Parks Canada History
Résumés parc

Résumés parc
Nouvelle-Écosse

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Tous les textes et photos sont la propriété de Parcs Canada ou le Répertoire canadien des lieux patrimoniaux (Sauf indication contraire) et ont été extraites de l'une ou l'autre Parcs Canada ou Lieux patrimoniaux du Canada. Les parcs avec un fond gris sont gérés par Parcs Canada.



©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada Acacia Grove/ Maison-Prescott
Starr's Point, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada Acacia Grove / Maison-Prescott est un grand domaine situé dans la vallée de la rivière Annapolis en Nouvelle-Écosse. Trônant au milieu de jardins et de vergers cette belle maison géorgienne du début du XIXe siècle présente une volumétrie rectangulaire, une façade avec ouvertures régulièrement espacées, un toit en croupe bas tronqué, des cheminées massives à chaque extrémité et un petit fronton au-dessus de l’entrée principale. Cette grande résidence en brique de deux étages et demi est un excellent exemple d'architecture domestique s'inspirant de la tradition classique britannique.

Acacia Grove, une résidence en brique, empreinte de dignité, respecte les règles architecturales du style géorgien (le style classique britannique), qui combine la forme compacte issue de la tradition classique britannique a une ornementation dérivée de la tradition classique britannique et du style palladien. Ses proportions symétriques et équilibrées sont agrémentées de détails classiques discrets. Lorsque Charles Ramage Prescott a pris sa retraite du monde des affaires à Halifax, il a déménagé dans son domaine rural de la vallée de l'Annapolis où il avait fait construire une belle maison d'inspiration classique britannique au milieu de dépendances, de grands jardins et de vergers. Prescott est renommé pour avoir introduit de nouvelles variétés améliorées de pommes dans la région, ainsi que pour avoir créé la Fruit Growers Association. Comme il a planté des bosquets d'acacias et de faux acacias dans le domaine, ce dernier fut connu sous le nom d'Acacia Grove. Au fil des ans, le domaine a eu plusieurs propriétaires, et il s'est finalement dégradé faute de soins. L'arrière-petite-fille de Prescott l'a restauré dans les années 1930. Le Musée de la Nouvelle-Écosse le gère à présent à titre de maison-musée.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Académie-de-Lunenburg
Lunenburg, Nouvelle-Écosse

L'Académie de Lunenburg est un grand édifice scolaire du XIXe siècle, situé à Lunenburg (Nouvelle-Écosse). Il s’agit d’un édifice en bois de trois étages de style Second Empire, entouré d’un grand terrain de jeux ouvert. Son emplacement clé, sur Gallows Hill, est visible de presque tous les endroits à la périphérie de Lunenburg. La propriété est adjacente au lieu historique national du Canada de l'Arrondissement-Historique-du-Vieux-Lunenburg.

L'Académie de Lunenburg illustre une étape importante dans l’évolution du système éducatif de la Nouvelle-Écosse au XIXe siècle, qui est passé du système d’école à classe unique à un système académique. Les écoles du comté, qui étaient financées par l’État, offraient un enseignement secondaire de qualité à l’intérieur du système public. Ceci se reflétait dans leur conception, leur programme d’études et la qualité des enseignants et des établissements. L'Académie de Lunenburg a été construite en 1894-1895 selon les plans de Harry H. Mott, éminent architecte du lieu.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2007
Lieu historique national du Canada de l'Académie-de-Pictou
Pictou, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de l’Académie de Pictou, dont il ne subsiste plus rien, est marqué d’une plaque de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada, fixée à un cairn, situé au coin des rues Church et Willow, à Pictou, en Nouvelle-Écosse. Un sentier mène au monument qui est entouré d’une clôture de fer et est installé dans le coin sud-est de la propriété.

En 1803, le mauvais temps oblige Thomas McCulloch, ministre du culte presbytérien, en route vers l’Île du Prince Édouard, à s’arrêter à Pictou. On le convainc de rester et de devenir le pasteur de la congrégation écossaise locale. Dans le but d’ouvrir une école pour les membres de la communauté écossaise, le pasteur fonde une école secondaire, puis l’Académie de Pictou en 1816. Dans les années 1820, il se débat pour obtenir un financement du gouvernement provincial afin que l’Académie puisse décerner des diplômes. Il cherche aussi à gagner l’appui de la population à l’endroit de tous les établissements d’enseignement. Enfin, en 1831, l’Angleterre octroie à l’Académie un fonds permanent pour l’enseignement des matières de niveaux secondaire et collégial. À partir de ce moment, l’Académie de Pictou est en mesure d’offrir un cour classique et scientifique, mais par la suite elle abandonne l’enseignement collégial. En 1880, l’Académie de Pictou emménage dans un bâtiment plus vaste, et cède l’ancien à la West End School, jusqu’à ce qu’il soit démoli en 1932. L’Académie de Pictou compte parmi ses diplômés de nombreux professionnels et gens d’affaires renommés du Canada.

©Public Archives of Nova Scotia/ Archives publiques de la Nouvelle-Écosse, Bob Brooks Collection/ Collection Bob Brooks
Lieu historique national du Canada Africville
Halifax, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada Africville est un lieu de commémoration pour la collectivité afro-canadienne de Halifax. Une communauté noire d'importance historique y habitait, mais les maisons ont été démolies dans les années 1960 et le terrain, qui est une propriété municipale, a été réaménagé pour en faire le parc Seaview. Africville est située à l'extrémité nord de la rue Barrington qui donne sur le bassin Bedford, au-dessous du pont A. Murray MacKay. Elle constitue un symbole de l'organisation communautaire des Afro-Canadiens, si bien que les gens qui honorent la lutte contre le racisme y vont en pèlerinage. Un monument en forme de cadran solaire commémorant l'ancienne collectivité trône au milieu de ce terrain dégagé. La désignation a trait au paysage et aux ressources associées, y compris quelques vestiges de fondations.

À l'origine, Africville était peuplée par des Afro-Canadiens qui cherchaient un emploi à Halifax dans les années 1830 et 1840. Au cours du XIXe siècle, cette communauté a grandi, jusqu'à disposer de sa propre école et de sa propre église, l'Église baptiste africaine unifiée de Seaview. Au fil des ans, la ville de Halifax a constamment refusé de fournir à cette collectivité les services municipaux communautaires, et elle a profité du mouvement de rénovation urbaine des années 1960 pour raser le site. Malgré les protestations de la collectivité, elle a été démantelée et ses membres ont été relogés ailleurs dans la ville. Mais une campagne demandant réparation a finalement été organisée, si bien qu'Africville a pris une connotation symbolique qui persiste encore de nos jours et représente pour les Afro-Canadiens la nécessité de défendre fièrement et avec vigilance leurs institutions et leurs traditions. À ce titre, Africville a servi d'inspiration à d'autres collectivités afro-canadiennes. Elle a aussi engendré des chefs, comme les membres de la famille Carvery et Burnley «Rocky» Jones, le renommé défenseur des droits de la personne. Le terrain a été aménagé par la ville en parc municipal, le parc Seaview, qui est devenu un lieu de pèlerinage annuel pour la Société généalogique d'Africville, un organisme composé d'anciens résidents et de leurs descendants.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Steeves, 1981
Lieu historique national du Canada Alexander-Graham-Bell
Baddeck, Nouvelle-Écosse

Évocation du célèbre inventeur.

Le lieu historique national Alexander-Graham-Bell est un musée du 20e siècle, contenant des objets ayant appartenu à M. Bell, situé sur une propriété de 10 hectares ayant une vue sur la baie de Baddeck, sur une partie du lac Bras d'Or et sur Beinn Bhreagh, la maison d'été d'Alexander Graham Bell.

Le lieu historique national Alexander-Graham-Bell a été établi à titre de musée historique en 1954 afin d'abriter les objets liés à la vie d'Alexander Graham Bell. L'importance nationale de ce lieu a été reconnue, car les objets qui s'y trouvent sont liés à la vie d'Alexander Graham Bell, enseignant, scientifique et inventeur, une personne d'importance historique nationale.

La valeur patrimoniale de ce lieu se trouve dans l'association des artefacts avec Alexander Graham Bell et dans le lieu à proximité de la maison d'été de Bell qu'il a construite à Baddeck, Nouvelle-Écosse, en 1886 et qu'il a occupée de façon régulière pendant un certain temps chaque année, jusqu'à sa mort en 1922. Il a réalisé à cet endroit des expériences scientifiques sur la transmission du son, la médecine, l'aéronautique, le génie maritime et la construction de structures tridimensionnelles.

La CLMHC a également décidé de commémorer Frederick Walker "Casey" Baldwin et Douglas McCurdy pour leurs expériences de vols à Baddeck, en collaboration avec Bell.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1993


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1993
Lieu historique national du Canada de l'Ancien-Cimetière
Halifax, Nouvelle-Écosse

Lieu historique national du Canada de l'Ancien-Cimetière de Halifax, en Nouvelle-Écosse, contient plus de 1 200 monuments et pierres tombales, ce qui en fait une concentration unique d’art funéraire des 18e et 19e siècles au Canada. L'ancien cimetière est un rectangle boisé de 0,91 hectares séparé de son environnement urbain par un mur de pierre portant une clôture de fer forgé décorative. Du côté sud, un important monument commémoratif de la guerre de Crimée fait face à la rue Barrington. Le cimetière sert maintenant d’espace vert urbain d’importance.

La valeur patrimoniale de ce site réside dans sa localisation en périphérie, dans son étendue, dans son aménagement et dans les matériaux du cimetière ainsi que dans la richesse de la variété de styles et l’adresse saisissante des images et sculptures de la vaste collection de monuments funéraires. Utilisé par plusieurs sectes chrétiennes, l'ancien cimetière était à l’origine géré par l’Église anglicane St. Paul et a servi la collectivité d’Halifax de 1749 à sa fermeture en 1844. Le monument commémoratif de Welsford-Parker, hommage à deux ressortissants de Halifax pour leur service héroïque en Crimée, a été érigé à l’entrée en 1860, alors que les terrains étaient clôturés et aménagés.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Ancien-Magasin-de-Chaussures-Anglaises-Coombs
Halifax, Nouvelle-Écosse

Le Coombs Old English Shoe Store à façade en fonte est un bâtiment commercial érigé au milieu du XIXe siècle sur la rue Granville, dans le centre-ville d'Halifax. Il fait partie d'un ensemble de bâtiments commerciaux d'importance historique et architecturale.

L'Ancier magasin de chaussures anglaise Coombs a la façade en fonte et a été désigné lieu historique national en 1980 parce qu'il est associé à un des premiers exemples des façades en fonte pleine hauteur construites au Canada.

Érigé en 1860, le bâtiment Coombs est une des premières structures à façade en fonte construites au Canada et le seul bâtiment d'Halifax doté d'une façade faite entièrement de fonte. Cette façade de quatre étages a été conçue et fabriquée par Architectural Iron Works de New York, un des principaux fournisseurs et artisans de l'architecture en fonte en Amérique du Nord.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Ian Doull


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Ian Doull
Lieu historique national du Canada de l'Arrondissement-Historique-d'Annapolis Royal
Annapolis Royal, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de l’Arrondissement-Historique-d’Annapolis Royal est situé au croisement des rivières Annapolis et Allain, dans la vallée de l’Annapolis en Nouvelle Écosse. Le cœur historique de l’arrondissement, qui comprend des secteurs commerciaux, militaires et résidentiels, se trouve sur le site d’établissement initial des Acadiens au début du XVIIe siècle. L’arrondissement s’étend depuis le bord de l’eau et englobe une concentration de bâtiments qui datent du XVIIIe aux début du XXe siècle et témoignent de l’interprétation vernaculaire, de plusieurs styles architecturaux, dans les Maritimes. L’emplacement stratégique de la ville, en bordure du bassin protégé de l’Annapolis avec accès à la baie de Fundy, en fait le centre d’événements importants tout au long des premières années de la colonisation au Canada.

En 1605, les colons français ont commencé à travailler la terre dans l’arrondissement historique d’Annapolis Royal, alors connu sous le nom de Port-Royal, mais en 1613, les Britanniques se sont emparés de la colonie. En 1632, l’Acadie a été rendue à la France par traité, l’endroit a été fortifié et est devenu le principal établissement des colons acadiens. En 1643, un remblai à quatre bastions a été construit au fort Anne, et en 1650, un lotissement urbain était implanté. La rue St. George, une artère principale de l’arrondissement, était déjà bien aménagée en 1686. L’Acadie a été cédée à l’Angleterre en 1713 et Port-Royal pris le nom d’Annapolis Royal. La ville a servi de centre des opérations militaires et administratives de la nouvelle colonie britannique de la Nouvelle-Écosse, jusqu’à ce que Halifax devienne la capitale de la province en 1749. En raison de son emplacement au bord de l’eau, Annapolis Royal a bien été établie en terme de construction de navires, de fabrication de brique et de coupe de bois, ce qui a fait croître l’économie locale.

Annapolis Royal se caractérise par son développement continu qui a donné lieu à toutes sortes de styles architecturaux et le développement de cinq sous-districts. Le premier sous-district se distingue par ses grandes résidences et parcelles de terrain, témoins de la prospérité des propriétaires de navires marchands. Le deuxième, aire de transition entre les quartiers résidentiels et commerciaux, se distingue par des maisons de moindre envergure, avec un moindre retrait de la route. Les paysages tels que le vieux cimetière et le fort Anne font le lien avec les premières décennies de l’établissement européen permanent. Le troisième sous-district est devenu le centre commercial et présente diverses influences architecturales, harmonisées par l’utilisation de matériaux de construction semblables. Le quatrième sous-district, situé sur la rue Lower St. George, a compté certaines entreprises commerciales et industrielles de la ville qui utilisaient la rivière et, comme en témoignent les imposantes résidences, certains des citoyens les plus éminents l’ont habité. Le cinquième sous-district est un quartier résidentiel, caractérisé par des constructions de taille et de conception modestes où habitaient les artisans, les commerçants et les propriétaires de petites entreprises.

La ville conserve des bâtiments et des structures de toutes ces périodes, sauf les toutes premières; on peut ainsi y voir un inventaire détaillé des traditions de construction dans les Maritimes et au Canada. Considéré comme comme l’établissement permanent continuellement habité et le plus ancien au pays, cet ensemble exceptionnel de bâtiments reflète les thèmes du peuplement acadien, de même que la construction des capitales coloniales, des villes loyalistes et des centres commerciaux du XIXe siècle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, C. Reardon, 1995
Lieu historique national du Canada de l'Arrondissement-Historique-du-Vieux-Lunenburg
Lunenburg, Nouvelle-Écosse

L'Arrondissement historique du Vieux-Lunenburg correspond à la zone centrale de la ville de Lunenburg qui est un exemple bien préservé des types de colonisation et de peuplement du XVIIIe siècle. Il présente de nombreux exemples exceptionnels d'architecture vernaculaire couvrant une période de plus de 240 ans. Il occupe le versant d'une colline ainsi qu'une bande étroite située le long d'un port naturel. Il comprend le terrain de parade original de la ville, ainsi qu'une zone de front de mer associée aux industries de la pêche et de la construction navale. Le Vieux-Lunenburg a également été désigné site du patrimoine mondial.

L'Arrondissement historique du Vieux-Lunenburg a été désigné lieu historique national en 1991 en raison de son plan en damier reflétant un des modèles de plan britanniques les plus anciens et les mieux préservés du Canada, de ses liens historiques étroits, particulièrement avec les pêcheries de l'Atlantique, et de son architecture riche et équilibrée.

La valeur patrimoniale de l'Arrondissement historique du Vieux-Lunenburg a trait à son plan original, aux éléments volumétriques et aux espaces libres qu'il renferme, aux manifestations physiques et culturelles des industries de la pêche en haute mer et de la construction navale, et à l'intégration harmonieuse de la ville au paysage marin. Le plan du Vieux-Lunenburg, conçu par Charles Morris, lors de son débarquement le 8 juin 1753, était le second « plan-type » britannique créé dans ce qui est maintenant le Canada. Ce plan en damier a été directement et étroitement associé à la politique de colonisation impériale britannique.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1993
Lieu historique national du Canada de l'Arrondissement-Hydrostone
Halifax, Nouvelle-Écosse

Cette banlieue-jardin à l'anglaise, d'une profondeur de un pâté de maisons et d'une largeur de dix pâtés, est située dans la partie nord d'Halifax. Ses courtes rues orthogonales sont bordées par des maisons en rangée homogènes disposées de façon à faire face à de larges cours-parcs. Du côté de la rue Young se trouve une courte rangée commerciale, dans le même style néo-Tudor discret que la zone résidentielle.

L'Arrondissement Hydrostone a été désigné lieu historique national du Canada parce que c'est un excellent exemple de la banlieue-jardin à l'anglaise au Canada qui a conservé un degré élevé d'authenticité. Sa série de cours rectangulaires plantées d'arbres, bordées des deux côtés d'un ensemble répétitif d'immeubles résidentiels construits en « Hydro-stone », crée une impression remarquable de retour dans le temps et l'espace, avec très peu d'éléments discordants ou étrangers, et c'est le premier projet public d'habitation au pays, en même temps qu'un exemple important des travaux de l'influent urbaniste que fut Thomas Adams.

Construits pour remplacer les habitations détruites par l'Explosion d'Halifax de 1917, les édifices en blocs de béton (Hydro-stone) ont été dessinés par Ross et Macdonald pour s'inscrire dans le plan dressé par Thomas Adams.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Arrondissement-Rural-Historique-de-Grand-Pré
Kings County, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de l'Arrondissement-Rural-Historique-de-Grand-Pré est un paysage culturel d’approximativement 1000 acres (405 hectares) qui englobe les villages de Grand Pré et d’Hortonville, les terres agricoles qui les entourent, de vastes étendues de marais littoral, dont une bonne partie a été poldérisée pour créer des terres arables, et les vergers s’étendant sur les hautes terres. Un paysage rural distinct s’est développé à partir des traditions d’utilisation des terres des Acadiens et des planteurs de la Nouvelle-Angleterre.

