
Port Alberni, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada du Moulin-McLean est une ancienne scierie et un centre d'exploitation forestière située sur un terrain forestier de 13 hectares, dans la vallée Alberni de l’île de Vancouver. La reconnaissance officielle se rapporte à 35 édifices et au terrain qui les entoure. Les ressources bâties englobent une scierie a vapeur opérationnelle et diverses structures connexes, dont divers garages en bois, des bâtisses et structures d’entreposage, un groupe de résidences et de bâtiments administratifs en bois, et un chemin de fer. Les éléments du paysage comprennent les espaces extérieurs utilisés pour le traitement et l’entreposage du bois de sciage, et un étang de flottage.

Le moulin McLean est un rare exemple qui témoigne encore des activités de l’exploitation forestière d’abattage et de sciage du bois pendant la période couvrant le début et le milieu du XXe siècle en Colombie-Britannique. Fondée en 1925 par Robert Bartlett McLean, son épouse Cora et leurs trois fils, la scierie est demeurée une entreprise familiale jusqu’en 1965. Les éléments bâtis présents sur le site ont été construits par la famille McLean et leurs ouvriers, avec des matériaux de la région. La délimitation méthodique des zones d’activité est encore clairement visible. Le lieu comprend une scierie à vapeur et le matériel d’origine, représentatifs des diverses activités de l’industrie forestière. Les ressources bâties et le matériel témoignent des 40 années d’activité de la scierie, et ils représentent les éléments caractéristiques d’une scierie et d’une exploitation forestière de la Colombie-Britannique de cette période, et leur évolution au fil des années. Le lieu comprend aussi les infrastructures nécessaires à une locomotive à vapeur.

Lieu historique national du Canada de Nan Sdins
Gwaii Haanas National Park Reserve of Canada, Colombie-Britannique

Vestiges de longues maisons et de mâts totémiques Haïdas.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Arnold E. Roos, 1999
Lieu historique national du Canada du Navire-à-Moteur-BCP 45
Campbell River, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada du Navire-à-Moteur-BCP 45, situé au Campbell River Maritime Heritage Centre, est un bateau de pêche en bois, à une hélice, d’une longueur de 14,3 mètres. Son pont avant est légèrement surélevé, et son rouf est situé à l’avant du navire. Cette configuration est caractéristique des senneurs en bois de la côte Ouest du Canada.

Le navire à moteur BCP 45 est l’un des bateaux de pêche construits selon un modèle standard par son premier propriétaire, la BC Packers Ltd., principale entreprise de conserverie de la côte de la Colombie Britannique durant la seconde moitié du XXe siècle. Il est construit en 1927 par la Burrard Shipyard, à Coal Harbour (Vancouver), considéré, à l’époque, comme la plaque tournante de l’industrie de la construction de navires en bois sur la côte Ouest. En plus de son association directe aux importants changements survenus dans la structure sociale de l’industrie de la pêche sur la côte Ouest, la longue vie du navire à motor BCP 45 comme bateau de pêche illustre les nombreux changements technologiques qui ont eu une incidence importante sur les pêcheurs. Il est exploité successivement comme senneur dont la mise à l’eau de seine se fait depuis le pont, ligneur, senneur munie d’une poulie hydraulique Puretic et finalement comme senneur à tambour. En raison de sa conception, de son adaptation à une succession de technologies et de ses associations directes aux fondements de l’industrie de la pêche et au rôle important joué par les peuples autochtones dans cette industrie, le navire à moteur BCP 45 est un symbole significatif et un emblème national familier de l’industrie de la pêche au Canada.

Lieu historique national du Canada Village de New Gold Harbour
Haina, British Columbia

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, C. Cournoyer, 2006
Lieu historique national du Canada du Nikkei Internment Memorial Centre
New Denver, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada du Nikkei Internment Memorial Centre est situé à New Denver, en Colombie-Britannique, aux abords de la pointe nord-est du lac Slocan, dans la partie ouest de la région Kootenay. Il se trouve sur un vaste terrain autrefois utilisé pour la production maraîchère jusqu’à ce que le camp d’internement y soit construit lors de la Seconde Guerre mondiale. Le lieu est entouré d’une haute clôture de planches de bois, ponctuée à l’avant par deux accès indiquant aux visiteurs qu’ils s’apprêtent à entrer dans un endroit spécial. Un jardin ornemental de tradition japonaise et un sentier sillonné contrastent avec les cabanes d’internés d’allure austère. Le site renferme également un sanctuaire bouddhiste, un certain nombre d’artefacts et de panneaux d’interprétation ainsi qu’une collection de documents manuscrits et d’illustrations.

Le Nikkei Internment Memorial Centre est étroitement associé à l’internement des Japonais lors de la Seconde Guerre mondiale. Il se situe au cœur du site connu sous le nom de Verger (The Orchard), soit l’emplacement d’un camp d’internement construit de toute pièce par le gouvernement canadien pour loger des déplacés forcés de la côte Ouest. Ce camp constitue d’ailleurs l’un des rares sites de détention construits dans le cadre de l’internement qui ne fut pas rasé après la guerre et le seul où réside depuis une communauté canadienne-japonaise issue du déplacement forcé.

Le Nikkei Internment Memorial Centre a été aménagé en 1992-1994 afin d’assurer la pérennité d’exemples de bâtiments associés à l’internement et par le fait même, commémore l’expérience des internés.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Andrew Waldron, 2008
Lieu historique national du Canada de l'Observatoire-Fédéral-d'Astrophysique (C.-B.)
Saanich, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada l'Observatoire-Fédéral-d'Astrophysique (C.-B.) est situé au sommet d’une colline s’élevant à 227 mètres au-dessus du niveau de la mer, à Saanich en Colombie-Britannique. Construit de 1914 à 1918, l’observatoire est une structure cylindrique de 20,2 mètres de diamètre et haute de 22,3 mètres, coiffée d’un dôme où deux plaques incurvées s’ouvrent pour permettre au télescope d’explorer le ciel nocturne. Le bâtiment éminent de deux étages et d’une charpente d’acier est revêtu de panneaux de métal peints en blanc, et comprend des décorations architecturales d'inspiration classique comme des pilastres, des cordons, et des cintres.

L’Observatoire fédéral d’astrophysique (C.-B.) (OFA) est construit au début du XXe siècle dans la foulée des développements dans la technologie des télescopes à réflexion auxquels sa conception en charpente en acier s’apparente. En 1914, l’astronome canadien et premier directeur de l’OFA, John S. Plaskett, désigné personne d’importance historique nationale du Canada, a réussi à persuader le gouvernement fédéral de financer la construction d’un nouvel observatoire doté d’un télescope à réflexion très puissant. De son achèvement en 1918 jusqu’en 1960, l’OFA a compté parmi les principaux centres de recherche en astrophysique du monde.

Plusieurs découvertes ont été faites à l’OFA grâce à son télescope à réflexion de 1,83 mètres et ses spectroscopes. Parmi les premiers travaux menés, l’identification et la classification d’étoiles de haute température ont été les plus importants. En 1922, John Plaskett a découvert une binaire spectroscopique quatre fois plus massive que toutes celles connues jusque là. Durant les années 1920 et 1930, l’OFA a aussi produit des études approfondies sur la nature de l’évolution des étoiles et sur leurs mouvements dans l’espace, ce qui a enrichi les connaissances sur la rotation de la Voie lactée et le vieillissement des étoiles. La majorité des travaux de l’OFA étaient axés sur des catégories d’étoiles particulières, pour lesquels tant l’OFA que les astronomes canadiens se sont fait remarquer à l’échelle internationale.

L’OFA est construit selon la conception la plus avancées au monde, à l’époque, pour un observatoire. Le télescope de 1,83 mètres, remarquable pour sa précision, la clarté de ses verres optiques et ses spectroscopes était une merveille d’ingénierie et fut temporairement le plus grand télescope au monde. L’ouverture numérique utile du télescope convenait parfaitement à la spectroscopie stellaire à l’OPA, et son support asymétrique, le premier de ce type pour un télescope à réflexion, lui donnait accès à une très grande partie du ciel. Les dispositifs à entraînement électrique avaient été mis de côté au profit de dispositifs mécaniques traditionnels à roulement à billes, réduisant les coûts sans sacrifier la précision.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Palais-de-Justice-de-Rossland
Rossland, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada du Palais-de-Justice-de-Rossland est un important édifice en brique de deux étages, situé sur un terrain en pente raide qui domine les environs et lui confère son statut de point de repère dans la communauté. L’édifice est construit en brique chamois sur un soubassement de pierre, selon un plan original qui intègre des sections de tour en saillie aux quatre coins, trois d’entre elles étant couronnées de toits pyramidaux à forte pente couverts de tuiles. Les surfaces des murs extérieurs de l’édifice sont richement ornées d’éléments polychromes. L’intérieur, magnifiquement préservé, est remarquable pour les boiseries de la salle d’audience et le grand vitrail qui représente les armoiries de la province, flanquées des armoiries du juge en chef Matthew Baillie Begbie et du gouverneur de la colonie, James Douglas.

Le palais de justice de Rossland a été désigné lieu historique national en 1980, car il est très représentatif des palais de justice régionaux construits en Colombie-Britannique à la fin du XIXe siècle.

