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Résumés parc

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Tous les textes et photos sont la propriété de Parcs Canada ou le Répertoire canadien des lieux patrimoniaux (Sauf indication contraire) et ont été extraites de l'une ou l'autre Parcs Canada ou Lieux patrimoniaux du Canada. Les parcs avec un fond gris sont gérés par Parcs Canada.



©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Aire marine nationale de conservation du Canada du Lac-Supérieur
Siège social: Nipigon, Ontario

Présentation d'une portion du plus grand lac d'eau douce du monde abritant poissons, oiseaux, épaves, géologie, plantes et histoire de l'humanité.

Imaginez un endroit où le vent et les vagues caressent le rivage de baies abritées et un littoral accidenté qui s’étire à l’infini. Un endroit où une myriade d’épaves jonchent le fond du lac, témoignage silencieux de la puissance de la nature environnante. Les tempêtes du lac Supérieur sont légendaires et sans pitié aux dires du peuple Anishinabek, qui connaît l’endroit depuis des milliers d’années et l’a baptisé « Gitchi Gumme » ou « le grand lac ». Dans l’aire marine nationale de conservation du Lac Supérieur, vous pouvez à la fois vous perdre et vous retrouver, car cet endroit est si vaste qu’une fois l’aire marine créée, elle constituera l’aire protégée d’eau douce la plus importante au monde en superficie.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Aérogare-de-l'Île-de-Toronto
Toronto, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l'Aérogare-de-l'Île-de-Toronto, construit en 1938-1939, comprend un édifice en bois de deux étages avec une tour de contrôle centrale. Elle est située à l’extrémité ouest des îles de Toronto, de l’autre côté d’un canal étroit, par rapport au centre-ville de Toronto. L’édifice, qui fait partie d’un aéroport en exploitation, est entouré de pistes, de hangars et d’autres édifices de soutien.

Conçue et construite par la Toronto Harbour Commission en 1938-1939, l'aérogare de l'île de Toronto faisait partie du premier groupe d’aérogares financées et approuvées par le ministère des Transports tout nouvellement créé comme une partie du programme de développement du Trans-Canada Airway, financé par l’État. Elle est l’une des toutes premières aérogares qui existe encore et la plus vieille de ce type toujours en exploitation au Canada.

L'aérogare de l'île de Toronto est typique des premières installations aéroportuaires dans son plan linéaire, sa masse, son orientation et la combinaison de fonctions multiples sous un même toit. Sa masse rectangulaire basse, son fenêtrage et ses éléments décoratifs minimaux révèlent l’influence du mouvement moderne. L’aérogare offre des installations pour les passagers et les bagages (y compris un service aéropostal, des bureaux de douanes et d’immigration), et abrite le contrôle de la circulation aérienne et l’administration aéroportuaire. Sa conception et son orientation permettent aux passagers comme au personnel de contrôle de l’aérogare d’avoir une vue dégagée des pistes d’atterrissage. Son plan axial facilite la circulation des passagers et des bagages par l’aérogare et entre le transport aérien et les traversiers.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1998
Lieu historique national du Canada de l'Aménagement-Hydroélectrique-de-Queenston-Chippawa
Queenston, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l'Aménagement-Hydroélectrique-de-Queenston-Chippawa est situé à Queenston, en Ontario, aux chutes Niagara. Construit entre 1917 et 1925 à l’instigation de la Commission d’énergie hydro électrique (CEHE) de l’Ontario, il s’agissait de la première grande centrale hydroélectrique au monde. La CEHE avait alors créé ce projet pour répondre à l’augmentation des besoins en énergie électrique des installations urbaines et industrielles de Toronto et du Sud Ouest de l’Ontario. Le lieu est composé d’un très vaste terrain en forme de croissant s’étendant sur près de 22 kilomètres, à partir de la jonction de la rivière Welland et de la rivière Niagara jusqu’à la centrale hydroélectrique située sur la rivière Niagara entre le « Whirlpool » et Queenston, après avoir traversé la ville de Niagara Falls.

En 1913, les infrastructures urbaines et industrielles de Toronto et du Sud Ouest de l’Ontario avaient des besoins grandissants en énergie électrique. Pour répondre à cette demande, la Commission d’énergie hydroélectrique de l’Ontario a examiné les propositions de projets pour une éventuelle centrale électrique à Niagara Falls. Après mûre réflexion, la CEHE a accepté un projet proposant l’utilisation du cours d’eau de la rivière Welland, la construction d’un canal d’énergie autour de la ville de Niagara Falls et la construction d’une centrale électrique située sur la rivière Niagara entre le « Whirlpool » et Queenston. Les travaux ont commencé en 1917 à la suite de l’adoption de l’Ontario Niagara Development Act et les premières installations sont mises en marche en 1922.

La conception de l’aménagement hydroélectrique de Queenston-Chippawa a entraîné de nombreux défis uniques. La taille de l’aménagement a nécessité l’utilisation de matériaux de construction et d’appareils de conversion de l’énergie d’une dimension jamais vue auparavant. De plus, le canal d’énergie de 13,2 kilomètres a du être adapté pour répondre à des caractéristiques particulières rarement retrouvées dans les canaux maritimes. En 1925, une fois la construction terminée, l’aménagement hydroélectrique de Queenston-Chippawa constituait la plus grande centrale hydroélectrique du monde.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1999
Lieu historique national du Canada de l'Ancien-Bureau-de-Poste-d'Almonte
Almonte, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l'Ancien-Bureau-de-Poste-d'Almonte est situé bien en vue sur un terrain triangulaire à l’intersection des rues Little Bridge et Mill, au centre-ville d’Almonte, en Ontario. L’immeuble en pierres de deux étages et demi date de la fin du XIXe siècle et est représentatif des bureaux de poste à usages multiples conçus par Thomas Fuller.

L’ancien bureau de poste d’Almonte est l’exemple même des petits bureaux de poste à usages multiples construits par le ministère des Travaux publics dans les petits centres urbains quand Thomas Fuller était architecte en chef (1881-1886). II est représentatif des bureaux de poste à cause de sa hauteur, soit deux étages et demi, de ses matériaux de haute qualité, de son style néo roman, de son implantation bien en vue et de son aménagement intérieur. Le bureau de poste possède des qualités architecturales, c'est- à-dire que sa structure extérieure n’a pas subi de modifications importantes.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1980
Lieu historique national du Canada de l'Ancien bureau de poste de Brockville
Brockville, Ontario

L'ancien bureau de poste de Brockville est un bâtiment en pierre de deux étages et demi datant de la fin du XIXe siècle. Il est situé bien en vue au coeur de Brockville dans un groupe d'édifices gouvernementaux du XIXe siècle.

L'ancien bureau de poste de Brockville a été désigné lieu historique national en 1983 parce qu'il est représentatif des petits bureaux de poste urbains conçus par Thomas Fuller; il a une valeur architecturale, c'est-à-dire qu'il n'a pas subi de modifications extérieures importantes; il se caractérise par son intégrité, c'est-à-dire que son emplacement est compatible.

Le bureau de poste de Brockville est un bon exemple des bureaux de poste construits par le ministère des Travaux publics dans les petits centres urbains pendant le mandat de Thomas Fuller au poste d'architecte en chef (1881-1886).

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Ancien-Bureau-de-Poste-de-Galt
Cambridge, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l’Ancien-Bureau-de-Poste-de-Galt est situé sur un terrain d’angle qui surplombe la rivière Grand, dans le centre-ville de Cambridge, en Ontario. Ce superbe édifice en pierre de deux étages et demi, complété en 1887, est recouvert de pierre calcaire de Guelph et comporte des façades jumelles symétriques. Il est également doté d’éléments architecturaux exceptionnels, notamment d’une tour d’horloge remarquable. Son style, un mélange de roman, de gothique et de Second Empire, confère à l’édifice une facture unique et éclectique, typique des réalisations de Thomas Fuller, architecte en chef au gouvernement fédéral.

L’ancien bureau de poste de Galt, construit entre 1884 et 1887, est un édifice d’importance qui abrite le bureau de poste, les douanes et d’autres services gouvernementaux. Il compte parmi les nombreux bâtiments érigés dans le cadre d’un programme de construction d’édifices publics dans les petites villes et localités canadiennes, placé sous la direction de Thomas Fuller, architecte principal en chef du ministère des Travaux publics de 1881 à 1896. Il est d’ailleurs facile de constater dans l’architecture du bâtiment les normes élevées d’esthétisme imposées par Fuller. Comme un grand nombre de ses réalisations, l’ancien bureau de poste comporte un portique d’entrée voûté, des façades jumelles symétriques ainsi qu’une tour d’horloge, dont l’architecture unique a été conçue de manière à être visible autant de la rue que de la rivière Grand. Par ailleurs, le toit en mansarde fortement incliné, les couleurs et les textures contrastantes ainsi que le travail de maçonnerie remarquable créent un mélange spectaculaire d’architectures gothique, romane et Second Empire.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Ancien-Bureau-de-Poste-de-Kingston
Kingston, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l'Ancien-Bureau-de-Poste-de-Kingston est un élégant édifice de deux étages de style néo-classique, en pierre calcaire. Il est situé au centre ville de Kingston, dans un quartier où on trouve d'imposants bâtiments du milieu du XIXe siècle, construits en pierre calcaire.

L'ancien bureau de poste de Kingston illustre l'éclectisme des débuts de l'architecture victorienne au Canada, alors que les architectes abandonnaient progressivement les aspects rigides et formels du néo-classicisme pour adopter la richesse et la diversité d'autres vocabulaires architecturaux. L’ancien bureau de poste de Kingston est représentatif de la pérennité du style néo-classique, ainsi que de l'utilisation croissante d'éléments de style Renaissance dans l'architecture des édifices commerciaux et publics. Ses proportions de base et sa composition, ainsi que plusieurs de ses caractéristiques ornementales, sont caractéristiques du style classique. L'influence de la Renaissance italienne est évidente dans la richesse de la maçonnerie et les ouvertures en plein cintre.

L'ancien bureau de poste de Kingston a été construit entre 1856 et 1859 par des entrepreneurs locaux, Overend and Matthews, sur un plan carré à cinq baies du cabinet d'architectes montréalais Hopkins, Lawford and Nelson. L'extension de 1912 de trois baies sur sa longueur a été conçue par le ministère des Travaux publics et réalisés par les entrepreneurs McKelvey & Birch.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Ancien-Bureau-de-Poste-de-Toronto / Ancienne-Banque-du-Canada
Toronto, Ontario

L'Ancien bureau de poste de Toronto/Ancienne Banque du Canada est un immeuble en pierre de trois étages de style néo-grec, datant du milieu du XIXe siècle. Il est situé du côté ouest de la rue Toronto, entre les rues King et Adelaide, au centre ville de Toronto.

L'Ancien bureau de poste de Toronto/Ancienne Banque du Canada a été désigné lieu historique national du Canada en 1958 parce qu'il est un bel exemple d’architecture de style néo-grec.

Le bâtiment a été conçu par les architectes torontois de renom, Frederick Cumberland et William Storm, à qui l’on doit la conception, dans divers styles « renouveau », de plusieurs autres immeubles de Toronto datant du milieu du XIXe siècle.

©National Archives of Canada / Archives nationales du Canada, PA-34242
Lieu historique national du Canada de l'Ancien-Édifice-des-Archives-Fédérales
Ottawa, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l'Ancien-Édifice-des-Archives-Fédérales est un imposant édifice de pierre de style gothique Tudor fédéral. L'édifice est en retrait de la promenade Sussex, à Ottawa, sur laquelle se trouvent plusieurs autres importantes institutions fédérales situés à proximité dont le lieu historique national du Canada de la Monnaie-Royale-Canadienne et le Musée des beaux-arts du Canada. Il se compose d'un bloc original de trois étages à sept baies, avec une entrée centrale, construit de 1904 à 1906, et d'un ajout perpendiculaire plus important de trois étages construit en 1924 à 1925.

L'Ancien édifice des Archives fédérales a abrité les archives nationales du Canada de 1906 à 1967. La construction d'une installation permanente, à l'épreuve du feu, où on recueille, préserve et étudie les documents de la nation traduisait le sentiment grandissant d'identité canadienne et l'intérêt accru pour l'histoire du pays chez les Canadiens. Son emplacement sur la promenade Sussex a contribué à la vision de l’ancien Premier ministre Wilfred Laurier de transformer Ottawa d'une ville industrieuse de travail du bois en une capitale prestigieuse munie des aménagements et institutions culturelles et civiques appropriés. Sous la direction de Laurier, David Ewart, ingénieur en chef du ministère des Travaux publics (de 1897 à 1914) a supervisé la conception de quatre importants édifices publics fédéraux, y compris l'Ancien édifice des Archives fédérales, qui ont contribué à créer un sentiment d'identité fédérale au sein de la capitale du Canada. Ces édifices ont été conçus dans le style gothique Tudor qui cadrait avec celui des édifices de la Colline du Parlement. Ce style convenait à une capitale associée à l'Empire britannique, et on pouvait facilement l'adapter aux principes de planification du style Beaux-Arts.

Sir Arthur Doughty, archiviste du Dominion de 1904 à 1935, qui a été désigné personnage d'importance nationale, est étroitement associé à la fois à l'évolution de la structure physique du l'Ancien édifice des Archives fédérales et au développement des archives à titre d'institution publique. Nommé l'année même où la construction du bâtiment des archives a commencé, il a servi pendant plus de trois décennies, et notamment pendant la période d'expansion du bâtiment entre 1924 et 1925.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991
Lieu historique national de l'Ancien-Édifice-de-la-Commission-Géologique-du-Canada
Ottawa, Ontario

L'Ancien édifice de la Commission géologique du Canada est un bâtiment simple en pierre à trois étages, situé en évidence sur un coin de rue du Marché By à Ottawa.

L'Ancien édifice de la Commission géologique du Canada a été désigné lieu historique national en 1955 parce qu’il est l’un des plus anciens édifices préservés de la capitale, et a abrité des services publics et des institutions culturelles à différentes époques.

La valeur patrimoniale de ce lieu a trait à ses liens avec la haute fonction publique, tels qu'exprimés par son emplacement, sa forme, ses matériaux et sa masse. L'Ancien édifice de la Commission géologique a été fondé dans les années 1860 et faisait partie d’un ensemble de trois bâtiments contigus, qui avaient servi, ensemble ou séparément, d'hôtel, de caserne, de musée, de bureaux du gouvernement, de bureaux d'affaires ou de boutiques. La partie la plus ancienne de l'édifice a été construite en 1863 par James Skead, un homme d'affaires local, pour agrandir ce qui était à l'époque le British Hotel. Une fois ces agrandissements terminés, les propriétaires ont essayé de vendre l'édifice qu’ils renommèrent Hôtel Clarendon. La Couronne l'a loué de 1864 à 1871 pour en faire une caserne. Il a retrouvé sa vocation d’hôtel en 1874, puis acheté par le gouvernement fédéral en 1879.

L'édifice du 541, promenade Sussex, devenu propriété de la Couronne, a d'abord abrité les bureaux de la Commission géologique du Canada, fondée à Montréal en 1842 par la Province du Canada. En 1877, en vertu d’une nouvelle loi, le statut d’institution fédérale relevant du ministère de l'Intérieur fut reconnu à la Commission géologique. En 1879, le gouvernement fédéral acheta l'hôtel Clarendon et le rénova pour qu’il abrite les bureaux ainsi que le musée de la Commission géologique et d'histoire naturelle du Canada. La Commission a joué un rôle important dans la découverte et l'exploitation des vastes richesses minérales du Canada, et la collection de son musée est devenue la fondation des musées nationaux du Canada.

Avant que la Commission déménage dans l'ancien hôtel, l'édifice abritait l'exposition inaugurale de la Canadian Academy of Arts. Les oeuvres qui y étaient exposées constitueront la première collection du Musée des beaux-arts du Canada.

La Commission offrait des services à ceux qui s'intéressaient à la géologie et à l'histoire naturelle pour des motifs professionnels, éducatifs ou d'affaires, ainsi qu'au grand public. Par conséquent, on y trouvait à son siège social situé au 541, promenade Sussex des pièces muséographiques, une bibliothèque, un bureau de cartographie et des laboratoires où on préparait des spécimens d'histoire naturelle, analysait des matériaux géologiques, et dessinait et reproduisait des cartes. Le musée occupait les trois étages de l'aile de l'édifice située sur la rue George qui a été rénovée plusieurs fois, particulièrement grâce à l’aide financière du fondateur de la Commission, William Logan. La partie donnant sur la promenade Sussex a été reconstruite en 1881 sur son contour au sol initial, sous la direction du ministère des Travaux publics, par Thomas Askwith, un éminent constructeur local, pour abriter les bureaux de la Commission. Celle-ci a été dirigée par Dr Alfred Selwyn de 1869 à 1894, et elle est demeurée à la même adresse jusqu'en 1911, année à laquelle elle a déménagé dans le Musée commémoratif Victoria.

Après le déménagement du musée et des bureaux de la Commission, l’édifice du 541, promenade Sussex a été rénové pour abriter le ministère des Mines. En 1917, une annexe fut ajoutée au côté est de l’aile donnant sur la rue George pour servir de laboratoire.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, HRS 0918, 1998
Lieu historique national du Canada de l'Ancien-Édifice-de-la-Douane-de-Hamilton
Hamilton, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l'Ancien-Édifice-de-la-Douane-de-Hamilton est un élégant édifice de deux étages, d’inspiration italienne, situé au centre-ville de Hamilton, en Ontario. Cet édifice en pierre brettelée présente une riche ornementation puisée dans le vocabulaire architectural de l’époque classique, notamment un portique à colonnes, des bandeaux et une corniche en saillie ainsi que des moulures de finition intérieure et des gypseries décoratives. Il abrite maintenant le centre culturel "Workers Arts and Heritage Centre".

L'Ancien édifice de la douane a été désigné lieu historique national, car il est un bel exemple de l’architecture d’inspiration italienne au Canada, et parce que son parement de pierre est d'une qualité exceptionnelle.

L'Ancien édifice de la douane (1858-1860) est un excellent exemple de l’architecture d’inspiration italienne qui, de 1840 à 1870, était très populaire au Canada. Les édifices d’inspiration italienne, dont l’architecture rappelait celle des palais de style renaissance de Rome et de Florence, étaient caractérisés par un premier étage élevé en pierre rustiquée et un second en pierre lissée, de nombreux ornements classiques et une corniche massive. La diversité des finitions et la qualité supérieure du parement en pierre rehaussent la conception de l'Ancien édifice de la douane.

L'Ancien édifice de la douane a été construit par la Commission des travaux publics de la province de l'Ontario préconfédérale, selon les plans de l’architecte F.P. Rubidge. Il illustrait la prospérité de Hamilton à titre d'important centre ferroviaire et port des Grands Lacs. Depuis 1915, l’édifice ne sert plus de poste de douane. Il a changé de vocation à plusieurs reprises et abrite maintenant un centre culturel.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Butterill, 1995
Lieu historique national du Canada de l'Ancien-Hangar-d'Exercices-d'Elora
Elora, Ontario

Lieu historique national du Canada de l'Ancien-Hangar-d'Exercices-d'Elora consiste en un simple édifice en pierre d’un seul étage du milieu du XIXe siècle, surmonté d’un toit incliné. Il a été construit dans la ville d’Elora, en Ontario pour les exercices militaires et pour l’usage de la communauté. Il comprend un grand hall ouvert.

L'ancien hangar d'exercices d'Elora est un exemple particulièrement bien construit du type de manèges érigés au Canada par les unités de milice rurales avant que le ministère de la Défense n’introduise un modèle type pour ce genre d’édifice. Il a été construit selon un plan de hall ouvert simple, mais sa construction en pierre et les finis soignés dépassent les normes de l’époque. Abritant aujourd'hui la Régie des alcools de l'Ontario (RAO), il continue de jouer un rôle actif dans la communauté d'Elora.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991
Lieu historique national du Canada de l'Ancien hôtel de ville de Port Perry
Port Perry, Ontario

L'Ancien hôtel de ville de Port Perry est un édifice de trois étages de style à l'italienne, construit en 1873. Il est situé bien en vue au coin d'une importante intersection de la ville de Port Perry.

L'Ancien hôtel de ville de Port Perry a été désigné lieu historique national en 1984 parce que c'est un extraordinaire exemple de salle de réunion municipale ayant servi de centre communautaire politique et social. Son site dominant, et la qualité de sa conception et de sa finition intérieure, sont également remarquables.

Cet hôtel de ville, bâti en 1873 suite à la constitution du village de Port Perry et à l'arrivée du chemin de fer, concrétisait la confiance de cette communauté en sa prospérité future. À l'instar de nombreuses petites localités de l'Ontario, Port Perry a érigé un édifice multi-fonctionnel conçu pour diverses vocations communautaires. La salle inférieure, décorée simplement, servait aux réunions du conseil du village. L’ouvragée salle d’opéra avec balcon située au deuxième étage est devenue le centre social de la collectivité. Même si l'édifice ne sert plus de bureaux municipaux, il est toujours utilisé comme centre communautaire et comme théâtre.

L'hôtel de ville est situé bien en vue à un important carrefour de Port Perry. Sa tour cornière est un point de repère de son quartier commercial. Son style à l'italienne était au goût du jour pour les édifices municipaux construits en Ontario au milieu du XIXe siècle.

©Old Toronto City Hall and York County Court House, deymosD, June 2007


©Old Toronto City Hall and York County Court House, deymosD, June 2007
Lieu historique national du Canada de l'Ancien-Hôtel-de-Ville-de-Toronto et Palais-de-Justice-du-Comté-de-York
Toronto, Ontario

L'Ancien hôtel de ville de Toronto et palais de justice du comté de York est un édifice de grès massif de style romanesque à la Richardson. Construit de 1889 à 1899, il est situé au coeur de Toronto, à côté de l'hôtel de ville actuel qui l'a remplacé en 1965.

L'Ancien hôtel de ville de Toronto et palais de justice du comté de York a été désigné lieu historique national en 1984 parce que, de style romanesque à la Richardson, il figure parmi les hôtels de ville aux dimensions monumentales les plus importants au Canada. De plus, son superbe emplacement au centre-ville, ses revêtements en grès richement sculpté, et ses différentes couleurs et textures se combinent pour exprimer clairement la fierté de cette région à la fin du XIXe siècle.

L'Ancien hôtel de ville de Toronto et palais de justice du comté de York est l’un des plus beaux exemples d'architecture de style romanesque à la Richardson au Canada. Ses dimensions et conception monumentales reflètent sa double vocation d'hôtel de ville et de palais de justice, la complexité croissante de l'administration municipale, et la volonté des élus municipaux de contribuer à la prospérité et à l'urbanisation rapide de Toronto au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle. Il a été conçu entre 1883 et 1886 par l'architecte local E.J. Lennox, mais sa construction s’est échelonnée sur une période de onze ans, soit de 1889 à 1899. Sa conception s’inspire d’une tendance du style romanesque, élaborée par l'architecte américain H.H. Richardson, qui était très prisée pour les édifices publics dans les années 1880. De nombreux artisans ont participé à sa construction, notamment la compagnie Robert McCausland Ltd. et George Agnew Reid qui ont respectivement réalisé les vitraux et les murales. Le style romanesque à la Richardson est clairement illustré par les dimensions et proportions monumentales du bâtiment, ses revêtements en grès richement coloré et sculpté, et les nombreux tours, ouvertures en plein cintre, et motifs des arches et des tympans. Une haute tour d'horloge décentrée dominant l'édifice est située dans l'axe de la rue Bay, artère principale du centre financier de la ville.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1990
Lieu historique national du Canada de l'Ancien-Hôtel-de-Ville-de-Woodstock
Woodstock, Ontario

L'ancien hôtel de ville de Woodstock est un hôtel de ville de deux étages en brique jaune, de style à l'italienne, construit en 1853. Il est situé bien en vue à l'avant d'un square gazonné, au cœur de la ville de Woodstock.

L'ancien hôtel de ville de Woodstock a été désigné lieu historique national du Canada en 1955 parce qu'il est un excellent exemple de l'adaptation coloniale d'un hôtel de ville britannique, et à cause de sa longue association avec la vie politique et sociale du comté d'Oxford.

La valeur patrimoniale de ce lieu a trait à sa forme, à ses matériaux et à sa conception fonctionnelle. C'est un exemple subsistant des premiers hôtels de ville bâtis en Ontario au milieu du XIXe siècle. À l'origine, il combinait les fonctions d'hôtel de ville et de marché. C'était un des nombreux édifices municipaux à fonctions multiples construits au milieu du XIXe siècle dans le Haut-Canada. Sa haute forme à deux étages, d'inspiration classique, sa conception pluri-fonctionnelle, et la coupole sur le toit, sont typiques de l'architecture des hôtels de ville du milieu du XIXe siècle. Les proportions classiques et les ornements à l'italienne du bâtiment reflètent l'adaptation des tendances architecturales britanniques aux besoins et aux contraintes financières du Haut-Canada. L'édifice a conservé une grande partie de son aménagement et de sa finition intérieurs d'origine. Il s'agit sans doute de l'hôtel de ville pluri-fonctionnel de ce type le mieux conservé en Ontario.