La valeur patrimoniale de ce paysage culturel réside dans l’harmonisation des éléments naturels et bâties, dans la rétention et l’élaboration des modèles d’utilisation des terres provenant des Acadiens, en particulier dans la distribution spatiale des terres arables, des vergers, des polders et des hameaux résidentiels.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Auberge-Sinclair / Hôtel-Farmer's
Annapolis Royal, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de l'Auberge-Sinclair / Hôtel-Farmer's, un édifice en bois de deux étages et demi, est situé dans la zone commerciale d’Annapolis Royal, en Nouvelle-Écosse. Son volume rectangulaire et sa façade arrangée de façon symétrique, avec un fronton central et une entrée principale, évoquent le style vernaculaire classique de nombre de ses voisins et masquent ses origines plus anciennes. Cette structure, connue autrefois sous le nom d’hôtel Farmer’s, a été modifiée par la regroupement d’au moins deux édifices, dont un datant de l’époque acadienne. L’édifice, qui a été stabilisé dans les années 1980, abrite à présent un musée.

La valeur patrimoniale de ce lieu tient au fait qu’il est l’illustration de techniques de construction et de matériaux allant de la fin du XVIIe siècle à la fin du XIXe siècle. La structure, qui est composée de plus d’un édifice original, fait appel à des techniques de construction acadiennes très anciennes ainsi qu’à d’autres plus récentes du style vernaculaire anglais. Il a cessé d’être une auberge en 1950, après 150 ans d’activité. L’édifice a conservé beaucoup de ses matériaux d’origine.

©St. Mary's Basilica, Glenn Euloth, 2009
Lieu historique national du Canada de la Basilique-St. Mary
Halifax, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de la Basilique-St. Mary est une grande église située bien en vue au centre ville d'Halifax, en Nouvelle-Écosse. L'église est un des points d'intérêts importants de la ville grâce à sa conception de style néogothique, avec un impressionnant portail d'entrée et une haute flèche centrale.

La valeur patrimoniale de la basilique St. Mary réside dans ses liens historiques avec le catholicisme romain en Nouvelle-Écosse, et au rôle capital qu'elle a joué dans son histoire, tels qu'attestés par les qualités physiques et conceptuelles de l'église elle-même. Cette église, qui est une des premières cathédrales catholiques romaines du Canada, constitue également un imposant exemple du style architectural néogothique arrivé à maturité. L'évolution de son architecture reflète sa longue histoire. Sa construction a commencé en 1820, sous l'égide de l'évêque Edmund Burke. Il s'agissait de la première cathédrale catholique romaine en Nouvelle-Écosse. Elle a permis aux catholiques de faire d'importants progrès sur les plans juridique et social. L'archevêque Thomas Conolly a supervisé d'importants travaux d'agrandissement et de redécoration, réalisés de 1860 à 1874 d'après des plans de l'architecte américain d'origine irlandaise Patrick C. Keely. Ces travaux reflétaient la confiance et l'importance grandissantes du diocèse. St. Mary a été élevée au rang de basilique en 1950.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2008
Lieu historique national du Canada de la Batterie-Royale
Louisbourg, Nouvelle-Écosse

Rôle dans les sièges de Louisbourg en 1745 et en 1758.

Le lieu historique national du Canada de la Batterie-Royale, situé à l’emplacement de la Forteresse-de-Louisbourg en Nouvelle-Écosse, est un site archéologique qui domine la rive nord du port de Louisbourg. Apparaissant comme un long talus herbeux, les contours de la tranchée et du glacis sont toujours apparents, tout comme les monticules qui marquent les vestiges des tours latérales.

La Batterie royale faisait partie du système défensif du port de Louisbourg. Les Français avaient commencé à l’édifier en 1724 sur la rive nord du port face à son entrée étroite. Elle fut essentiellement complétée en 1728, mais des additions y furent apportées au cours des années suivantes et elle atteignit sa forme finale tôt en 1732. Une fois complétée, ses canons pouvaient, en théorie, atteindre directement les navires ennemis pénétrant dans la rade et se dirigeant vers la ville de Louisbourg. La batterie se composait de deux surfaces formant un angle obtus, percées chacune de 15 créneaux pour les canons. On trouvait derrière les remparts des baraquements protégés par un fossé, une brève avenue couverte et un glacis. Enfin, deux tours défendaient les flancs de l’ouvrage.

En 1745, les Français abandonnèrent la batterie aux forces coloniales et britanniques attaquantes qui utilisèrent alors les armes françaises pour canonner la ville. Retournée aux Français en 1758, ces derniers démantelèrent la batterie avant de la céder un autre fois aux britanniques en 1758. Les Britanniques la détruirent finalement en 1760 en même temps qu’ils détruisaient systématiquement toutes les fortifications de Louisbourg. Les habitants de la ville ont poursuivi le démantèlement de l’emplacement lorsqu’ils l’ont utilisé comme carrière pour des pierres de construction. De nos jours, ce lieu est devenu un site archéologique à l’intérieur du lieu historique national du Canada de la Forteresse-de-Louisbourg.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de Beaubassin
Fort Lawrence, Nouvelle-Écosse

Important établissement acadien; point central de la lutte géopolitique qui opposa les empires français et britannique aux XVIIe et XVIIIe siècles en Amérique du Nord.

Le lieu historique national du Canada de Beaubassin est situé en Nouvelle-Écosse, sur la crête sud-ouest du mont Fort-Lawrence, appelé autrefois mont Beaubassin. Le lieu, principalement composé de prairies de fauche, de pâturages et de marais, est séparé en deux par la voie principale du chemins de fer nationaux du Canada, et comprend aussi le lieu historique national du Canada du Fort Lawrence.

Important établissement acadien fondé en 1671 et 1672 sur l’isthme de Chignectou, Beaubassin est au cœur des affrontements territoriaux entre les Britanniques et les Français, aux XVIIe et XVIIIe siècles. Les résidents du village, centre d’un vaste réseau commercial constitué de l’île Royale, de la Nouvelle-Écosse et de la Nouvelle-Angleterre, vivent de l’agriculture, de l’élevage et de la construction navale. Au printemps de 1750, le gouverneur de la Nouvelle-Écosse, le général Edward Cornwallis, ordonne au major Charles Lawrence de repousser les troupes françaises hors de la région de Chignectou. À la fin du printemps, le major Lawrence débarque avec 400 hommes dans les marécages à l’ouest de Beaubassin. Il est incapable de prendre le chaînon Beaubassin, mais il assiste tout de même à la destruction du village par le feu, vraisemblablement allumé par les Français eux-mêmes. L’incendie de Beaubassin et la militarisation de l’isthme par les Français et les les Britanniques allaient considérablement changer la situation géopolitique de la région. En effet, peu après, les Acadiens fuient en masse vers des territoires français ou se réfugient sur le mont Beauséjour. Même si les bâtiments agricoles et résidentiels modernes ont endommagé les vestiges archéologiques, la majeure partie de la propriété est toujours parsemée de terres agricoles et de marécages. Les pâturages de l’ancien village contiennent de nombreuses traces archéologiques de l’occupation par les Acadiens.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Mainland Nova Scotia Field Unit / Unité de gestion de la Nouvelle-Écosse continentale
Lieu historique national du Canada Bloody Creek
Bridgetown, Nouvelle-Écosse

Lieu où Français et Anglais se sont livré bataille deux fois, d'abord en 1711, puis en 1757.

Le lieu historique national du Canada Bloody Creek est situé sur des terres agricoles en pente à Bridgetown, en Nouvelle Écosse. Deux zones circulaires marquent l’emplacement de deux batailles pour la possession de l’Acadie qui ont eu lieu en 1711 et en 1757 et opposant les forces britanniques aux forces françaises et à leurs alliés autochtones. L’emplacement de première bataille a pour point central la rive nord ouest de la rivière Annapolis, et celui de la deuxième bataille, la rive est du ruisseau Bloody. Ils se composent de terres et d’étendues d’eau. Un cairn de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada, installé près du champ de bataille de 1757, marque l’emplacement.

Bloody Creek a été désigné lieu historique national du Canada parce qu’il commémore: les deux batailles entre les troupes britanniques d’Annapolis Royal et les Français et leurs alliés autochtones qui se sont déroulées pendant le demi-siècle de conflits ayant pour but la possession de l’Acadie.

Les Britanniques ont capturé Annapolis Royal, appelé Port Royal sous le Régime français, en 1710. Le 9 juin 1711, une soixantaine de soldats britanniques d’une garnison de 500 hommes quittent les fortifications d’Annapolis Royal afin de découvrir pourquoi les Acadiens locaux ne fournissent que la moitié du quota d’arbres nécessaires aux réparations du fort et pour les contraindre de répondre à la demande. Le lendemain, les troupes britanniques se déplaçant à bord de trois vaisseaux, sont tombés sur une embuscade préparée par les forces françaises prévenues, près d’un passage étroit de la rivière LaHave, et sont tués ou faits prisonniers.

La deuxième attaque contre la garnison britannique d’Annapolis Royal à Bloody Creek est une conséquence de la Déportation des Acadiens en 1755. Des groupes itinérants d’Acadiens dépossédés apparaissent régulièrement autour des fortifications britanniques pour abattre des soldats lorsqu’ils le peuvent. En 1757, les 130 soldats britanniques envoyés détruire des bandes d’Acadiens tombent de nouveau dans une embuscade, cette fois du côté ouest du pont qui enjambe le ruisseau Renne Forest, ultérieurement rebaptisé Bloody Creek. Les Acadiens ouvrent le feu alors que les troupes britanniques tentent de traverser le pont et tuent 18 soldats. Ils perdent également sept des leurs. Les deux batailles témoignent des tactiques de guérilla utilisées par les soldats français et leurs alliés au cours de la période d’instabilité allant de la moitié à la fin du XVIIIe siècle en Acadie.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1982
Lieu historique national du Canada du Bureau-de-Poste-de-Truro
Truro, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada du Bureau-de-Poste-de-Truro est un immeuble en brique de deux étages et demi qui a été construit à la fin du XIXe siècle. Il est situé sur un terrain d'angle bien en vue au centre-ville de Truro.

Le bureau de poste de Truro a été désigné lieu historique national en 1983 parce qu’il est représentatif des petits bureaux de poste urbains conçus par Thomas Fuller; il se caractérise par sa valeur architecturale, c’est-à-dire que son extérieur n’a pas subi de changements importants, et il est en harmonie avec son environnement.

Le bureau de poste de Truro, érigé entre 1883 et 1886, est un bon exemple des bureaux de poste construits par le ministère des Travaux publics dans les petits centres urbains à l’époque où Thomas Fuller était architecte en chef (1881-1886.) Il est représentatif des bureaux de poste conçus par Thomas Fuller à cause de ses deux étages et demi, de ses matériaux de haute qualité, de son mélange d'éléments gothiques et romans, et de son implantation bien en vue sur un terrain d'angle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada>


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Canal-de-St. Peters
St. Peter's, Nouvelle-Écosse

Canal ouvert à la navigation; constructions datant du XIXe siècle.

Le canal de St. Peters (800 m de long) relie l'océan Atlantique au lacs Bras d'Or. Son aménagement, commencé en 1854, a été terminé en 1869. Venez découvrir les expositions d'interprétation, déguster un pique-nique, ou encore faire de la navigation de plaisance sur le canal.

St. Peters est à l’emplacement du fort Saint-Pierre, un poste de traite fortifié du XVIIe siècle acquis par Nicolas Denys en 1650 pour commercer avec les Mi’kmaq. St. Peters est aussi à l’emplacement de Port Toulouse, une colonie française avec une présence militaire témoignant de la rivalité entre les Anglais et les Français de 1713 à 1758.

Le lieu historique national du Canada du Canal-de-St. Peters est une voie d'eau artificielle qui relie les lacs Bras D'Or à la baie de St. Peter's dans l'océan Atlantique, à St. Peter's en Nouvelle-Écosse, et les paysages associés.

Le canal de St. Peters a été désigné lieu historique national du Canada parce qu'il fait partie du système de canaux du Canada.

La valeur patrimoniale du canal de St. Peters a trait au paysage culturel directement associé à la construction et à l'exploitation du canal, y compris les zones continentales et les nappes d'eau qui ont été modifiées, creusées à l'explosif, étagées ou draguées, pendant toutes les étapes de construction et d'exploitation du canal.

Le canal de St. Peters a été construit en plusieurs phases entre 1854 et 1869, puis il a été élargi deux fois. Il est exploité, sans interruption, depuis sa construction à titre d'installation de transport de marchandises commerciales et industrielles au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Plus récemment, il a été consacré à la navigation de plaisance.

©Canadian Navy, Department of National Defence / Marine canadienne, ministère de la Défense nationale
Lieu historique national du Canada du Chantier-Naval-d'Halifax
Halifax, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada du Chantier-Naval-d'Halifax est situé sur le littoral de l’océan Atlantique à la limite nord du port d’Halifax, en Nouvelle-Écosse. Il est composé principalement de quais, d’entrepôts d’emmagasinage, ainsi que d'installations de réparation, d'entretien et de radoubage. Composante de la Base des Forces canadiennes (BFC) Halifax, le site est toujours utilisé à titre de dépôt naval, pour l'accostage et l'entretien des navires militaires.

Créé en 1758, sous la supervision du capitaine James Cook, le chantier naval d’Halifax a été le premier chantier naval royal en Amérique du Nord. De 1760 à 1815, la Grande-Bretagne était presque continuellement en guerre, et le chantier naval a pris de l’ampleur de façon constante pour répondre aux besoins de la Royal Navy. Il a servi comme le dépôt principal de l’escadron de l’Amérique du Nord jusqu'à 1819, lorsqu’il fut remplacé par les Bermudes, et est devenu le lieu de rendez-vous estival pour les escadres des Antilles et de l’Amérique du Nord. En 1905, les Britanniques ont quitté le chantier naval qui a été cédé au Dominion du Canada cinq ans plus tard.

Suite à la Révolution américaine, le chantier naval d’Halifax est devenu par défaut le plus ancien port militaire en Amérique du Nord britannique. Occupé par la Marine royale du Canada, sa fonction militaire a été maintenue activement et s’est révélée essentiel dans la défense stratégique notamment pendant la Révolution américaine, la guerre de 1812 et la Première Guerre mondiale. Malgré la construction sur le site de plusieurs nouveaux bâtiments pendant la Première Guerre mondiale, l’explosion du Mont-Blanc, en 1917, à Halifax, a détruit un grand nombre de structures. Sous l’administration des Forces maritimes de l'Atlantique (FMAR), le Chantier Naval d’Halifax continue à être utilisé par la Marine canadienne.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Citadelle-d'Halifax
Halifax, Nouvelle-Écosse

Fort britannique en maçonnerie construit entre 1828-56; ouvrage restauré.

La citadelle d'Halifax, vaste fortification britannique en pierre datant du début du XIXe siècle, est située au sommet de la colline de la citadelle à Halifax, Nouvelle-Écosse. L'enceinte est entourée d'un vaste glacis gazonné qui descend jusqu'au terrain communal, du côté ouest, et jusqu'au centre ville, du côté est. Il s''git de la principale fortification d'un réseau d'ouvrages défensifs qui, à travers l'histoire, ont protégé Halifax, son chantier naval et son port.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de la Citadelle-d'Halifax se reflète dans son emplacement imposant, dans la lisibilité de son paysage culturel (tel que trouvé) comme fortification importante du XIXe siècle et dans l'intégrité des vestiges des XVIIIe, XIXe et XXe siècles de ce paysage. Ces caractéristiques comprennent toutes les ressources historiques liées à la défense de la ville du côté terrestre et aux défenses portuaires protégeant la base navale.

Bien que la citadelle d'Halifax ait été établie en 1749 en tant que poste britannique, le fort actuel date de la période de 1828-1856 et constitue une quatrième génération d'ouvrages défensifs. La citadelle a été occupée par les forces britanniques jusqu'en 1906, puis par l'armée canadienne pendant la Première Guerre mondiale, alors qu'elle servait de camp de détention, et pendant la Deuxième Guerre mondiale, alors qu'elle était le quartier général des opérations de défense anti-aérienne pour Halifax. Désignée lieu historique national en 1956, elle a depuis été restaurée et ouverte au public.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, David Henderson, 2005
Lieu historique national du Canada du Débarquement-de-Wolfe
Kennington Cove, Nouvelle-Écosse

Débarquement réussi qui a entraîné la prise de Louisbourg, 1758.

Le lieu historique national du Canada du Débarquement-de-Wolfe est situé à Kennington Cove, sur la côte est de l’île du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse. Entièrement compris dans les limites du lieu historique national du Canada de la Forteresse-de-Louisbourg, le lieu est bordé au sud par une plage rocheuse, tandis qu’il est ceinturé au nord, à l’est et à l’ouest par une région onduleuse d’herbe et de forêt. Durant la guerre de Sept Ans, les forces britanniques ont lancé une attaque réussie à partir de ce lieu sur les forces françaises basées à Louisbourg. Le lieu comprend l’anse et ses deux plages modernes, de nombreux sentiers, ainsi que le cairn de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada.

La bataille de la forteresse française de Louisbourg est l’un des affrontements décisifs entre les Britanniques et les Français pour la possession du territoire nord-américain. La guerre de Sept Ans fait rage depuis deux ans lorsque les forces britanniques assiègent la forteresse de l’île du Cap Breton. Le 8 juin 1758, le Brigadier-général James Wolfe, sous les tirs intenses des troupes françaises, réussit à faire débarquer un groupe d’infanterie légère sur la plage rocheuse non protégée de Kennington Cove, que les Français appellent anse de la Cormorandière. Ce débarquement permet à Wolfe et à ses troupes de lancer une attaque surprise contre les Français, qui par crainte devant cette attaque et ignorant le nombre d'hommes qu'ils rencontreraient, battent rapidement en retrait vers la forteresse de Louisbourg. Pendant des semaines, les troupes britanniques débarquent, puis chassent les troupes françaises des ouvrages défensifs, ce qui leur permet d’assiéger Louisbourg. La forteresse française capitule vers la fin de juillet 1758, mettant ainsi fin à la période de domination française au Cap-Breton.