Les premiers législateurs de la province se sont efforcés de mettre en évidence les origines britanniques du système judiciaire de la province dans les nouvelles régions colonisées à la suite des vagues successives de mineurs américains et autres coureurs de fortune. Dans les centres miniers importants comme l’était Rossland, cette volonté s’est exprimée dans le plan du palais de justice, symbole visuel de l’autorité de la Couronne. Les plafonds à poutres apparentes, les murs lambrissés et les vitraux baignaient d’une atmosphère solennelle les débats du tribunal, tandis que les éléments architecturaux extérieurs visaient à exprimer un caractère résolument britannique. Construit selon les plans de J.J. Honeyman originaire de Glasgow, le palais de justice de Rossland illustre parfaitement cette approche, grâce à son extérieur et à son intérieur bien préservés.

©Stanley Park, Stephen Downes, 2010
Lieu historique national du Canada du Parc-Stanley
Vancouver, Colombie-Britannique

Immense et remarquable parc urbain (vers 1890).

Le lieu historique national du Canada du Parc-Stanley est une magnifique oasis verte au milieu du paysage urbain de Vancouver. Le parc, qui comprend des terrains forestiers et récréatifs, est entouré sur trois côtés par la baie English, les First Narrows et l’Inlet Burrard, et est bordé sur le quatrième côté par le quartier central des affaires et le quartier résidentiel West End de Vancouver.

Le parc Stanley a été aménagé sur une péninsule qui a d’abord servi de lieu de cérémonie aux Premières nations, puis de réserve militaire britannique et, enfin, de jardin public en 1888. La ville de Vancouver l’a aménagé entre 1913 et 1936. Influencé par des antécédents britanniques, son premier superintendant, W.S. Rawlings, a marié les caractéristiques naturelles avec les jardins, les aménagements paysagers et les installations récréatives. Pendant la période de l’après-guerre, des attractions supplémentaires ont été ajoutées, y compris un aquarium, un petit train et un zoo pour les enfants. Le parc continue d’être un lieu cérémoniel où l’on célèbre le souvenir de personnes et d’événements importants, comme Pauline Johnson, Lord Stanley, John Drainie, le Vancouver Centennial, les bûcherons de la Colombie-Britannique, les Canadiens d’origine japonaise de la Première Guerre mondiale, l’Armée du Salut, et les naufrages du Chehalis, du Beaver, et du HMS Egeria, entre autres.

Au fil des ans, plusieurs architectes et architectes paysagistes ont apporté des contributions particulières à l’ambiance du parc, y compris William Livingstone (Pavilion Garden, 1913), Thomas Mawson (Lost Lagoon et Causeway 1916-26), Charles Marenga (monument commémoratif Harding, 1923 et pont promenade, 1925), Walker et McPherson (terrain de golf Pitch and Putt, 1932), Percy Underwood (Stanley Park Pavilion, ajout en 1946-1950, et la billetterie du terrain de golf, 1953-1955) et Alleyne Cook (le jardin Ted and Mary Greig Rhododendron, 1989). De plus, les œuvres d’artistes très talentueux sont exposées dans le parc, y compris James Cunningham (maître maçon, ouvrage rustique en pierre), Bill Reid (reproduction du pôle mortuaire Skedans par Jackson, chef de la bande de Skidegate), Doug Cranmer (reproduction du pôle Nhe-is-bik Salmon par Willie Seaweed, restoration du pôle Wakias et du pôle du mythe Yakdzi), Ellen Neel (restoration des poteaux de maison Thunderbird), Yurhwaya (pôle Wakias), Yaakutlas, Charlie James (poteaux de maison Thunderbird, pôle Sisa-Kaulas), Sydney March (sculpteur, monument à la mémoire de Lord Stanley), la Première nation Shuswap (rocher avec pétroglyphes), et Elek Imredy (monument commémoratif en bronze, Girl in Wet Suit - Fille en combinaison de plongée, 1970).

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, L. Dick, 1997
Lieu historique national du Canada du Passage-Metlakatla
Metlakatla, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada Passage-Metlakatla est situé sur l’île Pike près de l’extrémité ouest du passage Metlakatla, un canal océanique étroit et protégé à l’entrée nord du port de Prince Rupert sur la côte nord de la Colombie-Britannique. Le passage Metlakatla était traditionnellement le lieu où les Tsimshians de la Côte Nord établissaient leur campement d’hiver. Des forêts de conifères couvrent l’île et ses rivages contiennent des sites et vestiges archéologiques dont cinq établissements des Premières nations, trois anciens villages et deux sites de pétroglyphes. Le plus grand des trois villages, occupé avant et après les contacts avec les Européens, couvre un territoire mesurant 211 par 70 mètres. Les sites des plus anciens villages mesurent respectivement 115 par 95 mètres et 75 par 45 mètres. Des sentiers relient les sites des différents villages de l’île, cependant les pétroglyphes gravés sur des blocs rocheux ou des saillies rocheuses se retrouvent sur les plages de l’île.

Le passage Metlakatla était traditionnellement le lieu où les Tsimshians de la Côte Nord et les groupes ancestraux établissaient leur quartier d’hiver. Le site illustre non seulement plusieurs chapitres de l’histoire des Tsimshians au passage Metlakatla, mais il représente en outre des éléments importants de l’histoire à plus long terme des Tsimshians de la Côte Nord à Metlakatla. La disposition naturelle de l’île contribue à accentuer l’ambiance historique et l’esprit du lieu, aidant ainsi à communiquer sa valeur historique aux visiteurs. Vers la fin des années 1830, les Tsimshians avaient migré de Metlakatla vers de nouveaux quartiers d’hiver à Fort Simpson (Compagnie de la Baie d’Hudson). En 1862, William Duncan, un jeune missionnaire anglican, fut à l’origine d’un retour à Metlakatla pour y établir une communauté modèle. En 1887, Duncan et une partie des Tsimshians partirent pour l’Alaska. L’île Pike demeure la propriété de la Première Nation Metlakatla.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2001
Lieu historique national du Canada Pemberton Memorial Operating Room
Victoria, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada Pemberton Memorial Operating Room est situé au cœur du complexe hospitalier Royal Jubilee à Victoria. Le lieu historique se compose d’une salle d’opération octogonale en brique, construite en 1896, et de deux salles de stérilisation, l’une qui date de la même époque et l’autre ajoutée en 1918. Les deux salles de stérilisation forment une seule structure de brique rectangulaire, rattachée à un seul côté du mur de la salle d’opération octogonale. De grandes fenêtres à linteaux de grès et appuis de béton dominent les six pans de mur extérieurs. Une coupole de ventilation orne le faîte du toit de la salle d’opération octogonale, et un ventilateur plus petit est situé sur une arête du toit en croupe qui couvre la section des salles de stérilisation.

Les plans de la salle d’opération sont l’œuvre de John Teague, architecte renommé de Victoria, avec la collaboration du docteur John Chapman Davie à qui l’on doit l’introduction des théories de chirurgie antiseptique de Lister à Victoria. En intégrant des éléments architecturaux des XIXe et XXe siècles, ce bâtiment illustre la transition qui s’opérait dans la conception architecturale des hôpitaux à cette époque. La conception de la structure offre un espace facile à nettoyer et un environnement stérile adapté aux interventions chirurgicales. Les grandes fenêtres de la salle d’opération permettaient de profiter de la lumière naturelle, tandis que le nettoyage, la désinfection et la ventilation étaient facilités par les sols recouverts de céramique, les murs de plâtre peints et les systèmes modernes de plomberie, de chauffage et de ventilation. Bien que reliée au bâtiment principal de l’hôpital par un corridor en bois, la salle d’opération se définit comme un espace distinct, afin de réduire au minimum les risques de contamination depuis l’extérieur. Actuellement, des jardins aménagés récemment et une aire de stationnement entourent le lieu et le séparent du complexe hospitalier moderne plus vaste et de la chapelle contemporaine.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Ian Doull, 2011
Lieu historique national du Canada du Phare-de-Fisgard
Colwood, Colombie-Britannique

Premier phare élevé en permanence sur la côte Ouest canadienne (1859-1860).

Le lieu historique national du Canada du Phare-de-Fisgard et la résidence du gardien se compose d'une résidence de deux étages avec un phare cylindrique attenant, situés sur l'île Fisgard, du côté est de l'entrée du port d'Esquimalt, juste au nord du détroit Juan de Fuca.

Le phare de Fisgard a été désigné lieu historique national du Canada en 1958 parce que c'était le premier phare permanent construit sur la côte Pacifique canadienne.

Les gouvernements britannique et colonial ont construit le phare de Fisgard de 1859 à 1860 pour signaler l'entrée du port d'Esquimalt. Conçu par Joseph Pemberton et par John Wright, de Victoria, il a été construit par ce dernier ainsi que par John J. Cochrane. Il a été continuellement en opération jusqu'en 1957, date où un incendie a temporairement mis fin à son utilisation comme aide à la navigation. Une fois réparé, il est devenu un lieu historique national et, depuis, on l'a restauré pour les visites publiques. Il demeure en service pour aider à la navigation.

La valeur patrimoniale du phare de Fisgard a trait à son emplacement stratégique ainsi qu’à la lisibilité et l’intégralité préservée du phare, du fanal et de la maison du gardien. Cet ensemble marque un point de repère sur l’île.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Phare-de-l'Île-Triple
Triple Island, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada du Phare-de-l’île-Triple se dresse en sentinelle sur un îlot rocheux à découvert, au large des côtes de la Colombie-Britannique. La tour de béton octogonale s’élève depuis l’angle nord-est d’un édifice carré sans ornement qui sert d’avertisseur de brume et de résidence pour le gardien de phare. De conception classique simplifiée et bien proportionnée, le phare occupe une grande partie de l’île Triple. Sa situation stratégique le rend très visible à la circulation maritime.