La vocation multiple de cet hôtel de ville illustre l'évolution des responsabilités des municipalités ontariennes pendant la deuxième moitié du XIXe siècle. À l'origine, il était conçu pour abriter un marché au rez-de-chaussée et une salle de réunion ainsi que le bureau du maire à l'étage. Il a aussi servi de temps en temps de salle de concert ou de conférence, de salle de danse, de salle d'opéra, de caserne de pompiers, de poste de police, de cour d'assises, de salle du conseil et de bureaux municipaux. En 1865, une caserne de pompiers a été ajoutée à l'arrière de l'édifice. Puis, en 1870, on a déménagé le marché ailleurs, ce qui a permis d'installer une salle du conseil et des bureaux municipaux au rez-de-chaussée, tandis qu'on a agrandi l'étage supérieur pour y installer une grande salle de réunions pouvant accueillir des événements sociaux et des spectacles publics. Un troisième rajout a été effectué en 1977, mais il a été démoli par la suite. L'édifice a eu des fonctions municipales et communautaires pendant plus d'un siècle, jusqu'à ce qu'on le convertisse en musée en 1968. En 1994, on a restauré le bâtiment et on lui a ajouté une quatrième annexe, sur le contour au sol de la troisième, pour y installer des ascenseurs et des toilettes.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1993
Lieu historique national du Canada de l'Ancien-Ottawa Teachers' College
Ottawa, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l'Ancien-Ottawa Teachers' College est situé sur la rue Elgin, au centre-ville d’Ottawa. Bel exemple d’une conception éclectique de la fin du XIXe siècle, l’édifice de deux étages et demi offre une composition balancée d’une interprétation éclectique du style néo-gothique. Le toit, de style Second Empire, avec un beffroi en pointe central, présente un pignon et une série de tourelles vives. L’édifice fait à présent partie de l’ensemble de l’hôtel de ville d’Ottawa.

L'ancien Ottawa Teachers' College a été désigné lieu historique national du Canada en 1974, parce qu’il s’agit d’un exemple important sur le plan national du style néo-gothique au Canada qui utilise des éléments architecturaux divers, reflétant un esprit éclectique.

Le Ottawa Teacher’s College ou École normale, conçu par l’architecte W.R. Strickland et construit, entre 1874 et 1875, par J. Forin, sous la direction de l’architecte James Mather, était le deuxième établissement de ce type à être construit en Ontario. Le Collège a continué de former des enseignants pour l’Ontario jusqu’en 1974. Il a été acheté par le gouvernement régional et un ensemble de bureaux a été construit à l’arrière. Après la fusion municipale, l’édifice s’est intégré à l’hôtel de ville d’Ottawa.

La masse rectangulaire et le pavillon central du bloc principal suivent un format accepté pour les institutions académiques du XIXe siècle, alors que l’utilisation d’éléments architecturaux divers, tel le mélange de fenêtres en ogive, semi-circulaires, à haut plat de style gothique, des colonnes de style roman et un toit de style Second Empire, reflètent un esprit éclectique.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Jennifer Cousineau


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Jennifer Cousineau
Lieu historique national du Canada de l’Ancienne-École-de-Formation-pour-Garçons-de-Bowmanville – Camp 30
Bowmanville, Ontario

L’ensemble de bâtiments, qui a d’abord servi de centre d’éducation pour garçons à Bowmanville, est un exemple rare et remarquable d’ensemble de style Prairie au Canada. Le style est aussi fortement influencé par la tradition Arts and Crafts. Les six bâtiments proposés sont faits de maçonnerie, leur enveloppe étant recouverte de brique et de stuc, et ils sont coiffés d’une toiture en bardeaux d’amiante. Ce sont les quatre bâtiments les plus anciens — la cafétéria, la maison Jury, la maison Kiwanis et le gymnase — qui sont les plus caractéristiques du style vernaculaire des Prairies. Ils exposent des plans ouverts, des volumes fragmentés, des matériaux naturels, une horizontalité rappelant le paysage plat des Prairies, des ornements géométriques et des toits plats. Ces bâtiments sont d’allure étonnamment moderne. Bien qu’il s’agisse techniquement de bâtiments institutionnels, la maison Jury, la maison Kiwanis et la cafétéria sont relativement petites et, de ce fait, rappellent plus que les autres bâtiments l’architecture domestique à partir de laquelle Frank Lloyd Wright a d’abord structuré le style Prairie au tournant du XXe siècle. Le dortoir triple et l’infirmerie/maison du général présentent des éléments qui illustrent une approche traditionnelle de l’esthétique. Ces bâtiments adaptent des éléments provenant du style Prairie et de la tradition Arts and Crafts, notamment les espaces intérieurs ouverts et les volumes fragmentés, les matériaux naturels et les ornements géométriques, mais ils conservent les toits inclinés et les fenêtres à guillotine, des éléments qui ont été abandonnés dans l’architecture institutionnelle après que le style international s’est répandu au Canada (plusieurs décennies plus tard).

Le Centre d’éducation pour garçons de Bowmanville/Camp 30 est d’importance historique pour les raisons suivantes :

son ouverture au milieu des années 1920, l’école de formation pour garçons de Bowmanville était généralement considérée comme l’école la plus progressiste du genre au Canada. Rare spécimen du mouvement architectural « Prairie School » au Canada, cet établissement s’est retrouvé à l’avant-garde du courant de réforme de la jeunesse grâce à son architecture moderne, à son aménagement en campus, à son personnel qualifié, à son milieu ouvert, semi-familial, et à son vaste programme d’enseignement destiné aux garçons de 8 à 14 ans;

endant la Seconde Guerre mondiale, l’école a été adaptée pour devenir un camp d’internement, le camp 30, destiné à accueillir des Allemands faits prisonniers de guerre par les Alliés. Ses principaux bâtiments, qui servirent à l’internement des prisonniers de 1941 à 1945, sont toujours debout, bien que les tours de garde, les clôtures et les casernes provisoires aient été démantelées après la guerre, lorsque le camp a été reconverti en école. Le camp 30 a été le théâtre d’une petite émeute, malgré tout tristement célèbre, communément appelée la « bataille de Bowmanville ».

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2002
Lieu historique national du Canada de l'Ancienne-Église Hay Bay
Greater Napanee, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l’Ancienne-Église Hay Bay est une salle paroissiale et communale remontant aux premiers jours du peuplement du Haut-Canada. On accède à cette propriété rurale de deux acres et au cimetière adjacent par des chemins de campagne. Le lieu surplombe Hay Bay, près d’Adolphustown, en Ontario. L’édifice de facture simple, en forme de boîte, coiffé d’un toit en pignon, est constitué d’une solide charpente et de revêtements en clin de planches. Haut de deux étages, garni de trois baies, le bâtiment à pignon utilise un langage décoratif dérivé du classicisme. L’intérieur présente une chaire et un jubé. L’édifice est aujourd’hui utilisé comme musée.

L’ancienne église de Hay Bay de conception simple fut d’abord construite en 1792 comme salle de réunion, durant les premiers jours de la colonisation du Haut-Canada, à une époque où les établissements étaient isolés et de petite taille et les communications difficiles, les voies d’eau demeurant les principaux axes de transport. Le caractère de cette salle de réunion de pionniers est accentué par l’emplacement choisi dans un cadre rural préservé. L’église a été conçue comme lieu de rencontre tant séculier que religieux quoique l’organisation intérieure donne priorité au caractère religieux. En dépit de quelques changements, l’église conserve les caractéristiques essentielles des salles de réunion évangéliques pré-1840 telles qu’élaborées en Angleterre, en Nouvelle-Angleterre, et adaptées au Haut-Canada. Agrandie en 1835, l’ancienne église de Hay Bay cessa d’être un lieu de prière en 1860, devenant un espace d’entreposage de ferme. En 1910, elle fut acquise de nouveau et restaurée par l’Église méthodiste. Elle abrite actuellement un musée et sert encore chaque année à des cérémonies annuelles de l’Église Unie du Canada.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Hucker, 1999.
Lieu historique national du Canada de l'Ancienne-Gare-du-Canadien-National-à-Hamilton
Hamilton, Ontario

L'ancienne gare du Canadien National à Hamilton consiste en un ensemble de bâtiments ferroviaires interreliés, construits entre 1929 et 1931. L’élément principal est la gare, un bâtiment ferroviaire monumental de deux étages, d’inspiration classique, avec une façade en pierre. Devant la gare, se trouve une grande place ouverte. Derrière la gare, le terrain descend brusquement jusqu’au niveau de l’ancienne voie ferrée et la station devient un bâtiment à quatre étages. La salle des pas perdus vitrée s’étend de l’arrière de la gare jusqu’à l’ancienne voie ferrée. Un bâtiment de messagerie en brique, long et bas, s’étend d’un côté du bâtiment principal de la gare, parallèlement à l’ancienne voie ferrée. La gare est située près du centre ville d’Hamilton, dans une zone plutôt résidentielle que l’on appelle «North End».

Construite entre 1929 et 1931 selon les plans de l’architecte en chef de la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada, John Schofield, l'ancienne gare du Canadien National à Hamilton est un exemple rare d’un ensemble de gare ferroviaire. Il respecte une approche très rationnelle pour la circulation des passagers et des bagages, selon laquelle le passager et les fonctions opérationnelles sont parfaitement séparées, au niveau horizontal ou vertical. La configuration de la salle des pas perdus surélevée par rapport aux rails en contrebas était très fréquente aux États-Unis, mais rare au Canada. Malgré le fait que la gare ne soit plus utilisée comme gare de chemin de fer, il est encore possible de discerner les tracés de circulation originaux dans l’aménagement du bâtiment, la salle des pas perdus en saillie, les rails en contrebas, et le bâtiment de messagerie.

La façade de la gare d’inspiration classique, la composition Beaux-Arts et la grande place ouverte qui lui fait face, sont des éléments typiques du mouvement City Beautiful. Mouvement urbain conservateur qui vit le jour à la fin du XIXe siècle, le mouvement City Beautiful cherchait à contrer les conséquences physiques et morales d’aspect négatif de l’industrialisation rapide en embellissant les espaces urbains. Dans les années 1920, la ville d’Hamilton s’est finalement engagée dans un plan de rationalisation et d’embellissement. Ce plan comprenait la construction d’une gare ferroviaire plus centrale et l’amélioration des transports et de la circulation, ainsi que des paysages urbains en éliminant les passages à niveau par des tunnels et des ponts ferroviaires. C’est ainsi que l'ancienne gare du Canadien National à Hamilton a été construite par la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada.

Après la Deuxième Guerre mondiale, la gare a été un lieu d’accès important pour les immigrants au Canada. Dans la période d’après-guerre, les politiques d’immigration canadiennes s’étant assouplies, des immigrants italiens et allemands ont soudainement afflué à Hamilton. Un bon nombre d’entre eux sont arrivés au Canada par bateau, puis ont pris le train pour arriver à Hamilton pour la première fois par la gare de chemin de fer, voie que les immigrants grecs, yougoslaves et portugais, emprunteront dans les années 1960.

Réaménagé par l’Union internationale des journaliers d’Amérique du Nord (UIJAN) en l’an 2000 comme centre de formation et de récréation, le complexe est demeuré intact à l’extérieur et dans la plupart des espaces publics.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J Butterill, 1994
Lieu historique national du Canada Annesley Hall
Toronto, Ontario

Annesley Hall est une belle résidence d'étudiantes en brique rouge, située sur le campus de l'Université de Toronto, au centre-ville de Toronto. L'édifice reflète les caractéristiques du style néo-Queen Anne, par sa conception institutionnelle, attestée par les toits fortement inclinés, les pignons proéminents, les matériaux richement colorés et texturés, et le large éventail d'ornements à caractère historique qui rendent les grandes maisons institutionnelles attrayantes et chaleureuses.

Annesley Hall a été désigné lieu historique national du Canada parce qu'il est un bel exemple du style néo-Queen Anne dont s’inspire l’architecture institutionnelle.

Construit en 1902-1903, selon les plans de l'architecte G.M. Miller, il était la première résidence conçue spécifiquement pour des étudiantes sur un campus universitaire canadien. Il a été rénové en 1988 et a conservé sa vocation d'origine.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2001
Lieu historique national du Canada de l'Arrondissement de l'exploitation minière de Cobalt
Cobalt, Ontario

Le Lieu historique national du Canada de l'Arrondissement de l'exploitation minière de Cobalt se compose de sections de la ville de Cobalt et d'une partie du canton de Coleman dans l'arrondissement de Timiskaming. Il contient des éléments paysagers, des mines et des bâtiments associés aux mines d'argent et au peuplement urbain du début du XXe siècle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2003
Lieu historique national du Canada de la Banque-du-Haut-Canada
Toronto, Ontario

L'édifice de la Banque du Haut-Canada date du début du 19e siècle. De style néo-classique, cet immeuble de pierre, de deux étages et demi est situé sur la rue Adelaide dans le centre ville de Toronto.

L'édifice de la Banque du Haut-Canada a été désigné lieu historique national en 1977. Les motifs de sa désignation sont le rôle que la Banque du Haut-Canada a joué dans le développement du Haut-Canada et dans l'évolution de Toronto pour devenir le centre commercial de la colonie, ainsi que la conception de l'édifice, qui projette l'image d'opulence conservatrice tant prisée par les institutions financières de l'époque.

La valeur patrimoniale de cet endroit correspond au rôle qu'il a joué dans l'émergence des banques au Canada, comme en témoignent son classicisme de bon goût et ses matériaux résistants.

Ajouté en 1844, le portique conçu par l'architecte John G. Howard confère à l'édifice une sobriété classique.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Jim Molnar, 2003
Lieu historique national du Canada des Barrages-de-Pêche-Mnjikaning
Atherley, Ontario

Les barrages de pêche en bois les plus gros et les mieux conservés dont on connaisse l'existence dans l'est de l'Amérique du Nord, ces barrages ayant servi d'environ 3300 av. J.-C.

Le lieu historique national du Canada des Barrages-de-Pêche-Mnjikaning est situé sur des portions inférieures du défilé entre les lacs Simcoe et Couchiching, une partie de la voie navigable Trent-Severn. Il comprend le canal navigable balisé, l’ancien canal qui coule vers le nord-est et le marais entourant ces canaux. La constriction du défilé rend possible la prise de poissons qui se déplacent entre les lacs et la faible profondeur des canaux permet d’y enfoncer des pieux en fascines. De nos jours, le canal se divise en deux : le canal d’origine s’incurve vers le nord-est et le canal navigable file plein nord. Le canal navigable a été dragué en 1856-57, et le canal d’origine a aussi été dragué au sud de la jonction. Une île linéaire a été créée le long de la rive est du canal navigable. Une levée empierrée pour le lit d’une ancienne voie ferrée du chemin de fer Canadien Pacifique longe la portion nord du défilé. Des marécages occupent l’espace entre les canaux, de même que l’est de l’ancien canal. Un troisième canal semble avoir existé autrefois, s’incurvant vers l’ouest à partir du canal navigable et a été en grande partie comblé au fil du développement moderne.

Les plus anciens pieux de bois sont enfoncés dans le canal est, et une datation au carbone a permis d’évaluer l’âge de certains d’entre eux à 5000 ans, ce qui correspond à la période déterminée par les archéologues comme étant archaïque supérieure. On connaît peu de choses de cette région au cours de la période mentionnée, et, par conséquent, les archéologues sont impuissants à décrire les affiliations culturelles des plus anciens occupants ayant utilisé les fascines. Une autre série de 12 datations au radiocarbone pointe vers l’époque où les Hurons-Wendats et leurs proches ancêtres peuplaient la région environnante du défilé.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, W. Duford, 1989
Lieu historique national du Canada de la Basilique-Catholique-Notre-Dame
Ottawa, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Basilique-Catholique-Notre-Dame est une cathédrale de style néo-gothique, construite en pierre calcaire de taille, dont les deux tours jumelles marquent l’entrée de Lowertown, un des plus anciens quartiers d’Ottawa. Elle est située bien en vue sur la promenade Sussex, entre les rues Saint-Patrick et Guigues, en face du Musée des Beaux-Arts du Canada, dans le secteur Lowertown d’Ottawa. Centre physique et spirituel de la communauté catholique d’Ottawa, la cathédrale est bordée du côté sud par l’Archevêché et au nord par le Collège de Bytown et la Maison-mère des Sœurs Grises.

La valeur patrimoniale de la basilique réside dans son aménagement, ses matériaux, sa décoration intérieure et sa qualité de construction. Dans sa conception et sa construction, la basilique catholique Notre-Dame intègre le classicisme, l’architecture religieuse québécoise et le style néo-gothique d’inspiration française. Elle est remarquable pour la continuité de sa conception dans l’ensemble de sa structure, en dépit du nombre de rénovations et d’ajouts. Elle est aussi reconnue pour ses finis intérieurs, sa décoration, ses œuvres d’art et ses ornements. Elle tire aussi son importance de sa précinction ecclésiastique et de son rôle important en tant que symbole de la capitale nationale.

La conception originale néoclassique de cette église a débuté en 1842 sous la gouverne du curé de la paroisse, Jean-François Cannon, puis fut modifiée en 1843 par des plans préparés par le père jésuite Félix Martin. En 1844, la structure partiellement complétée a été transformée selon le style néo-gothique par les pères oblats Adrien Telmon et Damase Dandurand. Les flèches ont été ajoutées en 1858 selon les plans de Dandurand. En 1862-1863, une abside de style néo-gothique a été ajoutée aux plans du prêtre-architecte montréalais Victor Bourgeau. La décoration intérieure a été substantiellement complétée à la fin du 19e siècle par le sculpteur québécois Louis-Philippe Hébert et l’artiste du vitrail Harwood, et une série de vitraux a été exécutée au cours des années 1960 par Guido Nincheri. La cathédrale héberge aussi un orgue construit par Joseph Casavant.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1989
Lieu historique national du Canada de la Bataille-de-Beaver Dams
Thorold, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Bataille-de-Beaver Dams est un vaste terrain industriel ouvert qui comprend une partie du canal Welland du côté est de la ville de Thorold, en Ontario. Situé au sud de l’escarpement du Niagara, ce lieu a été le théâtre d’une victoire décisive des troupes britanniques, soutenues par un important contingent d’Iroquois, contre les Américains durant la guerre de 1812. Le lieu comprend diverses propriétés, notamment des propriétés résidentielles urbaines à Thorold, des parties du canal Welland, un cimetière et des terrains industriels.

La Bataille de Beaver Dams, qui a eu lieu le 24 juin 1813, constitue une bataille déterminante de la guerre de 1812. Après leur défaite à Stoney Creek, les Américains envoient des troupes, sous la conduite du lieutenant-colonel Charles G. Boerstler, du fort George à Beaver Dams pour y détruire un avant-poste britannique. Afin de ne pas révéler la véritable destination de leur mission, ils envoient une force constituée d’environ 600 soldats de l’infanterie et de la cavalerie depuis le fort George jusqu’à Queenston qui est alors sous leur contrôle. À Queenston, Laura Secord, femme d’un loyaliste blessé, apprend les plans des Américains et se rend elle-même à Beaver Dams, accompagnée d’un éclaireur iroquois, pour aviser les Britanniques de l’assaut prévu. Avertie à temps, une force composée d’Iroquois de Caughnawaga et de la rivière Grand, sous la conduite des capitaines Dominique Ducharme et William Kerr, tendent une embuscade aux forces américaines et les obligent à se rendre au lieutenant britannique James Fitzgibbon de l’armée britannique régulière. La région de Niagara sera contrôlée par les Britanniques pour le reste de l’année 1813.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2005
Lieu historique national du Canada de la Bataille-de-Chippawa
Niagara Falls, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Bataille-de-Chippawa est situé au sud de la ville de Chippawa, en Ontario, sur la rive ouest de la promenade de la rivière Niagara. Durant la guerre de 1812, la dernière grande tentative d’invasion du Canada par les Américains en 1814 a donné lieu à la bataille qui s’est déroulée sur ce terrain. Aucun vestige visible de la bataille ne subsiste aujourd’hui. La Commission des lieux et monuments historiques du Canada a reconnu ce lieu en 1923 en y faisant installer un monument et une plaque. Le lieu comprend une section boisée au nord, un champ agricole abandonné ainsi qu’une portion entremêlée de champs et de forêts au sud.

La bataille de Chippawa a lieu le 5 juillet 1814, au cours de la dernière grande invasion américaine du Canada, durant la guerre de 1812. Sous le commandement de Jacob Brown, le brigadier-général américain Winfield Scott quitte le fort Érié le 4 juillet, en compagnie d’une troupe de 1 300 hommes. Ils installent leur campement à quelques centaines de verges de la rivière Chippawa et attendent les renforts. Jacob Brown arrive vers minuit avec 2 000 hommes supplémentaires.

Au matin du 5 juillet, le major-général Phineas Riall envoie un petit contingent de tireurs embusqués pour attaquer les Américains et avoir une idée de leur nombre. À leur retour, les soldats informent le général Riall que les Américains semblent être des miliciens, et non pas des membres de la force régulière entraînés, puisqu’ils portent des manteaux gris plutôt que l’uniforme. En se basant sur cette hypothèse erronée, le général Riall décide d’attaquer avec 1 400 membres de la force régulière, 70 membres de cavalerie et 300 alliés autochtones. Lorsqu’ils entrent dans les bois pour se cacher, le général et ses hommes rencontrent 56 des soldats de la force régulière de Jacob Brown qui s’y cachent déjà. Une bataille éclate, et les Britanniques arrivent à repousser les troupes américaines vers leur campement.

Au moment où les deux armées s’apprêtent à s’affronter et avancent sur le champ Street, le général Riall s’aperçoit que les Américains qui se dirigent calmement dans sa direction ne sont pas des miliciens, comme il l’a d’abord pensé, mais plutôt des membres de la force régulière entraînés. Reconnaissant que ces troupes sont très bien entraînées et en nombre supérieur, le général Riall est forcé de se replier de l’autre côté de la rivière Chippawa.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1989
Lieu historique national du Canada de la Bataille-de-Cook's Mills
Cook's Mills, Ontario

Lieu où les Anglais ont remporté une victoire pendant la guerre de 1812.

Le lieu historique national du Canada de la Bataille-de-Cook’s Mills est constitué d’un paysage vallonné semi-rural situé à l’est du canal Welland et immédiatement au nord du ruisseau Lyon, dans la ville de Welland, en Ontario. Il marque l’endroit où a eu lieu un affrontement entre les troupes britanniques et canadiennes, d’une part, et les troupes américaines, d’autre part, durant la guerre de 1812. Il n’existe aucun vestige connu de la bataille, mais la Commission des lieux et monuments historiques du Canada a érigé un monument et installé une plaque commémorative en 1977 dans le coin sud-ouest du lieu de bataille.

La bataille de Cook’s Mills a été une escarmouche importante pour les troupes britanniques et canadiennes durant la guerre de 1812. Après l’échec du siège du fort Érié, le lieutenant général Gordon Drummond se retire vers le nord et rassemble son armée le long de la rivière Chippawa. En octobre 1814, les troupes américaines commandées par le major général George Izard marchent vers le nord. Le 18 Octobre Izard ordonné au brigadier général Bissell de se rendre avec une force d'environ 900 hommes à Cook’s Mills un avant-poste britannique, afin de récupérer des provisions sous forme de blé destinées aux troupes britanniques. Le 19 octobre éclate donc à Cook’s Mills une violente escarmouche impliquant les hommes du Glengarry Light Infantry et des 82e, 100e et 104e Régiments. Dirigées par le lieutenant-colonel Christopher Myers les troupes britanniques et canadiennes réussissent à atteindre leur objectif de reconnaissance des forces américaines afin que Drummond puisse agir après quoi elles se retirent. Bissel accompli également sa mission de détruire le blé entreposé aux moulins, après quoi lui et ses hommes se retirent pour rejoindre la force américaine principale. Peu après, les Américains détruisent Fort Erie et retraversent la rivière Niagara pour atteindre les quartiers d'hiver.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Dan Pagé, 2008
Lieu historique national du Canada de la Bataille-de-la-Ferme-Crysler
Morrisburg, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Bataille de la Ferme Crysler est situé dans le parc commémoratif de la Bataille de la Ferme Crysler, près de l’Upper Canada Village, à l’est de Morrisburg, en Ontario. La bataille, qui a eu lieu le 11 novembre 1813 sur des terres agricoles appartenant à John Crysler, a officiellement mis fin à la campagne américaine destinée à prendre Montréal. Puisque le champ de bataille original est aujourd’hui sous l’eau, un monument commémoratif a été érigé sur une colline gazonnée formée avec de la terre du lieu original. Cet ensemble, qui constitue en soi le lieu historique, est composé d’un obélisque flanqué de deux canons montés sur des affûts de la garnison reposant sur un rectangle des dalles.