Lieu historique national du Canada des Défenses-Côtières-de-la-Seconde-Guerre-Mondiale-d'Halifax
Halifax, Nouvelle-Écosse

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Marine et l'Aviation royales du Canada protégèrent les navires marchands qui ravitaillaient les Alliés par la voie de l'Atlantique-Nord. Des unités de l'Armée de terre participèrent à la défense des ports essentiels à ce trafic. En dépit de l'acharnement des sous-marins allemands et de lourdes pertes, les routes de l'Atlantique demeurèrent ouvertes. Le mieux défendu du Canada, le port d'Halifax fut le principal lieu de rassemblement des convois à destination de l'Europe et joua un rôle clé dans la livraison des matériaux indispensables à l'effort de guerre.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, HRS #, 2006
Lieu historique national du Canada des Défenses-Côtières-de-la-Seconde-Guerre-Mondiale-de-Sydney
Sydney, Nouvelle-Écosse

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Marine et l'Aviation royales du Canada protégèrent les navires marchands qui ravitaillaient les Alliés par la voie de l'Atlantique-Nord. Des unités de l'Armée de terre participèrent à la défense des ports essentiels à ce trafic. En dépit de l'acharnement des sous-marins allemands et de lourdes pertes, les routes de l'Atlantique demeurèrent ouvertes. Lieu de rassemblement des convois, Sydney joua un rôle important dans cette lutte. Sept batteries côtières protégeaient ses vastes chantiers navals, son hydrobase et son terrain d'aviation.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Édifice-de-l'Amirauté
Halifax, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de l'Édifice de l'Amirauté est une imposante maison bourgeoise en pierre de deux étages située dans l'enceinte du site Stadacona, dans la base des Forces canadiennes de Halifax. Ses origines britanniques ressortent dans l'austérité de ses matériaux de pierre et sa conception néo-classique sobre. Il fut autrefois la résidence du commandant en chef du poste nord-américain de la Marine royale. Aujourd’hui, il abrite le Musée du Commandement maritime.

La valeur patrimoniale de ce lieu a trait à ses liens historiques avec la Marine royale, ainsi qu'aux éléments physiques et conceptuels qui attestent son style britannique classique. Cette maison, bâtie de 1815 à 1819 pour héberger le commandant en chef du poste nord-américain de la Marine britannique, a été achetée en 1904 par le gouvernement canadien pour abriter ses forces militaires de Halifax. Depuis, il a servi à différentes fins. En 1917, il a été endommagé lors de l'explosion dans le port de Halifax, puis réparé. Pendant de nombreuses années, on y trouvait encore le mess des officiers et des bureaux.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Édifices-des-Quais-d'Halifax
Halifax, Nouvelle-Écosse

Le LHNC des Édifices des quais de Halifax comprend les anciens entrepôts en pierre et en bois situés sur les quais qui, réhabilités à des fins commerciales et administratives, abritent des bureaux, des boutiques et des restaurants.

Les Édifices des quais de Halifax ont été désignés lieu historique national du Canada, car il s'agit du site le plus important du complexe de la pré-Confédération des bâtiments commerciaux maritimes du Canada.

La valeur patrimoniale du lieu réside dans les bâtiments, de style entrepôt, regroupés sur les quais; dans leur plan irrégulier de nature fonctionnelle et dans leurs matériaux et techniques de construction qui sont respectivement massifs et simples. La construction de ces bâtiments remonte au début du XIXe siècle. Toutefois, tout au long de ce siècle, des modifications et des ajouts y ont été effectués. Les édifices, par leurs dimensions modestes et leurs matériaux de construction durables, témoignent de la richesse commerciale de la société haligonienne au XIXe siècle. La réhabilitation des bâtiments effectuée en 1972-1973 a permis de redonner, en grande partie, à l'extérieur des bâtiments leur apparence des années 1900, ainsi que de réaménager leur intérieur à de nouvelles fins commerciales et d'assainir les lieux.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1984
Lieu historique national du Canada de l'Église-Anglicane-St. George / Église-Ronde
Halifax, Nouvelle-Écosse

L'Église anglicane St. George est une église circulaire en bois de style palladien, avec des ouvertures simples et élégantes et une finition polie. Situé au centre-ville de Halifax, ce bel édifice a des liens avec cette l'histoire de ville et avec la Royauté.

La construction de l'église St. George, connue davantage sous le nom d'« église ronde », a commencé en 1800. Sa construction permet d'offrir plus d'espace de culte alors que jusque là, c'est l'église "Little Dutch", située à proximité, qui recevait les fidèles. St. George est le seul exemple d'église ronde du XIXe siècle au Canada. Son architecture sophistiquée atteint un niveau d'excellence inégalé au Canada. Elle doit sa conception inhabituelle au Duc de Kent, commandant militaire de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick de 1794 à 1800, et son plan est attribué au maître-charpentier de marine William Hughes. Endommagée par l'explosion du port de Halifax en 1917, puis par un incendie dévastateur en 1994, l'église a subi d’importantes restaurations, mais elle conserve ses lignes classiques et ses proportions harmonieuses.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1998
Lieu historique national du Canada de l'Église-Anglicane-St. John
Lunenburg, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de l'Église-Anglicane-St. John est une imposante église en bois peint en blanc, de style gothique « Carpenter », située au cœur de Lunenburg, en Nouvelle-Écosse. Cette église, considérée comme un symbole important de la ville, a constamment évolué au cours d'une période d'environ 250 ans. Elle a été très récemment remise en état, suite à un incendie désastreux en 2001.

La valeur patrimoniale de ce lieu a trait à ses liens avec l'histoire de la Nouvelle-Écosse, la ville de Lunenburg et son architecture. Sa disposition, son emplacement et les éléments de sa conception, ainsi que les articles ayant survécu à l'incendie de 2001, reflètent ces valeurs. L'église anglicane St. John a été construite initialement de 1754 à 1763, puis agrandie en 1840, au cours des années 1870 et à nouveau en 1889. Suite à un incendie désastreux en 2001, l'ouvrage a été reconstruit sur les ruines de l'édifice.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1994
Lieu historique national du Canada de l'Église-Anglicane-St. Paul
Halifax, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de l'Église-Anglicane-St. Paul est situé bien en évidence en face de la place Grand Parade, dans le cœur historique d'Halifax, en Nouvelle-Écosse. Il s’agit d’une petite église en bois de conception classique avec un toit à pignon et un clocher central. Sa conception et ses magnifiques ornements classiques évoquent ses liens avec l'établissement de la ville par les Britanniques au XVIIIe siècle.

L'église anglicane St. Paul, achevée en 1750, a été la cathédrale du diocèse de la Nouvelle-Écosse de 1787 à 1864 et Charles Inglis en devint le premier évêque. Elle a également été pendant 96 ans l'église officielle de la garnison des forces locales de l'armée et de la marine britannique. Sa conception, qui provient probablement d'un catalogue de plans, s’inspire de celui de St. Peters, église conçue par James Gibbs située sur Vere Street, à Londres, en Angleterre. À ce titre, l’église anglicane St. Paul est représentative du début et de l’évolution du style palladien au Canada. Malgré son agrandissement en 1812, et l'ajout ultérieur d'ailes latérales en 1868 et du chœur en 1873, l'ossature de bois d'origine (pré-coupée à Boston) constitue toujours le corps principal de l'église. En 1926, on a reconstruit le porche nord, et paré le clocher de cuivre. De 1984 à 1990, l'église a été méticuleusement restaurée.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991
Lieu historique national du Canada de l'Église-Anglicane-Trinity
Digby, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de l’Église-Anglicane-Trinity est une grande église de bois située dans un lotissement boisé, à côté d'un cimetière, à Digby en Nouvelle-Écosse. Cette église à la conception hardie présente le rationalisme fonctionnel et structural du mouvement néogothique religieux. La disposition des espaces intérieurs est clairement reflétée à l'extérieur par un empilement pyramidal de formes menant à un toit très pentu et à une flèche proéminente. La structure de bois de l'édifice se révèle grâce à un treillis de bois apparaissant autour des portes et des fenêtres, ainsi que sur sa surface.

Conçue par l'architecte américain Stephen C. Earle, cette église, bâtie en 1878, constitue un très bel exemple du style néogothique dans son interprétation en bois. Sa configuration extérieure, inspirée de celle des églises paroissiales britanniques du Moyen-Âge, définit clairement les principaux espaces intérieurs, à savoir la nef, le chœur et les nefs latérales. Un motif attrayant formé de planches verticales et horizontales, utilisé aux États-Unis à la fin du XIXe siècle, souligne la charpente de bois de l'église. L'Église anglicane Trinity a remplacé l'église originelle bâtie sur ce site en 1788 par les Loyalistes.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada 1993
Lieu historique national du Canada de l'Église-des-Covenantaires
Grand-Pré, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de l’Église-des-Covenantaires est un charmant bâtiment de bois bien proportionné de style classique, représentatif des temples érigés en Nouvelle-Angleterre au XVIIIe siècle. Une tour carré coiffée d’un petit clocher et d’une flèche agrémente les proportions harmonieuses de cette église modeste de deux étages à structure rectangulaire. Sa symétrie, son fenêtrage régulier et l’entrée centrale témoignent du souci accordé aux détails lors de sa construction. Son parement sobre et modeste est en harmonie avec son emplacement dans un enclos paroissial boisé bien entretenu et ceint d’un petit mur de pierre. Située sur une colline qui surplombe Grand-Pré en Nouvelle-Écosse, l’église fait aussi partie du lieu historique national du Canada de l’Arrondissement-Rural-Historique-de-Grand-Pré.

La valeur patrimoniale de l’église des covenantaires tient au fait qu’elle ressemble aux temples de la Nouvelle-Angleterre. Construite entre 1804 et 1811, à l’origine, la petite église ne comportait pas de tour comme les temples presbytériens. Elle a reçu l’appellation de « covenantaire » quelques décennies plus tard, lorsque la congrégation a renouvelé le covenant conclu par ses ancêtres. La structure rectangulaire et la façade latérale à cinq baies avec l’entrée principale sont caractéristiques des temples érigés en Nouvelle-Angleterre au XVIIIe siècle, même si les fenêtres du deuxième étage et les galeries intérieures sont plus ouvragées qu’à l’habitude. L’aménagement intérieur comporte une chaire haute et un abat-voix octogonal ainsi que de magnifiques boiseries et lambris. Cette chapelle au plan latéral a été surmontée d’une tour et d’une flèche sur une des façades à pignon.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1965
Lieu historique national du Canada de l'Église « Little Dutch »
Halifax, Nouvelle-Écosse

Situé à l’extrémité nord d’Halifax, le lieu historique national du Canada de l’Église « Little Dutch » se trouve sur un cimetière évocateur du XVIIIe siècle entouré d’un mur de pierre. L’église, un bâtiment de bois de dimension modeste, représente un vestige de la période ayant suivi la fondation de la ville d’Halifax. Sa forme rectangulaire simple, son toit à deux versants et son clocher à flèche contrastent avec l’architecture des manoirs du XIXe siècle et celle des édifices en hauteur du XXe siècle.

L’église « Little Dutch » est située sur un cimetière qui avait été réservé en 1752 aux immigrants d’origine allemande, un groupe uni par leur langue et leur foi, qui venaient d’arriver à Halifax. En 1756, ce groupe achète un bâtiment qui est déplacé sur le cimetière et converti en église. En 1758, les paroissiens, sous la direction du menuisier Christopher Cleestattel, terminent l’aménagement intérieur du bâtiment. En 1760, l’église est agrandie au nord pour accueillir un clocher dans lequel résonne une cloche provenant de Louisbourg. Le cimetière continue d’accueillir des défunts pendant la plus grande partie du XIXe siècle, et un mur de pierre est érigé sur son pourtour en 1919.

Même si l’église offre des services religieux luthériens, elle fait officiellement partie de la paroisse anglicane de St. George’s. Cependant, l’augmentation des colons anglophones dans la région et la construction de l’église ronde de St. George’s en 1800 amène la petite église à jouer un rôle religieux de moins en moins important. Elle sert d’école et de centre communautaire pour les Canadiens d’origine allemande au cours du XIXe siècle et, à l’exception de quelques réparations et rénovations, demeure essentiellement dans son état d’origine.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Miriam Walls, 2006
Lieu historique national du Canada de l’Encampement-d’Anville
Halifax, Nouvelle-Écosse

Campement en expédition française échouée pour récupérer l'Acadia, 1746.

Le lieu historique national du Canada de l’Encampement-d’Anville est situé sur une petite parcelle de terrain, dans le parc du centenaire, dans le Bedford Basin, à Halifax, en Nouvelle Écosse. C’est à cet endroit, sur la plage, en 1746, que le duc d’Anville a établi son campement lors de l’expédition infructueuse lancée par la France pour reprendre l’Acadie. Le lieu comprend une plaque et un cairn de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada (CLMHC) au parc du centenaire, ainsi qu’à la parcelle de cinq mètres de rayon dont ils occupent le centre. À ce jour, il n’y a aucun vestige connu associé au campement établi par le duc d’Anville en 1746 et dont d’ailleurs l’emplacement précis demeure inconnue.

Une année après la prise de Louisbourg par les Britanniques en 1745, la France commande une flotte de navires de guerre de traverser l’Atlantique afin de reprendre et détruire la forteresse, s’emparer d’Annapolis et attaquer Boston. Cette expédition est dirigée par Jean Baptiste Louis Frédéric de La Rochefoucauld de Roye, marquis de Roucy et duc d’Anville, aussi connu sous le nom de duc d’Anville ou simplement d’Anville. Au départ, l’imposante flotte comprend 70 navires, 10 000 matelots et plus de 3 000 soldats. À son arrivée à Chebucto (port de Halifax) le 10 septembre 1746, la flotte d’Anville ne compte plus que trois navires de guerre et quelques transporteurs, les autres navires ayant été mis en déroute ou coulé en raison de tempêtes violentes. Beaucoup d’hommes ont péri principalement à cause du manque de vivres, du typhus, de la dysenterie et du scorbut. Le reste de l’équipage campe sur la plage où nombre d’entre eux succombent encore à la maladie. Le 27 septembre, d’Anville meurt à son tour, et le commandement de la flotte revient à Jacques-Pierre de Taffanel de la Jonquière, Marquis de La Jonquière, qui deviendra gouverneur du Canada quelques années plus tard. En octobre, La Jonquière retourne en France avec le reste de l’équipage tout en perdant d’autres navires et hommes à la suite de tempêtes et de la maladie.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, S. Quon, 2001
Lieu historique national du Canada de l'Établissement-Melanson
Lower Granville, Nouvelle-Écosse

Collectivité agricole acadienne d'avant la déportation (1664-1755).

Le lieu historique national du Canada de l’Établissement-Melanson est constitué des vestiges d’un établissement agricole familial acadien des XVIIe et XVIIIe siècles, installés sur le bord de la rivière Annapolis. Il se compose d’une terrasse endiguée comportant des vestiges archéologiques enfouis, située dans les marais salés de la rivière Annapolis.

L’établissement Melanson a été désigné lieu historique national du Canada en 1986 en raison de la présence à cet endroit de ressources associées aux communautés familiales fondées par les Acadiens le long de la rivière Dauphin (aujourd’hui la rivière Annapolis) et au développement de pratiques agricoles uniques en Amérique du Nord.

La valeur patrimoniale réside dans l’esprit des lieux – les liens visuels immédiats entre les particularités géographiques et la vie à cet endroit à l’époque des Acadiens, la clarté et la perspective d’ensemble de la vue, de même que les ressources sur place qui datent de la période acadienne.

L’établissement a été aménagé sur le cours inférieur de la rivière Annapolis par Charles Melanson et Marie Dugas, après leur mariage en 1664. Il a par la suite été occupé par quatre générations de la même famille, avant la déportation des Acadiens en 1755. À l’époque, il était composé du village familial installé sur une terrasse et de champs cultivés sur de vastes marais salés endigués.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Exploitation-Houillère-de-Springhill
Springhill, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de l’Exploitation-Houillère-de-Springhill est une ancienne mine de charbon située dans un parc industriel de Springhill, en Nouvelle-Écosse. On y trouve en surface et sous terre des installations minières propres à la Nouvelle-Écosse, dont les entrées des tristement célèbres mines nos 2 et 4, une série de bâtiments en briques ainsi qu’un bassin et un système de déversoir ayant servi au fonctionnement des moteurs à vapeur employés pour le levage. Le principal attrait du lieu demeure cependant le bâtiment d’un étage en briques rouges appelé la lampisterie et datant du début du XXe siècle.

La valeur patrimoniale de l’Exploitation-Houillère-de-Springhill réside dans ses associations historiques à l’industrie du charbonnage en Nouvelle-Écosse, de la fin du XIXe siècle jusque dans les années 1940. L’extraction du charbon à Springhill commença en 1873, année marquant le début d’intensives activités de charbonnage au Canada. Entre 1867 et 1914, la Nouvelle-Écosse fut est la plus grande productrice de charbon, profitant de débouchés favorables pour le combustible domestique et industriel ainsi que des mesures de protection des tarifs adoptées après la Confédération, qui favorisèrent l’expansion de l’activité industrielle en Nouvelle-Écosse. Les terrains houillers de Springhill jouèrent un rôle prépondérant dans l’approvisionnement des provinces maritimes, du Québec, de l’industrie ferroviaire et des usines au début du XXe siècle. Les ressources in situ minières présentes sur le site témoignent des thèmes importants de l’exploitation houillère, y compris les rôles de l’entrepreneuriat, de la main d’œuvre, de la technologie et l’importance des communautés minières.