La valeur patrimoniale de ce lieu tient à la présence du phare qui est le témoin de sa construction sur un lieu aussi exposé aux intempéries. L’entrepreneur J.H. Hildritch, de Prince Rupert, a terminé les travaux en dix-sept mois sans perte humaine. Le phare de l'île Triple est aussi témoin de l’amélioration de l’aide à la navigation sur la côte ouest du Canada. Il a été construit en 1919-1920 pour faciliter le trafic maritime en utilisant le passage de l’intérieur vers l’Alaska et pour aider les navires en partance pour Prince Rupert. Le phare, avec son feu dioptrique de 3e niveau au plan focal de 29,5 mètres, a été conçu spécialement pour le site et construit selon les plans du colonel W. A. Anderson du ministère de la Marine et des Pêcheries.

©Point Atkinson Lighthouse, Mandy Jansen, 2009
Lieu historique national du Canada du Phare-de-la-Pointe-Atkinson
West Vancouver, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada du Phare-de-la-Pointe-Atkinson est situé dans Lighthouse Park, un parc d’une superficie de 75 hectares en face de l’îlet Burrard de l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique. Il s’élève sur un promontoire adjacent à la plus grande forêt côtière naturelle des basses-terres continentales. La tour de phare hexagonale en béton armé s’élève à 18,30 mètres de hauteur. La maison du gardien et un petit complexe de baraques militaires datant de la Seconde Guerre mondiale se trouvent à côté de la tour.

Premier des trois phares érigés pour servir le port de Vancouver, le phare de la pointe Atkinson a été construit pour protéger le commerce maritime international croissant de Vancouver. Construit en 1912 par l’entrepreneur W.H. Rourke, le phare a remplacé l’ancienne structure en bois qui datait de 1875. La construction en béton armé constituait une innovation dans la conception des phares au Canada pendant la première décennie du XXe siècle. Le phare est maintenant automatique et continue de fournir l’aide à la navigation au trafic maritime qui approche de Vancouver par le nord-ouest.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Adam Roth, 2010


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Michael Prochazka, 2009


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Michael Prochazka, 2009
Lieu historique national du Canada de la Piste-Chilkoot
Chilkoot, Colombie-Britannique

Voie qui conduisait aux gisements aurifères du Klondike.

Le lieu historique national du Canada de la Piste-Chilkoot est une route traditionnelle qui traverse un terrain montagneux accidenté. Elle relie le cours supérieur de la rivière Yukon à la côte du Pacifique au niveau du passage Taiya en Alaska. Elle est connue comme étant la route empruntée par des milliers de chercheurs d'or venus au Yukon pendant la ruée vers l'or de 1897-1900. La désignation a trait à la partie canadienne de la piste qui part du sommet du col Chilkoot, longe une vallée naturelle, jusqu'à l'ancien site de la localité de Bennett en Colombie-Britannique.

La piste Chilkoot a été désignée lieu historique national du Canada en 1967 pour son rôle dans la grande migration vers le Yukon pendant la ruée vers l'or du Klondike.

La valeur patrimoniale de la piste Chilkoot a trait au rôle qu’elle a joué dans la ruée vers l'or du Yukon en 1897-1900 attestée par des vestiges du paysage culturel. Cette piste, route de commerce et de déplacement des peuples des Premières nations pendant des années, faisait partie d'un plus grand réseau de pistes et de voies navigables menant aux champs aurifères du Klondike, dans le Territoire du Yukon.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Judith Dufresne, 2003.
Lieu historique national du Canada du Pont-Lions Gate
Vancouver, Colombie-Britannique

Situé à l’entrée du port de Vancouver dans le décor spectaculaire des montagnes et de l’océan Pacifique, le lieu historique national du Canada du Pont-Lions Gate est le plus long pont suspendu de l’Ouest canadien, avec une longueur totale de 1517 mètres (y compris les travées d’approche). Le pont possède trois voies de circulation et une voie piétonnière et cyclable de chaque côté du tablier. C’est un lien de transport essentiel pour les communautés de la région qui vivent de part et d’autre de l’inlet Burrard. Le lieu comprend la levée sud du pont qui émerge du lieu historique national du Canada du Parc-Stanley près de Prospect, la travée principale soutenue par des tours identiques et le viaduc sur la rive nord, situé dans un corridor terrestre qui traverse la réserve amérindienne de Capilano.

Reconnu comme l’un des points de repère du Canada en matière de technique et d’ingénierie, le pont Lions Gate constitue un exemple de génie civil novateur. À son achèvement, il fut considéré comme le plus long pont suspendu de l’Empire britannique et l’un des plus grands projets de construction entrepris au Canada pendant les années 1930. Malgré les dimensions impressionnantes de l’ouvrage, les tours en acier ajourées identiques et l’utilisation novatrice d’un tablier mince conféraient à la structure une légèreté aérienne qui s’intégrait parfaitement dans le décor pittoresque. Le pont se distinguait aussi par sa longueur et les innovations techniques dans l’utilisation des câbles et de la construction. La réfection du tablier au début du XXIe siècle fut aussi une réalisation exceptionnelle car c’était la première fois que l’on remplaçait simultanément le tablier, les suspentes et les poutres de rigidité d’un pont sans le fermer à la circulation.

Le pont a stimulé le développement géographique et socio-économique de la rive nord de Vancouver. Financé par le magnat de la bière Sir Arthur Guinness par le biais du syndicat British Pacific Properties Ltd., le pont Lions Gate devait favoriser le développement de la banlieue de West Vancouver en établissant un lien direct entre Vancouver et la rive nord du chenal First Narrows de l’inlet Burrard. La conception du pont doit beaucoup à Alfred J.T. Taylor, un ingénieur visionnaire et homme d’affaires de Victoria, qui possédait de vastes biens immobiliers sur la rive nord et s’est occupé du financement du projet.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1994
Lieu historique national du Canada du Pont-Suspendu-Doukhobor
Castlegar, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada du Pont-Suspendu-Doukhobor enjambe la rivière Kootenay pas très loin en amont de sa confluence avec le fleuve Columbia dans la région de West Kootenay de la Colombie-Britannique. Construite à partir d’une initiative communautaire, la structure est constituée de tours en béton armé d'une hauteur de 14,6 mètres (48 pieds) qui reposent sur des piles de béton enfoncées dans la paroi rocheuse sur les rives opposées de la rivière. Les deux tours supportent quatre câbles en fil d'acier dont les deux extrémités sont fixées à des culots en acier ancrés dans la paroi rocheuse. Le tablier du pont d'une longueur de 100,9 mètres (331 pieds) reliant les tours est suspendu aux câbles porteurs par des tiges d'acier verticales. La charpente du tablier en acier est recouverte de madriers, de longerons et de platelage. Le platelage en bois est en mauvais état présentement et les rampes d'accès au pont ont été retirées de façon à empêcher l'accès.

Le pont suspendu doukhobor fournit un lien routier vital entre les communautés doukhobors de Brilliant et d'Ootenshenie sur les rives opposées de la rivière Kootenay. Sa construction a été entreprise par des membres de cette communauté utopique qui ont travaillé bénévolement à la demande de leur chef, Peter Vasilevich Verigin. Au moyen de techniques de travail manuel traditionnelles, les travailleurs ont effectué les tâches ardues de coffrage et de coulage des piles et des tours selon le nouveau procédé de béton armé, puis d'assemblage et d'installation des câbles massifs et du platelage en acier. Débuté en avril 1913 et terminé seulement 8 mois plus tard, le pont suspendu doukhobor a été en grande partie financé par la communauté doukhobor et a joué un rôle important dans la croissance culturelle et économique de cette société communale, particulière et autosuffisante et de la région de Kootenay ouest pendant plus de 50 ans.

©Bibliothèque et Archives Canada / Library and Archives Canada, C-003131


©Bibliothèque et Archives Canada / Library and Archives Canada, C-003133
Lieu historique national du Canada de la Première-Traversée-de-l'Amérique-du-Nord
Bella Coola, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada de la Première-Traversée-de-l'Amérique-du-Nord est situé dans le parc provincial Sir-Alexander-Mackenzie, à environ 65 kilomètres au nord ouest de Bella Coola, sur la côte centrale de la Colombie-Britannique. Il s’agit d’un promontoire rocheux qui surplombe le chenal Dean près de l’embouchure d’Elcho Harbour, où Alexander Mackenzie, de la Compagnie du Nord-Ouest, a marqué le point le plus à l’ouest de sa traversée de 1793. En 1926, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada (CLMHC) a érigé un monument au dessus des rochers en vue de commémorer l’endroit.