La valeur patrimoniale de la Bataille de la ferme Crysler tient à ses associations historiques avec le conflit armé de 1813 lié à la campagne américaine visant à conquérir Montréal. Le 10 novembre 1813, 8 000 soldats américains, sous la conduite du major général James Wilkinson, arrivent dans la ville de Williamsburg, en Ontario. Au même moment, 800 soldats britanniques commandés par le lieutenant colonel Joseph Morrison prennaient position sur les terres de la ferme de John Crysler derrière deux larges ravins. Les Britanniques avaient suivi les Américains en route le long du fleuve Saint Laurent et avaient reçu l’ordre de ralentir l’avancée des Américains et d’empêcher une attaque surprise. Le 11 novembre, les Américains lancaient une attaque avec seulement la moitié de leurs soldats. Le major général Wilkinson croyait les Britanniques moins expérimentés et sous estimaient leur nombre puisque la moitié des soldats britanniques portaient des manteaux d’hiver gris par-dessus leur uniforme rouge traditionnel. Dépourvus de plan tactique, les Américains subirent de lourdes pertes et furent repoussés vers Cornwall. Ces lourdes pertes et le repli rapide des soldats lors de la bataille de la ferme Crysler a mis fin à la campagne américaine destinée à prendre Montréal.

En 1895, le ministère de la Milice et de la Défense a érigé un monument sur le champ de bataille de la ferme Crysler. En 1921, après la Première Guerre mondiale, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada (CLMHC) installe une plaque sur le monument existant. 'Lors de l’aménagement de la voie maritime du Saint Laurent, le lieu d’origine de la bataille est inondé et le monument est déplacé dans le parc commémoratif de la Bataille de la Ferme Crysler en 1955.. Le monument repose aujourd’hui sur un socle à gradins supporté par un rectangle de dalles, au sommet d’une colline composée de terre provenant du champ de bataille d’origine.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, André Guindon, 2009
Lieu historique national du Canada de la Bataille-du-Moulin-à-Vent
Prescott, Ontario

Tentative de soulèvement que les Britanniques ont fait échouer en 1838.

Le lieu historique national du Canada de la Bataille-du-Moulin-à-Vent est un fragment d’un champ de bataille situé sur la rue Windmill Point à Newport, Ontario. Le lieu désigné comprend une partie terrestre, à partir du moulin à vent, qui forme un demi-cercle d'un rayon de 400 mètres, et une autre partie en bordure du moulin à vent, de même forme et superficie; toutefois, seule une petite portion du champ de bataille fait partie du lieu historique.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de la Bataille-du-Moulin-à-Vent réside dans la lisibilité des éléments naturels et bâtis du paysage culturel associé à la bataille du Moulin-à-Vent, et dans les vestiges encore intacts de la bataille.

©Archives of Ontario / Archives publiques de l'Ontario, F 1075-13, H 1065, 1925
Lieu historique national du Canada de la Bataille-de-la-Ruelle-de-Lundy
Niagara Falls, Ontario

Situé à Niagara Falls en Ontario, le lieu historique national du Canada de la Bataille-de-Lundy’s-Lane commémore les combats du 25 juillet 1814 qui se sont déroulés sur des terres agricoles entourées d’un verger et d’une forêt sur Lundy’s Lane. Une plaque installée au cimetière Drummond Hill marque l’emplacement de cette bataille. En effet, Lundy's Lane fut le site d'une grande bataille entre les forces britanniques et américaines dans laquelle les Américains, qui gagnèrent du terrain après la bataille de Chippewa, attaquèrent les positions défensives britanniques qu’ils avaient installés. Suite à l'engagement férocement disputé, les Américains furent vaincus et forcés au retrait de leurs troupes. Cette bataille qui dura six heures, fut l’une des plus sanglantes de la guerre de 1812, et marqua la fin de l’offensive américaine dans le Haut-Canada.

Au cours de l’été de 1814, les forces américaines traversèrent la rivière Niagara, à la hauteur du fort Érié, pour envahir le Haut Canada. Au début, leur avancée vers le nord le long de la rivière Niagara se déroula bien, et les forces américaines réussirent à défaire des troupes britanniques dans la bataille de Chippawa. Les Britanniques, dirigés par sir Gordon Drummond, se regroupèrent et, le soir du 25 juillet, les troupes régulières britanniques ainsi que les soldats des Fencibles et les miliciens canadiens assaillirent les forces américaines dans Lundy’s Lane, non loin de Niagara Falls. Les deux armées s’affrontèrent toute la soirée, ne cessant d’attaquer et de contre attaquer, notamment pour prendre possession des canons de campagne installés où se trouve aujourd’hui le cimetière Drummond Hill. Les deux camps subirent de lourdes pertes, mais à minuit, les Américains se retirèrent, laissant les Britanniques et les Canadiens épuisés, maîtres de leur position. La bataille de Lundy’s Lane fut le combat le plus sanglant et le plus violent de la guerre de 1812; elle a anéanti tous les espoirs des Américains de conquérir le Haut Canada en 1814.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Bataille-de-Stoney Creek
Hamilton, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Bataille-de-Stoney Creek est un parc commémoratif aménagé sur les lieux d’une bataille de la guerre de 1812. Il est situé au bord de l’escarpement du Niagara, à l’est de la ville de Stoney Creek, en Ontario. Le lieu comprend la maison Gage, le monument de Stoney Creek, le monument du monticule Smith et du cimetière de Stoney Creek, les paysages aménagés par la firme Dunnington et Grubb et du cimetière de Stoney Creek, les ressources archéologies et une collection situées, en partie, sur le site.

La valeur patrimoniale du lieu réside dans son rôle de témoin d’une bataille cruciale dans l’histoire du Canada, comme l’illustrent le parc commémoratif, les monuments rappelant la bataille et le cimetière connexe. La bataille de Stoney Creek, qui s’est déroulée le 6 juin 1813, a été un point tournant dans la guerre de 1812. Au cours de la bataille, les troupes américaines, sous le commandement des généraux Windler et John Chandler, ont été repoussées par les 8e et 49e régiments britanniques dirigés par le lieutenant-colonel John Harvey et le major Plenderleath. Ce champ de bataille constitue le point le plus avancé ayant été atteint par les troupes américaines le long de la frontière du Niagara.

L’importance du champ de bataille de Stoney Creek a d’abord été reconnue lorsque le Women’s Wentworth County Historical Society y créa un parc commémoratif en 1899 et qu'il acquérait par la suite la propriété adjacente, la maison Gage, également associée à la bataille. De 1909 à 1913, le County of Wentworth Veteran’s Association érige un monument sur le lieu et dans les années 1920, la firme Dunnington et Grubb effectue l’aménagement paysager du parc. En 1963, la Commission des parcs du Niagara prend la relève de la gestion du parc, qui est maintenant exploité par la Ville de Hamilton.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
eu historique national du Canada de la Batterie-de-Vrooman
Niagara-on-the-Lake, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Batterie-de-Vrooman se situe au nord du village de Queenston, en Ontario, sur la rive ouest de la rivière Niagara. Situé sur la pointe Vrooman, maintenant propriété privée, le lieu surplombe la rivière Niagara, ce qui lui confère une position stratégique. La batterie de Vrooman a joué un rôle important dans la bataille de Queenston Heights durant la guerre de 1812, bien qu’elle soit aujourd’hui réduite à un monticule de terre au bord de la rivière.

Le 13 octobre 1812, les forces américaines traversèrent la rivière Niagara à Queenston et occupèrent les hauteurs du village. Pour déloger les Américains, les forces britanniques tentèrent en vain une contre-attaque, au cours de laquelle leur commandant, le Major-Général Sir Isaac Brock trouva la mort. Peu après, les renforts britanniques grimpèrent l’escarpement à l’ouest, délogèrent les américains et leurs imposèrent la défaite. La batterie située sur la terre de Soloman Vrooman, au bord de la rivière Niagara, comprenait une batterie de tir de 24 livres montée dans un ouvrage de terre en forme de croissant. Manœuvrée par le 5e Régiment Lincoln (milice) et par un détachement de l’artillerie de milice Lincoln, sous les commandements respectifs du capitaine Samuel Hatt et du lieutenant John Ball, la batterie maintiendra tout au long de la bataille, un feu sans relâche sur les forces américaines qui traversaient la rivière à ce même moment.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991
Lieu historique national du Canada de Beechcroft et Lakehurst Jardins
Roches Point, Ontario

Beechcroft et Lakehurst sont deux propriétés à Roches Point, situé sur la rive sud du lac Simcoe. Grandes propriétés foncières privées, qui servir de tampon pour ces propriétés, leur aurait permis de survivre dans leurs styles du 19ème siècle. Un, Beechcroft, est aménagé en anglais style paysager. Selon forte tradition locale ses motifs étaient conçue par le premier architecte paysagiste de l'Amérique, Frederick Law Olmsted. Le jardin On pense en outre avoir été ainsi créé vers 1870 au cours l'occupation de A.G.P. Dodge de New York City. La propriété voisine, connu sous le nom Lakehurst, montre l'influence de motifs mais est Olmstedian beaucoup plus dans la tradition horticole et gardenesque. (from Journal of Garden History, Vol 1, No. 2)

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2009
Lieu historique national du Canada Belle Vue
Amherstburg, Ontario

Le lieu historique national du Canada Belle Vue est une demeure en brique de deux étages construite entre 1816 et 1819 dans le style palladien. Peinte en blanc, elle se compose d’un corps central rectangulaire flanqué de deux ailes, et est agrémentée d’une entrée principale surmontée d’un petit portique.

Construite entre 1816 et 1819 pour Robert Reynolds, commissaire général adjoint de la garnison du fort Malden, Belle Vue est un exemple remarquable d’une résidence unifamiliale de style palladien. Elle comporte un corps central rectangulaire de deux étages doté de cinq baies et d’une entrée principale surmontée d’un petit portique reposant sur des pilastres. Le corps principal est flanqué de deux ailes accentuant l’horizontalité et la symétrie du bâtiment, en harmonie avec les concepts du style palladien. Un long couloir intérieur relie le corps central aux deux ailes.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2004
Lieu historique national du Canada du Blockhaus-de-Merrickville
Merrickville, Ontario

Un des bâtiments du réseau d'écluses du canal Rideau; construit en 1832-1833.

Le blockhaus de Merrickville est une structure de défense de deux étages, en maçonnerie et en bois, situé sur les rives du canal Rideau dans la ville de Merrickville, en Ontario.

Le blockhaus de Merrickville a été désigné un lieu historique national parce qu'il a été considéré comme un excellent exemple du meilleur type de blockhaus érigés pour la défense du canal Rideau aux environs de 1832.

Sa valeur patrimoniale réside dans son illustration d'un blockhaus relativement grand, conçu par les Britanniques au cours du 19e siècle. Construit en 1832-1833, il est associé à la construction de la voie navigable du canal Rideau et à la défense du Canada.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Bosquet-et-Maison-Gillies
Arnprior, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Bosquet-et-Maison-Gillies est un domaine du XXe siècle, situé dans une zone boisée au bord de la rivière des Outaouais, en banlieue d'Arnprior, en Ontario. Les principaux éléments qui le composent sont un vieux peuplement de pins blancs entourant une zone dégagée où se trouve une belle maison de style néo-colonial, construite en pin blanc provenant de la forêt avoisinante.

La valeur patrimoniale de ce site a trait à l'intégrité du domaine qui comprend le bosquet forestier, la maison dans une clairière, les dépendances et les aménagements paysagers. Le bosquet Gillies, un des rares terrains boisés encore accessibles à renfermer d’importants peuplements mûrs de pins blancs de la vallée de l'Outaouais, a longuement contribué à l’expansion de l'industrie du bois de sciage dans la région. De plus, pendant plus de 125 ans, il a été préservé par ses propriétaires, les familles McLachlin et Gillies, très reconnues dans l'industrie forestière de la vallée. En 1937, dans une clairière du bosquet, on a construit une belle maison de style néo-colonial qui servira de lieu d'exposition permanent des produits en pin provenant des terres à bois et des scieries des frères Gillies. Le bosquet et la maison constituent tous deux un exemple bien préservé des maisons de campagne construites pendant l'entre-deux-guerres.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2005
Lieu historique national du Canada Burlington-Heights
Hamilton, Ontario

Le lieu historique national du Canada de Burlington-Heights se situe sur un isthme de 2,5 kilomètres, qui s’élève 30 mètres au-dessus du lac et qui se trouve entre Cootes Paradise et le port d'Hamilton, en Ontario. Traversé par des voies ferrées, des artères routières importantes et un canal, le lieu est notamment composé de parcs, d’un cimetière et de jardins botaniques.

Expulsés du fort George après que les forces américaines furent parvenues à l’embouchure de la rivière Niagara, les Anglais, dirigés par le général John Vincent, ont battu en retraite vers Burlington Heights. S’élevant 30 mètres au-dessus du lac et traversées par des routes provenant de Niagara et d’Amherstburg et menant à York, les hauteurs offraient une place forte naturelle pour le regroupement des Anglais. C’est de là que le général Vincent a organisé l’attaque nocturne victorieuse dirigée par le lieutenant-colonel John Harvey et lancée les 5 et 6 juin 1813 contre les forces américaines installées à Stoney Creek. À la suite de la retraite des Américains vers le fort George, le général Vincent a décidé de fortifier les hauteurs en aménageant deux rangées de remblais autour de la péninsule, en plus de batteries de tir, de blockhaus, de casernes et d’entrepôts. Centre de résistance établi sur la route menant vers l’est, Burlington Heights est devenu un dépôt d’approvisionnement d’importance pour les forces se trouvant dans la péninsule de Niagara et a servi d’aire de mouillage sûre pour les flottes naviguant sur le lac Ontario. En décembre 1813, les hauteurs ont une fois de plus été employées comme point de rassemblement pour la tenue d’une autre campagne contre les Américains, au cours de laquelle les Anglais ont repris possession du fort George et ont pris le contrôle du fort Niagara. Après la guerre de 1812, bien que les forces armées n’avaient pas perdu confiance en l’emplacement comme position stratégique, les bâtiments ont été laissés à l’abandon. Aujourd’hui, on y trouve diverses attractions, comme le lieu historique national du Canada du Château-Dundurn et une partie du lieu historique national du Canada des Jardins-Botaniques-Royaux.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Cairn-de-Glengarry
Cairn Island, Ontario

Monument en pierre de forme conique doté d'un escalier, dédié aux régiments Glengarry et Argyle (1840).

Le lieu historique national du Canada du Cairn-de-Glengarry est situé sur The Cairn, une île du Lake St. Francis, près du village de South Lancaster, dans le comté de Glengarry, en Ontario. Le lieu consiste en un imposant ouvrage de maçonnerie en moellons de forme conique, d’une hauteur de 16 mètres et d’un diamètre de 16 mètres à la base. Des marches ont été aménagées en spirale autour de la structure construite entre 1840 et 1842, pour commémorer les services de sir John Colborne. Le cairn demeure un monument important et remarquable qui surplombe les eaux pittoresques du fleuve Saint-Laurent.

Le cairn de Glengarry a été désigné lieu historique national du Canada en 1921 parce que : c'est un monument érigé par la milice de Glengarry en reconnaissance des services rendus par sir John Colborne, commandant des forces britanniques pendant la Rébellion de 1837.

Le cairn de Glengarry fut érigé entre 1840 et 1842 sous la direction du lieutenant-colonel Lewis Carmichael, qui commanda la milice de Glengarry aux cours de la Rébellion de 1837 et des conflits frontaliers de 1838. Le cairn fût originalement érigé pour commémorer les services de sir John Colborne, plus tard aussi connu sous le nom de Lord Seaton, qui commanda les forces impériales au cours de la rébellion. Le monument eut également pour but de rendre hommage aux régiments de la milice de Glengarry qui combattirent de 1837 à 1838. Véritable point de repère pour les voyageurs du fleuve Saint-Laurent, le cairn fut rénové en 1905 par les citoyens de Glengarry et une plaque y fut apposée afin de mettre en évidence son histoire.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, David Henderson, 2008
Lieu historique national du Canada de la Cale-Sèche-de-Kingston
Kingston, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Cale-Sèche-de-Kingston est situé sur la partie de la pointe Mississauga du rivage de Kingston, sur le fleuve Saint-Laurent. Il fait maintenant partie du complexe du Musée de la marine. La Cale sèche de Kingston était une importante installation de réparation des navires et offrait une cale sèche permettant de travailler sur la partie submergée de la coque des navires. La cale sèche, en forme de rectangle allongé, avait des parois escarpées qui s’élevaient à 9,1 mètres du fond. La cale sèche originale avait une cavité interne d’une largeur de 16,8 mètres et un plancher long de 85,3 mètres. Les deux murs et le fond de la cale sèche étaient construits en calcaire. La cale sèche a par la suite été rallongée à 115,2 mètres avec du béton. La porte de la cale sèche ou caisson de flottaison, est située dans une assise rectangulaire disposée à angle droit avec l’entrée de la cale sèche. Le caisson est construit en acier, en forme de boîte rectangulaire aux côtés parallèles et aux extrémités inclinées. À chacune des extrémités du caisson, on retrouve de lourds rouleaux de fonte disposés à intervalles réguliers sur lesquels repose et se déplace le caisson. Des escaliers de chaque côté de l’entrée permettent d’accéder au plancher de la cale sèche.

La pointe Mississauga a été pendant plus de 150 ans le site de grands chantiers navals, alors que Kingston était un des principaux centres portuaires et chantiers navals des Grands Lacs. L’importance de cette industrie a incité le gouvernement fédéral à construire cette cale sèche en 1890. Opérée au départ par le ministère des Travaux publics en tant qu’installation de réparation des embarcations lacustres, elle fut agrandie et louée en 1910 à la Kingston Shipbuilding Company, premier d’une série d’intérêts privés ayant opéré les chantiers navals jusqu’en 1968. Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, des vaisseaux de la marine, notamment des corvettes, ont été construits dans ces chantiers navals.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, D. Dodd, 2008
Lieu historique national du Canada Canadian Car & Foundry
Thunder Bay, Ontario

Le lieu historique national du Canada Canadian Car & Foundry se trouve au sud ouest de la ville de Thunder Bay, en Ontario. Situé dans les limites des installations de Bombardier Transport, le lieu est bordé par la rue Montréal au sud, l’avenue Mountdale à l’est, l’avenue Neebing à l’ouest, et les voies ferrées du CN au nord. Il se compose des éléments qui datent de la période de la Seconde Guerre mondiale, y compris une structure de deux étages à charpente d’acier avec un revêtement métallique divisé de la manière suivante : bâtiment 1, qui comprend les baies de production A, B et C; bâtiments 2, 6 et 8; bâtiment 7 au sud, et bâtiment 3 au nord.

La Canadian Car & Foundry a été créée en 1909 à la suite de la fusion du Rhodes Curry Company d’Amherst, de la Canadian Car Company de Turcot et de la Dominion Car and Foundry de Montréal. Dotée d’une équipe de production qualifié et enthousiaste, la fonderie s’est taillée rapidement une bonne réputation. En 1938, la société fournit des Hawker Hurricanes à la British Royal Air Force et l’Aviation royale Canadienne, qui a joué un rôle clé dans la victoire au bataille d’Angleterre. La société est devenue le plus gros fabricant d’aéronefs durant la Seconde Guerre mondiale, produisant plus de 2 300 chasseurs. En 1942, elle a été contractée pour fabriquer les SB2C Curtiss Helldiver, que la United States Navy a utilisée pendant la guerre du Pacifique.

Comme beaucoup hommes se sont enrôlés pendant la guerre, la Canadian Car & Foundry embauche un grand nombre de femmes. Représentant celles qui ont délaissé les occupations dites féminines pour travailler dans le domaine public pendant la guerre, les travailleuses ont appris la soudure, le perçage de précision, le rivetage, l’assemblage partiel d’instruments et des inspections. Cette évolution des techniques ainsi que des tendances du travail a pris place sous le leadership d’Elizabeth Muriel Gregory ‘Elsie’ MacGill, une ingénieure en aéronautique désignée personne d’importance historique nationale. Cette dernière a supervisée le premier plan du Hawker Hurricane. Cette période voit les femmes acquérir de nouvelles habiletés et l’indépendance sur le plan financier et a montré que les femmes pouvaient occuper des emplois non traditionnels.

Après la guerre, la demande en aéronefs a chuté. La Canadian Car & Foundry a trouvé son créneau et a fabriqué du gros équipement de transport comme le matériel d’exploitation forestière, des autocars et des remorques routières. En 1955, l’usine a commencé à produire des wagons de métro pour des clients partout dans le monde, ce qu’elle fait toujours sous la direction de Bombardier Transport de Montréal.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Canal-Rideau
Ottawa / Kingston, Ontario

Canal long de 202 km ouvert à la navigation; comporte 47 écluses.

Bâti au milieu du XIXe siècle, le lieu historique national du Canada du Canal-Rideau est une voie navigable artificielle de 200 km aménagée de la rivière des Outaouais au lac Ontario.

La valeur patrimoniale du canal Rideau tient à l’intégrité et à l’intégralité de son paysage culturel qui rappelle les formes, matériaux et techniques du début du XIXe siècle associés aux voies navigables et qui témoigne des liens écologiques et humains durables entre le canal et son corridor. De 1826 à 1837, le lieutenant-colonel John By a bâti le canal en tant qu’ouvrage défensif, à la demande du gouvernement britannique. En 1855, le Canada est devenu le gestionnaire de cette voie navigable utilisée à des fins commerciales pendant une grande partie des XIXe et XXe siècles. Parcs Canada s’est porté acquéreur du canal en 1972 afin de l’exploiter comme voie de navigation de plaisance.



©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Canal-de-Sault Ste. Marie
Sault Ste. Marie, Ontario

Première écluse mue à l'électricité (1888-1894).

Le lieu historique national du Canada du Canal-de-Sault Ste. Marie est une voie navigable artificielle comprise entre la ville de Sault Sainte-Marie et l'île Whitefish dans le chenal maritime reliant le lac Huron au lac Supérieur, à Sault Sainte-Marie, en Ontario. Sa centrale électrique construite sur le versant de la colline en aval de l'écluse, et son barrage tournant de secours situé à l'ouest de l'écluse d’origine près de la résidence du directeur revêtent une importance particulière. Aujourd’hui, le canal sert d’aménagement récréatif.

La valeur patrimoniale du canal de Sault Ste. Marie a trait à sa lisibilité et à son intégralité en tant que voie navigable artificielle, y compris ses ouvrages d'ingénierie, ses bâtiments et ses aménagements paysagers connexes. Achevé en 1895, il fait partie du réseau national de canaux du Canada et comprend une centrale électrique construite en 1894, pendant la phase initiale de construction, ainsi qu’un barrage tournant de secours construit en 1895 par la Dominion Bridge Co. La gestion du canal de Sault Ste. Marie a été transférée à l'Administration de la voie maritime du Saint-Laurent (1959-1979), puis à Parcs Canada qui l’exploite encore comme aménagement récréatif.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1992
Lieu historique national du Canada de la Caserne-de-Pompiers Balmoral
Toronto, Ontario

Située au centre ville de Toronto, en Ontario, la caserne de pompiers Balmoral est un édifice aux dimensions modestes, en pierre rouge de style néo-Queen Anne.

La caserne de pompiers de l’avenue Balmoral a été désignée lieu historique national du Canada car elle constitue l’un des plus beaux exemples du style néo-Queen Anne en architecture institutionnelle au Canada.

La caserne de pompiers Balmoral est l’exemple par excellence d’un édifice institutionnel de style néo-Queen Anne qui illustre la bonne utilisation d’éléments historiques éclectiques dans un bâtiment doté d’une fonction moderne. Construit en 1911 selon les plans de l’architecte Robert McCallum, l’édifice évoque avec audace l’esthétique urbaine du début de la Renaissance flamande, caractérisée par des matériaux polychromes et le travail sculptural des surfaces qui confèrent charme et économie à un édifice de dimensions modestes.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, B. Morin, 1993


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, B. Morin, 1993


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, B. Morin, 1993
Lieu historique national du Canada des Casernes-de-Butler
Niagara-on-the-Lake, Ontario

Ensemble de bâtiments témoignent de 150 ans d'histoire militaire.

Les casernes de Butler sont un complexe militaire historique de cinq bâtiments en bois, localisé en bordure du terrain communal situé derrière le lieu historique national du Canada du Champ-de-Bataille-du-Fort-George, à Niagara-on-the-Lake.