La question de la sécurité fut cruciale pour les mineurs. En effet, le métier de mineur fut à l’époque l’un des plus dangereux au Canada pour toutes sortes de raisons : présence de roches tendres, émanation de gaz, difficulté de ventiler les espaces de travail, exiguïté des lieux de travail et utilisation d’explosifs. À mesure que s’accroissait le nombre de travailleurs, de grandes catastrophes commencèrent à se produire dans les mines, comme par exemple celle qui, en 1891, fit 125 victimes dans une mine de Springhill. Par la suite, les mines nos 2 et 4 de Springhill devinrent tristement célèbres à la suite de deux grandes tragédies qui s’y produisirent en 1956 et en 1958.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada Fernwood
Halifax, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada Fernwood est une villa de style néo-gothique avec dépendances, bâtie sur un vaste terrain paysager au flanc d'une colline menant au bras Nord-Ouest, à Halifax, Nouvelle-Écosse.

La villa Fernwood a été désignée lieu historique national en 1990 parce qu'elle est un bel exemple de villa néo-gothique.

La valeur patrimoniale du lieu réside dans son expression du style néo-gothique appliqué aux résidences de banlieue à la fin du XIXe siècle. La villa constitue un type particulier de résidence : suffisamment grande pour exiger la présence de domestiques, mais pas assez pour paraître prétentieuse, elle était en outre bâtie sur un lot paysager. Conçue dans un style choisi avec soin, la villa proposait un mode de vie associé au confort, au calme bucolique, à l'existence sans conteste privilégiée d'un gentleman-farmer.

Fernwood a été conçue par l'architecte David Stirling et construite à Halifax vers 1860.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, P. McCloskey, 1974


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1994


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, T. Grant, 1977
Lieu historique national du Canada du Fort-Anne
Annapolis Royal, Nouvelle-Écosse

Fortifications construites entre 1695 et 1708.

Le lieu historique national du Fort-Anne est un site fortifié situé dans la ville d'Annapolis Royal, au confluent des rivières Annapolis et Allain. Érigé en 1629, le fort est constitué de vestiges de divers édifices et fortifications des XVIIIe et XIXe siècles. Il est entouré de terres et offre des vues sur les marais salants, la rivière et la ville adjacents. On y trouve les ressources suivantes : la poudrière (1708); les vestiges d'un fort français de style Vauban (1702-1708) et sa poudrière souterraine, le puits de son terrain de parade, le puits et le terrassement du chemin couvert; un mur de soutènement en pierres sèches (1760); une entrée des véhicules du XIXe siècle; des caissons à claire-voie sur le littoral et les ruines du quai de la Reine (des années 1740); les quartiers des officiers anglais (construits de 1797 à 1799 et reconstruits en 1934-35); un cimetière acadien, et un cimetière de garnison anglaise.

Le Fort Anne a une importance historique nationale à cause du rôle qu'il a joué au début de la colonisation par les Européens, dans l'établissement des colons et le gouvernement de l’Acadie et de la Nouvelle-Écosse; dans la lutte pour le pouvoir qui marqua les XVIIe et XVIIIe siècles; en tant que carrefour de l'évolution des relations sociales, politiques et militaires entre les Mi'kmaqs, les Acadiens et les Anglais vivant dans la région aux XVIIe et XVIIIe siècles, et exemple de fortifications de style Vauban qui ont survécu à l’épreuve du temps en grande partie grâce à des générations successives de Canadiens qui ont su conserver précieusement les paysages culturels du pays.

De 1629 à 1632, des colons menés par Sir William Alexander ont érigé le fort Charles sur ce site, dans le cadre de son plan d'établissement d'une nouvelle Écosse. Des colons acadiens se sont installés dans la région en 1636, avec leur chef Charles de Menou d'Aulnay, qui a fait du site son quartier général de Port-Royal. Ils n’ont pas tardé à pratiquer une agriculture particulière qui consistait à assécher les marais au moyen de digues. Les Français ont alors, depuis des forts érigés successivement sur le site, gouverné l'Acadie jusqu'en 1710. De 1713 à 1749, les Anglais ont gouverné la Nouvelle-Écosse depuis le fort qu’ils renomment Annapolis Royal. Au cours du XVIIIe siècle, le fort est témoin de la déportation des Acadiens et de l’établissement de planteurs de la Nouvelle-Angleterre et de Loyalistes à Annapolis Royal.

Capitale et centre militaire de l'Acadie et de la Nouvelle-Écosse, le site a joué un rôle important dans la vie des habitants de la région. Les Mi'kmaqs y venaient pour faire du commerce, échanger des cadeaux et signer des traités. Ils y ont été emprisonnés pendant les « guerres indiennes » des années 1720.

Port-Royal et ses forts successifs ont constitué un point central des luttes impériales opposant l’Angleterre et la France pour le contrôle du pouvoir en Amérique du Nord. Après chacune de ces confrontations, la Nouvelle-Angleterre lançait des expéditions contre Port-Royal dont elle s’est emparée en 1654, en 1690 et, pour la dernière fois, en 1710. Pendant la guerre de la Succession d'Autriche (1744-1748), Québec et Louisbourg ont tenté de reconquérir le fort, mais leurs expéditions se sont avérées infructueuses.

Fort Anne est un exemple classique du style architectural Vauban. Il a été conçu et construit par un ingénieur qui s’est inspiré des œuvres de Sébastien Le Prestre de Vauban, architecte européen connu pour ses forts. Les habitants de la région, avec l'aide du gouvernement fédéral, ont commencé à préserver les fortifications dès le début du XIXe siècle. Le site a été désigné parc du Dominion en 1917, devenant ainsi le premier lieu historique national géré par le Canada.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2005
Lieu historique national du Canada du Fort-Charles
Annapolis Royal, Nouvelle-Écosse

Le fort Charles (anciennement appelé fort Scots) fut érigé en 1629 par le fils de sir William Alexander.

Situé sous le site restauré du lieu historique national du Canada du Fort-Anne, aucun élément en surface ne montre où fort Charles était jadis érigé. Néanmoins, à l’emplacement autrefois occupé par le fort, on peut y apercevoir le confluent des rivières Annapolis et Allain.

Fort Charles fut érigé par Sir William Alexander en 1629 comme base de sa colonie de Nouvelle-Écosse, en latin Nova Scotia, pour laquelle le roi Jacques 1er d’Angleterre et VI d’Écosse lui avaient accordé une charte en 1621. Cette charte couvrait un territoire géographique composé aujourd’hui des provinces maritimes et de la péninsule de Gaspé. Au même moment, les Français appelaient ce territoire Acadie et les Autochtones, Mi’kmaki. Les colons écossais ont occupé le fort entre 1629 et 1632, moment où la Nouvelle-Écosse remise à la France dans le cadre d’un traité de paix. Fort Charles représente un épisode important de l’histoire des débuts de la colonisation européenne au Canada.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. P. Jérôme, 1991
Lieu historique national du Canada du Fort-Edward
Windsor, Nouvelle-Écosse

A joué un rôle dans la lutte pour l'exercice de la suprématie en Amérique du Nord entre 1750 et 1812; le plus ancien blockhaus au Canada, 1750.

Le lieu historique national du Canada du Fort-Edward se compose d’un blockhaus en bois, des vestiges des bâtiments défensifs et des éléments du paysage, caractéristiques d’une fortification du XVIIIe siècle. Le fort est situé aux abords de Windsor, en Nouvelle-Écosse, à l’embouchure de la rivière St. Croix dans le lac Pesaquid.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada du Fort-Edward réside dans son témoignage de la présence britannique durant ce conflit, exprimé notamment par les vestiges du paysage culturel de la forteresse. Le fort Edward, construit par le major britannique Charles Lawrence en 1750, était composé à l’origine de plusieurs bâtiments en bois entourés d’une palissade carrée et de quatre bastions, des remparts, un fossé, une contrescarpe et un glacis. Les bâtiments comprenaient un blockhaus, deux baraquements et un magasin pour les provisions. Le fort Edward fait partie des lieux historiques nationaux depuis 1922. Son blockhaus a été restauré et ouvert aux visiteurs.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, P. Kell, 2001
Lieu historique national du Canada du Fort-de-l'Île-Grassy
Canso, Nouvelle-Écosse

Centre de pêche britannique au XVIIIe siècle.

Le lieu historique national du Canada du Fort-de-l'Île-Grassy, vestige de fortifications britanniques du XVIIIe siècle, est situé sur l’île Grassy, qui fait partie du groupe d’îles au large de la pointe orientale de la partie continentale de la Nouvelle-Écosse, connu comme étant le lieu historique national du Canada des Îles-Canso.

La valeur patrimoniale du fort de l'Île Grassy réside dans ses associations historiques avec l’industrie de la pêche de l’époque pré-européenne et avec les batailles entre les Français et les Anglais pour le contrôle du Canada, comme le montrent le lieu et les vestiges archéologiques. À partir du moment où les îles Canso sont devenues un centre de lieux de pêche riches, des fortifications ont été construites deux fois sur le fort de l’île Grassy, pour les protéger. Aucune n’a subsisté très longtemps. Une petite redoute (1720) et un fort (1723-1724) ont été construits sur l’ordre du gouverneur de la Nouvelle-Angleterre Richard Philipps, mais sont tombés en ruine dans les années 1730. Edward Howe a construit un blockhaus en 1735, qui a été brûlé par les Français lors d’une attaque en mai 1744.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Philip Goldring, 2003
Lieu historique national du Canada du Fort-Lawrence
Fort Lawrence, Nouvelle-Écosse

Fort anglais, 1750-1755.

Le lieu historique national du Canada du Fort-Lawrence, situé sur le chemin Fort Lawrence, dans le comté de Cumberland, Nouvelle-Écosse, est un site archéologique se trouvant sur une arête douce entourée par des terrains de pâturages, du côté est de la rivière Missaguash. L’ensemble duquel on a construit une ferme laitière. Des éléments archéologiques concernant ce fort du XVIIIe siècle, anciens remblais et fossés, qui étaient visibles jusqu’en 1991, pourraient encore subsister sous l’étable et la cour. On retrouve d’autres vestiges archéologiques sur l’ensemble de la propriété administrée par Parcs Canada.

Sa région hautement stratégique, le site a été occupé pendant presque un siècle avant la construction du Fort Lawrence. En 1672, Jacques Bourgeois et d’autres colons venus de Port-Royal fondèrent le village acadien de Beaubassin, qui s’est développé dans un village prospère, et qui fut l’un des plus grands établissements acadiens. En 1750, les Français mirent le feu au village devant l’avance des troupes anglaises dirigées par le Major Charles Lawrence et, sous Louis de la Corne, Chevalier de la Corne, se replièrent sur l’autre rive de la rivière, où ils s’appliquèrent à sécuriser le territoire. Bien que le Major Lawrence ait été mandaté pour sécuriser le territoire à l’est de la rivière, ses forces, incapable de sécuriser l’arête de l’est, furent défaites par les forces françaises avec ses alliés Acadiens et autochtones. Les Britanniques replièrent vers Halifax pour revenir à l’automne 1750 du côté est de la rivière Missaguash, où ils construisirent le Fort Lawrence, lequel était composé de trois grandes casernes à ossatures de bois et de deux blockhaus de bois. L’année suivante, les Français répondirent en construisant le Fort Beauséjour sur la rive d’en face. En 1755, une expédition britannique captura le Fort Beauséjour. Ce dernier fut rebaptisé Fort Cumberland et devint la garnison britannique. Fort Lawrence fut abandonné.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Fort-McNab
Halifax, Nouvelle-Écosse

Fort construit en 1889 pour défendre le port de Halifax.

Le lieu historique national du Canada du Fort-McNab est situé sur la côte sud-ouest de l’île McNabs, à l’entrée du port d’Halifax. Le lieu se compose des vestiges d’ouvrages défensifs de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, notamment un fort entouré d’une zone tampon et deux enclaves adjacentes comprenant les projecteurs sud et les appareils de pointage 1 à 3. Le fort McNab comprend aussi les points de vue historiques associés à la surveillance et la défense.

La valeur patrimoniale du Fort McNab se reflète dans son emplacement stratégique sur une île à l’entrée du port d’Halifax et dans ses vestiges dispersés et variés des ouvrages militaires des années 1880 à 1945 destinés à défendre l’avant-port. Le paysage culturel de l’île témoigne des changements importants survenus dans la technologie et la stratégie militaire, montré par l’emplacement, la forme, les matériaux tels que trouvés et les composantes du fort, les structures associées aux emplacements des projecteurs, vestiges archéologiques, éléments de paysage et objets historiques connexes.

Fort McNab a été construit entre 1888 et 1892 pour tenir compte de l’évolution de la technologie militaire, qui obligeait le déplacement des ouvrages de défense stratégique d’Halifax de l’arrière-port vers l’avant-port. Les installations ont été modifiées à plusieurs reprises afin de suivre les changements technologiques : 1906 (canons plus puissants), 1914 (projecteurs et changements dans la technologie des canons), 1914-1918 (batteries de contre-bombardement), 1940-1941 (nouveau poste de commandement de batteries, remplacement de pièces d’artillerie), 1948 (remise en fonction pendant la guerre froide), 1953 (remplacement de pièces d’artillerie). Le fort a cessé de servir en 1959.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Andrew Waldron, 2010
Lieu historique national du Canada du Fort-Sainte-Marie-de-Grâce
LaHave, Nouvelle-Écosse

Premier établissement français permanent en Acadie (1632).

Le lieu historique national du Canada du Fort-Sainte-Marie-de-Grâce est situé dans une position stratégique à LaHave, en Nouvelle-Écosse, sur une pointe de terre où la rivière LaHave devient plus étroite. Le terrain sur lequel le fort d’origine a été construit est maintenant disparu en raison de l’érosion. Un cairn de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada, qui marque le lieu, est situé à proximité de l’emplacement du fort d’origine.

À la suite de la signature du traité de Saint-Germain-en-Laye, en 1632, la région entourant la rivière LaHave est rendue aux colons français, qui décident de fonder des établissements permanents en Acadie, où les ressources liées à la pêche et à la traite des fourrures sont abondantes. Le commandant Isaac de Razilly, premier vice-roi et lieutenant-général de l’Acadie et chevalier de Malte, construit un fort et fonde la capitale de la colonie. Le fort devient une colonie agricole d’environ 40 habitants comportant un moulin et une chapelle. Après la mort soudaine de Razilly en 1636, la plupart des colons partent s’établir à Port-Royal. Le fort est détruit par un incendie dans les années 1650.

©Mr. Ivan Smith, 2003
Lieu historique national du Canada Fort-St-Louis
Port La Tour, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada du Fort-Saint-Louis se trouve à un kilomètre au sud-est de Port La Tour, un village situé sur la pointe sud-est de la Nouvelle-Écosse. Il ne subsiste aucun vestige visible de ce fort construit sous le Régime français dans les années 1620 sur la pointe Fort, qui donne sur une petite baie de la côte atlantique. En 1629, le fort Saint-Louis représente le tout dernier poste militaire d’importance dans l’ancienne Acadie. Les Anglais ont tenté de capturer le fort, sans succès. Le lieu consiste maintenant en un petit terrain gazonné, où se trouvent un cairn et une plaque de la CLMHC, qui est entouré d’arbres et de broussailles et qui est bordé à l’ouest et à l’est par la laisse des hautes eaux de la côte.

Le fort Saint-Louis, un fort français situé près de la pointe sud-est de la Nouvelle-Écosse, est construit en 1623 par Charles de La Tour pour servir à la traite des fourrures. En 1629, le fort représente le dernier fort français en Acadie et est menacé par les colons écossais établis à Port Royal. En 1630, Claude de La Tour, le père de Charles, a formé une alliance avec les Anglais et débarque au fort Saint-Louis à la tête d’une expédition anglo-écossaise qui comprend deux navires de guerre. Après avoir tenté de convaincre son fils d’abandonner ce dernier établissement français en Acadie, il lance l’assaut contre le fort, mais il subit la défaite. Ayant perdu sa réputation auprès des Anglais de Port Royal, Claude de La Tour et sa femme, d’origine anglaise, sont autorisés par Charles à vivre sur les terres entourant le fort Saint-Louis. En 1632, la France reprend le contrôle de l’Acadie. Certains des vestiges archéologiques qui ont été mis au jour dans le lieu datent des premières années de l’occupation française.





©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Forteresse-de-Louisbourg
Louisbourg, Nouvelle-Écosse

Forteresse française du XVIIIe siècle; reconstruction.

Le lieu historique national du Canada de la Forteresse-de-Louisbourg est la plus grande reconstruction de ville fortifiée française du XVIIIe siècle en Amérique du Nord, située à l'extrémité sud-est du port de Louisbourg, près de l'océan Atlantique, et du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse. Ce lieu se compose du site de la forteresse d’origine, ainsi que des terres et des îles avoisinantes. Il contient des vestiges rares attestant le mode de vie des Français et Britanniques venus en Amérique du Nord au XVIIIe siècle. La forteresse et la ville de Louisbourg ont été reconstituées en partie pour aider les visiteurs à en comprendre l'échelle, la complexité et la dimension.

Les Français ont construit la forteresse de Louisbourg pour en faire un port de pêche, de transbordement et d'approvisionnement, essentiel à leur empire maritime. À titre de capitale administrative des colonies françaises établies à l'Île Royale et à l'Île-Saint-Jean, elle abritait le gouvernement local, une garnison militaire et une population civile. Il s'agissait aussi d'un important centre commercial pour les bateaux français sillonnant le monde, et pour le développement d'un empire commercial nord-américain basé sur les pêches. Ainsi, Louisbourg était une ville fortifiée qui servait de base stratégique visant à protéger la lucrative industrie des pêches et le commerce hauturier des Français, et à surveiller les voies d’accès au golfe du Saint-Laurent, principale route d'approvisionnement vers le Québec et l'intérieur de l'Amérique du Nord. Les gouvernements français et britannique se disputaient ce fleuron de l'établissement français. En 1745 et 1758, les Britanniques l'ont assiégé et capturé, puis ont systématiquement démoli ses fortifications de 1760 à 1768, avant d’abandonner la ville au milieu des années 1780. Parcs Canada a reconstruit environ un quart de la ville fortifiée (de 1961 à 1981).