Le 9 mai 1793, Alexander Mackenzie, de la Compagnie du Nord-Ouest, quitte Fort Fork, sur la rivière de la Paix, près du Fort Chipewyan, à la recherche de l’océan Pacifique. Ses compagnons et lui remontent la rivière Parsnip en canoë jusqu’à sa source, puis se déplacent sur terre jusqu’à la partie supérieure du fleuve Fraser. Convaincu qu’il est impossible de naviguer sur le fleuve Fraser, le groupe recule jusqu’à la rivière West Road, puis remonte la vallée à pied. Le 19 juillet, il arrive à un établissement autochtone à Bella Coola et, deux jours plus tard, atteint sa destination, un promontoire rocheux où Mackenzie et ses compagnons passent la nuit du 22 juillet 1793. Mackenzie marque sa position et peint le message suivant sur la face sud est d’un gros rocher avec de la graisse et du cinabre : « Alexander Mackenzie, from Canada, by land, the twenty-second of July, one thousand seven hundred and ninety-three » (Alexander Mackenzie, du Canada, par voie terrestre, le vingt deux juillet mille sept cent quatre vingt treize). Le 24 août, le groupe est de retour à Fort Chipewyan, ils seront les premiers hommes à traverser le continent, du nord du Mexique jusqu’à l’océan Pacifique.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Kate MacFarlane, 2010
Lieu historique national du Canada du Quartier-Chinois-de-Vancouver
Vancouver, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada du Quartier-Chinois-de-Vancouver est un quartier distinct situé à l’est du centre-ville de Vancouver, en Colombie-Britannique. Son centre d’intérêt est la rue Pender, entre la rue Taylor à l’ouest et l’avenue Gore à l’est, et les voies nord et sud de la rue Pender. L'architecture du quartier est caractérisée par un style hybride distinctif qui combine des aspects de l'architecture chinoise régionale avec des méthodes de construction et des éléments de style occidentaux. Le tracé des grandes rues reflète le quadrillage classique des années 1880, tandis que la partie nord est propre au quartier chinois, avec ses cours intérieures, ses allées et ses façades qui donnent à la fois sur les rues et sur les allées. Érigés sur les limites avant des parcelles, la plupart des bâtiments de deux à quatre étages abritent des commerces, des institutions et des résidences. Du côté sud, l’uniformité du quartier change pour faire place au centre culturel chinois avec sa vaste cour intérieure menant au plus grand espace public de l’arrondissement, le jardin chinois classique Sun Yat-Sen.

La valeur patrimoniale du quartier chinois de Vancouver tient aussi à ses liens avec le développement de la vie sociale et culturelle des immigrants chinois en Colombie-Britannique et au Canada, ainsi qu’aux activités commerciales des secteurs commerciaux et portuaires d’origine de Vancouver. L’arrondissement est défini par sa forme, ses ornements, sa disposition et son architecture. Constituée en 1886, la Ville de Vancouver devient un point d’entrée majeur pour les immigrants chinois, dont un grand nombre s’installent dans le quartier chinois de la ville. Les travailleurs Chinois obtiennent alors un bail portant sur une parcelle de 160 acres et s’établissent le long de la rue Main à partir de la rue Pender Est. Au début des années 1900, le quartier chinois de Vancouver devient le plus important quartier chinois du Canada et le demeure jusque dans les années 1970. Les 70 propriétés contigües du paysage de rue de l’arrondissement offrent un mélange de bâtiments à vocation commerciale, résidentielle et culturelle, dont plusieurs remontent au début du XXe siècle. Des éléments culturels importants et plus récents, comme le parc et jardin chinois classique Sun Yat-Sen (1986), le centre culturel chinois (de 1981 à 1986) et la porte du millénaire (2002), mettent en valeur le caractère chinois traditionnel de l’endroit. Protégé depuis 1971 en vertu de lois provinciales et de règlements municipaux sur le patrimoine, le secteur compte 24 propriétés inscrites au registre patrimonial de Vancouver. Le quartier chinois de Vancouver s’inscrit dans la continuité tout en conservant ses liens avec son passé et, en sa qualité de quartier urbain fonctionnel, il offre des contrastes dynamiques entre son paisible jardin public, ses bâtiments distinctifs et sa vie de quartier colorée.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Andrew Waldron, 2011
Lieu historique national du Canada du Quartier-Chinois-de-Victoria
Victoria, Colombie-Britannique

Le quartier chinois de Victoria est un quartier reconnaissable d’édifices en brique d’un et deux étages à usage mixte qui couvre trois pâtés de maisons dans le centre-ville de Victoria (Colombie-Britannique). La rue Fisgard en est le cœur, et on y accède par un agencement d’allées et de passages distincts. L’ensemble uni d’édifices qui adapte les formes courantes trouvées ailleurs dans la ville, est décoré de toits évasés comme ceux de temples, de balcons insérés et en saillie en fer forgé, de cours intérieures et d’avancées en tuiles aux couleurs brillantes. Une arche d’entrée cérémoniale a été montée dans le cadre d’un programme de réhabilitation, dans les années 1980.

La valeur patrimoniale de ce lieu tient à la collection de structures différentes à l’intérieur du quartier, à leurs relations spatiales, et au rôle continu qu’il joue dans les activités commerciales, sociales et institutionnelles de la communauté canadienne d’origine chinoise. Il souligne le fait que, pendant presque trois décennies avant que le Canadien Pacifique Limitée soit terminé, Victoria était le premier port d’entrée de la plupart des immigrants chinois et qu’il est resté une enclave importante jusqu’après la Deuxième Guerre mondiale.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Mills Photo No. 2, 1991
Lieu historique national du Canada de la Rotonde du chemin de fer Esquimalt and Nanaimo
Victoria, Colombie-Britannique

Conçue en 1912 et achevée en octobre 1913, la rotonde du chemin de fer Esquimalt et Nanaimo est située à Victoria en Colombie-Britannique. Le lieu est constitué de trois sections : la rotonde de locomotives et deux structures contiguës qui logeaient différentes installations d'atelier pour l'entretien des locomotives à vapeur. Le bâtiment de la rotonde a été construit selon un plan en arc de cercle et comporte une façade et un mur arrière recourbés de briques rouges massives. Elle contient 10 compartiments qui donnent sur une plaque tournante opérationnelle d'un diamètre de 25,9 mètres (85 pieds). L'atelier d'usinage consiste en un édifice rectangulaire en briques qui jouxte le coin sud-ouest arrière de la rotonde. L'ensemble de la rotonde est entouré d'éléments connexes, notamment la plaque tournante, les embranchements et les voies ainsi que deux bâtiments de briques indépendants qui sont des composantes du complexe industriel et qui sont du même âge que la rotonde.

La rotonde du chemin de fer Esquimalt et Nanaimo a été désignée lieu historique national du Canada en 1992 parce qu'elle demeure pratiquement intacte depuis sa construction en 1912. Entourée de différents ateliers et dépendances ferroviaires connexes bien préservés, elle est l'exemple parfait d'une structure industrielle associée à l'ère des trains à vapeur au Canada.

La rotonde du chemin de fer Esquimalt et Nanaimo est située sur le site du terminus ferroviaire initial de 1886 pour Victoria. Ce complexe industriel a été construit par le Canadien Pacifique pour servir d'installation principale d'entretien des locomotives à vapeur et du matériel roulant du chemin de fer Esquimalt et Nanaimo. Il a servi à cette fin jusqu'en 1949 lorsque les locomotives à vapeur ont été remplacées par les locomotives diesel sur l'île. Par la suite, la rotonde a servi d'installation d'entretien pour les locomotives diesel d'E & N et, présentement, elle dessert les automotrices à passagers utilisées par le chemin de fer. Fait remarquable, la rotonde et les ateliers contemporains ont survécu grâce à des transformations minimales depuis le moment de leur construction.

L'ensemble de la rotonde, comprenant la rotonde elle-même, l'atelier d'usinage attenant, la plaque tournante et des voies d'approche, témoigne clairement de ses fonctions premières par sa structure et son aménagement organisationnel. La rotonde elle-même entoure la plaque tournante et comporte 10 grandes ouvertures créant ainsi 10 aires de travail pour réparer les locomotives. Les grandes fenêtres à l'arrière du bâtiment laissent pénétrer la lumière naturelle dans chacune des 10 aires de travail. L'atelier d'usinage est attenant à l'arrière de la rotonde et les wagons pouvaient entrer dans le bâtiment à travers la rotonde ou par une voie distincte reliant la plaque tournante. L'intérieur de l'atelier d'usinage est divisé en deux sections par une cloison de brique. La partie arrière a été construite pour accueillir une forge et une chaudronnerie.

Un sentiment particulier d'appartenance est transmis grâce à l'uniformité des matériaux, au fenêtrage, à la configuration du bâtiment et par la présence de la plaque tournante qui unit l'ensemble des bâtiments du complexe en une installation industrielle efficace. La rotonde du chemin de fer Esquimalt et Nanaimo est l'installation associée à l'entretien des locomotives à vapeur la plus intacte dans l'Ouest canadien.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1995
Lieu historique national du Canada du Salon-de-Thé-des-Chutes-Twin
Yoho National Park of Canada, Colombie-Britannique

Maison de thé ancienne de style rustique érigée dans un parc national (1923-1924).

Le lieu historique national du Canada du Salon-de-Thé-des-Chutes-Twin est situé dans une clairière faisant face à la crique des chutes Twin près du Glacier Yoho, dans la haute vallée de la rivière Yoho, en Colombie-Britannique. Construit en trois étapes, cette structure pittoresque en billes de bois fournis un exemple d’architecture vernaculaire rustique.