La valeur patrimoniale de ce lieu a trait à la forme, au gros œuvre et aux liens physiques entre les bâtiments, ouvrages et vestiges liés au casernement et à l'entraînement militaire aux XIXe et XXe siècles. Construites par les Britanniques après la guerre de 1812, ces casernes ont servi de camp militaire jusqu'aux années 1960.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada des Casernes-de-Wolseley
London, Ontario

Le lieu historique national du Canada des Casernes-de-Wolseley fait partie de la base des Forces canadiennes située dans la ville de London, en Ontario. Également appelé Wolseley Hall ou bloc « A », cette importante structure en forme de U est positionnée autour d’une cour intérieur. L’édifice de brique de coleur chamois est de style italianisant simplifié et comporte une tour centrale ainsi qu’une entrée voûtée et des fenêtres en saillie. La désignation officielle s’applique au bâtiment sur son tracé au sol.

Première école de formation de l’infanterie expressément érigée par le gouvernement fédéral, les casernes de Wolseley ont été construites de 1886 à 1888 pour héberger la compagnie « D » de l’Infantry School Corps du Royal Canadian Regiment. La création d’une force militaire canadienne permanente débute en 1871 à la suite du retrait du Canada des troupes régulières britanniques cette même année. Les troupes canadiennes en service à l’époque sont composées de deux petites batteries d’artillerie et de miliciens volontaires, une force peu entraînée à l’équipement inadéquat. En 1882, le gouvernement crée des écoles militaires permanentes afin de former et d’éduquer les officiers de façon appropriée. Les installations de l’Infantry School Corps sont situées à Fredericton, Saint-Jean et Toronto, où les trois compagnies (« A », « B » et « C ») sont hébergées dans les anciennes casernes britanniques. En 1885, lorsqu’une quatrième école est créée à London, il faut de nouvelles casernes pour héberger les 100 hommes qui composent la compagnie « D ». Cette école ainsi que les autres écoles d’infanterie, les écoles d’artillerie de Québec, de Kingston et de Victoria, l’école de cavalerie de Québec et l’école d’infanterie portée de Winnipeg constituent le fondement des forces permanentes du Canada.

Compte tenu qu’elles ont pour vocation la formation et l’hébergement des officiers, les casernes de Wolseley comportent un certain nombre d’espaces domestiques, une salle de cours et une salle de lecture ainsi qu’un terrain de parade pour les exercices et les manœuvres militaires. La conception éclectique du bâtiment intègre des éléments des tendances contemporaines en architecture ainsi que des éléments militaires traditionnels.

©Wilmot Township, 1985
Lieu historique national du Canada Castle Kilbride
Baden, Ontario

Le lieu historique national du Canada Castle Kilbride est une villa de style à l'italienne de deux étages, bâtie sur une colline située à la limite de la ville de Baden, dans le sud-ouest de l'Ontario. Cette maison, construite en 1877-1878 se distingue par ses magnifiques peintures murales de style néorenaissance qui datent de la fin du XIXe siècle. Elle est située dans une parcelle de 1,2 hectares dotée d'un jardin de style victorien, d'une voie d'accès circulaire, et une rangée d'arbres matures entourent les lieux. Un rajout, qui abrite des bureaux municipaux, a été bâti à l'arrière au milieu des années 1990.

Castle Kilbride est un magnifique exemple d’une maison victorienne à l'italienne de la fin du XIXe siècle, construite dans un paysage pittoresque. Cette villa, construite en 1877 et 1878 par James Livingston, un prospère négociant en huile de lin, présente dans ses pièces principales de remarquables peintures murales exécutées avec un enduit à base d'huile de lin. Ces fresques constituent des exemples exceptionnels de décoration murale domestique de la fin du XIXe siècle, par l'excellence de leur exécution, leur admirable qualité décorative, leur harmonie avec l'architecture de l'édifice, et parce qu'elles sont dans l'ensemble en bon état. Leur style classique atteste les efforts déployés au milieu du XIXe siècle pour remettre au goût du jour les traditions oubliées de l'art mural de la Renaissance. Sous tous leurs aspects, la conception et la réalisation de cette maison sont d'excellente facture.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2005
Lieu historique national du Canada de la centrale-électrique-de-la-Toronto Power
Toronto, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la centrale-électrique-de-la-Toronto Power est situé sur les rives de la rivière Niagara, juste au-dessus des chutes Niagara. La Centrale est un édifice rectangulaire de 132 mètres sur 30 mètres avec une façade classique imposante. Son plan symétrique comprend un bloc central avec de lourds portiques ioniques flanqués de deux longues colonnades ioniques. La Centrale contient des générateurs et se dresse au-dessus des principaux composants d’ingénierie de l’installation qui comprennent un barrage submergé, des conduites forcées et une fosse à roue qui abrite les turbines, et le tunnel du bief aval.

La centrale électrique de la Toronto Power, associée à la mise au point de l’énergie hydroélectrique au Canada, était une importante réalisation technique à grande échelle pour l’époque, et elle a joué un grand rôle dans le développement des affaires, de l’industrie et de la technologie en Ontario et au Canada. La Centrale a été construite pour la Electrical Development Company de l’Ontario afin d’approvisionner Toronto en énergie hydroélectrique. L’installation a commencé en 1903 avec la Centrale conçue dans un style Beaux-Arts classique par l’architecte E.J. Lennox afin de compléter l’emplacement majestueux. La Centrale électrique de la Toronto Power y a ouvert ses portes en 1906, et elle a été achetée par Ontario Hydro en 1922. Elle a été exploitée jusqu’en 1974.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, W. Duford
Lieu historique national du Canada du Centre-National-des-Arts
Ottawa, Ontario

Le Centre national des arts est une structure complexe au plan irrégulier, dont la conception architecturale s'inspire du triangle et de l'hexagone, tant pour l'ensemble de la composition, que pour les détails ornementaux. L’édifice abrite plusieurs salles de spectacle, des salles de répétition, des salles d’habillage et de maquillage, un atelier-salle d’accessoires, des bureaux, des restaurants, des espaces de réception et un garage souterrain. Conçu dans le style brutaliste (béton brut), le Centre national des arts est bâti de béton armé coulé recouvert de panneaux de béton et d’agrégats de granite laurentien de textures variées. La composante architecturale dominante de ses formes irrégulières est axée sur ses trois espaces scéniques s’élevant à partir d’un ensemble de terrasses.

Le Centre national des arts était à la fois une précieuse réussite architecturale et une réussite culturelle majeure pour le pays. La structure, construite en 1965-69 selon les plans de la firme d’architectes Affleck, Desbarats, Dimakopoulos, Lebensold et Sise, reflète la contribution accrue de l’État à la vie artistique durant la seconde moitié du 20e siècle. Elle a été édifiée dans le cadre du centenaire de la Confédération, et visait à servir de porte-étendard de la réussite culturelle du pays dans le domaine des arts de la scène. Le Centre national des arts est également une des composantes du lieu historique national du Canada de la Place-de-la-Confédération.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1989
Lieu historique national du Canada du Champ-de-Bataille-du-Fort-George
Niagara-on-the-Lake, Ontario

Guerre de 1812, capture du Fort George par les Américains en 1813.

Le lieu historique national du Canada du Champ-de-Bataille-du-Fort-George est situé près du lieu historique national du Canada du Fort-George, dans la ville de Niagara-on-the-Lake, en Ontario. Le paysage vallonné et dégagé, situé près de la rive du lac Ontario, au niveau de Two Mile Creek, est le site d’une des plus importantes et plus féroces batailles de la Guerre de 1812. Il n’existe aucun vestige visible de la bataille de 1813 entre les forces d’invasion américaines et les forces britanniques et la milice canadienne, mais un cairn et une plaque érigés par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada (CLMHC) marque l'angle nord-est du site de la bataille.

La valeur patrimoniale du champ de Bataille du Fort George a trait au fait que ce paysage a été le témoin d'une importante bataille livrée sur le sol canadien. La bataille, qui a eu lieu du 25 au 27 mai 1813 a été une des plus féroces de la Guerre de 1812, alors que les forces britanniques et canadiennes ont tenté le débarquement des américains à Two Mile Creek. La victoire des Américains leur a permis de pénétré dans la péninsule du Niagara et a forcé les troupes britanniques et canadiennes à l'abandonner temporairement. Malgré leur victoire, les Américains ont été arrêtés à la bataille de Stoney Creek, puis battus à Niagara (maintenant Niagara-on-the-Lake), qu'ils ont abandonné et incendié en décembre 1813.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Champ-de-Bataille-de-Ridgeway
Ridgeway, Ontario

Lieu où s'est livrée la bataille contre des envahisseurs Fenians en 1866.

Le lieu historique national du Champ-de-Bataille-de-Ridgeway est situé sur une parcelle de forêt-parc de quatre hectares dans la petite communauté de Ridgeway, au sud-ouest de l’Ontario et à environ cinq kilomètres à l’ouest de la ville de Fort Erie. Le lieu comprend le champ de bataille de 1866, qui est maintenant occupé par des propriétés agricoles privées. Il n’existe sur place aucun vestige connu de la bataille.

Le 2 juin 1866, la bataille de Ridgeway a opposé les volontaires de la milice canadienne à une troupe d’environ 500 à 800 Féniens, légèrement au nord de l’ancienne ville de Ridgeway. Les premiers affrontements entre la milice et les Féniens ont éclaté près de l’intersection des chemins Ridge et Garrison, mais la majeure partie des combats se sont déroulés sur, ou à proximité, de la crête Lime, un terrain élevé qui s’étendait presque parallèlement au chemin Ridge. Les volontaires de la milice canadienne, commandés par le lieutenant-colonel Alfred Booker, ont résisté solidement aux envahisseurs féniens, dirigés par le colonel John O’Neil. Bien que supérieur en nombre, les miliciens n’ont pas pu repousser les envahisseurs en raison de leur inexpérience, de leur manque de formation et de problèmes d’approvisionnement. Après une résistance courageuse, la milice est forcée de battre en retraite jusqu’au village voisin de Stevensville. Les attaquants féniens sont retournés aux États-Unis le lendemain, craignant que des renforts ne soient envoyés aux miliciens depuis Chippawa, près de Niagara Falls.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Chantier-Naval-d'Amherstburg
Amherstburg, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Chantier-Naval-d’Amherstburg est constitué d'une longue parcelle rectangulaire surplombant la rivière Détroit depuis la ville d’Amherstburg en Ontario. Cet ancien chantier naval britannique, évacué par la Marine Royale en 1813, ne présente aucun vestige visible. Marqué par un monument à quatre côtés arborant quatre plaques commémoratives en laiton de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada, le lieu a été transformé en parc municipal de 4,25 hectares (10,5 acres) où s'y trouve un cénotaphe municipal ainsi que plusieurs bâtiments construits après l'époque du chantier naval ou y ayant été transportés.. Le parc est couvert d’herbe et compte des arbres, des jardins classiques, des allées piétonnes ainsi qu’une balustrade de métal qui le sépare de la rivière.

Le chantier naval d’Amherstburg est construit en 1796 après que les forces britanniques quittent Détroit pour s’établir plus en aval sur la rive est de la rivière Détroit. Le chantier, qui sert à la construction et à la réparation de navires, constitue une plaque tournante pour les forces navales britanniques présentes dans le secteur supérieur des Grands Lacs. Les installations du chantier comprennent un grand entrepôt, deux blockhaus, une cour à bois, une fosse de sciage ainsi qu’un quai. Au nord du chantier, les Britanniques construisent le fort Amherstburg à l’emplacement de l’actuel lieu historique national du Canada du Fort-Malden, tandis qu’au sud, un établissement qui sera connu sous le nom d’Amherstburg est fondé pour approvisionner le fort et le chantier naval. Pendant près de vingt ans, le chantier produit des embarcations allant du petit bateau sans pont au grand navire de combat à trois mâts entièrement gréé. Le chantier naval d’Amherstburg joue un rôle défensif considérable pendant la guerre de 1812, car les navires qui y sont construits permettent aux Britanniques de garder le contrôle de la région.

À la suite de la défaite des Britanniques à la bataille du lac Érié en 1813, Amherstburg est évacué, et le fort et le chantier naval sont brûlés avant que les Américains ne s’en emparent. Ces derniers construisent plus tard des installations qu’ils appellent fort Malden sur les ruines du fort Amherstburg. Bien que le fort Malden soit rendu aux Britanniques en juillet 1815, le fort et le chantier naval de la région ne retrouveront jamais l’importance qu’ils avaient avant la guerre. Le fort est utilisé brièvement pendant les rébellions de 1837-1838 avant d’être définitivement abandonné en 1858.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2008
Lieu historique national du Canada du Chantier-Naval-de-Kingston
Kingston, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Chantier-Naval-de-Kingston est situé à la pointe Frederick, à Kingston, en Ontario. Cette pointe de terre de 37 hectares se trouve au confluent de la rivière Cataraqui et du fleuve Saint-Laurent. Le chantier naval, composé d’un ancien chantier naval et d’un poste de la marine, occupait la plus grande part de la péninsule où se trouvent maintenant les bâtiments du complexe du Collège militaire royal du Canada (CMR). La reconnaissance officielle fait référence aux structures toujours existantes associées au chantier naval, dont les anciens quartiers du chirurgien de la marine et le dispensaire maintenant appelé Maison du commandant (1813-1814), le mur de pierre qui forme l’entrée ouest de la cour intérieure ou du centre du campus du CMR et qui date de la période suivant immédiatement la guerre (1816-1819), ainsi que la Frégate de pierre de trois étages (1819). L’ancien poste de garde et la plus importante Maison du portier (guérite) ont été construits vers 1838. Un grand espace ouvert, autrefois utilisé comme chantier de construction, sert maintenant de terrain de manœuvres et de cour de défilé. Dans la baie Navy se trouvent toujours sous l'eau des vestiges des quais du chantier et des rampes de mise à l'eau, ainsi que des épaves et des concentrations d'artefacts qui lui sont associés.

Site militaire actif des années 1790 à 1853, le chantier naval a été créé en 1789 en tant que point de transfert des marchandises sur les Grands Lacs ainsi que base navale de la Marine provinciale du lac Ontario. Le chantier naval de Kingston a servi de base navale principale du Haut-Canada au cours de la Guerre de 1812. Le traité Rush-Bagot de 1817, qui limitait le nombre de navires de guerre britanniques et américains sur les lacs, a entraîné un déclin de ses activités et vers le milieu du siècle, le chantier naval fut fermé. En 1876, le site était utilisé comme Collège militaire royal du Canada. Les premiers édifices du CMR comprenaient certains de ceux qui sont érigés dans l’ancien chantier naval, dont la Maison du commandant actuelle, autrefois appelée quartiers du chirurgien de la marine, l'imposante Frégate de pierre, construite afin d’entreposer l’équipement naval des vaisseaux de guerre remisés après la Guerre de 1812 et encore utilisée comme dortoir depuis l’ouverture du CMR en 1876, et le petit poste de garde et l'imposante Maison du portier, qui abrite maintenant des bureaux. Le chantier naval de Kingston était à l’origine protégé par le fort Frederick, une autre composante du lieu historique national du Canada des Fortifications-de-Kingston, et plus tard par Fort Henry au sommet de la pointe Henry sur la rive opposée de la baie Navy.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Chapelle-de-Sa-Majesté / St.-Paul-des-Agniers
Brantford, Ontario

Lieu historique national du Canada de la Chapelle-de-Sa-Majesté / St.-Paul-des-Agniers est une pittoresque structure blanche à charpente de bois située dans une cour boisée sur les rives de la rivière Grand. Reconnue comme la plus vieille église encore debout en Ontario, elle est utilisée par la communauté Mohawk, qui s'est installée à cet endroit après avoir soutenu loyalement les Britanniques au cours de la Révolution américaine.

La valeur patrimoniale de la Chapelle-de-Sa-Majesté/St.-Paul-des-Agniers réside dans le fait qu'elle témoigne de la profondeur et de la solidité de l'alliance entre les Britanniques et les Mohawks ainsi que des débuts de l'histoire du Canada. Sa principale valeur tient à sa présence, à sa forme et à sa composition structurale. Enfin, on attribue également une valeur à sa conception, à son décor, aux matériaux utilisés, à la fonction de la chapelle, à son emplacement et à son cadre.

La chapelle a été construite par la Couronne britannique en 1785 pour récompenser la Première nation mohawk qui, sous le commandement de Joseph Brant, avait soutenue les Britanniques au cours de la Révolution américaine. La chapelle de Sa Majesté / St. Paul des Agniers a été construit par les loyalistes John Thomas et John Smith, également originaires de l'État de New York. Elle est utilisée depuis sa construction et a, par conséquent, subi de nombreuses améliorations et modifications. Parmi les plus importantes, mentionnons la réorientation de l'axe intérieur, que l'on a fait pivoter de 90 degrés en 1829 pour l'aligner sur le pignon, et les modifications apportées en 1869 pour que la chapelle, initialement de style géorgien, reflète davantage les valeurs architecturales victoriennes. La chapelle de Sa Majesté / St. Paul des Agniers a été désignée chapelle royale en 1904.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1998
Lieu historique national du Canada de la Chapelle-Salem-de-la-British Methodist Episcopal Church
St. Catharines, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Chapelle-Salem-de-la-British Methodist Episcopal Church est une église à pignon frontal, bâtie sur des fondations élevée. Ce bâtiment paré de stuc, situé au 92 de la rue Gevena à St. Catherines en Ontario, se distingue par ses fenêtres en arc tiers-point régulièrement disposées, sa taille modeste et sa simplicité générale.

Au XIXe siècle, la chapelle Salem de la British Methodist Episcopal Church était un important centre d'activités abolitionnistes et des droits civils au Canada. Cette église a été construite vers 1855 pour remplacer une plus petite église en billes de bois car la communauté de réfugiés grandissante et arrivant à St. Catherines par le chemin de fer clandestin. Parmi elle se trouvait Harriet Tubman, célèbre organisatrice du chemin de fer clandestin, qui a vécu près de Salem de 1852 à 1857 et qui a personnellement dirigé l'évasion de nombreux réfugiés du sud des États-Unis jusqu'à ce qu'ils soient en sécurité au Canada. La valeur patrimoniale de l’église a trait à ses liens exceptionnels avec le mouvement anti-esclavagiste et avec les premières communautés noires du chemin de fer clandestin, attestés par l'église et sa forme en auditorium qui sont typiques des premières églises afro-canadiennes.

©Chapel of St. James-the-Less, Alan Brown, July 2006
Lieu historique national du Canada de la Chapelle-de-St. James-the-Less
Toronto, Ontario

La chappelle de St. James-the-Less est une chapelle funéraire qui a été construite en pierre dans le style néogothique de la grande époque victorienne, au milieu du XIXe siècle. Elle est située dans un cadre pittoresque, au sommet d’un petit coteau paysager, juste à l’intérieur des grilles principales du Cimetière St. James, au centre-ville de Toronto.

La chappelle de St. James-the-Less a été désignée lieu historique national en 1990 parce que cette petite chapelle funéraire est un magnifique exemple du style gothique de la grande époque victorienne.

L'Église anglicane St. James-the-Less, qui a été dessinée par des architectes torontois renommés, Cumberland et Storm, est un bon exemple des petites chapelles construites dans le style néogothique de la grande époque victorienne. Elle garde un intérieur fidèle à la liturgie, un toit incliné et une tour proéminente de style néogothique ancien, mais elle présente ses éléments d’une manière à la fois impressionnante et harmonieuse. La chapelle est rehaussée par des élévations latérales et le cadre pittoresque du Cimetière St. James aménagé par John G. Howard, en 1842.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Butterill, 1995
Lieu historique national du Canada du Château-Dundurn
Hamilton, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Château-Dundurn est un domaine datant du début du XIXe siècle situé à Hamilton en Ontario. Érigés à Burlington Heights, entre le port de Hamilton et la dépression appelée Cootes Paradise, le château Dundurn ainsi que ses bâtiments et structures connexes font partie d’un domaine pittoresque de type parc qui s’étend sur 13 hectares et surplombe la baie de Burlington. La résidence principale, un édifice imposant de style italianisant, est entourée de bâtiments secondaires construits au cours du XIXe siècle, notamment un colombier, un pavillon de deux étages où se déroulaient des combats de coqs (« Cockpit »), la maison du jardinier, la maison du portier (« Battery Lodge ») ainsi qu’une écurie (« MacInnes Stable »). Le lieu comprend également une grille d’entrée datant du XIXe siècle (« Rolph Gates ») ainsi qu’un pavillon construit au XXe siècle (« Park Pavilion »).

En fonction de sa conception extérieure, de sa disposition et de son paysage, Dundurn constitue l'exemple le plus complet des valeurs pittoresques de l’architecture canadienne. Sa valeur patrimoniale réside dans les qualités pittoresques du paysage et des bâtiments et dans leur lien avec sir Alan Napier MacNab, politicien et homme d’affaires éminent pour lequel Dundurn a été construit de 1834 à 1835. Continuellement embelli tout au long du XIXe siècle, le château Dundurn demeure un exemple détaillé d’un domaine de style pittoresque construit à cette époque au Canada. Le domaine comprend une résidence principale d’inspiration italienne, une série de dépendances de style classique et néo-gothique, des éléments paysagers naturels, les vestiges d’un remblai construit par l’armée en 1812 ainsi que des bâtiments agricoles datant du XVIIIe siècle. Tous ces éléments forment un ensemble qui incarne les principes du style pittoresque.

Appartenant à l’origine à Richard Beasley, qui y fait construire une maison en brique de deux étages en 1800, le domaine Dundurn est acheté par John Solomon Cartwright de Kingston en 1832. L’année suivante, Cartwright vend la propriété à MacNab, qui commence la construction de son « château » en 1834. Une fois les travaux achevés, en 1835, l’édifice surpasse tout ce qu’a connu la jeune colonie en matière d’ampleur, d’extravagance et d’élégance. Conçue par Robert Wetherell, un architecte de Hamilton, la résidence principale constitue un mélange éclectique de motifs classiques et italianisants. Elle est entourée d’un paysage majestueux et offre une vue panoramique sur la baie voisine. MacNab et le maître jardinier du domaine, William Reid, continuent d’embellir la propriété tout au long de leur vie, faisant souvent appel à des architectes et à des paysagistes professionnels. Le portique classique est ajouté en 1855 selon les plans de l’architecte local Frederick Rastrick. D’autres propriétaires ajoutent par la suite des éléments, comme l’écurie en pierre. Le domaine a conservé ses jardins classiques, ses aires familières de type parc ainsi que ses pentes et ses ravins naturels, qui ont chacun pour dessein de produire divers effets caractéristiques du style pittoresque : variété, suspense, surprise, irrégularité des lignes et contraste.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Château-Laurier
Ottawa, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Château-Laurier est un hôtel du début du XXe siècle situé dans le centre-ville d’Ottawa, en face de l’ancienne gare Union. Le Château Laurier, érigé sur une hauteur, surplombe la rivière des Outaouais, à proximité du canal et de la rivière Rideau. Non loin de cet hôtel pittoresque de style Château se trouve également le lieu historique national du Canada de la Place-de-la-Confédération, qui comprend quelques-uns des bâtiments historiques les plus importants au cœur de la capitale.

Le Château Laurier, bâti entre 1908 et 1912, est le premier d’une série d’hôtels de style Château construits par la Grand Trunk Pacific Railway Company (GTPR) afin d’inciter les touristes à emprunter ses routes transcontinentales. La société érige des établissements de ce type de Québec à Victoria, près de gares urbaines et souvent dans un environnement spectaculaire. Le style Château, privilégié pour les hôtels de cette compagnie de chemin de fer, est devenu une facture typiquement canadienne, puis un symbole de qualité en hôtellerie. Lorsque cette architecture a commencé à s’imposer comme un style propre au pays, le Château Laurier est devenu un modèle en raison de sa proximité du siège du gouvernement fédéral. La reprise de ce style à l’échelle du Canada évoque très bien visuellement le lien qui unit en un seul et même pays des villes et des régions aux cultures et aux géographies fort différentes.

Pour achever les plans du Château Laurier, le cabinet montréalais Ross and MacFarlane s’inspire des réalisations de l’architecte New Yorkais Bradford Lee Gilbert. Les murs pâles de l’édifice, en calcaire de l’Indiana, s’harmonisent bien avec le style de la gare de la GTPR, située à proximité, tandis que son toit fortement incliné, ses tourelles et ses éléments gothiques conviennent parfaitement à l’image du Canada et à son climat. À partir de 1916 jusqu’aux années 1950, le gouvernement fédéral insiste pour que le style établi par le Château Laurier soit reprise d’une façon ou d’une autre dans tous les bâtiments fédéraux d’Ottawa. D’ailleurs, l’édifice de la Confédération et le toit de la Cour suprême témoignent bien de cette préférence.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2003
Lieu historique national du Canada Chiefswood
Six Nations of the Grand River First Nation, Ontario

Chiefswood est un petit joyau de villa à l'italienne situé dans un pittoresque paysage boisé sur les rives de la rivière Grand, au coeur de la réserve Six Nations Grand River, en Ontario. Son emplacement est la clé de sa signification historique comme domicile de la famille Johnson, plus particulièrement de la poétesse E. Pauline Johnson.