La valeur patrimoniale de la forteresse de Louisbourg a trait à ses liens historiques attestés par les vestiges préservés du paysage culturel du XVIIIe siècle, ainsi que par l'impressionnante collection archéologique.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1985
Lieu historique national du Canada de la Gare de l'Intercolonial à Pictou
Pictou, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de la Gare de l'Intercolonial à Pictou est une ancienne gare de voyageurs située dans la ville de Pictou, en Nouvelle-Écosse. Cet édifice rectangulaire en brique de deux étages présente des éléments du style Château, y compris une maçonnerie en pierre très ornée, des pignons de style élisabéthain et une serlienne dans l’ouverture principale. Une marquise court le long de l’édifice côté quai et sur les élévations côté rue.

La Gare de l'Intercolonial à Pictou a été désignée lieu historique national du Canada en 1976 parce qu’il s’agit d’une gare conçue par une compagnie et construite en 1904 pour remplacer le terminus de 1867, qui avait été construit pour la compagnie du chemin de fer Intercolonial, ligne publique qui assurait la liaison entre les provinces Maritimes et le centre du Canada.

La Gare de l'Intercolonial à Pictou est associée à l’expansion et à la modernisation du chemin de fer Intercolonial au début du XXe siècle, avant son intégration dans la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada. Cette période de croissance et de prospérité du chemin de fer Intercolonial correspondait à un redressement économique général et à l’augmentation des budgets de l’État. La ligne de Pictou desservait les installations portuaires de Pictou, qui comprenaient le terminal ferroviaire pour le trafic à destination de l’Île-du-Prince-Édouard. Le service pour les voyageurs a été interrompu en 1963. L’ancienne gare de Pictou a été endommagée par un incendie en 1996, mais elle a été réparée depuis. Le rez-de-chaussée abrite un musée, une maison de jeunes et des bureaux pour des activités communautaires.

La valeur patrimoniale de ce lieu tient aux éléments de l’édifice qui illustrent sa construction originale de terminal de « première classe » du chemin de fer Intercolonial, notamment le plan, les matériaux et la décoration qui subsistent encore.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de Grand-Pré
Grand Pré, Nouvelle-Écosse

Rappel du peuplement de la région par les Acadiens et de leur déportation.

Le lieu historique national du Canada de Grand-Pré est situé dans l’ancien village acadien de Grand-Pré, près du fond de la baie de Fundy, au nord de Wolfville, en Nouvelle-Écosse. Le lieu comprend un parc commémoratif créé pour rappeler la déportation des Acadiens qui s’y étaient établis entre 1682 et 1755. La désignation comprend des bâtiments commémoratifs, des vestiges archéologiques, des éléments paysagers ainsi qu’une collection d’objets témoignant de la présence des Acadiens sur place.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de Grand-Pré réside dans le rôle de cet endroit dans l’histoire du peuple acadien et dans la place centrale qu’il continue d’occuper pour la diaspora acadienne. Cette valeur se traduit par l’aménagement paysager, par l’architecture et l’art qui caractérisent les monuments commémoratifs, et par les preuves tangibles de la présence des premiers Acadiens.

De 1682 à 1755, le village de Grand-Pré a été le centre de peuplement par les Acadiens dans la région des Mines, située autour du bassin du même nom. En 1755, l’endroit servit de quartier général lors de la déportation de plus de six mille Acadiens en Nouvelle-Écosse, par le gouvernement britannique. John Frederic Herbin acheta le terrain en 1907 en vue d’y créer un parc commémoratif à la mémoire des Acadiens. En 1917, il a vendu le lieu à la Dominion Atlantic Railway, à l’exception d’une parcelle qu’il destine à la construction d’une chapelle commémorative. En 1922, les architectes Percy Nobbs et René Fréchet ont été respectivement engagés par la compagnie ferroviaire et la Société Nationale l’Assomption, une société acadienne, pour concevoir un parc commémoratif et construire une chapelle commémorant la première Église Saint-Charles. En plus, le sculpteur Philippe Hébert réalise une statue représentant Évangéline, l’héroïne acadienne du poète Henry Wadsworth Longfellow. Bien que l’expulsion des Acadiens s’organisa depuis plusieurs endroits en Nouvelle-écosse, cette région continue d'exercer un profond attachement auprès des Acadiens à travers le monde. En fait, depuis des décennies des Acadiens se rendent au lieu, soit seuls soit en groupes, d’aussi loin que la Louisiane, pour renouer avec leur histoire et leur patrie ancestrale.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Parc national du Canada des Hautes-Terres-du-Cap-Breton
Siège social: Ingonish Beach, Nouvelle-Écosse

Pays de la route Cabot Trail, bordée de falaises spectaculaires.

Le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton est reconnu pour ses hautes terres et ses paysages côtiers d'une beauté spectaculaire. Des falaises abruptes et de profondes vallées fluviales découpent le plateau boisé qui borde l'océan Atlantique. Un tiers du fameux Cabot Trail, route panoramique de réputation internationale, traverse le parc national le long de la côte et domine les hautes terres.

En raison du climat maritime frais et du paysage accidenté, le parc renferme une association unique d'habitats de forêts acadienne, boréale et taïga, incluant des forêts anciennes d'importance internationale.

©Government House, Jimmy Emerson, 2010
Lieu historique national du Canada de l'Hôtel-du-Gouverneur
Halifax, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de l'Hôtel-du-Gouverneur est situé sur la rue Barrington, dans le centre-ville d’Halifax, près d’autres lieux d’intérêt du début du XIXe siècle, dont le lieu historique national du Canada de l'Ancien-Cimetière et le lieu historique national du Canada Province House. Il s’agit d’un manoir imposant en pierre de trois étages construit dans le style palladien, au début du XIXe siècle qui se distingue par la symétrie de son ensemble, les fenêtres à guillotine double régulièrement disposées, et son pavillon central à trois étages flanqué d’ailes à deux étages. Il sert de résidence officielle du lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse. La reconnaissance officielle concerne l’édifice sur le terrain paysager. Construit entre 1799 et 1805 pour Sir John Wentworth, gouverneur colonial de Nouvelle-Écosse, il a servi de résidence officielle pendant plus de 175 ans. Sir John Wentworth, qui cherchait à faire construire une résidence qui convienne à son rang, a encouragé le constructeur et arpenteur Isaac Hildrith à dessiner un édifice qui ressemble davantage au manoir d’un gentilhomme anglais qu’à la résidence officielle d’un avant-poste colonial. De style palladien très prisé pour les maisons de campagne du XVIIIe siècle, l’hôtel du gouverneur présente les formes, les proportions et les éléments classiques typiques de ce style. Il sert maintenant de résidence officielle au lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Hôtel-de-Ville-d'Halifax
Halifax, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de l'Hôtel-de-Ville-d'Halifax est un édifice monumental municipal de trois étages en pierre, construit de 1887 à 1890. Conçue dans une version victorienne éclectique tardive du style Second Empire, cette composition élaborée présente une tour-clocher de sept étages. L’hôtel de ville d’Halifax est situé bien en vue au centre ville d'Halifax, à l'extrémité nord d’une grande esplanade, en face de l'église anglicane St. Paul.

L'hôtel de ville d'Halifax est le plus grand exemple d’un bâtiment municipal administratif des provinces de l'Atlantique. Il illustre le professionnalisme accru des gouvernements municipaux à la fin du XIXe siècle. Il est un des rares édifices municipaux à fonction unique construits avant 1900 dans les centres urbains en pleine évolution du pays. Les bureaux du premier étage ont été réservés aux employés municipaux dont les fonctions nécessitaient un large accès public, tandis que d'autres bureaux, des salles de comités et des salles du conseil étaient placés au deuxième étage, reflétant le fait qu'on ne devait pas déranger les réunions du conseil. L'édifice ménageait aussi des espaces au sous-sol pour le poste de police, la prison et le tribunal, et au deuxième étage pour une bibliothèque. La présence de cette dernière signifiait qu'on reconnaissait l'importance d'éduquer les citoyens.

L'architecture municipale de cette époque reflétait la vision progressiste des habitants de la ville. La volumétrie horizontale, la maçonnerie et la haute tour centrale de l'hôtel de ville d'Halifax soulignent son caractère monumental. Sa conception élégante s'inspire du style Second Empire, populaire à l'époque pour les édifices municipaux, et elle présente un mélange éclectique d'ornements classiques fréquent en architecture victorienne.

L'hôtel de ville, situé à une extrémité d’une grande esplanade, revêt pour les habitants d'Halifax un caractère central à la fois réel et symbolique. Dans les plans d'origine de la ville, cet espace public situé au cœur de la ville d'Halifax a été conçu à titre de place publique et de terrain d'exercice militaire. L'hôtel de ville occupe l'extrémité nord de la place, tandis que le lieu historique national du Canada de l'Église-Anglicane-St. Paul (1750) en borde l'extrémité opposée. Le Cénotaphe, situé entre les deux édifices, complète cette place publique.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1984
Lieu historique national du Canada de l'Hôtel-de-ville-de-Liverpool
Queens, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de l'Hôtel-de-Ville-de-Liverpool est un grand édifice de bois de style néoclassique. Il se compose d'un bloc rectangulaire central de deux étages et demi, avec des rajouts à l'arrière. Cet ancien hôtel de ville, qui sert maintenant de musée et de théâtre, est situé sur la rue Main à Liverpool, en Nouvelle-Écosse. Il est relativement en retrait de la rue, si bien qu'on a pu installer devant l'édifice un monument aux morts de guerre et un mât porte-drapeau.

La valeur patrimoniale de ce lieu a trait à ses liens historiques avec la ville de Liverpool, tels qu'illustrés par son site, son emplacement, sa conception, sa forme et ses matériaux. L'hôtel de ville de Liverpool a été conçu pour contenir toute une gamme de fonctions communautaires, y compris non seulement des bureaux municipaux, mais aussi la bibliothèque municipale, le registre des actes du comté de Queens, et un opéra. Sa taille et sa conception formelle illustrent la pérennité de l'importance de Liverpool comme centre commercial au tournant du siècle. L'édifice se caractérise par sa décoration d'inspiration classique et ses proportions, ainsi que par sa construction en bois, rare pour les hôtels de ville de cette taille du début du XXe siècle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada des Îles-Canso
Canso, Nouvelle-Écosse

Emplacement d'un centre de pêche, du XVIe au XVIIIe siècle.

Le lieu historique national du Canada des Îles-Canso comprend un groupe d’îles situées au large de la pointe orientale de la partie continentale de la Nouvelle-Écosse, avec un accès facile aux bancs de pêche hauturière. Le lieu se compose de l’île Grassy, qui est reliée à l’île George par une plage de galets. Il comprend également l’île Picatiqui qui était reliée à l’île George jusqu’en 1779, année où un chenal a été ouvert entre les deux îles. Ces trois îles ont été, à diverses époques, connues sous le nom d’île Canso, Grande Île de Canso, îles Canso, Petites et Grandes Îles Canso, île Canso et cap Ann, îles Canso et Binney. Plusieurs îlots sont aussi inclus dans le site. Ils se trouvent au nord des trois plus grandes îles dans un secteur que l’on appelait « Back of the islands ». Les eaux entre les îles offrent des mouillages abrités. Le lieu comprend le lieu historique national du Canada du Fort-de-l'Île-Grassy, situé sur l’île Grassy.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada des Îles-Canso tient à ses associations historiques avec l’industrie de la pêche depuis l’époque pré-européenne, et avec les batailles que se sont livrées les Français et les Anglais pour le contrôle du Canada, comme le montre la combinaison des éléments naturels et des vestiges des activités militaires et halieutiques qu’on y trouve.

Les îles du port de Canso ont été un grand centre de pêche de l'Atlantique nord depuis le XVIe siècle, comme ils ont offert un havre sûr aux pêcheurs. Les îles Canso, d'abord fréquentée par les Français et les Basques dans les années 1550, devint un site de pêche prospère pour la Nouvelle Angleterre durant la première moitié du XVIIIe siècle. Les pêcheurs y séchaient leurs prises avant de les envoyer en Europe et dans les Antilles. Jusqu'à sa destruction par les Français en 1744, Canso fut une des bases économiques de la Nouvelle Écosse et, pour les Anglais, le centre de la pêche à la morue. La ville de Canso perpétue cette tradition.

Les îles Canso ont aussi joué un rôle important dans les batailles entre les Français et les Anglais pour le contrôle du Canada. Par exemple, dans la première moitié du XVIIIe siècle, elle fut le théâtre de plusieurs escarmouches entre les Britanniques et les Français avec leurs alliés les Mi’kmaq. Elle fut aussi la zone d’étape de l’expédition lancée par les Britanniques contre la place forte française de Louisbourg en 1745, expédition menée par sir William Pepperrell et sir Peter Warren.

©Clara Dennis, Nova Scotion Museum, Halifax, William Dennis Collection, 1930
Lieu historique national du Canada de l'Île Chapel
Chapel Island First Nation, Nouvelle-Écosse

L'île Chapel, qui mesure environ 2 km de long sur 1 km de large, est située à l'extrémité sud-est du lac Bras D'Or, sur l'île du Cap Breton. Elle constitue une partie de la plus importante Réserve des Premières nations de l'île Chapel. Bien avant la colonisation, elle était déjà un lieu traditionnel de rassemblement et un site sacré pour la nation Mi'kmaw. La désignation a trait au paysage culturel qui comprend l'île toute entière, sur laquelle on pense qu'il y a de nombreux vestiges archéologiques et sépultures anonymes, ainsi que des signes manifestes d'une activité humaine dans sa partie sud. On y trouve de nombreuses tombes identifiées, un rocher associé à l'abbé Maillard du XVIIIe siècle, deux dépressions circulaires, un chemin de croix, des douzaines de cabines d'été et une petite église.

L'île Chapel est un des principaux lieux de rassemblement des Mi'kmaq des provinces de l'Atlantique du Canada. Selon la tradition orale mikmaw, elle a assumé cette fonction depuis bien avant les premiers contacts avec les Européens. Au XVIIIe siècle, les missionnaires français ont établi des missions catholiques romaines. Le plus connu d'entre eux était l'abbé Maillard. Les missions encore en activité sur l'île Chapel sont au centre de l'importance spirituelle de l'île. Le rassemblement annuel de la fin juillet pour la fête de Sainte-Anne attire des Mi'kmaq venant de tous les coins des provinces de l'Atlantique. On considère toujours que l'île Chapel est un endroit d'une grande spiritualité qui est le berceau culturel des peuples Mi'kmaq.
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©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada

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©Georges Island, Geordie Lounsbury, 2007


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Île-Georges
Halifax, Nouvelle-Écosse

Ouvrages de défense du port de Halifax; comprenant le fort Charlotte.

Le lieu historique national du Canada de l’Île-Georges est un labyrinthe d’ouvrages militaires constituant un élément essentiel de la défense navale du port d’Halifax. Ces ouvrages s’élèvent sur une petite île située en plein coeur du port, directement face à ce qui est aujourd’hui le secteur riverain d’Halifax.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de l’Île-Georges se reflète dans son emplacement géographique et stratégique au coeur de l’un des plus beaux ports naturels au monde ainsi que dans la diversité des ouvrages militaires réalisés aux XVIIIe, XIXe et XXe siècles pour la défense du port intérieur. Le paysage culturel de l’île témoigne des changements importants survenus dans la stratégie et la technologie défensives par l’emplacement, la forme et les matériaux tels que trouvés des ensembles de bâtiments historiques, des ouvrages du génie, des fortifications, des sentiers, des éléments de paysage et des vestiges au-dessus et au-dessous du sol et dans l’eau.

La construction des ouvrages défensifs sur l’île Georges a débuté à la fondation d’Halifax en 1749. D’importants travaux de réfection ont eu lieu, entre autres, de 1794 à 1812 (escarpe en maçonnerie reliant les batteries nord et sud, tour Martello en pierre - pièces à âme lisse), de 1864 à 1869 (construction du fort Charlotte, doté de canons-bouches rayés), de 1870 à 1879 (période de la mine sous-marine) et en 1902 (période des munitions à charge séparée). L’île a continué de jouer un rôle militaire dans les efforts de guerre du Canada pendant les deux guerres mondiales. L’île Georges a été désignée lieu historique national en 1960 et a depuis fait l’objet de travaux de conservation.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Réserve de parc national du Canada de l'Île de Sable
Sable Island, Nouvelle-Écosse

Une île sablonneuse sauvage, balayée par le vent, se trouve au large dans l’Atlantique Nord, sa forme de croissant caractéristique émergeant du vaste océan. Isolée et lointaine, l’île de Sable est l’une des îles les plus distantes des côtes du Canada. Des dunes mouvantes, parmi les plus grandes dans l’est du Canada, dominent le paysage. Les célèbres chevaux sauvages de l’île de Sable errent librement, alors que la plus grosse colonie de reproduction de phoques gris au monde fréquente les longues plages. Des étangs témoignent de la présence d’une lentille d’eau douce, essentielle au maintien de la vie, flottant sous l’île. Des plantes, oiseaux et insectes, dont certains ne se trouvent nulle part ailleurs sur terre, se sont adaptés à la vie sur l’île de Sable.

L’île de Sable a une longue et fascinante histoire humaine qui couvre plus que quatre siècles. Plus de 350 navires s’y sont échoués en raison de la mer agitée, du brouillard et des barres de sable submergées qui entourent l’île, ce qui a valu à cette dernière le surnom de « cimetière de l’Atlantique ». La première station de sauvetage au Canada, établie en 1801, a été construite sur l’île de Sable. C’est un endroit où s’émerveiller devant la survie dans un environnement inhospitalier.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2005
Lieu historique national du Canada de l'Îlot-Granville
Halifax, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de l’Îlot Granville est situé dans la partie sud du centre ville d’Halifax, en Nouvelle Écosse. Il consiste en un ensemble de 19 bâtiments, la plupart datant de la fin du XIXe siècle, construits et aménagés sensiblement de la même manière et présentant une façade de brique ou de pierre et des finitions de stuc. La majorité de ces bâtiments hébergent un commerce au rez de chaussée, et la façade de certains d’entre eux est agrémentée d’ornementations en fonte. De nos jours, les bâtiments font partie du Nova Scotia College of Art and Design (NSCAD).