Sa valeur patrimoniale réside dans sa concrétisation de la tradition rustique, et à sa fonction d'étape sur un sentier de randonnée très achalandé du parc national du Canada Yoho. Le salon de thé des Chutes-Twin a été construit en trois étapes, en association avec la Compagnie de chemin de fer du Canadien Pacifique : une cabane de plain-pied (1908-1910), un chalet et pavillon à deux étages (1922-1923) et un lien entre les deux unités (1925-1928).

©M.A. Klassen
Lieu historique national du Canada du Sentier-des-Esprits-de-la-Similkameen
Hedley, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada du Sentier des Esprits de la Similkameen est situé sur le territoire traditionnel de la bande indienne de Upper Similkameen, dans le sud de la Colombie Britannique. Le site longe des falaises du bord d’un lac, traverse des vallées sinueuses entourées par des cimes escarpées et dentelées et franchit des affleurements rocheux s’étendant dans la plaine inondable. Le lieu est composé de trois éléments importants reliés par un sentier autochtone : les falaises d’ocre de Tulameen, l’abri sous roche de Chuchuwayha et un ensemble de 27 sites de pictographes. Combiné, ces trois éléments représentent un paysage culturel illustrant les principaux aspects de la culture et de l’histoire de Upper Similkameen, qui datent de plus de 4 000 ans.

Le paysage culturel de Upper Similkameen symbolise les liens entre le peuple de l’endroit, le paysage et le monde spirituel. Les personnes qui empruntent le sentier se trouvent à faire un voyage concret et métaphorique entre le monde physique et le monde spirituel. C’est dans les falaises situées à l’extrémité ouest du lieu de commémoration que l’on trouve l’ocre utilisée autrefois pour communiquer avec les esprits. À l’est du lieu de commémoration, des pictographes, des traces de traditions orales et des couches de l’histoire archéologique de l’abri sous-roche de Chuchuwayha témoignent des liens entre le monde spirituel et un ancien site d’habitation du peuple de Upper Similkameen. Le long du vieux sentier, entre Tulameen et Chuchuwayha, on trouve des dizaines de sites de pictographes, chacun marquant l’endroit où les jeunes hommes et les jeunes femmes jeûnaient et invoquaient les esprits, et où les rêves et les esprits gardiens étaient représentés en peintures rupestres. À l’époque, on utilisait l’ocre rouge, orange et jaune tiré des falaises d’ocre de Tulameen pour peindre des pictographes. Certains des pictographes découverts ont été peints il y a environ 4 000 ans. L’ocre provenant des falaises était également utilisée pour des activités spirituelles et cérémonielles, pour décorer des vêtements et d’autres objets et comme peinture faciale et corporelle. Les falaises sont situées près de la confluence des rivières Similkameen et Tulameen, autrefois utilisées comme voies de transport et de commerce autochtones de premier ordre reliant la côte et les terres. De plus, dans la région, les falaises étaient également une source non négligeable de chert, qu’on utilisait pour fabriquer des outils de pierre. La vallée de la haute Similkameen contient l’une des plus fortes concentrations de pictographes du plateau intérieur de la Colombie Britannique. Ces pictographes, allant de simples glyphes à des ensembles complexes présentant une grande variété de motifs, sont pour la plupart peints sur de grosses roches s’étant détachées des parois escarpées de la vallée. Bien que certains des pictographes ressemblent à ceux découverts dans les terres intérieures du sud de la Colombie Britannique, bon nombre présentent des motifs propres à la Similkameen. L’abri sous roche de Chuchuwayha, où ont été découverts des pictographes, se trouve au pied d’une falaise, du côté nord de la vallée, dans un cadre ouvert semblable à un parc, abritant des douglas de Menzies. L’abri sous roche est une cavité rocheuse peu profonde pratiquée à la base d’une haute paroi de granite lisse. Des fouilles y ont été réalisées et ont révélé de nombreuses couches de dépôts culturels de même que des vestiges archéologiques datant de 200 à 4 000 ans avant notre ère, preuve que l’abri a servi pendant de nombreuses années.

Lieu historique national du Canada du Site-Indien-du-Village-de-Yan
Masset, British Columbia

Lieu historique national du Canada du Site-du-Sanctuaire-du-Baleinier
Yuquot, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada du Site-du-Sanctuaire-du-Baleinier est situé à l’extrémité sud d’une île sans nom dans Jewitt Lake, à Nootka Island, en Colombie-Britannique. Situé au sein du lieu historique national du Canada Yuquot, le site comprend l’empreinte du sanctuaire des baleiniers d’origine, telle qu’elle a été définie par les recherches archéologiques. Le sanctuaire lui-même fut démantelé puis retiré par un anthropologue culturel américain en 1905 et réside actuellement à l'American Museum of Natural History à New York. Ce qui subsiste est un site densément boisé à proximité de la rive et, possiblement, certains vestiges archéologiques.

La valeur patrimoniale du site du sanctuaire du baleinier réside dans ses associations historiques avec la pêche à la baleine par les Nuu-chah-nulth. Selon la tradition orale Mowachaht, la pêche à la baleine fut inventée dans les villages de E'as et Tsaxis. Les habitants de ces villages furent gratifiés d’un statut social spécial à cause de leur invention, et, un jour, les Yaluactakamlath, une famille élite, quitta E'as pour prendre le contrôle du village de Yuquot, emmenant avec eux leurs connaissances en matière de pêche à la baleine. Les baleiniers de Yuquot devaient alors posséder leur propre sanctuaire familial de quelque type que ce soit; il pouvait s’agir d’une simple clairière ou parfois d’une structure légère. Ces sanctuaires servaient à des rites de purification. Il s’agissait de constructions ressemblant à des maisons et abritant des représentations d’animaux et d’esprits, aussi bien que des cadavres et squelettes. L’emplacement des sanctuaires était connu seulement des membres de la famille, et, particulièrement pour le sanctuaire du chef, nul n’avait le droit de s’en approcher et encore moins d’y pénétrer. La structure désignée sous le nom de « Sanctuaire des baleiniers » ou de « Sanctuaire de purification des baleiniers » était la propriété du chef et se transmettait à ses descendants. On ne sait pas de manière précise à quand remonte sa construction. Elle est abritée à l’American Museum of Natural History à New York, depuis le début du 20e siècle.

Lieu historique national du Canada du Site des travaux en terre Weir's (Taylor's) Beach
Metchosin, British Columbia

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2001
Lieu historique national du Canada des Sites-Navals-d'Esquimalt
Esquimalt, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada des Sites-Navals-d'Esquimalt est un arrondissement historique comprenant quatre sites de stations navales disposées en cercle autour du port d'Esquimalt, en Colombie-Britannique. Il s'agit de l'arsenal canadien de Sa Majesté, de l'ancien hôpital de la Marine royale, du cimetière des anciens Combattants et du magasin de l'île Cole.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada des Sites-Navals-d'Esquimalt a trait à l'étendue et à la richesse de l'histoire navale illustrée par les quatre composantes du site, par leur situation, et par leurs ressources bâties et éléments paysagers. Même si le groupement homogène de chacune d'entre elles lui confère un esprit du lieu particulier, leurs formes, matériaux, fonctions prioritaires et technologies donnent un portrait complet et lisible du développement naval sur la côte pacifique.

L'arsenal CSM, créé en 1865 par la Marine royale, est devenu par la suite le cœur de la base des Forces canadiennes (BFC) d'Esquimalt. Aujourd'hui, il se compose de deux zones principales : les 12 hectares (30 acres) développés par la Marine royale britannique avant 1906, et une deuxième zone développée par la Marine royale du Canada pendant la Deuxième Guerre mondiale, puis régulièrement agrandie et reconstruite par le ministère des Travaux publics et la Marine royale du Canada. Les autres composantes de cet arrondissement historique comprennent : l'ancien hôpital de la Marine royale (construit dans les années 1860, reconstruit de 1887 à 1901, puis en 1929), le cimetière des anciens Combattants (créé en 1868, agrandi en 1901 puis dans les années 1960) et le magasin de l'île Cole (construit en 1859, agrandi de 1887 à 1904 et fermé en 1938).

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, National Historic Sites System Plan, 2000
Lieu historique national du Canada Skedans
Gwaii Haanas, Colombie-Britannique

Ancien village Haïda.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada S.S. Moyie
Kaslo, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada S.S. Moyie est un bateau à aubes et à vapeur de la fin du XIXe siècle. Il est situé sur la rive sud de Kaslo Bay, sur le lac Kootenay. Il est en cale sèche depuis 1958. La désignation officielle concerne le bâtiment lui-même.

La valeur patrimoniale de ce lieu historique tient à ses associations historiques et aux propriétés physiques du bateau lui-même.

Le S.S. Moyie a été construit et assemblé en 1898 dans les chantiers navals du Canadien Pacifique, à Nelson, Colombie-Britannique. À bien des égards, il est typique des bateaux à vapeur des eaux intérieures de l’ouest et du nord, mais il s’en distingue par la construction en composite de sa coque en bois sur une armature métallique. Son armature et ses systèmes de propulsion ont été construits par Bertram Engine Works de Toronto.