Le lieu historique national du Canada Chiefswood a été désigné parce qu’il témoigne du rôle d'intermédiaire joué par la famille Johnson entre les cultures autochtones et non autochtones.

Construite entre 1853 et 1856 pour le chef des Six nations George H.M. Johnson (1816 - 1884), Chiefswood est la maison natale de la poétesse Emily Pauline Johnson et le domicile de la famille Johnson jusqu'au décès de George Johnson en 1884. Johnson est considéré comme un personnage important au regard de la société et de la politique, en qualité d'interprète officiel du gouvernement, rapprochant ainsi le monde colonial britannique et le monde des Premières nations. Il a construit sa maison sur une terre agricole qu'il a achetée aux abords de la rivière Grand, à proximité de l'église missionnaire anglicane, près de Tuscarora (Middleport). Bien qu'il ne s'agisse pas de la seule maison construite par une famille des Premières nations au cours du XIXe siècle, Chiefswood, est la seule d'une telle dimension et d’une telle sophistication architecturale ayant survécu jusqu’à nos jours.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1995
Lieu historique national du Canada de la Christ Church, la chapelle-royale-de-Sa-Majesté-chez-les-Mohawks
Deseronto, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Christ Church, la chapelle-royale-de-Sa-Majesté-chez-les-Mohawks est situé au centre du haut d’une colline surplombant la baie de Quinte, à Tyendinaga, en Ontario. Entourée par un cimetière et des arbres, ce beau petit bâtiment de style néogothique est caractérisé par des vitraux et une flèche modérée. Les murs extérieurs construits en calcaire local sont coiffés d’un toit à deux pignons bas, et un clocher carré.

La valeur patrimoniale de ce site réside dans ses associations historiques, telles qu’illustrées par les propriétés physiques de l’église et par les artéfacts historiques particuliers qu’elle abrite. La Révolution américaine, au cours de laquelle certains groupes de Mohawks avaient combattu aux côtés des Britanniques, a laissé le peuple Mohawk dépossédé de ses terres, dans ce qui est aujourd’hui l’état de New York. Les Mohawks fidèles à la Couronne britannique sont venus à Tyendinaga dans la baie de Quinte pour s’établir sur la terre qui leur avait été promise par les Britanniques pour leur fidélité et leur allégeance.

L’église, conçue par John Howard et financée par les Mohawk, a remplacé une structure en bois plus âgée. L'emplacement éminent de l'église sur un site élevé surplombant la baie de Quinte symbolise sa puissance pour les peuples mohawk. L'église actuelle a été désignée chapelle royale en 1906. Cela signifie qu'elle est réservée à l'usage du monarque régnant. Même si la flèche et une grande partie de son intérieur ont été détruites par un incendie en 1906, les murs de pierre ont été préservés et le reste de l'église a été scrupuleusement reconstruit par les Mohawks. L'église contient encore des objets qui attestent à la fois l'histoire mohawk et l'alliance entre la Couronne britannique et les peuples mohawk.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, R. Godspeed, 2000
Lieu historique national du Canada du Cimetière-Beechwood
Ottawa, Ontario

Le cimetière Beechwood est un grand cimetière du 19e siècle, situé à Ottawa. Créé en 1873, le cimetière Beechwood est un cimetière paysager comportant des routes, des sentiers, des bâtiments et des monuments. Il est situé sur un terrain vallonné, bordé d'un boisé.

Le cimetière Beechwood a été désigné comme lieu historique national en 2000 parce qu'il est un exemple exceptionnel de la conception des cimetières ruraux du 19e siècle, qui se caractérisent par un paysage naturaliste, pastoral et pittoresque à plusieurs perspectives. Il a également été désigné parce qu'il contient deux très bons exemples de paysages exprimant des traditions culturelles distinctes - le cimetière chinois conçu conformément aux principes religieux chinois ; et un cimetière militaire très visible - et parce qu'il comprend une concentration de mausolées, de monuments et de balises qui sont intéressants sur les plans architecturaux et historiques et qui illustrent de nombreux aspects de l'histoire du Canada, de la province de l'Ontario et de la ville d'Ottawa.

Le cimetière Beechwood est un exemple du type de cimetière rural ou paysager qui est apparu aux États-Unis et au Canada au milieu du 19e siècle. Il est typique des cimetières ruraux par son utilisation d'un décor naturaliste pour attirer et réconforter l'être vivant; la création d'un lieu sûr pour le défunt; l'utilisation de monuments funéraires pour perpétuer la mémoire des individus qui ont une importance historique; et son aménagement comme espace public de style parc. Il conserve une grande partie de son caractère original qui s'exprime dans l'aménagement des routes entrelacées et sinueuses; les îlots de formes irrégulières et de grandeurs variées; et les monuments funéraires de styles différents et de matériaux variés, le tout dans un paysage vallonné d'arbres, d'arbustes et de plantes comportant plusieurs points de vue pittoresques.

Le plan du cimetière a été conçu et supervisé par l'ingénieur municipal Robert Surtees, et aménagé par Alpine Grant, jardinier paysagiste du gouvernement. Le cimetière comprend des bâtiments et des structures du 19e siècle conçus par l'architecte d'Ottawa James Mather, en consultation avec Robert Surtees; une résidence en pierre construite dans les années 1880 à l'aide de pierres à chaux extraites du cimetière; une résidence double pour les jardiniers et les contremaîtres; une ancienne écurie, et une porte d'entrée en pierre. Surtees et Mather ont tous deux occupé des postes de cadre pour le cimetière et y sont enterrés.

Le cimetière chinois comprend des tombes datant des années 1920 et un jardin commémoratif conçu et créé en 1996 par la communauté chinoise selon les traditions architecturales et religieuses chinoises. Comprenant une pagode avec un autel en granite et une cassolette de bronze, le jardin est utilisé par la communauté pour rendre hommage aux ancêtres.

Le cimetière Beechwood est l'emplacement du cimetière militaire national des Forces canadiennes, acheté par le ministère de la Défense nationale en 1944 pour y enterrer les anciens combattants des Forces canadiennes. Le cimetière militaire est situé bien en vue au centre de Beechwood et se distingue par ses stèles funéraires uniformes et un monument militaire central.

Le cimetière Beechwood contient une gamme de pierres tombales évoquant différentes périodes de son développement pour ce qui est des styles, des matériaux et du symbolisme. Le cimetière est l'endroit où reposent de nombreuses personnalités qui se sont distinguées par leurs contributions à l'échelle nationale, provinciale ou locale; et on y trouve aussi la tombe de personnes enterrées antérieurement dans les premiers cimetières de la région d'Ottawa. Le cimetière contient aussi plusieurs mausolées en pierre, y compris un mausolée néo-gothique qui a été conçu par W. Ralston et qui est remarquable par ses dimensions, sa conception, son ouvrage en pierre et ses détails.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Rhona Goodspeed, 2009
Lieu historique national du Canada du Cimetière-de-Cataraqui
Kingston, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Cimetière-Cataraqui est situé dans la grande région de Kingston, en Ontario. Conçu selon les plans de Frederick Cornell et créé en tant que cimetière non confessionnel en 1850, le cimetière Cataraqui, dont l’aménagement ressemble à celui d’un parc, couvre une superficie d’environ 40 hectares et est un cimetière-jardin rural de taille moyenne qui respecte les principes de la conception pittoresque. Le paysage naturel, boisé et ondulé sert de décor aux sentiers sinueux et aux nombreux monuments funéraires de types et de styles variés.

La valeur patrimoniale du cimetière Cataraqui réside dans ses éléments de conception et ses caractéristiques physiques. Le cimetière Cataraqui s’inscrit dans la tradition des cimetières ruraux, qui s’est développée au cours du XIXe siècle, de la fin des années 1840 jusque dans les années 1870 dont on trouve des exemples dans de nombreuses régions du Canada. Cataraqui est un exemple remarquable d’un des premiers cimetières ruraux, de par l’utilisation de son paysage naturel pour attirer et réconforter les vivants, la création d’un espace adapté pour les sépultures, l’utilisation de monuments funéraires afin de perpétuer la mémoire des défunts, ainsi que son aménagement ressemblant à celui d’un parc ouvert au public, et comprenant diverses espèces d’arbres et d’arbustes. Le cimetière Cataraqui a conservé presque toutes ses caractéristiques d’origine, y compris ses nombreux points de vue pittoresques. Le cimetière est également bien connu pour ses exemples attrayants de statues décoratives de la fin du XIXe siècle éparpillées sur l’ensemble du terrain. Il se trouvait à l’origine à trois milles à l’extérieur de Kingston, mais il est maintenant situé à l’intérieur des limites de la ville.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Cimetière-Mount Pleasant
Toronto, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Cimetière-Mount Pleasant occupe 83 hectares en plein centre-ville de Toronto (Ontario). Le cimetière, créé à la fin du XIXe siècle dans une zone qui, à l’époque, se trouvait tout au nord de la zone urbaine, a été dessiné de manière à présenter un environnement naturel familier où des pelouses, des arbustes et des arbres matures se mêleraient aux monuments commémoratifs et aux stèles funéraires de divers styles et tailles. De nombreux sentiers sinueux suivent les contours du paysage boisé pittoresque. L’aménagement semblable à celui d’un parc offre des vues panoramiques qui, avec les plantations sélectives, accentuent la beauté naturelle de l’environnement.

Le terrain qu’occupe à présent le cimetière Mount Pleasant, a été acheté en 1873 comme terres agricoles composées d’un ravin et d’un plateau situés sur ce qui était alors le village de Deer Park. Le cimetière Mount Pleasant, qui a été conçu en 1874 par le jardinier paysagiste H. A. Englehardt, est étroitement associé au concept des cimetières ruraux du XIXe siècle. Après les trois ans qu’a duré son aménagement, le cimetière a ouvert en 1876. En plus d’être des lieux d’inhumation, ces cimetières ruraux devaient aussi être des lieux de contemplation et de loisirs. Le cimetière se distingue à présent par ses sentiers pittoresques, ses arbres aux essences rares qui viennent du monde entier, la coexistence de spécimens indigènes, et la richesse des monuments funéraires historiques qui s’intègrent au dessin original.

©Susan Schappert, 2007
Lieu historique national du Canada Cinéma Capitol de Port Hope
Port Hope, Ontario

Le cinéma Capitol de Port Hope a ouvert ses portes en 1930. Étant l’un des premiers cinémas au Canada à être conçus spécialement pour la projection de films parlants, il est représentatif des changements architecturaux importants qui sont survenus dans la construction des salles de cinéma à la fin des années 1920. Conçu par l’architecte canadien Murray Brown, le cinéma est un exemple remarquable de salle d’ambiance, un style très courant à l’époque, destiné à donner aux spectateurs l’impression de se trouver dans un amphithéâtre romantique en plein air. Aujourd’hui, ce cinéma de petite ville est en excellent état et a conservé une bonne partie de son intégrité architecturale, ce qui en fait un des rares exemples de cinémas de ce style toujours en activité au Canada.

Le théâtre se trouve à Port Hope, petite ville de l’Ontario en bordure du lac du même nom, à une centaine de kilomètres à l’est de Toronto. Il est situé sur la rue Queen, une des artères les plus fréquentées de la ville, où se côtoient bâtiments commerciaux et résidences. En 1930, après la fermeture du seul cinéma de la ville, Famous Players a fait construire un nouveau cinéma, conçu spécialement pour les films parlants. Le Capitol a ouvert ses portes en août 1930, avec la projection de Queen High, avec Charles Ruggles et Ginger Rogers, suscitant l’enthousiasme de la population de la ville.

Le cinéma Capitol est un exemple remarquable de salle d’ambiance, un style éphémère mais qui fut très populaire en Amérique du Nord vers la fin des années 1920. Simple édifice à deux étages et demi à l’extérieur, son intérieur a été décoré de façon à ressembler à un jardin médiéval anglais. On y retrouve les éléments essentiels d’une salle d’ambiance, à savoir un plafond étoilé, l’ambiance nocturne et les murs ornés de motifs en trompe‑l’œil donnant l’impression aux spectateurs de se trouver dans un amphithéâtre romantique en plein air. Le bas des murs de l’auditorium est peint en gris pour imiter la pierre de Caen, et des arbres y sont peints dans la partie supérieure. Les étoiles, à l’origine peintes au plafond, ont été remplacées par de petites lumières lors de la restauration. Sur l’extérieur du bâtiment se trouve une marquise suspendue par des chaînes à l’image d’un pont‑levis. Cet élément, conjugué aux vitres en losanges des fenêtres, est en accord avec le décor intérieur imitant un château médiéval, et quelque peu en contradiction avec le motif égyptien distinctif de l’enseigne. Le bâtiment était des plus innovants pour l’époque de sa construction : conçu pour être totalement à l’épreuve du feu, ce fut aussi le premier bâtiment de la ville dont la structure était faite de poutres en acier. Qui plus est, il offrait aux spectateurs le plus grand confort et les services les plus modernes qui soient.

Comme bon nombre d’autres cinémas, le Capitol a fermé ses portes en raison du déclin de la clientèle, toutefois, il doit sa survie à la détermination de la population de la ville. En effet, c’est en 1993, soit six ans après sa fermeture, que fut fondée, avec l’appui enthousiaste de la population, la Capitol Theatre Heritage Foundation, qui avait pour but de sauver le bâtiment. La première des trois tranches de travaux de restauration a été entamée en 1995, puis le cinéma a rouvert ses portes. Il a été possible de préserver certains des éléments d’origine et, grâce aux nombreux documents historiques qui existaient, de reconstruire à l’identique divers éléments qui s’étaient détériorés avec le temps.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1978
Lieu historique national du Canada Claverleigh
Creemore, Ontario

De style néogothique, la villa Claverleigh située sur un vaste terrain ressemblant à un parc dans un milieu rural isolé, à 3.2 kilomètres (2 milles) à l'ouest du village de Creemore, en Ontario.

La villa Claverleigh a été désignée lieu historique national en 1990 parce qu'elle est un très bel exemple d'une villa de style néogothique.

La valeur patrimoniale de ce lieu réside dans son expression matérielle d'une villa de style néogothique au Canada.

La maison a été construite en 1871 par William Forster conformément aux plans de son frère, l'architecte anglais Richard Forster, pour servir de presbytère. Le style néogothique était considéré comme convenant tout à fait au caractère ecclésiastique d'un petit presbytère.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Colline-de-la-Bataille
Wardsville, Ontario

Emplacement de la bataille des Longwoods, 1814; guerre de 1812.

Le lieu historique national du Canada de la Colline-de-la-Bataille se trouve dans une région onduleuse, au cœur de la vallée de la colline de la Bataille, près de la route 2 (aussi connu sous le nom de chemin Longwoods), à l’ouest de Wardsville, en Ontario. Le lieu est associé à la bataille de Longwoods, qui s’est déroulée le 4 mars 1814 dans une plaine, près du ruisseau aujourd’hui appelé Battle Hill. Après une brève escarmouche entre les membres de la force régulière britannique et les forces américaines, les Britanniques doivent se replier au Delaware, tandis que les Américains abandonnent leur avance et se retirent à Detroit. Il ne subsiste aucun vestige connu de la bataille, mais le lieu est marqué d’une plaque et d’un cairn, installés au sommet d’une petite colline et entourés d’une clôture en fer.

Le 5 octobre 1813, après la défaite des Britanniques à Moraviantown, les forces américaines peuvent pénétrer dans l’ouest du Haut Canada et y entamer une série d’incursions. Même si les batailles organisées sont rares, les autorités militaires britanniques tentent de contrecarrer les avancées des Américains sur leur territoire en établissant des postes d’observation. Puis, en compagnie de la milice locale et des alliés autochtones, les Britanniques commencent à se déplacer dans les campagnes. Vers la fin de février 1814, le commandant américain à Detroit ordonne à un détachement de prendre d’assaut le poste d’observation de Delaware. Les forces américaines, sous le commandement du capitaine Andrew Holmes, rencontrent sur leur route une patrouille de Rangers canadiens et décident de s’établir près du ruisseau Twenty Mile, sur ce qui deviendra plus tard la colline de la Bataille, pour attendre l’arrivée des Britanniques. Dès leur arrivée à la colline, les membres de la force régulière britannique, sous les ordres du capitaine James Badsen, attaquent les Américains, mais les pertes élevées les obligent à retourner à Delaware. Les Américains se replient alors à Detroit, ratant ainsi leur opportunité de prendre Delaware.

Lieu historique national du Canada de la Colline-Bead
Toronto, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Colline-Bead est situé à l’intérieur du parc de la vallée de la Rouge, dans la portion basse de la Rouge River Valley à Scarborough, en Ontario. Il occupe un terrain surélevé sur la rive ouest de la rivière Rouge, à son confluent avec le petit ruisseau Rouge, au nord et adjacent à l’autoroute 2. L’un des rares sites Sénécas du XVIIe siècle au Canada, il comprend un village historique Sénéca et un lieu de sépulture associé qui datent de la fin du XVIIe siècle, un tertre couvert d’arbres sur un de ses versants, un campement archaïque datant d’environ 3000 ans avant notre ère, ainsi que d’autres sépultures situées sur la pointe du plateau, à l’est du village.

La valeur patrimoniale de la colline Bead réside dans son intégrité en tant que site archéologique intact et dans le fait qu’elle est liée aux Sénécas. La datation du village et du lieu de sépulture qui lui est rattaché a été établie à 1665-1687 de notre ère, époque à laquelle ils étaient utilisés par les Sénécas, membres de la Confédération iroquoise. La colline Bead est un exemple de village sédentaire et semi-permanent typique des Sénécas. Ce type de village était généralement entouré d’une palissade et situé non loin d’une voie navigable importante, dans un endroit surélevé et défendable.

La colline Bead a été découverte à la fin du XIXe siècle, quand on a signalé la présence d’un village entouré d’une palissade près de l’embouchure de la rivière Rouge. Des travaux de prospection archéologique plus approfondis ont permis la découverte de nombreux petits artefacts tels que des contrebagues de verre, des pipes en céramique, et des pierres à fusil d’origine européenne. Ces objets, ainsi que l’emplacement du village sur un versant défendable et la présence d’un lieu de sépulture sont des caractéristiques typiques des villages Sénécas du XVIIe siècle. Puisqu’il est le seul village connu des « Iroquois du nord », ce lieu présente un potentiel énorme pour l’acquisition de nouvelles connaissances sur la culture iroquoise de cette époque. Puisque la colline Bead n’a jamais été l’objet de fouilles archéologiques de grande envergure, le site est bien préservé et relativement intact.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Catherine Beaulieu, 2010
Lieu historique national du Canada de la Colline-du-Parlement
Ottawa, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Colline-du-Parlement est situé bien en vue sur la rue Wellington, au sommet d’une colline qui surplombe la rivière des Outaouais, au centre-ville d’Ottawa, en Ontario. Le lieu comprend quatre édifices de style néogothique regroupés sur un terrain paysagé, à savoir l’édifice de l’Ouest, l’édifice du Centre, l’édifice de l’Est et la Bibliothèque. Construits entre 1859 et 1865 pour servir les besoins du gouvernement des provinces unies du Haut et du Bas-Canada, les édifices du Parlement ont été occupés par la Chambre des communes, le Sénat et des bureaux ministériels du nouveau Dominion du Canada après la Confédération de 1867. Les édifices du Parlement ont toujours été occupés, et ils continuent de représenter le centre réel et symbolique du gouvernement du Canada.

Les édifices du Parlement sont d’abord construits pour servir les besoins du gouvernement des provinces unies du Haut et du Bas-Canada, mais ils sont occupés par la Chambre des communes, le Sénat et les bureaux ministériels du nouveau Dominion du Canada après la Confédération de 1867. D’abord connu sous le nom de Colline des Casernes, l’emplacement des édifices est choisi en raison de sa situation dominante, du point de vue splendide et dégagé qu’il offre sur la région ainsi que de ses trois décennies d’occupation par une garnison militaire et les Royal Engineers; l’endroit est donc au coeur de la vie sociale de la ville.

En 1859, on lance la construction du complexe d’édifices bien en vue au sommet d’une colline. Tous les édifices d’origine représentent des exemples pittoresques de l’architecture néogothique de la grande époque victorienne, même s’ils ne sont pas tous conçus par les mêmes architectes. Thomas Fuller et Chilion Jones conçoivent l’édifice du Centre et la Bibliothèque d’origine, tandis que Thomas Stent et Augustus Laver dessinent les plans des édifices de l’Est et de l’Ouest. Les édifices sont destinés à accueillir toutes les activités du gouvernement : les édifices de l’Est et de l’Ouest sont réservés à l’ensemble de la fonction publique, tandis que l’édifice du Centre, ouvert en 1865 mais terminé officiellement le 6 juin 1866, est occupé par les différents ministères. Les travaux de construction de la Bibliothèque commencent en 1859, sont revus en 1870 et sont achevés en 1877. Un incendie détruit l’édifice du Centre, à l’exception de la Bibliothèque, en 1916. On profite des travaux de reconstruction qui suivront pour agrandir le bâtiment et y ériger la Tour de la Paix, qui sera terminée en 1928. On conserve le style gothique, mais on y ajoute un plan axial inspiré des Beaux-Arts agrémenté de détails gothiques.

Les édifices du Parlement jouent un important rôle symbolique, car ils représentent l’expression physique du gouvernement du Canada. Au plan visuel, ce symbolisme se manifeste principalement par l’image extérieure de l’édifice du Centre et de la Tour de la Paix; cependant, le complexe entier se détache clairement dans la capitale nationale, particulièrement parce qu’il illustre une conception architecturale qu’on ne trouve nulle part ailleurs au pays.





©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Complexe-de-la Rue-Ridout
London, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Complexe-de-la-Rue-Ridout est situé au centre-ville de London, en Ontario, à la confluence des bras sud et nord de la rivière Thames. Le complexe est constitué d’un alignement de trois élégants bâtiments construits au XIXe siècle, dont la résidence Anderson, et les bâtiments de la Banque du Haut-Canada et de la Gore Bank of Canada. La similitude des formes, des matériaux utilisés et des détails de leurs ornements confère à l’ensemble une certaine unité, même si la facture unique de chacun des bâtiments et leur structure distinctive offrent un paysage de rue varié.

La valeur patrimoniale de ce lieu réside dans le regroupement de ces exemples représentatifs de l’architecture urbaine du sud-ouest de l’Ontario au XIXe siècle. La partie nord de la rue Ridout a accueilli le premier centre financier de London, où les avocats, médecins et banquiers les plus réputés ont établi leurs bureaux et fait construire leur maison. La rue était connue sous le nom de « rue des Banquiers » après l’établissement des sièges sociaux de cinq banques, avant qu’elles ne soient transformées en résidences et en commerces. Leur structure conservatrice, de type classique en brique de couleur chamois fabriquée dans la région, est typique des édifices de cette région à la fin du XIXe siècle.

©Peterborough Architectural Conservation Advisory Committee, 1989
Lieu historique national du Canada Cox Terrace
Peterborough, Ontario

Le Cox Terrace est un édifice en brique de la fin du XIXe siècle, de style Second Empire. Situé au coeur de Peterborough, il comporte sept logements à deux et à trois étages. L'édifice est présentement un bien commercial.

Cox Terrace a été désigné lieu historique national parce qu'il constitue un bel exemple de maison en rangée érigée dans le style Second Empire.

Cox Terrace est une adaptation unique du style Second Empire à une maison en rangée. Sa conception complexe, rare dans le cas de maisons en enfilade, reprend le thème des pavillons regroupés propre aux édifices publics imposants.

Cox Terrace a été construit par George A. Cox, homme d'affaires prospère et influent et sénateur canadien. Cox a été désigné personne d'importance historique nationale par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada (CLMHC).

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada Darlingside
Leeds and the Thousand Islands, Ontario

Darlingside est un dépôt de bois du milieu du XIXe siècle situé sur les rives du Saint Laurent, juste à l’est du pont Ivy Lea, à mi chemin entre Kingston et Brockville. Darlingside comprend deux terrains riverains de 2,8 hectares sur lesquels se trouvent un petit magasin d'un étage et demi, une maison à ossature en bois, une étable et une remise à bateaux. Les bâtiments sont situés sur un rebord étroit le long de la rive, sur un terrain boisé et très incliné.

Darlingside a été désigné lieu historique national en 1992 parce qu’il est l’un des rares exemples restants et relativement intacts d’un dépôt de bois du cours supérieur du fleuve Saint Laurent.