Au XVIIIe siècle et pendant la majeure partie du XIXe siècle, à l’époque où Halifax est au cœur de la distribution et de l’échange des marchandises, la rue Granville est une importante voie commerçante. En septembre 1859, un incendie ravage une grande partie du centre ville. Les bâtiments détruits sont rapidement reconstruits, et l’endroit commence à se faire connaître pour sa concentration de magasins de fantaisies, de merceries et d’autres commerces spécialisés principalement dans les tissus et articles de mercerie.

Reconnues pour leur style d’inspiration italienne, les façades de l’îlot Granville sont souvent recouvertes de brique ou de pierre, mais parfois de stuc, ou sont mêmes parées d’ornementations en fonte. Les bâtiments, généralement de quatre ou cinq étages, comportent des éléments architecturaux d’inspiration italienne comme des fenêtres cintrées, des avant toits, des surfaces travaillées avec soin et des bas reliefs. Un bâtiment composé exclusivement de béton (l’édifice Bell) a été érigé sur la rue Granville vers 1904; il constitue l’un des plus anciens bâtiments en béton en Nouvelle Écosse.

Ce lieu a une valeur patrimoniale en raison du rôle qu’il a joué dans l’histoire de la revitalisation et de la conservation urbaines dans les années 1970. En 1971 et 1972, une vaste initiative de rénovation urbaine, visant à créer des espaces pour les commerces et le NSCAD, a remodelé le centre ville d’Halifax. L’objectif était de moderniser l’endroit tout en assurant son authenticité, notamment en conservant de nombreux escaliers d’époque et éléments architecturaux, ainsi qu’en préservant les murs de lattes et le béton apparent de l’édifice Bell.

©Halifax Public Gardens, Ndh, 2007
Lieu historique national du Canada des Jardins-Publics-d'Halifax
Halifax, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada des Jardins publics de Halifax est l'un des rares jardins de style victorien préservés au Canada. Il est situé au centre-ville de Halifax, en Nouvelle-Écosse, et les habitants de la ville aiment s'y promener pour se détendre. Malgré l'évolution de la végétation et les dommages causés par les intempéries, la conception d'origine du XIXe siècle demeure pratiquement intacte, notamment les massifs du type mosaïque, les feuillages exotiques, les magnifiques fleurs victoriennes, les espèces subtropicales et les essences d'arbres, les allées en zigzags, les plates-bandes géométriques, les statues commémoratives, ainsi qu'un kiosque à musique qui perpétuent les traditions de cette époque.

Les Jardins publics de Halifax ont été désignés lieu historique national parce qu’ils constituent un des rares exemples préservés de jardin public de style victorien. La valeur patrimoniale de ce lieu a trait à sa vocation inchangée de jardin public, et au fait qu'il est un exemple de l’architecture paysagère de type « jardinesque » de l’ère victorienne et de ses traditions en matière de plantation.

Les Jardins publics de Halifax ont été créés en 1874, suite à la fusion de deux jardins : le jardin de la Nova Scotia Horticultural Society (conçu en 1837) et un parc public adjacent (ouvert en 1866). Robert Power a été engagé en 1872 à titre de surintendant du parc. Il a dessiné un plan axial symétrique dont s’inspire la conception globale du site. Au fil des ans, il a supervisé l’installation d'un kiosque à musique (conçu par l'architecte Henry Busch), de fontaines, de statues et de portes en fer forgé. En outre, il a créé une mosaïculture, composée principalement de fleurs annuelles, et a réaménagé l'étang Griffin pour qu’il serve d’habitat à la sauvagine. Il a également commencé à planter des essences remarquables, notamment beaucoup d'espèces exotiques et semi-tropicales. Tous les éléments du jardin sont reliés par des allées sinueuses recouvertes de gravier et encadrées par des arbres matures et de larges trottoirs servant de zone tampon entre le parc et la ville.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada Kejimkujik
Kejimkujik National Park of Canada, Nouvelle-Écosse

Important paysage culturel mi'kmaq.

Le lieu historique national du Canada Kejimkujik est une aire protégée au centre du grand paysage culturel mi’kmaq de Kespukwitk, un des sept districts traditionnels des Mi’kmaq. Il comprend 404 kilomètres carrés de terres et d’eau dans la partie sud-ouest centrale du parc national du Canada Kejimkujik, en Nouvelle-Écosse. Ce paysage culturel associé au peuple mi’kmaq renferme 38 sites autochtones, quatre sites de pétroglyphes, trois villages et un cimetière.

La valeur patrimoniale de Kejimkujik réside dans sa vaste gamme d’éléments culturels qui témoignent du lien de longue date unissant les Mi’kmaq et l’environnement naturel de leur territoire.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2007


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2007


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2007
Lieu historique national du Canada King's College
Windsor, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada King’s College est situé au sud de la rivière Avon à Windsor, en Nouvelle-Écosse. L’emplacement a été choisi en raison de sa situation à l’écart des grandes villes, et en raison de la présence de nombreux Néo-Écossais influent qui étaient propriétaires de maisons dans les environs. King's College est désigné en 1923 et abrite, encore aujourd’hui, un établissement d’enseignement composé de la King’s-Edgehill School, de quelques éléments paysagers, de bâtiments scolaires de l’époque, des bâtiments pour le personnel, et des résidences d’étudiants. Le site comprend le pavillon Alexandra, la chapelle commémorative Hensley, le Convocation Hall ainsi que les maisons Buckle et Marshall.

L’Université King’s College a été fondée par le révérend Charles Inglis, le premier évêque de la Nouvelle-Écosse, de même que par d'autres Loyalistes de l’Empire-Uni anglicans à Windsor, en Nouvelle-Écosse, en 1789. Il s’agit de la première université établie dans un dominion britannique étranger. Après la Révolution américaine, la question de l’éducation soulevait de grandes inquiétudes. Alors qu’il y avait à New York, en Nouvelle-Angleterre et dans d’autres États américains plusieurs universités, il n’existait aucun établissement d’enseignement supérieur dans les autres colonies britanniques. King’s College a été établi afin d’éviter que les jeunes hommes doivent quitter et poursuivent leurs études à l’étranger. En 1802, King’s College a obtenu une charte royale du roi George III. Les diplômés de l’université occupaient alors des postes privilégiés au sein du gouvernement ou de l’armée, en droit, dans la vie politique et dans le monde littéraire. Depuis sa fondation, le collège a également été l'établissement d'enseignement principal pour les membres du clergé dans les provinces Maritimes.

Construit entre 1861 et 1863, Convocation Hall est le plus vieux bâtiment subsistant sur le campus d’origine. Il est situé dans un lieu isolé, afin d’être à l’abri des incendies. Le bâtiment a abrité le musée et la bibliothèque du King’s College de 1863, jusqu’en 1923, année du déménagement de l’établissement vers Halifax.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1970
Lieu historique national du Canada Ladies' Seminary
Wolfville, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada Ladies’ Seminary, aussi connu sous le nom de Seminary House, est situé au coeur du campus de l’Université Acadia à Wolfville, en Nouvelle-Écosse. Le site est constitué d’un bâtiment en forme de « L » de trois étages et demi, de style Second Empire, qui comporte un haut toit en mansarde agrémentée de pignons et de lucarnes ainsi que des façades légèrement en saillie. Construit en 1878, le Ladies' Seminary est le plus vieil établissement au pays lié à l’éducation supérieure des femmes. Avant l’inauguration en 1914 d’une résidence universitaire réservée aux femmes, il accueillait toutes les étudiantes de l’Université Acadia.

Le Ladies' Seminary, aujourd’hui appelé Seminary House, illustre une étape clé de la lutte pour l’égalité des femmes au Canada et leur admission aux études universitaires. Inauguré en 1878, le bâtiment a logé les femmes qui étudiaient à l’Université Acadia dès leur admission aux programmes d’études postsecondaires en 1881, et ce, jusqu’à l’ouverture, en 1914, d’une résidence séparée réservée aux femmes. À l’origine, le Ladies’ Seminary a été construit pour abriter l’Acadia Ladies’ Seminary, une école secondaire destinée aux jeunes filles et affiliée à l’Université Acadia. C’est aussi à cet endroit que s’enseignaient certains programmes – tels que les arts et la musique – qui, à l’Université Acadia, étaient considérés comme des disciplines nettement « féminines ». Le Ladies’ Seminary témoigne également des balbutiements de l’éducation des femmes, notamment en raison de l’emplacement du bâtiment sur le campus, de la qualité de ses aménagements intérieur et extérieur, et de la nature de ses installations. Ces trois éléments traduisent le caractère distinct de l’éducation postsecondaire des femmes au Canada dans le dernier quart du XIXe siècle.

Au XIXe siècle, les campus étaient aménagés de manière à ce que l’emplacement et l’importance visuelle des bâtiments reflètent fidèlement les rôles sociaux traditionnels de l’époque. C’est pourquoi le Ladies' Seminary a été placé, derrière le bâtiment principal de l’université et au sud de celui-ci, où il a été largement caché du public par des arbres. Cette façon d’organiser les bâtiments illustrait les points de vue contemporains quant à l’importance relative de l’éducation des hommes et des femmes. De plus, l’extérieur du séminaire a été conçu dans une version du style second Empire adaptée aux bâtiments résidentiels; ce traitement architectural vernaculaire lie les vocations résidentielle et officielle du Ladies’ Seminary. En effet, le bâtiment principal de l’université se compose d’une vaste salle polyvalente, de salles d’enseignement et de bureaux tandis que le plan à hall central du séminaire compte une salle à manger, une cuisine et une buanderie au rez-de-chaussée; des salles de réception, une salle de musique, neuf chambres et six salons au premier étage; ainsi que douze chambres, sept salons et trois salles de musique à chacun des deux étages supérieurs.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Maison-Akins
Halifax, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Akins est une maison de dimensions modestes qui occupe un lot urbain au centre-ville de Halifax, en Nouvelle-Écosse. Le bâtiment d’un étage et demi en bardeaux de bois, construit vers 1815, évoque le style Cap Cod des maisons typiques de la région de l’Atlantique. Outre ses bardeaux de bois, la maison se caractérise par sa façade peu élevée à quatre ouvertures, surmontée de deux lucarnes et de deux grandes cheminées en brique. La maison Akins représente l’un des derniers exemples de maison du début du XIXe siècle à Halifax et, à ce titre, elle constitue l’une des plus vieilles maisons de la ville.

La valeur patrimoniale de ce lieu réside dans son association avec Thomas Beamish Akins, ainsi que dans ses éléments physiques, qui datent de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe.

La Maison Akins se distingue par sa longévité et par la conservation de ses caractéristiques originales jusqu'à aujourd'hui. Elle est représentative de la période attribuée à sa construction de par ses caractéristiques intérieures et extérieures, dont plusieurs datent de son origine et sont remarquables par leurs détails, tels que les garnitures et les éléments sculptés, plus communs dans les grandes demeures de l’époque. De plus, son revêtement extérieur en bardeaux de bois, ses lucarnes et son plan d’étage carré font de la Maison Akins l’un des premiers exemples du style architectural vernaculaire des Maritimes.

Érigée au cours du premier quart du XIXe siècle, la Maison Akins est la résidence de Thomas Beamish Akins, premier archiviste et commissaire des archives de la Nouvelle Écosse. Akins y habite de 1858 à 1891, période pendant laquelle il apporte une immense contribution à l’histoire locale et provinciale. Il recueille, à l’intention de la bibliothèque de l’Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse, de nombreux ouvrages sur l’histoire coloniale et participe à la rédaction de deux ouvrages sur l’histoire de la province. Akins figure en outre parmi les fondateurs de la Nova Scotia Historical Society, qu’il préside en 1882 et 1883. À sa mort, en 1891, l’assemblée de la Nouvelle-Écosse reconnaissait son importante contribution à la culture et à la recherche, ainsi que les services qu’il a rendus aux historiens grâce à son dévouement à l’endroit des archives historiques de la province.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2006
Lieu historique national du Canada de la Maison Black-Binney
Halifax, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Black-Binney et une maison en pierre de trois étages, simple et élégante. Elle est située près du trottoir sur une rue du centre-ville d’Halifax (Nouvelle-Écosse). Sa conception symétrique et ses finitions décoratives simples reflètent la tradition des demeures d’inspiration palladienne de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle dans l’est du Canada.

Plusieurs résidents importants, y compris l’honorable James Boyle Uniacke, Premier ministre de la Nouvelle-Écosse de 1848 à 1854, et l’évêque anglican de la province, le très révérend père Hibbert Binney, d’environ 1855 à 1887, ont été les occupants successifs de la Maison Black-Binney construite aux alentours de 1819 pour le marchand et politicien John Black. Cette maison était grande pour l’époque et ses finitions étaient d’un très haut niveau, avec du granite finement taillé sur la façade, une rampe en fer forgé le long de l’escalier de l’entrée, les petits carreaux de la porte d’entrée et, à l’intérieur, les ouvrages de bois fin et de plâtre de belle exécution. Ses fenêtres à guillotine et placées de façon symétrique, le toit bas à quatre versants et l’entrée centrale la situent dans la tradition des interprétations vernaculaires du style palladien, populaire dans les demeures des classes moyennes et supérieures de l’époque.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1980
Lieu historique national du Canada de la Maison-Chapman
Fort Lawrence, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Chapman consiste en une maison à deux étages en brique rouge, de forme géorgienne typique des fermes prospères de la côte est du XVIIIe siècle.

La maison, qui est située au Fort Lawrence (Nouvelle-Écosse), se dresse sur une butte qui donne sur le marais du Havre-Aubert et sur la rivière LaPlanche.

La Maison Chapman a été désignée lieu historique national du Canada parce qu’elle conserve sa forme de base et beaucoup des détails des fermes prospères de la fin du XVIIIe siècle.

La maison, construite par Charles Dixon et William Chapman Junior pour le major Thomas Chapman, s’inscrit dans un style vernaculaire classique et britannique de la fin du XVIIIe siècle. Chapman, qui comptait parmi les immigrants anglais à s’être installés dans cette région dans les années 1770, se livrait à l’agriculture dans les marais fertiles déjà mis en valeur par les Acadiens.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2006
Lieu historique national du Canada de la Maison-Henry
Halifax, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Henry est une maison en pierre de deux étages et demi, bâtie au début du XIXe siècle. Située à la limite avant du lot, à l’extrémité du centre-ville d’Halifax, la maison Henry se distingue par son toit à pignon avec une cheminée, son portique d’entrée couvert d’un côté, la variété de fenêtres à guillotine à multiples carreaux ainsi que la pierre de taille en granite de la façade et le grès ferrugineux d’aspect brut sur les murs pignons.

Avec son hall latéral et son parement extérieur de granite et de grès ferrugineux, la maison Henry est typique des résidences construites pour l’élite au début du XIXe siècle en Amérique du Nord britannique. William A. Henry, favorable à l’unification des provinces de l’Amérique du Nord britannique, et l’un des cinq délégués désignés pour représenter la Nouvelle-Écosse à la Conférence de Charlottetown, a habité cette maison à l’époque de la Confédération canadienne.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national de la Maison Jonathan McCully
Halifax, Nouvelle-Écosse

La Maison Jonathan-McCully est une belle maison en rangée de deux étages et demi, à revêtement en stucco et d'inspiration italienne, située sur un étroit lotissement urbain du centre-ville de Halifax, en Nouvelle-Écosse.

La Maison Jonathan-McCully a été désignée lieu historique national du Canada parce que Jonathan McCully (1809-1877), un Père de la Confédération, y a habité de 1863 à sa mort survenue le 2 janvier 1877; elle constitue un exemple bien préservé de maison en rangée construite au milieu du XIXe siècle, et atteste la vie urbaine à l'époque précédant la Confédération.

La valeur patrimoniale de ce lieu a trait à ses liens historiques avec Jonathan McCully et aux caractéristiques physiques qui attestent sa conception simple d’inspiration italienne et qui en font un modèle de maison en rangée urbaine de la haute bourgeoisie au XIXe siècle. Cet édifice, construit à la fin des années 1850, a été soigneusement restauré dans les années 1990.

©Tourism, Culture and Heritage, Province of NS/Province de N-É, 2004
Lieu historique national du Canada de la Maison-Knaut-Rhuland
Lunenburg, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Knaut-Rhuland est situé au cœur de la ville de Lunenburg. Il s'agit d'une maison très formelle à ossature de bois d'inspiration classique. Cet édifice vernaculaire revêtu de planches à clins affleure la rue. L'escalier double qui accède à l'entrée centrale lui confère un air de grandeur.

Cette maison attrayante, construite aux environs de 1793, est un des premiers excellents exemples au Canada de classicisme britannique exprimé dans une résidence. Ses proportions équilibrées et ses ornements formels annoncent les maisons plus ouvragées bâties au cours des décennies suivantes. Le plan avec une entrée centrale et les motifs classiques de l'intérieur reflètent l'harmonie extérieure de la maison. Ses deux premiers propriétaires, le marchand Benjamin Knaut, et le marin Conrad Rhuland, lui ont donné son nom. Au fil des ans, son aménagement a été légèrement modifié pour tenir compte de l'évolution des besoins, et elle a notamment été subdivisée en deux appartements pendant une courte période. Mis à part la modernisation de l'électricité et de la plomberie, la maison a été remise dans son état initial dans les années 1980. La maison est maintenant un site historique ouvert au public.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada Marconi
Table Head, Nouvelle-Écosse

Emplacement de la première station de radiotélégraphie au Canada utilisée par Marconi.