Le S.S. Moyie a été construit pour assurer une liaison maritime entre Nelson et Kootenay Landing, sur le lac Kootenay, et donc faire la jonction entre la ligne ferroviaire du pas du Nid-de-Corbeau et celles du Canadien Pacifique vers l’ouest. Ses aménagements intérieurs répondent à cette fonction, avec beaucoup d’espace pour la restauration et la détente, ainsi que des cabines-couchettes. Le S.S. Moyie, qui était exploité par le British Columbia Lake and River Service du Canadien Pacifique, a assuré différents services sur le lac Kootenay, de son lancement en 1898 à son désarmement, en 1957.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1982
Lieu historique national du Canada St. Roch
Vancouver, Colombie-Britannique

Mit en cale sèche sous une structure en ‘A’ construite spécialement pour son exposition en permanence au Musée maritime de Vancouver à la pointe Kitsilano, le St. Roch est une goélette à voiles de la Gendarmerie Royale du Canada, dotée d’un moteur auxiliaire. L’extérieur du vaisseau a été restauré, lui redonnant l’aspect qu’il avait en 1944, pendant sa traversée du passage du Nord-Ouest. Le navire mesure 31,6 mètres de long, 7,6 mètres de barrot, 3,4 mètres de creux, et il a une jauge de 323 tonnes. Le St. Roch est construit principalement avec d’épaisses planches de pin de Douglas recouvertes d’eucalyptus d’Australie à l’extérieur, et il possède une coque intérieure renforcée pour résister à la pression de la glace.

La valeur patrimoniale du St. Roch, construit au Canada, tient au fait qu’il illustre à merveille l’histoire maritime nationale. Le St. Roch a traversé le passage du Nord-Ouest, rejoignant Halifax en 1942, après avoir passé deux hivers emprisonné dans les glaces. Il fut le deuxième navire à franchir ce passage, et le premier à effectuer la traversée dans le sens Pacifique-Atlantique. En 1944, le St. Roch radoubé a regagné Vancouver par une voie plus au nord, en passant par le détroit du Prince-de-Galles, en quatre-vingt-six jours libres de glace, devenant ainsi le premier navire à avoir franchi le passage du Nord-Ouest en une seule saison. Retiré du service en 1948, le St. Roch fut envoyé à Halifax par le canal de Panama en 1950, ce qui lui valut d’être le premier navire à avoir fait le tour de l’Amérique du Nord.

Sous le commandement du sergent Henry Larsen (1899-1964) qui fut le second puis le capitaine du navire pendant vingt ans, les voyages du St. Roch ont renforcé la souveraineté canadienne dans l’Arctique. Il a contribué à l’extension et au maintien de la présence canadienne sur les vastes territoires du Nord en tant que navire de transport, de ravitaillement, patrouilleur et représentant du gouvernement pour les détachements de la Gendarmerie Royale du Canada en service dans ses contrées isolées et relativement inaccessibles où elle régla les différends et mena un recensement de la population inuit. À cette époque, le St. Roch était la seule présence fédérale dans le Grand Nord. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le St. Roch fut envoyé dans le passage du Nord-Ouest pour protéger les industries de guerre dans le Nord, en particulier une mine du Greenland qui était la seule source de cryolite, un minéral indispensable à l’industrie de l’aluminium.

La valeur patrimoniale du navire réside dans sa conception d’origine et dans les nombreuses modifications apportées pour qu’il affronte des conditions de navigation difficiles, et qui reflètent l’évolution des technologies du transport maritime pendant la durée de son service. Le St. Roch a été restauré pour lui redonner l’aspect qu’il avait pendant ses traversées épiques entre 1940 et 1944, constitué d’un mélange d’éléments originaux et d’aménagements ultérieurs. La valeur supplémentaire de la conception du navire tient aussi aux détails sobres et judicieux qui confèrent efficience et économie aux espaces d’habitation et de travail.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Butterill, 1994
Lieu historique national du Canada Synagogue-de-la-Congrégation-Emanu-el
Victoria, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada Synagogue-de-la-Congrégation-Emanu-el est un édifice en brique rouge de deux étages situé à une intersection importante du centre-ville de Victoria, en Colombie-Britannique. Construite en 1863, cette synagogue se distingue par ses ornements extérieurs et intérieurs de style néo-roman bien préservés. Le fait qu'elle soit en retrait d'environ deux mètres par rapport aux trottoirs des deux rues aide à distinguer la synagogue des édifices commerciaux et à bureaux avoisinants.

Le bâtiment a été construit à peine cinq ans après l'arrivée des premiers colons juifs en Colombie-Britannique en 1858. Malgré sa taille modeste, la communauté juive de Victoria a joué un rôle actif et dynamique dans la vie économique, culturelle et politique de la jeune ville et de la colonie. À son achèvement en 1863, la synagogue constituait un ajout impressionnant au paysage urbain de la ville, et une affirmation de l'engagement de cette petite mais importante communauté vis-à-vis de l'avenir de la Colombie-Britannique.

La conception de la synagogue, œuvre de l'éminent architecte de la côte Ouest John Wright, fait appel à des formes néo-romanes souvent choisies par les juifs au XIXe siècle parce qu'elles exprimaient adéquatement leur culture et leur spiritualité. Il reste très peu de ces synagogues de style néo-roman, bien qu'elles aient déjà foisonné en Europe et en Amérique du Nord. La synagogue de la congrégation Emanu-el, à titre de plus ancienne synagogue du pays, revêt une valeur exceptionnelle parce qu'elle constitue un lien rare et bien préservé avec cette tradition de conception, et à cause de ses liens avec l'histoire et les traditions des premières communautés juives du Canada.

Lieu historique national du Canada Tanu
New Clew, British Columbia

©Khalsa Diwan Society, Abbotsford
Lieu historique national du Canada du Temple-Sikh-d'Abbotsford
Abbotsford, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada du Temple-Sikh-d'Abbotsford est situé sur une propriété d’un acre au sommet d’une colline du centre d’Abbotsford, dans la basse vallée du Fraser, en Colombie-Britannique. Construit en 1911, ce bâtiment simple, rectangulaire au toit à pignons comporte une structure de bois recouverte de clin de bois. La fausse façade du côté de la rue est typique du style des immeubles commerciaux d'architecture vernaculaire. Une véranda contourne trois des côtés de l’édifice au deuxième étage.

Le Temple sikh d’Abbotsford est un exemple des premiers temples sikhs et fait partie d’un réseau de temples qui témoigne de la phase des pionniers de la communauté sikhe au Canada. Construit par les premiers immigrants, la structure reflète les ressources limitées de ses constructeurs ainsi que leur adaptation d’un type d’architecture canadien, la fausse façade. Construit en 1911 et utilisé sans arrêt depuis, ce temple est un vestige des premières racines de la communauté sikhe et de la communauté indo-canadienne dans cette région du Canada. La conception simple de cette structure représente un mélange de formes architecturales canadiennes et d’éléments clés des traditions de construction de bâtiments religieux sikhs, comme la salle de prière, les quatre portes d’entrée, le Sukh Aasan, (la salle où le Guru Granth Sahib était conservé) ainsi que les quartiers du Granthi au deuxième étage, la cuisine communautaire et la salle à manger. Ces éléments architecturaux ont une signification religieuse et symbolisent l’ouverture du temple à tous, sans égard à la caste, à la foi ou à la couleur.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Théâtre-Orpheum
Vancouver, Colombie-Britannique

Le théâtre Orpheum est un édifice de trois étages situé sur la rue Granville, au cœur du quartier des divertissements de la ville de Vancouver, à côté d’autres édifices commerciaux édouardiens. Il a été agrandi dans les années 1980 et une nouvelle entrée a été créée sur un côté du bâtiment. La façade sur la rue Granville recouverte de brique et de terre-cuite a conservé sa symétrie d’origine et sa grande marquise surmontée d’une enseigne au néon verticale.

Le théâtre Orpheum a été désigné lieu historique national du Canada en 1979, parce qu’il est l'une des rares salles de spectacle d'autrefois qui subsistent encore dans leur état original.

Appelé aussi «Grand Old Lady of Granville», le quatrième théâtre Orpheum de Vancouver était l’un des dix-sept grands cinémas au Canada construits par l’Orpheum Circuit, basé à Chicago, et le plus vaste et le plus extravagant de la côte du Pacifique. Il illustrait la confiance de la compagnie en la croissance métropolitaine de Vancouver et il est devenu un symbole du progrès de Vancouver.

Le théâtre Orpheum a été conçu par B. Marcus Priteca, un architecte de Seattle qui a dessiné les plans de près de deux cents théâtres, de San Diego à l’Alaska. Priteca a introduit de nombreuses innovations à la conception du théâtre, notamment un plafond à triple dôme, un profond balcon en porte-à-faux dont l’angle des rangées de sièges a été soigneusement calculé pour offrir de meilleures lignes de visibilité, une fosse d’orchestre et une mezzanine. Priteca était également maître dans l’art de créer à peu de frais une illusion d’opulence en recouvrant le béton armé de motifs décoratifs en plâtre. Frederick J. Peters a été l’architecte collaborateur du projet.

L’Orpheum est un excellent exemple de la conception architecturale des théâtres des années 1920. Situé au centre d’un quartier urbain, il offrait un grand nombre de places, un foyer spacieux et un décor intérieur somptueux qui créait une atmosphère d’opulence exotique. Dans tous les espaces publics richement décorés, une série de motifs répétitifs, tels que les colonnades, créent une stimulation visuelle constante et de nombreuses perspectives commandées. Le design est un mélange d’influences architecturales – les plafonds en voûte du grand hall et du foyer, le revêtement en terre-cuite sur la partie inférieure des marquises et les murs et piliers en travertin d’influence italienne, les motifs exotiques des plafonds, les emblèmes héraldiques britanniques, les lustres en cristal de Tchécoslovaquie, les panneaux d’inspiration mauresque de l’orgue et le style baroque du revêtement des plafonds et du dôme.