La valeur patrimoniale du lieu réside dans la série de bâtiments vernaculaires modestes construits dans un but précis et situés stratégiquement sur un terrain riverain du fleuve Saint Laurent.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2000
Lieu historique national du Canada Diefenbunker / siège central du gouvernement d'urgence
Ottawa, Ontario

Le Lieu historique national du Canada Diefenbunker / siège central du gouvernement d'urgence est un grand bunker souterrain situé à Carp, en Ontario, juste au sud de la Capitale nationale. Il est niché en toute sécurité juste au-dessous du sommet d'une crête naturelle, on ne peut voir de l'extérieur que son tunnel d'entrée en métal et sa baraque en acier, ainsi que le parc d'antennes annexe et la clôture périphérique. Le bunker de Diefenbaker à proprement dit est une structure fortifiée souterraine en béton de quatre étages, dont les entrées d'air, les sorties de ventilation, les trappes de secours, les puits profonds et les étangs d'eaux usées sont dissimulés dans les contours artificiels du paysage environnant. Il est maintenant ouvert au public à titre de Musée canadien de la guerre froide.

La valeur patrimoniale du Lieu historique national du Canada Diefenbunker / siège central du gouvernement d'urgence, a trait au fait qu'il illustre concrètement la détermination du Canada à survivre et à fonctionner en tant que nation pendant une attaque nucléaire, comme l'attestent son emplacement, son site dissimulé, sa conception défensive et sa construction très fortifiée. Le Diefenbunker a servi de siège central du gouvernement d'urgence du Canada pendant la Guerre froide. Il a été conçu de 1957 à 1959, puis bâti de 1959 à 1961 par le gouvernement du Canada dans le but d'abriter des politiciens et militaires clés en cas d'attaque nucléaire. De 1961 à 1994, il a servi de noeud du réseau de communications et du système de défense civile. À l'origine, le complexe se composait de deux parties : un bâtiment de transmission situé à Richardson, à 45 km au sud de Carp, et le bâtiment principal de réception situé à Carp même. Le lieu historique national ne se compose que du bâtiment de Carp, que la municipalité de West Carleton possède et exploite à titre de site touristique.

©Jayne Elliott, 2002
Lieu historique national du Canada du Dispensaire-de-la-Croix-Rouge-de-Wilberforce
Wilberforce, Ontario

Situé près de la limite nord-est du village de Wilberforce, en Ontario, le lieu historique national du Canada du Dispensaire-de-la-Croix-Rouge-de-Wilberforce est une maison rectangulaire simple, à ossature de bois, avec un toit à quatre versants au sommet tronqué, et un porche ouvert qui protège l’entrée principale. Ce dispensaire de la Croix-Rouge est peint en blanc et il occupe un terrain d’une superficie d’un quart d’acre en retrait de la route, comportant deux résidences privées. L’arrière de la propriété donne sur le lac Dark.

La valeur patrimoniale de ce lieu, représenté par le bâtiment sur son site, tient au fait qu’il fut le premier dispensaire de la division de la Croix-rouge canadienne de l’Ontario à servir de centre de santé et d’hôpital d’urgence pour le village et les régions voisines entre 1922 et 1957. Disposant d’un financement limité, la Croix-Rouge a loué une maison existante qui pouvait loger une infirmière et abriter une salle pour les soins d’urgence et les cours d’éducation sur la santé. Au fil des années, le bâtiment et son terrain ont subi quelques modifications. Il sert maintenant de musée d’interprétation des soins infirmiers en régions éloignées.

Ici et ailleurs, des femmes dévouées ont concilié les activités d’enseignement et de prévention et dispensé les soins infirmiers qui faisaient cruellement défaut. Elles disposaient d’un soutien médical minimal, d’infrastructures et d’équipement limités, voyageaient et travaillaient souvent dans des conditions difficiles. Le programme des dispensaires de la Croix-Rouge a servi de modèle aux programmes de santé à l’extérieur du Canada, et il a facilité l’élaboration d’un système national de soins de santé subventionné par le gouvernement.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Distillerie-Gooderham and Worts
Toronto, Ontario

Le complexe Gooderham and Worts comprend trente bâtiments industriels en brique et en pierre, certains mitoyens entre eux, érigés sur treize acres de terre à l'intersection des rues Trinity et Mill, à la limite est du centre-ville de Toronto. Les bâtiments ont été construits entre 1859 et 1927 pour la production, l'emballage, l'entreposage, la mise en marché et le développement des spiritueux de la firme Gooderham and Worts.

Le comptexe Gooderham and Worts a été désigné lieu d'importance historique et architecturale nationale parce qu'il forme un imposant centre d'intérêt composé de bâtiments qui témoignent collectivement de l'évolution de l'industrie de la distillerie au Canada.

La valeur patrimoniale du complexe Gooderham and Worts réside dans l'exceptionnel sens de l'histoire et du lieu qui s'en dégage et qui découle du caractère intégral du complexe, illustrant tout le processus de distillerie, du traitement des matières premières à l'entreposage du produit fini pour l'exportation; dans le témoignage matériel qu'il fournit de l'histoire du commerce au Canada, de l'industrie de la distillerie et des procédés de fabrication du XIXe siècle; dans la cohésion architecturale du site, caractérisée par un degré remarquable de conformité dans la conception, la construction et l'exécution des bâtiments qui forment le complexe; et dans les liens physiques entre les bâtiments et entre le lieu et la voie ferrée au sud.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1993
Lieu historique national du Canada Earnscliffe
Ottawa, Ontario

Le lieu historique national du Canada Earnscliffe est l'ancienne résidence du premier Premier ministre du Canada, Sir John A. Macdonald. Cette villa du XIXe siècle construite en pierre locale est située au milieu d’un parc paysager surplombant la rivière des Outaouais et faisant face à la promenade Sussex qui fait partie du parcours d’honneur. De style néo-gothique, elle est maintenant la résidence du haut-commissaire britannique au Canada.

La valeur patrimoniale de ce lieu réside dans ses liens historiques avec Sir John A. Macdonald, tels que l'attestent les éléments physiques préservés de la propriété remontant à la période où il l'habitait. John MacKinnon a construit cette maison de 1855 à 1857. Sir John A. Macdonald l'a louée en 1870 et 1871, ainsi qu'en 1882, puis l'a achetée en 1883. Il y a habité principalement lorsqu’il était Premier ministre du Dominion du Canada, jusqu'à sa mort, en 1891. Par la suite, Earnscliffe a été habitée par plusieurs propriétaires privés, jusqu'à ce que le gouvernement du Royaume-Uni l'achète en 1930. Depuis, elle sert de résidence au haut-commissaire de la Grande-Bretagne au Canada.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Écluse-Ascenseur-de-Peterborough
Peterborough, Ontario

Le plus haut ascenseur hydraulique à bateaux au monde (1896-1904).

Le lieu historique national du Canada de l'Écluse-Ascenseur-de-Peterborough est situé sur la section de la rivière Otonabee du canal Trent dans la ville de Peterborough, en Ontario. Il est constitué d’un grand ouvrage en béton construit sur la voie navigable Trent-Severn qui permet aux embarcations de franchir une élévation de 19,8 mètres. L’écluse fonctionne selon le principe d’une balance : lorsque le bac supérieur s'emplit d’un excédant d'eau, il devient lourd et commence à descendre dès qu’on ouvre la vanne de communication, déclenchant ainsi le cycle d’ascension du bac inférieur. L'écluse-ascenseur fait encore partie du réseau du lieu historique national du Canada de la Voie Navigable Trent–Severn, et elle est gérée par Parcs Canada.

La valeur patrimoniale de ce lieu a trait à ses caractéristiques physiques préservées et au fait qu'elle est encore une merveille technique reconnue tant à l’échelle nationale qu’internationale. À son achèvement en 1904, elle était, avec sa dénivellation d’environ 20 mètres (65 pieds), la plus haute écluse-ascenseur hydraulique ainsi que le plus grand ouvrage en béton non-armé au monde. Parmi les éléments de sa construction mécanique, notons : les tranchées supérieures et inférieures, et les digues, qui forment partie intégrante de sa conception et de son exploitation.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, HRS, 2000
Lieu historique national du Canada de l'Édifice Ann Baillie
Kingston, Ontario

L'Édifice Ann Baillie est un bâtiment institutionnel de deux étages en pierres calcaires au contour au sol cruciforme, orné d'un portique monumental de style classique. Construit en 1903 pour servir de résidence aux infirmières, il fait partie du complexe de l'Hôpital général de Kingston situé à proximité de la rive du lac Ontario, dans la ville de Kingston.

L'Édifice Ann Baillie a été désigné lieu historique national en 1997 parce qu’il atteste la contribution des infirmières et des sciences infirmières à la médecine en tant que science. Il atteste également que les infirmières sont un groupe de professionnelles de la santé, car il rappelle la formation des infirmières et leur professionnalisme, leur vie sociale, le développement de leur culture distincte et l'émergence de chefs de file dans le domaine des soins infirmiers.

La valeur patrimoniale de ce lieu a trait à ses liens avec la professionnalisation des soins infirmiers en tant que carrière visée par les femmes au début du XXe siècle, ainsi qu'aux caractéristiques physiques de l'édifice qui attestent son utilisation par les étudiantes en sciences infirmières. Construit en 1903 pour servir de résidence aux étudiantes infirmières de la «Training School for Nurses» de l’ Hôpital général de Kingston, l'Édifice Ann Baillie a été une des premières résidences d'infirmières construites au Canada.

Les écoles en milieu hospitalier offraient un programme de formation en apprentissage aux étudiantes infirmières qui faisaient également partie du personnel de l’hôpital. Il fallait donc des résidences pour loger ces étudiantes dans un environnement sécuritaire et supervisé. L'architecture d'inspiration classique de l'Édifice Ann Baillie est typique des premières résidences d’infirmières, dont l'architecture impressionnante et les quartiers sécuritaires visaient à attirer vers cette profession des jeunes filles respectables issues de la classe moyenne. Bien que l'édifice ne serve plus de résidence, de nombreux vestiges attestent sa vocation d’origine. Il abrite maintenant le «Museum of Health Care» et fait également partie du lieu historique national du Canada de l'Hôpital général de Kingston.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, B Morin, 1993.
Lieu historique national du Canada de l'Édifice-Birkbeck
Toronto, Ontario

L'édifice Birkbeck est un immeuble à bureaux de quatre étages situé au centre ville de Toronto, en Ontario. Il se démarque à cause de son architecture d'inspiration classique, sa conception grandiose, la richesse de ses matériaux de construction et l'éclectisme de sa décoration sculpturale. En érigeant cet édifice, on a voulu créer un air de permanence ordonnée et de prospérité. Sa structure en acier et ses matériaux de finition ignifugés le plaçaient à l'époque à l'avant-garde de la technologie.

L'édifice Birkbeck a été désigné lieu historique national du Canada car il constitue un bel exemple représentatif d'immeuble de transition combinant un style historique avec une technologie moderne.

L'édifice Birkbeck, avec ses riches ornements de style baroque d'Édouard VII, sa composition classique, son ossature d'acier et ses surfaces ignifugées, illustre une période de transition dans la conception commerciale urbaine qui combinait le style historique avec la technologie moderne. Cet immeuble à bureaux de quatre étages, bâti en 1908 pour The Canadian Birkbeck Investment and Savings Company, est typique des nombreuses petites institutions financières qui abondaient dans les quartiers d'affaires centraux des villes canadiennes avant la Première guerre mondiale. Cet édifice, construit par George W. Gouinlock a été restauré en 1987 par la Fondation du patrimoine ontarien qui l'utilise pour ses bureaux.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, M. Trepanier, 2002
Lieu historique national du Canada de l'Édifice-Central
Ottawa, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l'Édifice Central est un splendide immeuble de six étages, conçu pour abriter des établissements commerciaux au rez-de-chaussée, et une combinaison de locaux commerciaux et de bureaux aux étages supérieurs. Les deux premiers étages forment une base arquée sur laquelle reposent trois étages de fenêtres en baie, surmontés d'un étage de fenêtres palladiennes encastrées dans des frontons décoratifs. Le parement de la façade est en briques rouges et en tuiles décoratives, et les cadres des nombreuses baies sont en métal.

Le lieu historique national du Canada de l'Édifice Central a été désigné lieu historique national parce qu'il constitue un excellent exemple de l'architecture commerciale de style néo-Queen Anne.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de l'Édifice Central a trait à sa conception architecturale exceptionnelle ainsi qu’à ses particularités physiques qui reflètent les principes du style néo-Queen Anne dont s’inspiraient les édifices commerciaux. L'immeuble a été construit de 1890 à 1893 selon les plans de J.J. Browne, un architecte d'Ottawa. Son emplacement, bien en vue, en fait un des éléments importants du LHNC de la Place de la Confédération.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1993
Lieu historique national du Canada de l'Édifice Connaught
Ottawa, Ontario

L'Édifice Connaught est un grand bâtiment administratif à plusieurs étages, de style gothique Tudor. Il est situé au centre-ville d'Ottawa, en face du parc Major's Hill, de la colline du Parlement et de l'hôtel Château Laurier.

L'Édifice Connaught a été désigné lieu historique national en 1990 parce qu'il concrétise l'engagement de Sir Wilfrid Laurier de rehausser l'architecture de la capitale nationale.

La valeur patrimoniale de ce lieu a trait à son style architectural, à sa conception, à ses matériaux et à son emplacement. À titre de Premier ministre, Sir Wilfrid Laurier souhaitait transformer Ottawa en une capitale nationale plus avenante, grâce à un programme fédéral de construction dirigé par David Ewart, architecte en chef du ministère des Travaux publics (1897-1914). Le style gothique Tudor a été modifié par Ewart pour donner une identité fédérale à la capitale du Canada. Ce style cadrait avec celui des édifices de la colline du Parlement, et on considérait qu'il convenait à une capitale associée à l'Empire britannique. L'Édifice Connaught figure parmi les chefs-d’œuvre d'Ewart où le style gothique Tudor se combine avec les principes du style Beaux-Arts. En outre, il s'agit du dernier édifice d'un groupe de bâtiments fédéraux importants conçus par Ewart dans la capitale avant la Première Guerre mondiale. Initialement, il a servi de nouvel entrepôt de vérification des douanes à Ottawa, et il abritait les bureaux du ministère des Douanes et du Revenu intérieur. On l'a baptisé d'après Son Altesse Royale le duc de Connaught qui a été Gouverneur général du Canada de 1911 à 1916.

©Library and Archives Canada / Bibliothèque et Archives Canada, PA-57417, 1927
Lieu historique national du Canada de l'Édifice-de-la-Douane de Kingston
Kingston, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l'Édifice-de-la-Douane de Kingston est un bel édifice néoclassique de deux étages, en pierre calcaire, construit entre 1856 et 1859 par la Province du Canada. Situé au centre de Kingston, il partage un pâté de maisons avec l’ancien bureau de poste de Kingston et une écurie en pierre calcaire, associée à deux édifices publics. Il fait partie, tout près, d’un ensemble d’édifices commerciaux et publics du XIXe siècle, comprenant l’Hôtel de ville.

L'Édifice de la douane de Kingston a été désigné lieu historique national du Canada en 1971 parce qu’il est un bel exemple de l’architecture d’édifices administratifs du milieu du XIXe siècle conçus selon la tradition classique de la Grande-Bretagne.

L'Édifice de la douane de Kingston a été conçu en 1856 selon le style britannique néoclassique, pour la Province du Canada, par le bureau d’architectes montréalais Hopkins, Lawford et Nelson, en complément au bureau de poste adjacent, construit en même temps. L’Édifice de la douane présente avec harmonie un mélange d’éléments architecturaux néoclassiques et Renaissance dans un rendu en pierre calcaire de Kingston pour faire ressortir l’importance de la fonction de Kingston et refléter la place vitale que tient cette ville dans le Canada pré-confédératif.

Par l’utilisation habile et frappante d’éléments néoclassiques et son emplacement judicieux dans une enceinte administrative, l'Édifice de la douane de Kingston est aussi une belle illustration des principaux édifices administratifs de l’époque, dont la conception avait pour but de créer un sentiment de fierté et de respect à l’égard du gouvernement dans la Province du Canada en pleine croissance.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Édifice-Langevin
Ottawa, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l’Édifice-Langevin, se trouve dans le lieu historique national du Canada de la Place-de-la-Confédération, situé sur la rue Wellington au centre-ville d’Ottawa, en Ontario. Placé bien en vue en face du lieu historique national du Canada de la Colline-du-Parlement, il est l’un des plus beaux exemples d’immeuble à bureaux de style Second Empire construit par l’administration fédérale. D’apparence robuste, cet édifice de quatre étages présente une volumétrie de pavillon, des façades en calcaire, des fenêtres ceintrées et un toit a la Mansart en cuivre, complété par un riche vocabulaire décoratif. L'édifice doit sa notoriété au fait qu’il abrite les bureaux du Cabinet du Premier ministre et du Bureau du Conseil privé.

L'Édifice Langevin, construit de 1883 à 1889, est un des plus beaux exemples préservés des œuvres de Thomas Fuller, architecte en chef du ministère des Travaux publics de 1881 à 1896. Pendant cette période, Fuller a supervisé la construction de plus de 140 immeubles partout au Canada, et il a conçu dans plusieurs petits centres urbains des édifices qui symbolisent la présence du gouvernement fédéral. L’Édifice Langevin, par sa conception et sa construction, atteste l’attention particulière que Fuller prêtait aux détails architecturaux et sa volonté de construire un ensemble d'immeubles fédéraux qui se démarquent par l'excellence de leurs matériaux et de leur qualité d’exécution.

L'Édifice Langevin a été le premier édifice fédéral à vocation ministérielle à ne pas être érigé sur la colline du Parlement. Les premiers locaux de l'Édifice du Centre et deux édifices ministériels de la colline du Parlement ont été conçus pour abriter les locaux de la Province unifiée du Canada (aujourd'hui l'Ontario et le Québec) destinés à des fins législatives et publiques. Après la Confédération en 1867, le nombre de députés, de sénateurs et de membres du personnel de bureau avait beaucoup augmenté. En outre, suite au transfert des Territoires du Nord-Ouest au Dominion récemment formé, en 1870, le département de l'Intérieur et le ministère des Affaires indiennes ont vu leurs tailles et responsabilités s’accroître. Dès 1880, le manque de locaux à bureaux sur la colline du Parlement était devenu un problème important pour les parlementaires et les fonctionnaires. Il fut ainsi décidé en 1883 de construire un nouvel édifice (l'Édifice Langevin) sur un terrain acheté, plutôt que d'agrandir l'Édifice de l'Ouest de la colline du Parlement.

Une fois l'immeuble terminé en 1889, il fut baptisé Sir Hector Langevin, un des Pères de la Confédération et ministre des Travaux publics au moment de sa construction. Initialement, on y logeait les bureaux des ministères de l'Agriculture, de l'Intérieur, des Affaires indiennes, et la Poste. L'Édifice Langevin abritera les bureaux du ministère des Affaires indiennes jusqu'en 1965. De 1975 à 1977, il est rénové pour accueillir les bureaux du Cabinet du Premier ministre et du Bureau du Conseil privé.

L'Édifice Langevin est un exemple tardif de l'emploi du style Second Empire dans les immeubles gouvernementaux. Il est coiffé d’un toit en mansarde orné de lucarnes, et possède de nombreux éléments de style néo-roman qui lui confèrent l’allure d’un bâtiment de style nord-américain plutôt que français. Il est également un des rares exemples préservés d'immeubles construits dans ce style par le ministère des Travaux publics.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, B. Morin, 1996
Lieu historique national du Canada de l'Édifices Gouinlock
Toronto, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l’Édifices Gouinlock est un ensemble de cinq pavillons d’exposition permanents, construits à Toronto au début du XXe siècle. Ils comprennent le Pavillon de la Presse (érigé en 1904, sous le nom de Administrative Building), le Pavillon de la Musique (érigé en 1907, et appelé successivement Railways Building, Hydro Building et Career Building), le Pavillon de l’Horticulture (1907), le Pavillon du Gouvernement (1912, connu aussi sous le nom de Arts Crafts & Hobbies Building) et le Caserne des Pompiers et de la Police (1912). Les quatre premiers édifices furent construits dans le style Beaux-Arts baroque tandis que le Caserne des Pompiers et de la Police se distingue par son style plus éclectique. Les édifices sont regroupés en demi-cercle à l’extrémité ouest du parc de l’Exposition nationale canadienne, à proximité du secteur riverain de Toronto. Ils sont entourés de pavillons d’exposition plus récents, de tailles et de styles variés.

Les édifices Gouinlock ont été désignés lieu historique national du Canada en 1988 car ils forment le groupe le plus important de pavillons d’exposition construits au Canada au début du XXe siècle.

Les édifices Gouinlock sont les seuls exemples qui témoignent encore d’un ensemble de pavillons d’exposition conçus par l’architecte torontois George W. Gouinlock, dans le cadre d’un plan complet pour la Foire industrielle de Toronto. Érigés entre 1902 et 1912 dans le style Beaux-Arts baroque, ils reflètent l’influence de l’exposition internationale de Chicago de 1893, de par leur intégration ordonnée au plan d’ensemble qui accordait une grande importance à l’entrée de chaque édifice et aux interrelations physiques entre les bâtiments. Le Pavillon de l’Horticulture (1907), entouré d’espaces paysagers aménagés de façon attrayante à l’avant et à l’arrière de l’édifice, constituait le pôle d’attraction du plan de Gouinlock. Le Pavillon du Gouvernement a été construit pour accueillir les expositions du gouvernement fédéral. Le Pavillon de la Presse, initialement appelé Administrative Building, a été érigé pour imiter les édifices publics officiels de l’époque. Le Pavillon de la Musique (1907), qui portait originellement le nom de Railways Building, était le pavillon d’exposition des compagnies de chemin de fer du Canadien Pacifique et du Grand Tronc.

Incité par le projet du gouvernement fédéral d’être le promoteur d’une exposition importante sur le site en 1903, et inspiré par l’exposition de Chicago, le Conseil municipal de Toronto a décidé de reconstruire le site de l’exposition. La campagne de construction a transformé le site connu sous le nom de Foire industrielle de Toronto qui regroupait des bâtiments temporaires disposés de façon improvisée, en un ensemble sophistiqué de pavillons d’exposition permanents de conception élaborée, érigés dans un environnement paysager attrayant. Le projet de construction reflétait l’évolution de la Foire de Toronto qui a cessé d’être une foire municipale au XIXe siècle pour devenir une exposition nationale représentant l’essor industriel, manufacturier et agricole du pays. À la fin de la campagne de construction, la foire a pris officiellement le nom d’Exposition nationale canadienne (Canadien National Exhibition).

©Library and Archives Canada / Bibliothèque et Archives Canada, James L. Cotter, C-001719
Lieu historique national du Canada des Édifices-de-Moose Factory
Moose Factory, Ontario

Au moment de la désignation des édifices de Moose Factory en 1957, la propriété se composait de plusieurs bâtiments parmi lesquels seule la Maison du personnel se trouve toujours à son emplacement d’origine. Construit en 1847-50, il s’agit du dernier établissement d’officiers de poste de traite conservé au Canada et de la plus ancienne construction de la baie James. La Poudrière, construite en 1865-66, est située à son emplacement d’origine à quelque distance, dans ce qui est maintenant le parc Centennial.

Créé en 1673, c’est le deuxième poste de la Compagnie de la Baie d’Hudson érigé dans ce qui est maintenant le Canada. Il fut pris par les Français sous Pierre de Troyes en 1686 et renommé fort St-Louis. Après plusieurs changements de régime, il fut cédé à l’Angleterre en 1713 par le traité d’Utrecht puis laissé à l’abandon jusqu’en 1730. Vers les années 1770, il approvisionnait les postes intérieurs qui avaient été construits pour faire concurrence à la Compagnie du Nord-Ouest. Après la fusion des deux compagnies en 1821, Moose Factory devint le point de ravitaillement pour des postes disséminés à l’intérieur du pays, même aussi éloignés que le lac Témiscamingue sur les rives de la rivière des Outaouais.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada


©Department of National Defence / Ministère de la Défense nationale, 1993
Lieu historique national du Canada des Édifices-de-Point-Frederick
Kingston, Ontario

Situés sur une péninsule à l’embouchure de la rivière Cataraqui à Kingston, en Ontario, le lieu historique national du Canada des Édifices-de-Point-Frederick consistent en un groupe de cinq structures de maçonnerie, incluant Fort Frederick de même que les vestiges du mur de pierres du chantier maritime. Quatre des bâtiments et le fort furent érigés pour appuyer les activités de la Marine provinciale et de la Marine royale; l’un d’entre eux, l’édifice Mackenzie, fut construit pour répondre aux besoins du Collège royal militaire. Toutes ces structures sont toujours utilisées par le Collège. Bien que modifiés jusqu’à un certain point, au fil des ans, ces immeubles sont représentatifs de la conception architecturale élégante mais sobre, de construction robuste et du savoir-faire des artisans, caractéristiques de la meilleure architecture militaire britannique.