Le lieu historique national du Canada Marconi marque l’endroit isolé, où Guglielmo Marconi a reçu le premier message télégraphique transatlantique, à Table Head, dans la municipalité régionale du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse. Il est situé sur un plateau, au-dessus de hautes falaises qui surplombent l’océan Atlantique et on y trouve les vestiges de deux tours télégraphiques qui soutenaient alors l’antenne de Guglielmo Marconi ainsi que les murs de fondation de son local de réception et de la centrale.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada Marconi tient à son association historique avec les travaux de Guglielmo Marconi, comme le montre le paysage culturel qui subsiste encore. Cette valeur réside dans l’aménagement et la disposition du site et dans les vestiges archéologiques des activités de Guglielmo Marconi qu’il contient toujours.

Guglielmo Marconi s’est servi de ce site pour sa première installation de recherches et de transmissions commerciales, de 1902 à 1904, avant d’aller installer son siège ailleurs. C’est à cet endroit qu’il a reçu et envoyé le premier échange de messages radio au-dessus de l’océan Atlantique. La station construite en 1902 comprend quatre tours en bois hautes de 64 mètres, disposées sur une étendue de terrain de 64 mètres carrés de forme carrée, soutenant une antenne en fils de cuivre de forme pyramidale inversée. Au milieu de la place, une salle de réponse et une centrale ont été construites ainsi qu’une résidence pour les cadres supérieurs, à l’extrémité sud du site. En 1904, ces installations ont été démontées et transférées dans un endroit plus grand situé entre Glace Bay et Port Morien.

©Canadian Register of Historic Places, 2006
Lieu historique national du Canada du N.C.S.M Sackville
Halifax, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada du N.C.S.M. Sackville est une corvette de classe Flower de construction canadienne, actuellement à quai dans le centre-ville d’Halifax, en Nouvelle-Écosse. Il s’agit d’un bateau à vapeur, armé, à une seule hélice. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, les alliés ont utilisé ces petits navires de combat comme navires d’escorte de convoi. La reconnaissance officielle fait référence au navire lui-même. Le N.C.S.M. Sackville est une des dernières corvettes de classe Flower connues. Ces corvettes conçues pour une production en série dans de petits chantiers navals furent créés selon le plan de l’Amirauté britannique qui s’inspirait d’un baleinier. Les navires de cette catégorie ont joué un rôle important dans la bataille de l’Atlantique. En décembre 1941, le N.C.S.M. Sackville a été mis en service pour escorter des convois entre Terre-Neuve et l’Irlande du Nord. Dans la nuit du 3 au 4 août 1942, alors qu’il escortait un convoi faisant route vers l’est dans un brouillard épais, le N.C.S.M. Sackville a engagé le combat avec trois U-boots allemands. Le lieutenant Alan Easton et son équipage ont gravement endommagé un sous-marin, en ont touché un autre et en ont attaqué un troisième aux grenades sous-marines. Cet exploit a valu la Croix du service distingué (DSC) au lieutenant Easton et une mention élogieuse à l’équipage. Après d’autres combats en septembre 1943, le N.C.S.M. Sackville a été redéployé comme navire-école pour officiers en 1944, et désarmé pour être mis en réserve en 1945. Il a repris du service en 1952 et a appuyé la recherche océanographique, hydrographique et halieutique pendant les 30 années suivantes. En 1982, le bateau a cessé son service dans la Marine royale du Canada et, en 1983, il a été transféré à la Canadian Naval Corvette Trust. Il a été restauré selon sa configuration de 1944 et il est maintenant ouvert au public.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Palais-de-Justice-du-Comté-d'Annapolis
Annapolis Royal, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada du Palais-de-Justice-du-Comté-d'Annapolis est un élégant immeuble de style palladien. Situé bien en vue sur une des deux artères importantes d'Annapolis Royal, il s’érige sur une fondation surélevée en pierre rustiquée. Il possède une façade symétrique ornée d'un imposant portique central et est recouvert d'un toit en croupe élégamment incurvé.

La valeur patrimoniale de ce lieu a trait à ses liens historiques tels que l'attestent sa conception et sa teneur historique. Cet édifice, un des plus anciens palais de justice du Canada, a été construit en 1837, puis agrandi en 1922-1923. Ayant conservé sa vocation originale, il perpétue la présence locale de la justice britannique, qui remonte à 1721. Son constructeur, Francis LeCain, l'a conçu en collaboration avec le grand jury du comté, une pratique courante en Nouvelle-Écosse au début du XIXe siècle. Sa façade symétrique, avec portique central à colonnes surélevé, est un trait du style palladien, et typique des palais de justice construit à cette époque dans l'Empire britannique. Il est situé bien en évidence dans le voisinage de bâtiments des XVIIIe et XIXe siècles, et rehausse le cachet historique d'Annapolis Royal.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1987
Lieu historique national du Canada du Palais de justice du comté d'Antigonish
Antigonish, Nouvelle-Écosse

Le palais de justice du Comté d’Antigonish est situé dans la ville d’Antigonish, sur le rivage nord-est de la partie continentale de la Nouvelle-Écosse. Conçu selon un style vernaculaire simple, le palais de justice consiste en un bâtiment à charpente en bois symétrique. Il se distingue par sa façade qui ressemble à celle d’un temple néo-grec, constitué d’un portique à fronton soutenu par quatre grandes colonnes cannelées. La prison du comté, en pierre, est attenante à l’arrière.

En 1981, le palais de justice du Comté d’Antigonish a été désigné « lieu historique national » du Canada parce qu’il est un des meilleurs exemples néo-écossais des palais de justice typiques des provinces maritimes du milieu du XIXe siècle.

Les palais de justice érigés en Nouvelle-Écosse vers le milieu du XIXe siècle étaient de petits édifices en bois composés d’une grande salle d’audience, du cabinet d’un juge, du bureau de l’avocat, ainsi que des pièces pour les petits et les grands jurys. Il s’agissait de petits bâtiments à charpente de bois, avec des motifs décoratifs néo-classiques qui leur conféraient la majesté monumentale qui sied aux tribunaux. Le palais de justice d’Antigonish en est un bon exemple. Il a été dessiné et construit en 1855 par Alexander McDonald, charpentier local. Le bâtiment, qui a survécu à un gros incendie en 1945, a fait l’objet de modifications et de rénovations. Il abrite toujours un palais de justice.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Palais-de-Justice-d'Halifax
Halifax, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada du Palais-de-Justice-d'Halifax est un édifice imposant en pierre de style néo-classique, qui date du milieu du XIXe siècle. Il est situé sur le chemin Spring Garden, au cœur du centre ville historique d’Halifax, en Nouvelle-Écosse. Légèrement en retrait de la rue, le bâtiment symétrique en grès de trois étages se distingue par son toit à pente faible, sa partie centrale en saillie avec de riches décorations et des colonnes toscanes.

La valeur patrimoniale de ce lieu a trait à son emplacement, à sa situation géographique et au fait que son architecture imposante évoque physiquement le système judiciaire. Le palais de justice est situé au cœur du centre ville d'Halifax, près de plusieurs autres édifices historiques, y compris l'Hôtel du gouverneur, la Basilique St. Mary et l'Ancien cimetière, tous des lieux historiques nationaux du Canada.

Conçu par l'architecte de Toronto Williams Thomas, ce palais de justice est une imposante structure en grès, de style néo-classique, avec des ornements à l'italienne. La sélection de Thomas, architecte de renom à l’époque, montre le désir d’ériger un bâtiment digne de la ville, de la province et de l’institution judiciaire qu’il représente. Ce bâtiment, construit de 1858 à 1860, abritait de façon permanente la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse, avec deux salles d'audience, des cabinets de juges, un bureau d'enregistrement des actes et une bibliothèque de droit. Suite à l'établissement des cours de comté en 1875, une nouvelle aile a été ajoutée au bâtiment en 1881 pour y accueillir la Cour du comté d’Halifax. D'autres ailes ont été ajoutées en 1908 et en 1930 pour abriter d'autres salles d'audience et des espaces à bureaux. Lors de la construction de nouveaux tribunaux en 1971, l'édifice est devenu la bibliothèque du gouvernement provincial. Il a été restauré en 1985 pour servir de palais de justice à la Cour provinciale de la Nouvelle-Écosse.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, P. Muise, 1999
Lieu historique national du Canada du Palais-de-Justice-et-Prison-du-Canton-d'Argyle
Tusket, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada du Palais-de-Justice-et-Prison-du-Canton-d'Argyle est un édifice en bois de deux étages, simple mais élégant, construit de 1802 à 1805 d'après les temples de la Nouvelle-Angleterre. L'édifice, qui est situé à l'intersection de l'autoroute 3 et de la rue Court à Tusket, en Nouvelle-Écosse, abrite maintenant un musée et des archives.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada du Palais-de-Justice-et-Prison-du-Canton-d'Argyle réside dans son âge, la représentation de ses fonctions d'origine et la qualité de son architecture.

Le palais de justice et prison du canton d'Argyle a été construit de 1802 à 1805 pour qu'on y tienne les séances générales sur la paix pour le district de Yarmouth et d'Argyle. Agrandi en 1833, puis en 1870, l'édifice a atteint trois fois sa taille d'origine. La prison a fermé ses portes en 1924, et le palais de justice en 1944. De 1945 à 1976, le bâtiment a abrité les bureaux de la municipalité d'Argyle, jusqu'à sa restauration en 1982. Depuis 1983, il est géré à titre de lieu patrimonial, de musée et d'archives.

©Nova Scotia Museum/ Musée de Nouvelle-Écosse,
Lieu historique national du Canada des Pétroglyphes-de-Bedford
Halifax, Nouvelle-Écosse

Site de pétroglyphes d'importance spirituelle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J.P. Jérôme, 1991
Lieu historique national du Canada de Port-Royal
Port Royal, Nouvelle-Écosse

Établissement français datant de 1605; édifices reconstruits.

Ce lieu est une reconstruction de bâtiments datant du début du XVIIe siècle qui évoquent l'ancienne colonie de Français qui ont longtemps habité la côte. Par le biais d'interprètes en costume et de démonstrations, les visiteurs peuvent découvrir Port-Royal, un des premiers établissements européens de l'Amerique du Nord. Les visiteurs peuvent aussi admirer le paysage splendide de la rivière Annapolis et du bassin.

Le lieu historique national du Canada de Port-Royal, groupe d’édifices en bois entouré d’une palissade, est une réplique historique d’un fort français du début du XVIIe siècle. L’habitation est située sur la rive nord du bassin d’Annapolis, de l’autre côté de l’île Goat.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de Port-Royal tient aux édifices reconstruits qui illustrent une première tentative de colonisation par les Français et qui sont un exemple d’une approche de la conservation du patrimoine datant du début du XXe siècle. Le lieu historique national du Canada de Port-Royal a été construit en 1939.

©Province House, Jimmy Emerson, 2010
Lieu historique national du Canada Province House
Halifax, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada Province House est un imposant édifice public de trois étages en grès situé sur un terrain paysager clôturé comprenant un jardin et des monuments, dans le coeur historique de Halifax, en Nouvelle-Écosse. Cet édifice, construit de 1811 à 1819 pour servir de siège au gouvernement de la Nouvelle-Écosse, est un des plus beaux bâtiments de style palladien du Canada. Sa composition symétrique, ses proportions harmonieuses et ses ornements intérieurs raffinés sont des caractéristiques typiques de l'architecture classique de l'Angleterre géorgienne. L'édifice a toujours une fonction législative au sein de la province de la Nouvelle-Écosse.

À titre de plus ancien édifice législatif au Canada, Province House a été le siège d'importants débats politiques et juridiques, y compris la défense de Joseph Howe, rédacteur en chef d'un journal, contre une plainte en diffamation, qui a mené à l'instauration de la liberté de la presse, ainsi qu’à l'obtention d'un gouvernement responsable. Nous devons sa conception à l'architecte John Merrick et l'interprétation détaillée de ses plans d'inspiration palladienne au maître constructeur Richard Scott. Des armoiries royales sculptées dans la pierre par David Kinnear ont été placées au-dessus de l'entrée principale en 1819. Les chambres d'origine de la Cour suprême ont été réaménagées en 1861-1862 par l'architecte Henry F. Busch pour y loger la bibliothèque législative. Edward Elliott a effectué d'autres travaux de rénovation intérieure en 1886-1888.

Province House est un exemple sophistiqué de formule composite du style palladien adapté aux bâtiments publics du début du XIXe siècle. Sa volumétrie rectangulaire avec des façades principales au fronton et aux ailes latérales en saillie, la division tripartite de ses étages et l’emploi de l’ordre ionique romain pour accentuer l’importance de l’étage principal sont organisés dans une composition symétrique à l’échelle et aux proportions classiques. Les concepts d’ordre du style palladien se transposent également dans l’organisation spatiale intérieure et dans le programme décoratif limité et harmonieux culminant par le plâtre de l’étage principal.

©Pier 21, Jennyrotten, 2010
Lieu historique national du Canada du Quai 21
Halifax, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada du Quai 21 fait partie du quai de débarquement des immenses terminaux océaniques situés aux quais 20 à 22 du port de Halifax, près du côté ville de la route Terminal. Il comprend l’entrepôt de transit sur le quai 21, qui constitue la partie centrale de l’édifice de transit des terminaux océaniques intégrés qui, avec le Bureau Central en brique, sépare les quais 21 et 22 et sert de pavillon d’entrée aux installations. Le quai 21 est situé à l’extrémité nord de la jetée et des quais qui constituent le port public de Halifax, juste derrière l’hôtel Nova Scotian et la gare ferroviaire VIA Rail, à laquelle il a été lié à travers l'histoire. Le quai 21 sert à présent de musée de l’immigration.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada du Quai 21 tient à son association avec l’immigration au milieu du XXe siècle et au fait qu’il est un exemple du type d’édifice conçu pour les formalités d’immigration des arrivants à cette époque. Le quai 21 a été construit en 1928 pour donner au port de Halifax de nouveaux quais intégrés pour le débarquement des voyageurs. Il a été en grande partie détruit par un incendie et reconstruit en 1944. Les nouveaux locaux correspondent à une nouvelle rationalisation des formalités d’immigration au milieu du XXe siècle. De 1945 à 1960, il a été témoin de la vague massive d’immigration européenne au Canada après la Deuxième Guerre mondiale, y compris l’arrivée des épouses de guerre, événement d'importance historique nationale commémoré par une plaque à cet endroit. Le quai 21 a été fermé en 1971 et, depuis, il a été réhabilité par la Pier 21 Society, qui en a fait un musée de l’immigration.



©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Redoute-York
Halifax, Nouvelle-Écosse

Pricipale défense côtiere du port de Halifax, de la Révolution américaine jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

Construite en 1793 sur un promontoire surplombant l'entrée du port, et agrandie aux XIX e et XX e siècles, la redoute York était un élément clé des ouvrages défensifs du port de Halifax. Visitez le centre du commandement de la Seconde Guerre mondiale et admirez la beauté de l'entrée du port et du littoral adjacent.

Ce lieu historique national du Canada fait partie du Complexe de défense d'Halifax.

Le lieu historique national du Canada de la Redoute-York comprend un vaste plateau dégagé du côté ouest du port intérieur de Halifax, en face de l'île McNabs, ainsi qu'une batterie de tir et des projecteurs situés près du niveau de la mer et accessibles par un sentier. La redoute renferme quelque 27 bâtiments et structures connexes ainsi que de l'armement mis en place sur plus de 150 ans. La partie supérieure de la redoute surplombe les falaises boisées et domine l'entrée du port d'Halifax qu'elle protège depuis la fin du XVIIIe siècle.

La redoute York a été déclarée lieu historique national pour son rôle évolutif dans le cadre du système de défense d'Halifax assurant la protection des principales stations navales de l'Empire britannique et du Canada de la fin du XVIIIe siècle à la Deuxième Guerre mondiale.

La valeur patrimoniale de la redoute York réside dans sa représentation matérielle de l'évolution historique du système de défense du port d'Halifax. Le gouvernement britannique a fait construire la redoute en 1793 comme élément des fortifications d'Halifax. Ses installations ont subi des transformations majeures en 1794, 1812-1814, 1863-1875, 1890-1899, 1940-1943. La redoute a été ouverte aux visiteurs comme lieu historique national en 1968.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1983
Lieu historique national du Canada de la Résidence-de-sir-Frederick-Borden
Canning, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de la Résidence-de-sir-Frederick-Borden est une vaste maison de style néo-Queen Anne située sur un terrain aménagé en parc à Canning, Nouvelle-Écosse.

Le lieu historique national du Canada de la Résidence-de-sir-Frederick-Borden a été désigné en 1990 parce qu'il est un exemple exceptionnel d'expression du style néo-Queen Anne dans l'architecture domestique.

La valeur patrimoniale du lieu réside dans son expression matérielle du style néo-Queen Anne, et notamment dans sa composition esthétique réussie réunissant les formes fantaisistes, la masse asymétrique et les surfaces polychromes caractéristiques du style. Entièrement revêtue de bardeaux, la résidence de sir Frederick Borden représente une variante américaine du néo-Queen Anne, soit le style «shingle», souvent associé aux bâtiments domestiques des Maritimes.

Construite en 1864, la maison est rénovée en 1902 dans le style néo-Queen Anne par la firme d'architectes Harris and Horton (William Critchlow Harris et William T. Horton) pour devenir la demeure de l'homme politique sir Frederick Borden.

Lieu historique national du Canada Sainte-Anne / Port Dauphin
Englishtown, Nouvelle-Écosse

Fondée en 1629 par le capitaine Charles Daniel, Sainte-Anne fut l'une des premières missions jésuites. Base navale fortifiée sous le nom de Port-Dauphin (1713) et chef-lien de l'Ile Royale, son importance s'effaça devant Louisbourg devenue capitale en 1719.

©Department of National Defence / Ministère de la Défence nationale, 1990
Lieu historique national du Canada de la salle d'exercices de Halifax
Halifax, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de la salle d’exercices de Halifax est un édifice imposant situé en face du terrain communal du centre nord de Halifax, en Nouvelle-Écosse. La façade de cette salle d’exercices, en pierre rouge à parement brut, reprend le style roman richardsonien et se distingue par une grande porte d’entrée voûtée surmontée d’une grande fenêtre cintrée et flanquée de fenêtres cintrées plus petites ainsi que de tours d’angle de la même facture. L’intérieur de cet édifice se caractérise par une grande salle d’exercices non cloisonnée.