Le théâtre Orpheum fut un symbole important du développement de la rue Granville en tant que quartier des divertissements entre 1920 et les années 1940. Longtemps géré par Ivan Ackery, l’homme de spectacle renommé, le théâtre a accueilli de nombreuses pièces prestigieuses, la plupart reliées aux productions de l’Orpheum Circuit. Au fil des années, le public a pu apprécier des concerts, des pièces de vaudeville et des projections cinématographiques, et l’Orpheum a vu défiler des artistes mondialement célèbres. L’Orpheum a accueilli le premier radio théâtre de Vancouver et on trouve à l’intérieur la « Starwall Gallery » et à l’extérieur la «Starwalk» qui honorent les artistes de la province ayant excellé dans les arts de la scène.

Le théâtre a fait l’objet de l’un des premiers grands projets de conservation patrimoniale entrepris à Vancouver. Des rénovations ont été éffectuées, entre 1974 et 1977, par la firme Thompson, Berwick, Pratt and Partners de Vancouver. De nos jours, il demeure la principale salle de concert municipale et l’Orchestre symphonique en est le principal locataire.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Andrew Waldron, 2011
Lieu historique national du Canada du Théâtre-Royal
Victoria, Colombie-Britannique

Le Théâtre Royal est un grand théâtre à façade de brique situé au centre ville de Victoria. Il occupe la plus grande partie de son lotissement urbain.

On a commémoré le lieu historique national du Canada du Théâtre-Royal à titre de bâtiment ayant une importance historique et architecturale parce que c'est un des plus beaux théâtres dramatiques d'envergure préservés du Canada.

La valeur patrimoniale du Théâtre Royal a trait au caractère monumental du bâtiment et à la splendeur de sa texture préservée. La Victoria Opera House Company l'a construit en 1912-1913 sous le nom de Théâtre Royal Victoria. Oeuvre des architectes William D'Olyly Rochfort et Eben W. Sankey, ce théâtre présentait des spectacles dramatiques, musicaux et de vaudeville sur scène. Famous Players a acheté l'édifice en 1930, l'a rebaptisé Théâtre Royal et l'a consacré au cinéma. Il a repris en 1972 ses fonctions de théâtre.

©Vancouver Public Library, Historical Photo Collection, 33461
Lieu historique national du Canada du Théâtre Vogue
Vancouver, Colombie-Britannique

Le Théâtre Vogue est un théâtre de style Art déco construit en 1940-41 pour y accueillir des spectacles de scène et des projections de cinéma. Il est situé dans la rue Granville, au coeur du «Theatre Row» de Vancouver.

L'effet atmosphérique de l'auditorium du Vogue repose intégralement sur la fusion des formes, des masses et des systèmes électriques. Les surfaces lisses et incurvées des murs n'ont pas seulement une fonction esthétique, mais elles servent aussi d'amplificateurs et d'arrière-plan aux tonalités subtiles créées pas le système d'éclairage modulaire. Le principal élément atmosphérique remplaçant la décoration des murs est le spectacle de lumière qui simule des levers et couchers de soleil. À cet égard, le Vogue a été le fer de lance d'une tendance nouvelle de la conception des théâtres.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, HRS 1131, 2004
Lieu historique national du Canada du Tronçon-du-Canyon-Myra-du-Chemin-de-Fer-Kettle Valley
Central Okanagan, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada du Tronçon-du-Canyon-Myra-du-Chemin-de-Fer-Kettle Valley est un tronçon de 9,6 km de long de plate-forme de voie ferrée, qui traverse un terrain très montagneux par le biais de tunnels et des hauts ponts à chevalets en acier et en bois.

Le tronçon du canyon Myra du chemin de fer Kettle Valley a été désigné lieu historique national du Canada parce que l'emplacement, la disposition et la construction du chemin de fer Kettle Valley à travers le canyon Myra constituent une prouesse d'ingénierie extraordinaire où des technologies conventionnelles ont été combinées avec de l'imagination et de l'ingéniosité pour tracer l'itinéraire de la voie ferrée dans un terrain montagneux, et la construire.

La valeur patrimoniale de ce lieu a trait au fait qu'il illustre cette prouesse d'ingénierie. Ce tronçon a été utilisé depuis son achèvement en 1914 jusqu'à sa fermeture à la circulation en 1978. Par la suite, on en a fait un sentier pédestre dans le cadre du Sentier transcanadien. En 2003, il a été très endommagé par un incendie.

©City of Victoria, Steve Barber, 2004
Lieu historique national du Canada du l'Union Club of British Columbia
Victoria, Colombie-Britannique

L’Union Club of British Columbia illustre parfaitement la nature d’un club pour messieurs. Fondé en 1879, il s’inspire d’un concept de club privé, réservé aux membres, importé de Grande‑Bretagne et devenu populaire au Canada entre la fin du 19e et le début du 20e siècle. Depuis 1913, le club loge dans un édifice élégant en plein centre de la ville de Victoria.

Les clubs pour hommes voient le jour en Grande-Bretagne au cours du 18e siècle et offrent aux hommes de l’élite un lieu pour jouer, boire et manger des mets raffinés avec leurs pairs. Ces clubs privés confèrent du prestige et un statut social à leurs membres, qui socialisent et nouent des relations dans un cadre souvent luxueux. Au Canada, le Beaver Club de Montréal, fondé par des marchands et des négociants de fourrures en 1785 et dissous en 1827, en constitue l’un des premiers exemples. Au 19e siècle, les clubs pour hommes se répandent dans les villes du pays, sous l’impulsion des élites locales voulant recréer les clubs de Grande-Bretagne.

Après sa création en 1879, l’Union Club of British Columbia devient rapidement un second chez-soi pour les hommes politiques, les fonctionnaires, les militaires, les professionnels et les journalistes. Bien que les discussions politiques et d’affaires y soient interdites, la fondation du club constitue, dans une certaine mesure, un geste politique. La promesse de la construction d’un chemin de fer transcontinental dans les deux ans et devant se réaliser dans la décennie était une condition importante pour l’entrée de la Colombie‑Britannique au sein de la Confédération en 1871. Le mécontentement grandit au sein du club lorsqu’il apparaît évident que le gouvernement du Dominion est incapable de respecter ces délais. Certaines personnalités de Victoria sont résolument en faveur de la Confédération. La formation de l’Union Club en des temps de turbulence politique ainsi que l’appellation même du Club traduisent la position de ses fondateurs, qui favorisent une union permanente entre le Canada et la Colombie-Britannique.

Les membres du Club se réunissent dans des salles louées jusqu’en 1885, année où celui‑ci déménage dans son premier bâtiment construit à cet effet. Après une période de grande prospérité à Victoria, dans les années précédant la Première Guerre mondiale, et l’adhésion de nombreux membres, la volonté de construire un nouvel édifice moderne se précise. Achevé en 1913, l’élégant bâtiment est depuis le foyer de l’Union Club. Sa monumentalité, la symétrie de ses lignes, sa décoration classique, son grand escalier et son emplacement de premier plan reflètent les principes et les caractéristiques du style Beaux‑Arts, lequel domine l’architecture publique et commerciale du début du 20e siècle. Le design intérieur du club, sa disposition et ses fonctions reflètent encore aujourd’hui les goûts et les intérêts de ses membres privilégiés.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1998
Lieu historique national du Canada Village-et-Forteresse-de-Kiix?in
Barkley Sound, Colombie-Britannique

Les valeurs scientifiques et historiques du site reposent sur la rareté d’un tel village des Premières Nations au sud de la côte de la Colombie-Britannique, ayant conservé une intégrité relative et sur sa contribution à accroissement de la compréhension de 3000 années d’occupation continue sur le site. Le village principal (DeSh 1) comporte des traces de dix maisons, desquelles huit ont des charpentes traditionnelles des grosses maisons en poteaux, plusieurs ayant été sculptés, et poutres en bois d’œuvre, sont demeurées debout ou sont tombées au sol. Le site de la forteresse (DeSh-2) présente un aperçu de cinq maisons situées sur trois plates-formes de différentes élévations. Un petit tertre (DeSh 24) et un plus large (DeSh 25) avec les vestiges de trois autres maisons démontrent la continuité de l’occupation de la région sur près de 3000 ans, avec l’établissement du village et la forteresse de Kiix?in étant l’occupation la plus récente après l’arrivée des Européens.

Les éléments naturels faisaient du lieu l’endroit idéal pour l’occupation et la défense. Les deux plages sablonneuses étaient utilisées comme site de débarquement pour les canots, alors que les promontoires rocheux élevés formaient une place forte et offraient des vues surplombant les environs. Les ressources naturelles y étaient abondantes avec les zones intertidal et infralittoral riches en invertébrés, poissons, oiseaux, mammifères et varech. Étant un village situé stratégiquement, Kiix?in était au centre du transport côtier, des routes commerciales et des alliances changeantes des Huu-ay-aht, entre environ 500 avant notre ère vers la fin du XIXe siècle. Vers les années 1880, les Nuu-chah-nulth ont quitté le village, mais le site est demeuré important dans la vie de ses membres et pour l’approvisionnement en nourriture ainsi que pour des raisons cérémonielles et spirituelles.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Smyth, 1997
Lieu historique national du Canada Xá:ytem / Hatzic Rock
Mission, Colombie-Britannique

Xa:ytem comprend un site archéologique d'habitation et un ancien rocher de transformation sto:lo. L'élément caractéristique du lieu est ce rocher de transformation situé sur un terrain de faible élévation et en pente, anciennement une plage de la rive nord du fleuve Fraser.