Cette péninsule, chef-lieu de la Marine provinciale (1790-1813) et de la Marine royale (1813-1853), constituait la plus importante base navale britannique sur le lac Ontario durant la guerre de 1812. Les bâtiments ayant survécu à cette période comprennent l’Hôpital naval, les immeubles du poste de garde, et la Frégate de pierre. Le Fort Frederick, érigé en 1812-13, mais complètement reconstruit en 1846, se dresse à la pointe sud de la péninsule. En 1875, la pointe a été choisie pour y établir le Collège royal militaire du Canada qui accueillit sa première classe en juin 1876.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1999
Lieu historique national du Canada de l'Église-African Methodist Episcopal Nazre
Amherstburg, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l'Église African Methodist Episcopal Nazrey est une simple chapelle en pierre de champ qui fait à présent partie du complexe du North American Black Historical Museum à Amherstburg, en Ontario. Symbole de l’expression remarquable de la détermination des réfugiés, arrivés par le chemin de fer clandestin, qui se sont installés dans cette région, l’église a été restaurée afin d’y célébrer des cérémonies religieuses spéciales et, pour ce qui est de son mandat de musée, pour y présenter l’histoire de la communauté noire.

En 1848, des réfugiés qui avaient fui l’esclavage américain ont construit de leurs mains cette église pour la jeune communauté noire d’Amherstburg. La forme simple du pavillon de l’auditorium est typique de nombreuses églises construites par les communautés issues du chemin de fer clandestin au Canada.

L’église doit son nom à l’évêque Nazery, qui dirigeait de nombreuses congrégations, y compris celle-ci, de la conférence de la African Methodist Episcopal Church basée aux États-Unis à la nouvelle British Methodist Episcopal Church basée au Canada. Elle a gardé sa dénomination jusqu’à la fin du XXe siècle, époque où de nombreuses congrégations en déclin se sont regroupées et ont rejoint la African Methodist Episcopal Church. Elle est à présent gérée dans le cadre du North American Black Historical Museum.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Owen Thomas, 1999
Lieu historique national du Canada de l'Église-African Methodist Episcopal-d'Oro
Edgar, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l'Église-African Methodist Episcopal-d'Oro est une église humble en billots de bois, accompagnée d'un cimetière sans monuments, située au coin sud-est de l'intersection de la ligne 3 de Oro-Medonte et la route secondaire 10/11, communément appelé Old Barrie Road, à Edgar, dans le comté de Simcoe, en Ontario. Il est préservé car il a été le lieu d'un ancien établissement afro-canadien, associé aux miliciens noirs de la Guerre de 1812.

L'église épiscopale méthodiste africaine d'Oro à été construite par des Afro-Canadiens. L' établissement Oro Noir était une approche unique de l'intégration des Afro-Canadiens dans une communauté agricole. C'est Sir Guy Carleton, commandant en chef des forces britanniques en Amérique du Nord, qui en 1783 a eu l'idée d'une communauté afro-canadienne. Pendant la révolution américaine, Carleton avait promis que les esclaves des non-loyalistes qui s'enrôleraient dans l'armée britannique retrouveraient leur liberté et ne redeviendraient jamais plus esclaves. Non seulement des soldats noirs ont-ils combattu avec les forces britanniques pendant la révolution américaine, mais ils ont aussi constitué le «Coloured Corps», une unité particulièrement fiable de la milice du Haut-Canada pendant la Guerre de 1812. De 1819 à 1826, les Britanniques ont accordé 25 lotissements du comté d'Oro aux colons noirs. Onze d'entre eux étaient d'anciens soldats qui recevaient ces lots en reconnaissance de services qu'ils avaient rendus à l'armée. Même si la région revêtait une importance stratégique, la terre était éloignée et pauvre sur le plan agricole. Seulement neuf des récipiendaires initiaux de ces lotissements l'ont accepté. Ils se sont installés dans une zone située le long de la route Penatanguishine, connue sous le nom de rue Wilberforce. De 1829 à 1831, trente nouvelles familles sont venues se joindre à cet établissement. Ces colons ont construit l'église d'Oro en 1847 et elle est restée en activité jusqu'au tournant du siècle, époque à laquelle cette communauté s'est dissoute d'elle-même. En 1916, l'Église épiscopale méthodiste britannique a déclaré l'édifice abandonné. En 1947, puis en 1956, et encore en 1981 après des actes de vandalisme, des résidants locaux se sont regroupés pour préserver le bâtiment.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de l'Église-African Methodist Episcopal-d'Oro a trait à ses liens historiques, attestés par la forme et la composition de l'édifice, et par l'état de conservation du cimetière qui subsiste, ainsi que leur emplacement et leur cadre.

©Ontario Ministry of Culture / Ministère de la Culture de l'Ontario
Lieu historique national du Canada de l'Église-Anglicane-St. Anne
Toronto, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l’Église-Anglicane-St. Anne est situé dans un quartier résidentiel du centre de Toronto (Ontario). L’église anglicane St. Anne, construite en 1907-1908 dans le style néo-byzantin, contient une remarquable collection de tableaux de dix artistes canadiens de renom. Les décorations murales intérieures élaborées, réalisées par J.E.H. MacDonald, couvrent les murs et le plafond de l’abside, les voûtes principales, les pendentifs et le dôme central. La collection comprend des scènes narratives, des textes écrits, ainsi que des plâtres décoratifs et des détails qui accentuent les lignes architecturales de l’édifice.

En 1923, après avoir accepté de peindre et de décorer l’église anglicane St. Anne, J.E.H. MacDonald a fait venir neuf autres artistes, dont deux autres membres du Groupe des Sept, Fred Varley et Frank Carmichael, ainsi qu’un architecte, William Rae, qui a coordonné la décoration intérieure. Pour rester en harmonie avec le plan de l’édifice, MacDonald s’est inspiré des motifs, des couleurs et des traditions artistiques de l’art byzantin, et a adapté ces traditions pour refléter le cadre canadien contemporain.

Lawrence Skey, recteur de 1902 à 1933, véritable moteur de ce projet, fut directement impliqué quant à la décision originale de construire dans le style byzantin. Ceci illustre son soutien à un mouvement œcuménique qui prônait l’unification avec les autres confessions protestantes. L’architecte W. Ford Howland cherchait à évoquer la première période byzantine, avant que l’Église chrétienne ne se scinde en ses nombreuses confessions. W. Ford Howland était un associé de Burke et Horwood, cabinet d’architectes de Toronto connu pour ses réalisations de temples protestants. L’art et l’architecture de l’église anglicane St. Anne illustrent une période particulière de l’histoire de l’Église anglicane.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Église-Anglicane-St. Jude
Brantford, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l'Église-Anglicane-St. Jude, petite église construite en 1871 dans une interprétation modeste du style néogothique de la grande époque victorienne, est situé dans la ville de Brantford (Ontario), dans le parc Alexandra, à l’est du centre-ville. L’église se distingue par son intérieur remarquable, peint en 1936, qui comporte une série de peintures murales et de motifs décoratifs influencés par le mouvement Arts and Crafts et inspirés par les œuvres de William Morris, fondateur du mouvement.

L’intérieur peint de l’église est un exemple des principes du mouvement Arts and Crafts, y compris l’intégration de l’art dans l’architecture pour créer un ensemble harmonieux et humaniste, l’artisanat élevé à un rang plus élevé que le travail accompli par des machines et l’intérêt pour la nature.

La décoration de l’église comprend des feuillages naturalistes en à-plat, entrelacés avec des détails gothiques qui imitent plus le travail de William Morris que n’importe quel autre exemple ecclésiastique canadien connu. Le style des peintures murales, inspiré des œuvres préraphaélites de la fin du XIXe siècle associées à William Morris, reprend l’imagerie biblique imprimée en vogue au début du XXe siècle. Conformément à l’approche du mouvement Arts and Crafts, les peintures murales représentent des éléments paysagers, des effets pittoresques paisibles et un éclairage doux et romantique. Les peintures murales et les décorations peintes mettent en valeur les caractéristiques architecturales d’inspiration médiévale de l’intérieur de l’église qui les rehaussent à leur tour.

Trois générations de la famille Browne ont décoré plus de 450 intérieurs d’église en Ontario, y compris l’église anglicane St. Jude. Peter Charles Browne, peintre décoratif qui a étudié en Écosse, à l'apogée du mouvement Arts and Crafts britannique, a créé la société familiale en 1905, après avoir immigré en Ontario. Le volume du travail exécuté par la famille Browne dépasse celui de toute autre société ou artiste connu dans le même domaine au Canada. Le programme de décoration de l’église anglicane St. Jude a probablement été exécuté par Thomas Browne, fils de Peter, selon les directives de son père.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Église-British Methodist Episcopal R. Nathaniel Dett
Niagara Falls, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l'Église-British Methodist Episcopal R. Nathaniel Dett est une petite église à charpente en bois située dans un quartier résidentiel, proche du quartier commercial de la ville de Niagara Falls en Ontario. Ce bâtiment à un seul étage se distingue par son toit à pignon, sa façade à trois baies et ses ouvertures régulièrement disposées. Son mur pignon se distingue par une fenêtre à quarte-feuilles au-dessus d’un portique d’entrée simple, flanqué de fenêtres en ogive. La salle de réunion, d’un étage avec une forme ouverte et en forme rectangulaire, témoigne de la grande implication de sa congrégation afro-canadienne.

La valeur patrimoniale du lieu tient à son emplacement, à sa forme et aux matériaux de l’édifice ainsi qu’à son utilisation continue par la communauté afro-canadienne. Emblème important de la communauté, cette chapelle a été construite en 1836 sur la rue Murray, dans le quartier de Fallsview, puis elle a été déplacée sur des rondins en bas de la colline, dans le quartier actuel de Drummonville, moins humide et moins venteux, avant d’être dressée sur une parcelle offerte par Oliver Parnall, ancien esclave réfugié. La congrégation existait depuis l’arrivée des Loyalistes après la révolution américaine et elle a continué de se développer avec l’arrivée des réfugiés noirs fuyant l’esclavage aux États-Unis. L’église a été rebaptisée en 1983 en hommage à Nathaniel Dett (1882 – 1943), paroissien devenu musicien de renommée internationale et compositeur de musique sacrée nord-américaine. L’importance de la musique pour la communauté noire allait bien au-delà des frontières de cette communauté, parce que la musique était souvent un des seuls moyens d’interaction entre Blancs et Noirs. La musique présentait un attrait particulier capable de mettre fin temporairement aux divisions raciales, comme en témoignent les carrières respectives de R. Nathaniel Dett et de Portia White. L’église abrite maintenant la Norval Johnson Heritage Library, qui rassemble des documents sur l’histoire de la communauté locale.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Cousineau
lieu historique national du Canada de l’Église-de-la-First Baptist Church-d’Amherstburg
Amherstburg, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Première-Église-Baptiste-d’Amherstburg est situé dans une rue résidentielle de la ville d’Amherstburg, dans le sud-ouest de l’Ontario. Construite sur un petit terrain plat, cette église en bois de taille modeste est coiffée d’un toit à deux versants, compte des fenêtres en ogive, un vestibule muni d’un toit à deux versants et une rallonge à l’arrière. Érigée en 1848-1849, elle est représentative des églises de type auditorium construites par les colons noirs au cours de cette période de colonisation. Sa taille modeste est en harmonie avec le parc de logement du quartier.

La première église baptiste est construite en 1848-1849. Dès sa création, l’institution est associée à l’évasion des esclaves et, plus tard, au chemin de fer clandestin. Elle joue également le rôle d’Église mère de l’Amherstburg Regular Missionary Baptist Association, l’une des organisations noires les plus importantes du Canada-Ouest (qui deviendra plus tard l’Ontario). La première église baptiste contribue grandement à la création et au développement d'une tradition baptiste au sein de la population noire de l’Ontario. Manifestation concrète des pratiques et des croyances des premiers baptistes noirs qui se sont installés dans la région, elle est la partie visible de ce que certains historiens appellent l'« institution invisible », c'est-à-dire l'Église noire en Amérique du Nord au temps de l’esclavage.

La première église baptiste est construite principalement par les membres de la congrégation baptiste, après une collecte de fonds de quatre ans. Anthony Binga, pasteur et aîné charismatique, constate la nécessité de construire un bâtiment voué au culte pour accueillir sa congrégation sans cesse croissante. Le quartier, établi dans les années 1830 et 1840, à l’époque de la construction de l’église, est un quartier mixte qui compte une importante population de personnes noires récemment établies. Nombre d’entre elles sont des réfugiés de l’esclavage aux États-Unis, dont les plus récents empruntent souvent le chemin de fer clandestin. Fondé dans les derniers rangs d’Amherstburg, le quartier est le plus éloigné de la rivière Detroit. Son emplacement a peut-être été influencé par la peur des chasseurs d’esclaves des États-Unis. Le bâtiment de taille modeste à masse simple est typique des églises construites par les colons noirs et d’autres groupes de protestants. L’église a été conçue afin que tous les membres de la congrégation puissent voir et entendre le pasteur. L’intérieur simple et dépouillé en forme d’auditorium est typique des églises construites par les communautés liées au chemin de fer clandestin au Canada.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Église-de-la-First Baptist Church-de-Sandwich
Windsor, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l'Église-de-la-First Baptist Church-de-Sandwich est une église pittoresque en brique, située dans l'ancienne ville frontalière de Sandwich, maintenant intégrée à Windsor en Ontario. Elle est une petite église en brique avec un toit à pignon située près de la rue, montrant les qualités vernaculaires de simplicité, d’échelle faible et d’embellissement décoratif limité caractéristiques aux églises du style « grand hall acoustique » construites par les communautés des réfugiés du « chemin de fer » clandestin au Haut-Canada au milieu du XIXe siècle.

Initialement associé avec l’établissement, pendant le XIXe siècle, d’une communauté afro-canadienne des réfugiés qui arriveront du « chemin de fer » clandestin, l’église de la First Baptist Church de Sandwich est une des plus anciennes églises baptistes de cette époque en Ontario. Étant donné que cette communauté noire était établie près de la frontière américaine, elle était le centre de nombreuses activités anti-esclavagistes, souvent organisées par l'entremise de l’Amherstburg Regular Missionary Baptist Association.

Cette église a été bâtie sur un terrain donné par la Couronne en 1851. La congrégation exigeait de tous ses membres qu'ils contribuent à sa construction, soit en faisant des dons, soit en fabriquant des briques avec les matériaux locaux. Au fil des ans, l'édifice a été embelli, et on lui a notamment ajouté une tour d'entrée crénelée. La valeur patrimoniale du l'Église de la First Baptist Church de Sandwich a trait à ses liens historiques, illustrés par la localisation, la composition et les matériaux du bâtiment.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Butterill, 1994
Lieu historique national du Canada de l'Église-Presbytérienne-St. Paul / Ancienne-Église-St. Andrew
Hamilton, Ontario

Lieu historique national du Canada de l'Église-Presbytérienne-St. Paul / Ancienne-Église-St. Andrew est une élégante église en pierre agrémentée d’une flèche en pierre élancée. Construite au milieu du XIXe siècle selon le style néo-gothique, elle est située en plein centre-ville de Hamilton.

L’église presbytérienne St. Paul / ancienne église St. Andrew, qui a été construite entre 1854 et 1857 pour la congrégation anglicane de St. Andrew, est un bel exemple du style néo-gothique appliqué à une petite église paroissiale urbaine. Conçue par l’architecte William Thomas, elle reflète l’influence du mouvement néo-gothique religieux, qui privilégiait l'exactitude des plans historiques s'inspirant des églises paroissiales anglaises de l'époque médiévale. L’église St. Paul’s illustre de nombreux principes du mouvement néo-gothique religieux dans ses proportions, sa composition et ses détails décoratifs simples, historiquement précis. Le chœur a été agrandi par l’architecte Hugh Vallance vers la fin du XIXe siècle.

Lieu historique national du Canada des épaves de la guerre de 1812
Kingston, Ontario

Les HMS Prince Regent, HMS Princess Charlotte et HMS St. Lawrence furent les plus puissants navires de guerre britanniques construits au Haut-Canada pendant la Guerre de 1812. Le HMS St. Lawrence, tout particulièrement, fut le plus imposant navire de guerre et le plus lourdement armé à n’avoir jamais navigué en eau douce. La seule apparition de ces navires sur les eaux du lac Ontario permit aux Britanniques de prendre le contrôle du lac sans qu’un seul coup de feu soit tiré. La construction navale commence dès que les forces de la Marine royale britannique prennent le contrôle de la base navale de Kingston à l’hiver 1812-1813, et c’est le commodore James Lucas Yeo qui dirige les opérations à partir de mai 1813. La Marine se procure les matériaux disponibles et met à contribution les compétences et la main-d’œuvre nécessaires tant en Amérique du Nord britannique qu’en Grande-Bretagne afin de construire rapidement des navires adaptés aux conditions du lac. Entre 1813 et 1817, les chantiers navals de Kingston produisent au moins une dizaine de navires, dont les HMS Prince Regent, HMS Princess Charlotte et HMS St. Lawrence, tous mis à l’eau en 1814. La stratégie du commodore Yeo repose sur le maintien de la supériorité navale, tant par le nombre de navires que la puissance de feu. On recrute des constructeurs de navires chevronnés à Québec, et des centaines de menuisiers et d’ouvriers travaillent d’arrache-pied à Kingston pour contrer la production de leurs homologues de Sackets Harbor, de l’autre côté du lac. Les poutres d’orme et de chêne sont achetées dans la région, alors que les canons et autres pièces d’équipement doivent traverser l’océan Atlantique avant d’être transportés par paquebot et par portage le long du fleuve Saint-Laurent. Les trois navires britanniques sont montés sur une coque en V prononcée pour les rendre plus rapides sur l’eau et munis de canons en nombre suffisant pour leur assurer une puissance de feu maximale. Les HMS Princess Charlotte et HMS Prince Regent, armés respectivement de 40 et 58 canons, sont mis en service en avril 1814. Le HMS St. Lawrence est également livré en septembre de la même année. Il est alors, avec ses 102 canons, le plus imposant navire de guerre à naviguer sur le lac, ce qui permet aux Britanniques de reprendre l’avantage. Une fois la guerre terminée, la plupart des navires de l’escadron du lac Ontario n’ont plus leur raison d’être compte tenu des conditions de désarmement prévues dans l’Accord Rush-Bagot de 1817, et ces trois navires finissent par couler. Les épaves du HMS Prince Regent, du HMS Princess Charlotte et du HMS St. Lawrence, ainsi que la collection d’objets provenant de ces navires, témoignent de la présence de la flotte britannique à Kingston et nous permettent de mieux comprendre cette course aux armements entre Américains et Britanniques, ainsi que son rôle dans l’issue de la guerre.

©Heritage Conservation Program / Programme de Conservation du Patrimoniaux, J. Latremouille, 2002
Lieu historique national du Canada de l'Établissement-Buxton
Chatham-Kent, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l'Établissement-Buxton est un paysage culturel de quelque 4 680 hectares. Il s'agit d'un paysage principalement agricole, formé de champs plats labourés, définis par des fossés de drainage profonds et un quadrillage de routes. Les propriétés familiales rurales sont réparties d'un bout à l'autre de l'établissement, y compris les deux hameaux, Buxton Nord et Buxton Sud, qui comprennent aussi des institutions religieuses, éducatives et culturelles importantes liées à la fondation de l'établissement par les réfugiés du Chemin de fer clandestin.

Ce lieu a une valeur patrimoniale parce qu'il est une illustration de l'établissement par îlots des réfugiés du Chemin de fer clandestin, grâce à la survivance des modèles d'utilisation de la terre et du patrimoine bâti.

D'abord fondé sous le nom d'Établissement Elgin, en Ontario, l'Établissement Buxton est aujourd'hui un paysage culturel distinct, qui continue à fonctionner comme communauté tout en préservant les éléments toujours présents de son histoire. L'Établissement Buxton a été fondé en 1849 par un ministre presbytérien irlandais, le révérend William King, et 15 anciens esclaves qui ont acheté, avec d'autres abolitionnistes et réfugiés du Chemin de fer clandestin, et en tant que société par actions, une étendue de terres de 4 680 hectares. Les colons ont défriché la terre et établi des fermes sur des parcelles de 50 acres (202 342 mètre carrés) qu'ils ont achetées au fil du temps. En 1859, l'Établissement avait atteint un sommet démographique avec une population de plus de 1 000 personnes recevant les services de trois écoles intégrées, de deux hôtels prônant la sobriété, d'un magasin général, d'un bureau de poste, d'une scierie, d'une briqueterie, d'un moulin à blé et d'une usine de potasse. Ses objectifs atteints, la société a été dissoute en 1873 mais la communauté a survécu.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1989
Lieu historique national du Canada Fairfield-sur-la-Thames
Chatham-Kent, Ontario

Le lieu historique national du Canada Fairfield-sur-la-Thames est situé sur la rive nord de la rivière Thames dans le canton de Zone, entre Thamesville et Bothwell, en Ontario. À l’origine, le village de Fairfield, dont il ne reste plus rien, était situé sur la rive nord de la rivière. Il est fondé en 1792, par une communauté de réfugiés autochtones et de missionnaires moraves de l’Ohio. Le lieu comprend un grand terrain sur lequel se trouvent un cimetière, le musée de Fairfield ainsi qu’une plaque et un cairn érigés en 1948 par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada.

Le village de Fairfield est fondé en 1792 par des réfugiés autochtones et des missionnaires moraves qui se déplaçaient de l’Ohio vers le Canada. Ils fuyaient la persécution, dont ils étaient victimes aux États-Unis parce qu’ils refusaient de prendre parti, durant la révolution américaine. Les missionnaires moraves faisaient partie d’une secte germanophone, connue sous le nom de la « Church of the Brethren », laquelle avait été fondée au début des années 1700, en Europe orientale. Leur établissement dans le Haut Canada, nommé Fairfield, se trouvait sur la rive nord de la rivière Thames et a été décrit comme la première mission protestante de l’Ontario. Le peuple Delaware était le groupe autochtone le mieux représenté de la communauté, bien que des membres d’autres nations aient aussi été présents. Le cimetière Hat Hill, associé à la mission Fairfield, est établi la même semaine que le village.

Le village de Fairfield sur la Thames a existé pendant 21 ans, soit jusqu’à la guerre de 1812. Le 5 octobre 1813, pendant la bataille de la Thames, aussi appelée la bataille du village morave puisqu’elle s’est déroulée tout près, les forces britanniques et leurs alliés autochtones sont battus par les Américains. Après cette bataille, ces derniers ont accusé les habitants pacifistes de Fairfield de cacher des officiers anglais. Bien que les Américains n’aient trouvé aucune preuve confirmant cette allégation, ils pillent et incendient après avoir permis aux résidents de fuire les lieux. Par la suite, le village est reconstruit sur l’autre rive de la rivière Thames.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1995


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1995


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Ferme-Expérimentale-Centrale
Ottawa, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Ferme-Expérimentale-Centrale, situé dans une banlieue d’Ottawa, en Ontario, comprend diverses structures et différents bâtiments dans un vaste paysage rural. Flanqué de grandes terres agricoles, son noyau central est constitué de services administratifs regroupés dans divers bâtiments éclectiques et pittoresques, d’un arboretum, de plantations, et de jardins paysagers.

En 1886, dans sa volonté de créer de nouvelles méthodes et de nouveaux produits agricoles rentables, le gouvernement fédéral crée la Ferme expérimentale centrale. Le ministère de l’Agriculture choisit une parcelle rectangulaire de plus de 400 hectares, située à environ 3 kilomètres de la Colline du Parlement. Située dans un endroit idéal en raison de ses différents sols et de sa proximité aux transports terrestre, maritime et ferroviaire, la ferme dessert l’Ontario et le Québec. Ottawa s’est graduellement étalé de sorte que la ferme se trouve maintenant dans un milieu urbain, à l’intérieur des limites de la ville.

La ferme comporte trois zones clairement définies : le noyau central des bâtiments et espaces à vocation administrative et scientifique et des dépendances; les champs et parcelles expérimentaux avec leurs brise-vent; l’arboretum, les jardins paysagers et les haies expérimentales. Le paysage pittoresque de la ferme est le résultat d’un mouvement popularisé par des théoriciens et des praticiens anglais du XVIIIe siècle qui voulaient idéaliser la nature dans leurs aménagements paysagers. Une des conventions de ce mouvement préconise l’adoption de certaines caractéristiques des domaines ruraux anglais, y compris les vastes pelouses et les champs, les plans d’eau, les bosquets d’arbres et d’arbustes, et les sentiers sinueux. Ces éléments visent à mettre en valeur les qualités visuelles inhérentes de la nature, comme les irrégularités, la diversité, la complexité des formes, des couleurs et des textures et privilégient l’intégration harmonieuse des dépendances ainsi que des bâtiments à vocation scientifique et administrative. Les qualités pittoresques de la ferme représentent un aspect important de la philosophie de l’agriculture au XIXe siècle.