La salle d’exercices de Halifax, qui se distingue par son architecture imposante et fonctionnelle ainsi que son style roman richardsonien empreint d’austérité, a été conçu par Thomas Fuller, architecte principal du ministère des Travaux publics du Canada à cette époque. Ses réalisations, y compris la salle d’exercices de Halifax, ont donné aux salles d’exercices canadiennes des caractéristiques architecturales traduisant si bien leur vocation militaire qu’on les retrouve dans les plans de nombreuses installations conçues longtemps après le départ de Fuller.

La construction de la salle d’exercices de Halifax, une des plus grandes au Canada, fait suite aux demandes de la milice de Halifax qui manque d’espace pour l’entraînement d’un nombre croissant de miliciens. Les dimensions exceptionnelles du manège permettent à la milice de disposer d’un des plus grands espaces non cloisonnés au Canada. Afin de créer ce grand espace intérieur ouvert, Fuller a recours à des fermes triangulaires Fink en acier, une conception d’avant-garde puisqu’il s’agit de la première fois où des fermes entièrement métalliques sont utilisées dans la structure d’une salle d’exercices au Canada. Ce système de fermes, qui se révèle très efficace, est d’ailleurs privilégié par le gouvernement fédéral pour la plupart des grands manèges militaires construits avant la Première Guerre mondiale.

L’aménagement d’un stand de tir intérieur, de bibliothèques et de salles de cours, autre caractéristique novatrice, permettent aux miliciens de suivre des cours d’instruction en classe qui complètent les exercices et l’entraînement au tir. La salle d’exercices de Halifax comprend également une salle de billard pour les officiers ainsi que des allées de quilles pour les subalternes, et sert ainsi à la fois de centre d’entraînement complet et de cercle récréatif.

La salle d’exercices de Halifax est liée aux Princess Louise Fusiliers, formés en 1869, qui participent à l’écrasement de la rébellion de Louis Riel, de même qu’à la guerre d’Afrique du Sud et aux deux guerres mondiales.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Site-Paléo-Indien-de-Debert
Debert, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada du Site-Paléo-Indien-de-Debert est composé de cinq sites archéologiques situés dans des niches écologiques et topographiques semblables. Ils se trouvent le long du sommet de crêtes glaciaires entre des vallées de petits cours d'eau allant de la plaine Coquebid aux hautes terres Coquebid, dans le comté de Colchester, en Nouvelle-Écosse. Les lieux étaient utilisés par des chasseurs paléo-indiens entre 8 500 et 9 000 avant notre ère comme camps saisonniers où ils ont surveillé le mouvement des troupeaux de caribou et fabriqué des outils.

La valeur patrimoniale du site paléo-indien de Debert a trait à l'emplacement géographique que partagent ses sites archéologiques, à la nature des artéfacts qu'ils contiennent, ainsi qu'au fait qu’ils aident à comprendre les cultures paléo-indiennes nord-américaines. Des sites paléo-indiens sont présents à travers l’Amérique du Nord. Les paléo-indiens de Debert, de lointains ancêtres des Micmacs et d’autres populations autochtones de l’Est canadien, sont les descendants de peuples autochtones qui ont traversé le détroit de Béring possiblement pendant et après le Wesconsinien et se sont établis dans la région méridionale de l’Amérique du Nord. Depuis cette zone centrale, ils se sont dispersés ensuite vers l’est et le nord, dans les Maritimes. Les sites archéologiques de Debert, utilisés à titre de camps saisonniers par les chasseurs nomades de gros gibier, représentent l’établissement humain initial dans le Canada atlantique, vers 8500 à 9000 avant notre ère. L’occupation relativement intensive et l’indication de l’utilisation du site à des activités variées font que le site paléo-indien de Debert en est un particulier.

Le site a fait l’objet d’importantes fouilles dans les années 1960 et a été agrandi, suite à la découverte de deux autres sites d'habitation paléo-indiens. Depuis, deux sites additionnels ont été repérés, portant à cinq le nombre de sites archéologiques paléo-indiens connus sur ces terrains. Certains de ces sites ont été considérablement perturbés par les travaux de construction entrepris au XXe siècle. Faisant partie de collections remarquables en terme de dimension et de diversité, les artéfacts issus de Debert ont mené à la définition de l’expression orientale de la culture paléo-indien dans le nord-est de l’Amérique du Nord. Les sites archéologiques à Debert, présente les sites paléo-indiens les plus anciens connus et les mieux documentés du Canada Atlantique.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2006
Lieu historique national du Canada S.S. Acadia
Halifax, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada S.S. Acadia est un navire d’acier conçu spécialement pour la prise de relevés hydrographiques et actuellement amarré à un quai du centre-ville d’Halifax, en Nouvelle-Écosse. Mis à l’eau en 1913, ce vapeur à deux mâts comporte une seule cheminée et une seule hélice et présente une belle coque rivetée, une étrave verticale et un arrière à voûte aux formes arrondies.

Spécialement conçu pour le service hydrographique dans les eaux nordiques, le S.S. Acadia, après sa mise à l’eau en 1913, a pour première mission d’amorcer les travaux visant à cartographier la route maritime longeant la côte ouest de la baie d’Hudson. Sa construction marque un tournant dans la conception et l’aménagement des navires hydrographiques. Reconnu comme étant la « bête de somme » du Service hydrographique du Canada, le S.S. Acadia effectue par la suite différents travaux de cartographie marine dans le port de Churchill, puis sur la côte de la Nouvelle-Écosse, où il effectue par la même occasion une étude sur la marée dans la baie de Fundy. Ses travaux de cartographie inlcuent également le golfe du Saint-Laurent. La prise de relevés hydrographiques sur la côte de Terre-Neuve et Labrador marquera la fin de sa carrière en 1949, année d'adhésion de cette province à la Confédération. En établissant des corridors sûrs pour la navigation sur des eaux souvent sournoises, le S.S. Acadia a contribué au développement économique des régions qu’il a visitées. Par ailleurs, il a longtemps été une référence en matière d’océanographie au Canada, ayant toujours à son bord pendant ses années de service l’équipement de navigation et de sondage le plus sophistiqué disponible. Le S.S. Acadia a été mis hors service en 1969 et fait maintenant partie du Musée maritime de l’Atlantique à Halifax.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada St. Peters
St. Peter's, Nouvelle-Écosse

Poste de traite et fort français, 1650-1758.

De grandes dimensions, le lieu historique national du Canada St. Peters renferme des preuves archéologiques des XVIIe et XVIIIe siècles associés à des communautés mi’kmaq et acadiennes. St. Peter’s est situé sur la rive sud-est du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, sur l’isthme séparant la baie St. Peters, sur l’Atlantique, et le lac Bras d’Or.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada St. Peters réside dans sa situation stratégique et dans les preuves d’anciennes communautés mi’kmaq et acadiennes dont il recèle. Le lieu souligne l’importance stratégique à long terme de l’isthme étroit reliant la baie St. Peters et le lac Bras d’Or en tant que voie de transport, et commémore les preuves des établissements se trouvant le long de cette voie et qui témoignent de son importance comme point de contact entre les Mi’kmaq et les Français ainsi que comme poste français dans le cadre de la rivalité entre les nations européennes aux XVIIe et XVIIIe siècles.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Aynsley MacFarlane
Lieu historique national du Canada de la Station-de-Radiotélégraphie-Marconi
Cape Breton Regional Municipality, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de la Station-de-Radiotélégraphie-Marconi est situé sur la ligne de côte rocheuse du nord-est de la Nouvelle-Écosse, soit entre Glace Bay et Port Morien, dans la municipalité régionale du Cap-Breton. Formé d’un promontoire de près de 350 hectares (800 acres) de terres infertiles, le lieu fut l’emplacement de la première station offrant un service intercontinental régulier de radiotélégraphie.

La station de radiotélégraphie Marconi, fonctionnant avec une station sœur située à Clifden, en Irlande, a été la première à offrir un service public intercontinental régulier en 1908. Construite en 1905 et 1907, elle devenait alors la station principale, où Marconi a pu perfectionner la technologie de la télégraphie sans fil.

Il s’agissait d’une alternative au site de la première station permanente devenu trop restreignant. La station d’origine a été érigée par Gugliemo Marconi en 1902, à Table Head, sur l’île du Cap-Breton après qu’ait été démontrée, en 1901, la faisabilité de la communication transatlantique sans fil. Située plus au sud, entre Glace Bay et Port Morien, la station radiotélégraphique Marconi a cessé ses activités en 1946.

©The Canadian Mining Manual, 1896
Lieu historique national du Canada Terrains-Houillers-de-la-Nouvelle-Écosse
Stellarton, Nova Scotia

©NAC, PC 29313, c.1914
Lieu historique national du Canada Terrains-Houillers-de-la-Nouvelle-Écosse
Sydney, Nouvelle-Écosse

Groupes de ressources demeurées sur place et associées à l'industrie houillère.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Danielle Hamelin, 2007.
Lieu historique national du Canada Thinkers' Lodge
Pugwash, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique du Canada Thinkers’ Lodge est situé sur une vaste propriété qui s’avance dans le détroit de Northumberland, dans le petit village de Pugwash, en Nouvelle-Écosse. C’est dans cette villa que naît le mouvement transnational Pugwash, qui prône le désarmement nucléaire et la paix mondiale. En effet, en 1957, alors que la guerre froide atteint son point culminant, la première Conférence Pugwash sur la science et les affaires mondiales se tient à Thinkers’ Lodge, résidence d’été d’un riche homme d’affaires du nom de Cyrus Eaton.

Thinkers’ Lodge doit sa reconnaissance mondiale à la volonté d’un riche homme d’affaires et mécène, Cyrus Eaton, et à l’urgence d’aborder certains des enjeux les plus importants de notre époque. Après avoir fait l’acquisition de Thinkers’ Lodge, Cyrus Eaton la réaménage en auberge d’été dans le but de revitaliser l’économie du village de Pugwash, qui a connu des moments difficiles dans les années 1920. Mécène visionnaire, Cyrus Eaton voit dans le village isolé de Pugwash un endroit idéal où les gens de tous les horizons pourraient prendre un moment de repos, échapper à la pression du quotidien, se détendre et se ressourcer. Dans les années 1950, misant sur l’atmosphère paisible de Thinkers’ Lodge, il commence à organiser et à financer des rencontres propices à la discussion sur un large éventail de sujets, de la crise du canal de Suez au désarmement nucléaire.

En juillet 1957 se tient à Thinkers’ Lodge la Conférence Pugwash. Réunissant des scientifiques provenant de part et d’autre du Rideau de fer, cette rencontre avait pour objectif d’encourager le dialogue et la compréhension entre l’Est et l’Ouest quant à l’utilisation de la force nucléaire à des fins pacifiques et non à des fins guerrières. À défaut d’être nombreux, les participants, au nombre de vingt-deux et en provenance de dix pays, étaient extrêmement prestigieux. Trois lauréats du prix Nobel se sont rencontrés à Thinkers’ Lodge, le vice-président de l’Académie des sciences de l’U.R.S.S., un ex-directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé et l’éditeur de l’influent Bulletin of the Atomic Sciences. Certains volets non officiels de la rencontre, par exemple les repas pris au pavillon de la salle à manger et les parties de croquet sur les terrains de la propriété, ont contribué tout autant que les séances plénières au succès de l’événement. L’ambiance conviviale et détendue de Pugwash favorisa des discussions et des échanges fructueux et amèna les scientifiques à se mobiliser et à s’engager à l’égard des enjeux mondiaux et des responsabilités sociales.

©Halifax Regional Municipality / Region Municipal de Halifax, 2007
Lieu historique national du Canada de la Tour-Commémorative
Halifax, Nouvelle-Écosse

Le lieu historique national du Canada de la Tour-Commémorative, qui profite d’un emplacement spectaculaire au sommet d’une colline dans le parc sir Sandford Fleming, surplombe le centre-ville de Halifax, en Nouvelle-Écosse. L’accès à la tour de 34 mètres se fait par un escalier monumental flanqué de deux grands lions de bronze. La base de la tour est faite de moellons de grès ferrugineux de couleur grise, tandis que l’étage supérieur est paré d’un granite gris et agrémenté de fenêtres palladiennes.

Érigée en 1908, la tour commémore l’établissement du premier gouvernement représentatif dans une colonie britannique, soit celui de la Nouvelle-Écosse, en 1758. La base monolithique de la tour et les fenêtres palladiennes de l’étage supérieur illustrent à la fois le style victorien à son apogée et le classicisme édouardien, et donnent à la tour son architecture unique. Cette combinaison de styles architecturaux témoigne, à l’aube de la Première Guerre mondiale, d’une période transitoire dans les relations entre l’Empire britannique et le Canada qui veut accéder à une plus grande indépendance.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1993


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Tour-Prince-de-Galles
Halifax, Nouvelle-Écosse

Fortification en pierre de la fin du XVIIIe siècle (1796-1799).

Érigée en 1796-1797 pour protéger les batteries britanniques des Français, la tour Prince-de-Galles fut la première du genre à être construite en Amérique du Nord. L'exposition relate l'histoire de la tour et explique ses caractéristiques architecturales et son importance comme ouvrage défensif.

Ce lieu historique national du Canada fait partie du Complexe de défense de Halifax.

Le lieu historique national du Canada de la Tour Prince-de-Galles est une imposante tour ronde en pierre située dans le parc Point Pleasant, à Halifax, Nouvelle-Écosse.

La valeur patrimoniale de la tour Prince-de-Galles réside dans le fait qu’elle illustre bien un type de structure de défense, et tient à sa situation et à ses rapports avec d’autres éléments (XVIIIe-XXe siècles) des ouvrages de défense côtière du port d’Halifax. Elle a été construite par le gouvernement britannique sur les ordres d’Édouard, prince de Galles (1796-1799) pour défendre les batteries côtières de la pointe Pleasant. La tour a cessé de servir à des fins militaires au XIXe siècle et elle a été transférée aux Parcs nationaux et lieux historiques nationaux en 1936. Elle a été déclarée lieu historique national en 1943, puis restaurée et ouverte au public en 1978.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada Vieux-Temple-de-Barrington
Barrington Head, Nouvelle-Écosse

Le Lieu historique national du Canada du Vieux-Temple-de-Barrington est un exemple exceptionnel préservé d’un temple érigé en Nouvelle-Angleterre et dans les provinces atlantiques du Canada à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècles. Cet édifice, situé à Barrington en Nouvelle-Écosse, sert à la fois à des fonctions religieuses et à des fonctions civiles. L'ossature de bois de cet édifice, simple mais magnifiquement construite, est dans le style classique vernaculaire de l'époque. Malgré les modifications qui y ont été apportées au fil des ans, il a conservé une excellente intégrité.

Construit en 1765 par des colons de Nouvelle-Angleterre, ce temple a servi de centre religieux et civique du comté de Barrington pendant près d’un siècle, accueillant toutes les confessions chrétiennes. Par la suite, il a servi essentiellement à des fins religieuses jusqu'à ce qu'on le transforme en musée à la fin du XXe siècle. Son extérieur, recouvert de planches à clins, tout comme son intérieur, avec sa chaire faisant face à la porte centrale, entourée de bancs et d'une tribune, imitent les temples très répandus en Nouvelle-Angleterre. Son apparence simple reflétait volontairement le rejet puritain des richesses de ce monde.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Parc national du Canada des Hautes-Terres-du-Cap-Breton
Siège social: Ingonish Beach, Nouvelle-Écosse

Pays de la route Cabot Trail, bordée de falaises spectaculaires.

Le parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton est reconnu pour ses hautes terres et ses paysages côtiers d'une beauté spectaculaire. Des falaises abruptes et de profondes vallées fluviales découpent le plateau boisé qui borde l'océan Atlantique. Un tiers du fameux Cabot Trail, route panoramique de réputation internationale, traverse le parc national le long de la côte et domine les hautes terres.

En raison du climat maritime frais et du paysage accidenté, le parc renferme une association unique d'habitats de forêts acadienne, boréale et taïga, incluant des forêts anciennes d'importance internationale.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Parc national du Canada Kejimkujik
Siège social: Annapolis County, Nouvelle-Écosse

Parcours et portages historiques de canot à l'intérieur des terres en Nouvelle-Écosse.

Un monde de merveilles naturelles et culturelles vous attend au parc national et lieu historique national Kejimkujik de Parcs Canada, le seul site de Parcs Canada portant la double désignation de parc national et lieu historique national.

À Kejimkujik, la nature est à son meilleur. Campez dans un magnifique emplacement de camping boisé ou en milieu sauvage éloigné, et écoutez le chant du huard. Découvrez les parcours de canot traditionnels et les pétroglyphes des Mi’kmaw, et nagez dans les eaux chaudes du lac Kejimkujik. N'oubliez pas de visiter Kejimkujik Bord de mer. Vous serez charmé par l'eau turquoise, le sable blanc et les phoques lézardant au soleil sur les rochers tout près.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Réserve de parc national du Canada de l'Île de Sable
Siège social: Sable Island, Nouvelle-Écosse

Une île sablonneuse sauvage, balayée par le vent, se trouve au large dans l’Atlantique Nord, sa forme de croissant caractéristique émergeant du vaste océan. Isolée et lointaine, l’île de Sable est l’une des îles les plus distantes des côtes du Canada.

L’île de Sable a une longue et fascinante histoire humaine qui couvre plus que quatre siècles. Plus de 350 navires s’y sont échoués en raison de la mer agitée, du brouillard et des barres de sable submergées qui entourent l’île, ce qui a valu à cette dernière le surnom de « cimetière de l’Atlantique ». La première station de sauvetage au Canada, établie en 1801, a été construite sur l’île de Sable. C’est un endroit où s’émerveiller devant la survie dans un environnement inhospitalier.

ns-f.htm
Last Updated: 23-Mar-2015