Xa:ytem a été désigné lieu historique national en raison de l'âge du lieu d'habitation de « Hatzic Rock » (sic) et de son étroite association avec le site de transformation qui revêt une importance indéniable pour le peuple sto:lo. Ce site est important, car il incarne les raisons pour lesquelles il faut préserver l'histoire, la culture et la spiritualité sto:lo.

La valeur patrimoniale de Xa:ytem est attribuable essentiellement à l'importance spirituelle du rocher de transformation et à son lien avec la préservation de l'histoire, de la culture et de la spiritualité sto:lo. Xa:ytem témoigne de la spiritualité et de la survie de la nation sto:lo. Il est important pour l'enseignement de la culture sto:lo, des liens avec la Terre mère, et de l'histoire et de la création du peuple sto:lo. C'est un lieu d''éveil et de ressourcement spirituel. Le rocher de transformation est un repère dans le paysage parce qu'il est visible de divers points d'observation.

Le site d'habitation attenant est l'un des plus vieux jamais découverts (environ 5 000 ans). Sa valeur tient aux liens avec l'histoire et la culture sto:lo, et aux renseignements scientifiques qu'il renferme.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1997
Lieu historique national du Canada Yuquot
Yuquot, Colombie-Britannique

Le lieu historique national du Canada Yuquot est un vaste site situé à l’anse Friendly, sur la côte nord-ouest isolée de l’île de Vancouver. Le paysage naturel accidenté comporte une plage prononcée de forme semi-circulaire qui trace le bord de l’eau et les îles environnantes, ainsi qu’une terrasse de terre et un boisés en retrait. Les éléments du site sont variés et comprennent le paysage, les structures et les nombreux vestiges archéologiques. Les ressources sont intimement liées aux traditions orales, à la langue et à l’histoire des Premières nations Mowachaht / Muchalaht ainsi qu’aux noms donnés par les Autochtones aux réalités géographiques. La reconnaissance officielle vise le village de Yuquot, les ouvrages de défense de Yuquot, le sanctuaire du baleinier, le fort et l’établissement espagnol, le poste de traite des fourrures anglais et le port de l’anse Friendly, tous situés à l’intérieur des limites de la réserve no 1 des Premières nations Mowachaht / Muchalaht.

La valeur patrimoniale de Yuquot réside dans son association avec les Premières nations Mowachaht / Muchalaht et leur monde social, politique et économique. Occupé sans interruption depuis plus de 4 300 ans, le village est devenu la capitale des 17 tribus que compte la région du détroit de Nootka. La chasse à la baleine constitue un élément fondamental de la vie des Mowachahts / Muchalahts, et de tous les peuples Nuu-chah-nulths. Vers la fin du XVIIIe siècle, Yuquot devient également un lieu important de prise de contact entre les Autochtones et les explorateurs, et les commerçants européens. Les explorateurs ont été séduits par l’aspect sécuritaire du port, qu’ils ont baptisé « l’anse Friendly ». Yuquot, également appelée « Nootka », devient ainsi un important centre commercial et diplomatique et abritait pendant une courte période le seul établissement militaire espagnol du Canada contemporain. Yuquot s’est retrouvé ensuite au centre de la controverse du détroit de Nootka, entre 1789 et 1794, alors que des intérêts divergents entre la Grande Bretagne et l’Espagne ont presque provoqué une guerre entre ces deux pays.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Parc national du Canada des Glaciers
Siège social: Revelstoke, Colombie-Britannique

Forêt ombrophile de l'intérieur de la Colombie-Britannique et glaciers permanents.

Le parc national du Canada des Glaciers protège à tout jamais une partie de la région naturelle de la chaîne Columbia, située dans la zone humide de l'intérieur de la Colombie-Britannique. Les montagnes escarpées et tourmentées, le climat chaud et humide et la variété d'espèces végétales et animales sont typiques de cette région naturelle. Le parc protège aussi des vieux peuplements uniques de thuyas et de pruches, et des habitats essentiels à des espèces fauniques menacées et en danger de disparition, comme le caribou de montagne, le chèvre de montagne, et le grizzly. Le lieu historique national du Col-Rogers est situé dans le parc national des Glaciers. Le col Rogers a été un jalon dans la construction et l'aménagement de la première grande voie de transport nationale du pays.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Réserve de parc national du Canada des Îles-Gulf
Siège social: Sidney, Colombie-Britannique

Un paysage exceptionnel d'îles cotières dans la partie sud du détroit de Georgia.

Créée en 2003, la réserve de parc national des Îles-Gulf préserve un secteur représentatif du superbe archipel de la région sud des îles Gulf, en Colombie-Britannique. Ces îles sont représentatives des Basses-Terres du détroit de Georgia, une des régions naturelles les plus menacées du Sud du Canada. Cette toute nouvelle réserve de parc comprend 36 kilomètres carrés de terres et d'aires marines réparties sur une quinzaine d'îles et de nombreux îlots et constituent d'habitats précieux pour les phoques ou d'aires de nidification pour les oiseaux de rivage. En plus, 26 kilomètres carrés de terres submergées sont également administrées pour les besoins du parc national.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2014
Parc national du Canada Kootenay
Siège social: Radium Hot Springs, Colombie-Britannique

Site du patrimoine mondial de l'UNESCO et les sources thermales de Radium.

Le parc national Kootenay représente la région sud-ouest des Rocheuses. Ce parc aux paysages et aux milieux écologiques variés comprend non seulement des pics coiffés de glaciers le long de la Ligne de partage des eaux, mais aussi, dans le sillon des Rocheuses, des prairies semi-arides où l'on trouve des cactus.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Parc national du Canada du Mont-Revelstoke
Siège social: Revelstoke, Colombie-Britannique

Forêt ombrophile de thuyas de mille ans et montagnes spectaculaires.

Le parc national du Mont-Revelstoke est un endroit de contrastes. Roulez sur la promenade des Prés-dans-le-Ciel et vous traverserez diverses zones géographiques. Depuis les vieux peuplements de pin et de genévrier géants des denses forêts ombrophiles, montez vers la forêt subalpine puis vers les prairies alpines et la toundra. Profitez du merveilleux spectacle des sommets couverts de glace des monts Monashee et, vers l'est, de la chaîne Selkirk. Le sentier de randonnée des genévriers géants vous conduit à un peuplement de genévrier rouge vieux de 1000 ans.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2014
Parc national du Canada Yoho
Siège social: Field, Colombie-Britannique

Site du patrimoine mondial de l'UNESCO dans les Rocheuses.

Voici les versants ouest des Rocheuses canadiennes – des murs de roche imposants, des chutes spectaculaires et des pics majestueux qui donnent tout son sens au mot Yoho, une expression crie qui marque l’émerveillement. Ici, à l’ombre de la Ligne de partage des eaux, vous découvrirez les secrets d’une vie océanique ancienne, la puissance de la glace et de l’eau et les récits de plantes et d’animaux qui continuent d’évoluer en pleine nature.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Réserve de parc national, réserve d'aire marine nationale de conservation, et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas
Siège social: Queen Charlotte, Colombie-Britannique

Culture haïda et forêt ombrophile côtière des Îles-de-la-Reine-Charlotte.

Le gouvernement du Canada et le conseil de la nation Haïda administrent ensemble un lieu spécial : Gwaii Haanas, ce qui veut dire « îles de la beauté » dans la langue haïda. Gwaii Haanas représente toute la nature et l’écologie florissante de la côte du Pacifique. Les gardiens de Haïda Gwaii collaborent étroitement avec Parcs Canada pour veiller sur d’importants lieux culturels, notamment les mâts qui sont encore debout à SGang Gwaay, un site du patrimoine mondial de l’UNESCO. Une épinette de Sitka géante, un rorqual à bosse remontant à la surface et des eaux regorgeant de saumons et de harengs ne sont que quelques-unes des merveilles que vous pourriez apercevoir en visitant Gwaii Haanas.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Réserve de parc national, réserve d'aire marine nationale de conservation, et site du patrimoine haïda Gwaii Haanas
Siège social: Queen Charlotte, Colombie-Britannique

Parcs Canada a déterminé que les eaux entourant la réserve de parc national et le site du patrimoine haïda Gwaii Haanas pourraient éventuellement être désignés comme aire marine nationale de conservation.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2014
Réserve de parc national du Canada Pacific Rim
Siège social: Ucluelet, Colombie-Britannique

Milieu marin et forestier dans les montagnes de la côte du Pacifique.

Avec la chaîne l'île de Vancouver comme toile de fond et l'océan Pacifique à ses pieds, la réserve de parc Pacific Rim présente le riche patrimoine naturel et culturel de la côte ouest du Canada. Son climat frais et humide donne lieu à une abondance de vie marine et terrestre. La riche forêt pluviale tempérée côtière cède la place à des zones intertidales et subtidales fertiles et diversifiées. Ces merveilles naturelles sont rehaussées par la longue histoire dynamique des Premières nations Nuu-chah-nulth et des explorateurs et pionniers européens.

bc-f.htm
Last Updated: 23-Mar-2015