Cette philosophie recommandait aussi le recours à la chimie et à la génétique pour rendre la vie agricole plus productive et attrayante. Ses partisans voulaient élaborer de meilleures méthodes agricoles en appliquant des principes scientifiques à l’agriculture. Depuis sa création, la ferme expérimentale centrale a joué un rôle clé dans le développement de l’agriculture au Canada grâce à ses travaux de recherche scientifique, d’expérimentation et de vérification pratique. La Ferme a abordé des questions comme la santé humaine et animale, l’importation de plantes et de bétail, l’identification des insectes ravageurs importés et la lutte contre ces derniers, de même que la fertilité du sol. La ferme a également contribué à l’expansion de l’agriculture dans l’Ouest canadien en mettant au point des souches rustiques de blé, et dans l’Est canadien, en faisant des recherches sur les plantes fourragères et les graminées. La ferme est rapidement devenue le noyau d’un réseau national de fermes expérimentales, en raison de son emplacement central et de son administration mis au service d’un vaste éventail d’enjeux agricoles nationaux.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991
Lieu historique national du Canada de la Ferme-Thistle Ha'
Claremont, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Ferme-Thistle Ha’ est une entreprise agricole comprenant 80 hectares de terre et des bâtiments de ferme comme une grande maison de pierre, une imposante étable de bois et divers bâtiments de service. Elle se trouve dans la municipalité de Pickering, au nord du lac Ontario et légèrement au nord-est de Toronto.

La ferme Thistle Ha’ fut désignée lieu historique national du Canada en raison de ses associations historiques avec John Miller; un pionnier, un importateur, et un éleveur du bétail de race au Canada. L’exemple de John Miller a joué un rôle clé dans l’amélioration des races de bétail en Amérique du Nord et du Sud au cours du 19e siècle.

La valeur patrimoniale du site réside dans sa représentativité d'une ferme du 19e siècle, tel qu’illustré par ses champs agricoles et ses principaux bâtiments, dont la maison de pierre et l’imposante étable de bois. La ferme Thistle Ha’ fut fondée lorsque l’immigrant écossais John Miller en fit l’acquisition en 1848. En 1852, il commença à importer du bétail de qualité, notamment des bovins Durham, des moutons Shropshire et des chevaux Clydesdale, du Royaume-Uni. Depuis, sa famille poursuit les activités d’élevage de la ferme familiale.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, CIHB - (HRS 898)
Lieu historique national du Canada de la Filature-Forbes
Cambridge, Ontario

A été pendant quelque temps, au cours des premières décennies du xxe siècle, la plus grande usine de filature cardée et peignée au Canada; construit en 1863.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991
Lieu historique national du Canada de la Filature-de-Laine-Rosamond
Almonte, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Filature-de-Laine-Rosamond est situé sur Coleman Island, juste à côté des chutes inférieures de la rivière Mississippi, dans la ville d’Almonte, en Ontario. La structure principale de la filature est un vaste édifice en pierre de six étages, surmonté d’un toit plat, qui se caractérise par une tour-escalier et des fenêtres régulièrement espacées. Il s’élève à côté d’une annexe de deux étages qui abritait l’entrepôt et les bureaux et qui témoigne encore d’un groupe de structures auxiliaires aujourd’hui disparues. En 1987, on a entrepris de transformer la filature en condominiums à usage d’habitation et, en 1991, le Mississippi Valley Textile Museum a ouvert ses portes dans le bâtiment de deux étages qui abritait autrefois l’entrepôt et les bureaux de la filature.

Construite en 1866, la filature de laine Rosamond produisait des étoffes de laine cardée de qualité. Les filatures formaient un secteur manufacturier important au Canada entre 1840 et 1870. Elles étaient construites le long de la vallée du Mississippi où la force hydraulique, la main d’œuvre et l’approvisionnement en laine étaient abondants. James Rosamond a construit des filatures à Carleton Place et Almonte dans les années 1840 et 1850. Ses fils, Bennett et James, ont construit la grande filature d’Almonte en 1866, en partenariat avec George Stephen de Montréal. L’expansion de la filature s’est poursuivie jusqu’au début du XXe siècle. La filature a été un complexe industriel en exploitation jusqu’en 1986.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2004
Lieu historique national du Canada des Forges-de-Lansdowne
Leeds and the Thousand Islands, Ontario

Le lieu historique national du Canada des Forges-de-Landsowne est une fonderie située sur la rive est de la rivière Gananoque, dans le village de Lyndhurst (Ontario), tout juste en aval des chutes. Parmi les quelques vestiges apparents des forges, on compte des sections partielles de ses fondations et des fragments de scories dispersés. Il s’agit d’un site archéologique sur lequel se trouvent les vestiges d’une fonderie, d’une scierie et d’installations connexes construites par Wallis Sunderlin en 1801. Les forges de Lansdowne sont les premières à être bâties dans le Haut-Canada. La Commission des lieux et monuments historiques du Canada a installé une plaque et érigé un cairn pour marquer l’endroit.

La valeur patrimoniale des forges de Lansdowne réside dans ses liens historiques avec l’industrie du fer dans le Haut-Canada. À l’époque, la présence de minerai de fer dans la région est connue et diverses requêtes sont présentées au gouvernement en vue de l’établissement d’une fonderie, mais ce n’est qu’en 1801 que Wallis Sunderlin, un fondeur du Vermont, construit les premières forges du Haut-Canada à la chute au Fourneau. Le site présente des avantages aux yeux de Sunderlin, compte tenu de la chute naturelle de 7,3 mètres (la chute au Fourneau) sur la rivière Ganonoque et de l’abondance de minerai dans la région. L’usine comprend une scierie, un fourneau muni d’une cuve haute de 7,62 mètres, et une structure entourant la cuve et une forge. Le fourneau sert à la production de fonte et la forge à la fabrication d’articles en fer destinés aux colons de la région. L’usine exploitée par Sunderlin et ses associés connaît un succès mitigé avant d’être détruite par le feu en 1811. Sunderlin meurt durant la guerre de 1812. En 1815-1816, on tente de rétablir les forges pour approvisionner l’arsenal de Kingston, mais l’entente visant à limiter l’armement dans les Grands Lacs fait échouer ces tentatives. Les ruines de briques visibles sur le site de nos jours sont celles du moulin à farine Harvey, qui a été construit après l’usine (en 1881).

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1989.
Lieu historique national du Canada Fort-Drummond
Kingston, Ontario

Le lieu historique national du Canada Fort-Drummond est situé dans un parc non loin du monument Brock à Queenston, en Ontario. Le fort, construit durant la guerre de 1812 pour protéger la route de portage qui contournait les chutes Niagara, comprenait à l’origine deux redoutes carrées tombées en ruine après les hostilités. En 1926, les ruines ont été annexées au parc, aujourd’hui appelé lieu historique national du Canada des Hauteurs-de-Queenston.

Érigé au printemps de 1814, sur les hauteurs de Queenston, le fort Drummond devait protéger la route de portage qui contourne les chutes Niagara et permet de se rendre de Chippawa à Queenston. Il est composé d’une redoute carrée comprenant un blockhaus pouvant accueillir 100 hommes, et d’une batterie avancée en forme de « U ». Après la guerre, le poste est abandonné et tombe en ruines. Grâce à la création de la Commission des parcs du Niagara, les deux redoutes sont intégrées au parc des hauteurs de Queenston. En 1926, une pataugeoire est aménagée dans la redoute ouest, à l’endroit où se trouvaient autrefois les casernes, et demeure en usage.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991
Lieu historique national du Canada Fort-Erie
Fort Erie, Ontario

Le lieu historique national du Canada Fort-Erie est une fortification en pierre pentagonale situé à un endroit stratégique, c’est-à-dire au bord du lac Érié, à l’embouchure de la rivière Niagara à Fort Erie, en Ontario. Aménagée sur un terrain plat à proximité de la rivière, la structure actuelle est le quatrième fort construit sous le nom de fort Érié sur le même emplacement. Le fort comprend divers bâtiments, dont un corps de garde, des casernes et une poudrière, auxquels s’ajoutent des ressources archéologiques et des éléments reconstruits.

La valeur patrimoniale du fort Érié tient à ses associations historiques et aux vestiges archéologiques de ses anciennes fortifications. Quatre forts différents, ayant porté le nom de fort Érié, ont été construits sur ce site. Le premier (1764 –1799) et le deuxième (vers 1783 1803) fort furent abandonnés après leur destruction par la crue des eaux du printemps 1779. Le troisième fort Érié, érigé par les Britanniques entre 1805 et 1808, est reconstruit en janvier 1814, mais est pris par des troupes américaines en juillet de la même année. Les Américains utilisèrent le fort comme base opérationnelle et s’y sont réfugies après avoir perdu la bataille de Lundy’s Lane. Ils ont ensuite résisté à un siège tenu par le général britannique Gordon Drummond, avant de détruire et d’abandonner le fort le 5 novembre 1814. Le fort demeura alors en ruines, bien que les terres avoisinantes soient loties et que des pensionnaires militaires et d’autres colons s’y soient installés. En 1901, la propriété a été cédée à la Commission des parcs du Niagara qui, entre 1937 et 1939, a restauré le fort pour lui redonner l’aspect qu’il avait en 1814. Aujourd’hui, la Commission des parcs du Niagara continue d’exploiter le fort Érié.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Butterill, 1995
Lieu historique national du Canada Fort-Frontenac
Kingston, Ontario

Le lieu historique national du Canada Fort-Frontenac est un site archéologique situé sous l’intersection des rues Ontario et Place d’Armes à Kingston, en Ontario. Le site s’étend sous quatre bâtiments de pierre, construits dans les années 1820 pour former une partie des anciens casernements de la Tête du Pont, sur la portion sud du terrain autrefois occupé par le fort français. Ces quatre bâtiments font partie d’un ensemble appelé fort Frontenac, dont les seuls éléments visibles de nos jours sont des tronçons des courtines ouest et nord en calcaire sur un carrefour, à l’intersection des rues Ontario et Place d’Armes.

Situé au confluent de la rivière Cataraqui et du lac Ontario, le fort Frontenac est érigé en 1673 par le gouverneur de la Nouvelle France, le comte de Frontenac, qui veut contrôler l’accès aux territoires riches en fourrures du bassin des Grands Lacs et du Bouclier canadien. Alors que le commerce des fourrures s’étend vers l’ouest le long des Grands Lacs et au cœur des vallées du Mississippi et de l’Ohio, l’explorateur René Robert Cavelier de La Salle reconstruit le fort, auparavant en bois, et en fait un bâtiment en maçonnerie plus solide avec des murs de calcaire et des bastions carrés. Le fort devient ainsi un solide poste avancé des Français dans les conflits les opposant aux Anglais et aux Iroquois puisqu’il est entouré de plusieurs bâtiments plus petits ainsi que d’une petite colonie française. En 1682, pendant l’une des longues explorations de La Salle vers l’intérieur des terres, le fort tombe aux mains de créanciers qui négligent son entretien et, en 1689, les Français en ordonnent la destruction après une attaque des Iroquois. Toutefois, en 1695, le comte de Frontenac donne l’ordre de reconstruire le fort, qui sera occupé jusqu’en 1745 par une petite garnison. En 1758, le colonel John Bradstreet prend possession du fort, qui restera aux mains des Britanniques jusqu’à la fin de la guerre de 1812. Devenu vétuste, le fort est graduellement démoli. En 1982, les recherches archéologiques ont mises à jour plusieurs tronçons des vieux murs de calcaire érigés par La Salle, notamment des courtines nord et ouest, encore visibles de nos jours.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, B. Morin, 1995


©CPS, ORO, 1989
Lieu historique national du Canada du Fort-George
Niagara-on-the-Lake, Ontario

Fort britannique de la guerre de 1812; ouvrage reconstruit; guerre de 1812.

Le lieu historique national du Canada du Fort-George est un fort militaire du XVIIIe siècle en grande partie reconstitué qui se trouve sur la rive ouest de la rivière Niagara, près de l'embouchure. Il est situé sur les vestiges du premier fort George détruit en grande partie pendant la guerre de 1812.

La valeur patrimoniale du fort George réside dans les vestiges d'une ancienne fortification britannique du XVIIIe siècle intégrés à son paysage culturel et dans les traces de l'histoire dont ces vestiges témoignent, notamment ceux qui sont associés à la guerre de 1812, à la bataille du fort George, à l'occupation du fort par les Britanniques et les Américains et à sa destruction en mai 1813. Dans les années 1930, le fort George a été reconstruit selon les plans originaux, ce qui a donné lieu au réaménagement de la plupart de ses remblais et à la construction de plusieurs bâtiments sur la superficie au sol occupée par le premier fort.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Butterill, 1995
Lieu historique national du Canada du Fort-Henry
Kingston, Ontario

Fort britannique destiné à défendre le canal Rideau; achevé en 1836.

Le lieu historique national du Canada du Fort-Henry, forteresse militaire britannique datant du XIXe siècle, est situé sur Point Henry, entre l’entrée du port de Kingston et un deuxième port naturel à l’embouchure de la rivière Cataraqui. Il se dresse sur une falaise naturelle à la confluence de l’extrémité orientale du lac Ontario et du début du fleuve Saint-Laurent.

La construction de Fort Henry par l’Armée britannique a commencé en 1832, et, en 1840, l’ajout des tours dans les fossés et des casemates de l’intendance lui a conféré la configuration actuelle. Le fort a abrité des unités de l’Armée britannique jusqu’en 1870, et ensuite les Forces canadiennes. Fort Henry n’a jamais été le théâtre d’opérations militaires, mais des combattants capturés au cours des rébellions de 1837-1838 et des deux Premières Guerres mondiales y ont été emprisonnés. Il a été restauré au XXe siècle et il est ouvert au public pour des visites interprétatives. D’abord classé lieu historique national du Canada en 1923, il a aussi été classé en 1989 comme faisant partie du lieu historique national du Canada des Fortifications-de-Kingston.

La valeur patrimoniale du lieu tient surtout aux vestiges de la masse, à la forme et à la structure du fort, y compris sa batterie avancée, sa redoute et son glacis, ainsi que ses proportions et sa destination.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Fort-Malden
Amherstburg, Ontario

Ouvrage de défense frontalier du XIXe siècle; guerre de 1812.

Le lieu historique national du Canada du Fort-Malden s'étend sur un vaste terrain aménagé caractérisé par des remblais, une caserne en brique et une structure d'inspiration classique à vocation domestique; ils sont situés sur la berge de la rivière Détroit, en face de l'île Bois Blanc, à Amherstburg (Ontario).

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada du Fort-Malden réside dans l'association des ressources culturelles qui subsistent au rôle militaire du fort aux XVIIIe et XIXe siècles. Le fort est entouré d'un fossé profond bordé de pieux et d'un parapet en terre surélevé doté de bastions et de pièces d'artillerie montées qui aident à définir le terrain de parade de l'enceinte. La caserne en brique construite en 1820 est le seul bâtiment du fort qui subsiste. Établi en 1796, le fort Malden a été construit sous le nom de fort Amherstburg par le 2e bataillon des Royal Canadian Volunteers entre 1797 et 1799. Il a été renforcé en 1812, puis évacué et incendié par les Britanniques en septembre 1813. Les Américains l'ont partiellement reconstruit en 1815. Après la guerre de 1812, le fort Malden a été remis aux Britanniques et a été réaménagé en 1837-1838 pour servir de poste frontalier.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Fort-Mississauga
Niagara-on-the-Lake, Ontario

Tour fortifiée en brique sur des ouvrages en terre en forme d'étoile, XIXe siècle; guerre de 1812.

Le fort Mississauga est une grosse tour défensive carrée en brique, située au milieu des vestiges d'ouvrages de terre défensifs, au bord de la rivière Niagara. Du côté des terres, le fort est entouré des « verts » du terrain de golf aménagé dans l'agglomération de Niagara-on-the-Lake.

La valeur patrimoniale du fort Mississauga réside dans son illustration d'un type de structure militaire rare, occupant une position stratégique.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2005
Lieu historique national du Canada du Fort-Norfolk
Norfolk County, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Fort-Norfolk est situé à l’entrée du terrain de golf dans parc provincial de Turkey Point, et est borné par le côté est d’Old Hill Road, près du lac Érié. Le site présente des éléments paysagers et des feuillages variés, et est entouré par les vastes étendues gazonnées du terrain de golf adjacent. À ce jour, aucun vestige du Fort-Norfolk n’a été découvert; le lieu a toutefois fait l’objet de plusieurs projets de recherches archivistiques depuis sa désignation.

En 1795, le lieutenant-gouverneur John Graves Simcoe a choisi Turkey Point pour y construire un fort et d’une station navale. Pendant la guerre de 1812, l’endroit a revêtu une importance stratégique au profit des Britanniques qui, sous les ordres du général Henry Procter, ont construit un blockhaus et une palissade partielle sur la pente qui domine la Turkey Point. De 1814 à 1815, le fort-Norfolk a servi de poste militaire et naval pour les Britanniques, mais le projet a été abandonné à la fin des hostilités. En 1826, le fort était dans un état de détérioration tel, que les installations navales et militaires ont été déplacées au nord-est de Grand River.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1989
Lieu historique national du Canada Fort-Sainte-Marie-II
Christian Island, Ontario

Le lieu historique national du Canada Fort-Sainte-Marie-II est situé à l’intérieur des limites de la réserve de la bande Beausoleil sur la rive sud de Christian Island, dans la baie Georgienne, en Ontario. Le site comprend une clairière bordée d’arbres, quelques maisons contemporaines, un grand fossé, ainsi que le rivage de la baie Georgienne. Des murets de pierre peu élevés, probablement un amoncellement de pierres érigé au 20e siècle, délimitent le sol du fort carré et ses bastions d’angle. L’endroit compte également une large fosse d’enfouissement construite par les Hurons, mais qui n’a jamais été utilisée. Au fil des ans, les éléments, tels que l’érosion causée par la rivière, ont légèrement modifiés le cadre d’origine.

Fort Sainte-Marie II a été construit en 1649 à la suite de la destruction d’une première mission, le lieu historique national du Canada du Poste-de-Sainte-Marie-au-Pays-des-Hurons, situé sur la rivière Wye. Le nouveau fort a été habité de juin 1649 à juin 1650 par des missionnaires jésuites, des soldats français et des Hurons-Wendats qui avaient fuit la mission de la rivière Wye à la suite des attaques des bandes des Cinq-Nations qui cherchaient, avec les Hollandais, à couper l’accès aux ressources de fourrures du nord des Hurons-Wendats.

Sur le nouveau site, les Français ont construit une petite place forte, constituée d’un mur de pierre extérieur de style militaire d’une hauteur de quatre mètres et entourée d’un fossé. Ces fortifications renfermaient une église, des logements pour les missionnaires et un puits. Les Hurons-Wendats vivaient dans un village tout près de la structure du fort. Le site a été en partie abandonné en juin 1650 après un hiver marqué par la famine, la maladie et les nouvelles menaces d’attaques de la part des Iroquois. Les Jésuites, dirigés par le père Paul Ragueneau et environ 300 Hurons-Wendats, se sont alors enfuis de Christian Island en passant par le lac Nipissing et la vallée de la rivière des Outaouais jusqu’à Québec. Le groupe s’est installé au nord de la ville de Québec, à Lorette (Québec), sur ce qui est aujourd’hui le lieu historique national du Canada de l’Arrondissement-Historique-du-Vieux-Wendake. Les Hurons-Wendats demeurés sur place se sont installés dans le fort et, au printemps suivant, ont affronté les Iroquois pour la dernière fois en Huronie. Les survivants de ce groupe se sont ensuite enfuis et ont rejoint les Jésuites et les autres Hurons-Wendats de la ville de Québec.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J.P. Jérôme, 1994
Lieu historique national du Canada du Fort-St. Joseph
St. Joseph Island, Ontario

Avant-poste militaire britannique à la frontière occidentale; guerre de 1812.

Le lieu historique national du Canada du Fort-St. Joseph se compose des vestiges de trois sites archéologiques, à savoir la pointe du vieux fort St. Joseph, la pointe Rains et la pointe LaPointe, situés sur des promontoires adjacents de l'île St. Joseph, pénétrant dans le lac Huron au niveau de l'étroit passage qui le relie avec le lac Supérieur.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada du Fort-St. Joseph réside dans son emplacement et sa situation éloignée, ainsi qu'en sa large collection de vestiges archéologiques datant de la période de 1796 à 1812. La pointe du vieux fort St. Joseph était un poste militaire et un poste du British Indian Department. Il a été bâti de 1796 à 1799 par les britanniques, et évacué en 1812. La pointe Rains était l’emplacement de Milford Haven, un établissement de colons britanniques du XIXe siècle, tandis qu'un camp de chasse privé occupait la pointe LaPointe, au XXe siècle. La tentative de construction d'une route vers ce camp dans les années 1940 a endommagé la moitié est de la pointe du vieux fort St. Joseph, ainsi que plusieurs structures de la pointe Rains.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2008
Lieu historique national du Canada Fort St.-Pierre
Fort Frances, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Fort-Saint-Pierre est situé dans la municipalité de Fort Frances, à 348 km à l’ouest de Thunder Bay, en Ontario. Le lieu comprend une aire ouverte et gazonnée au parc municipal Pither’s Point, qui se trouve sur une pointe de terre à l’extrémité sud-ouest du lac à la Pluie, à l’embouchure de la rivière à la Pluie. Il n’existe plus de vestiges visibles du fort, qui a été érigé en 1731, occupait un plan carré dont chaque côté mesurait un peu plus de 15 mètres, et comportait deux portes entourées d’une rangée double de pieux d’une hauteur de 4 mètres. Un chemin d’une largeur d’environ 2 mètres entourait les deux principaux bâtiments du fort, qui comptaient chacun deux pièces et des cheminées doubles. Deux bastions étaient disposés de part et d’autre du fort, et l’un d’eux comprenait un entrepôt et une poudrière.

En 1731, l’explorateur français La Vérendrye quitte Montréal avec 50 hommes, dont son fils aîné et son neveu, le sieur de Lajemmerais, et prend la route vers l’ouest. Pendant que La Vérendrye passe l’hiver à Kaministiquia, le sieur de Lajemmerais érige le fort Saint-Pierre à l’extrémité sud-ouest du lac à la Pluie. Il s’agit du deuxième fort français érigé au bord du lac à la Pluie, le premier étant le fort Tekamanigan, construit en 1717 par Zacharie Robutel de La Noue et abandonné en 1721. Le fort Saint-Pierre est destiné à servir à la traite des fourrures au nord du lac Supérieur ainsi qu’à aider La Vérendrye à poursuivre ses explorations vers l’ouest à la recherche de la « mer de l’Ouest », une étendue d’eau hypothétique qui, croyait-on, permettrait d’atteindre l’Extrême-Orient. Les Français abandonnent le fort Saint-Pierre en 1758, durant la guerre de Sept Ans.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Brian Morin, 2006
Lieu historique national du Canada du Fort-Wellington
Prescott, Ontario

Vestiges militaires de fortifications érigées entre 1813-1838; guerre de 1812.

Le lieu historique national du Canada du Fort-Wellington est une des fortifications du XIXe siècle les mieux préservées du Canada. La structure actuelle, qui date de 1838, a été bâtie sur l'emplacement d'un fort plus ancien, sur la rive du fleuve Saint-Laurent, à Prescott, en Ontario. Un blockhaus et le logement des officiers, construits sur une élévation de terrain, dominent le fleuve.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada du Fort Wellington a trait à la lisibilité de son paysage culturel établi à titre de forteresse du début du XIXe siècle, ainsi qu'à l'intégrité des vestiges subsistants de ce paysage, datant de la période de 1813 à 1838, qui illustrent son rôle historique.

Le fort Wellington a été construit en 1813 et 1814 par les lieutenants colonels Thomas Pearson et George R.J. Macdonnell. Ce fort a joué un rôle important pendant la Guerre de 1812, puis on lui a apporté des améliorations qui lui ont permis de jouer un rôle, quoique plus limité, lors de raids américains subséquents, et surtout ceux ayant suivi la rébellion de 1837. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, il a servi de base à la milice. Il est devenu un lieu historique national en 1925 et on l'a restauré par la suite pour en faciliter la visite. De grandes sections des terrains militaires associés au fort ont été séparées du site et développées. Dans les années 1980, Parcs Canada a acheté des terrains situés entre le fort et la rive, qui avaient été largement réaménagés pour un usage ferroviaire (1855 à 1980).

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2007
Lieu historique national du Canada Fort-William
Thunder Bay, Ontario

Le Grand Portage étant passé en territoire américain en 1783, la Companie du Nord-Ouest dut établir un autre entrepôt en territoire britannique. En 1801 et 1802, elle construisit ici son nouveau poste, qui prit le nom de William McGillivray, l'agent principal de la Companie à Montéal. Chaque été de 1803 à 1821, les agents et les hivernants se réunirent au fort William pour discuter d'affaires pendant que l'on transbordait les fourrures du pays d'en haut et les marchandises destinées aux postes du Nord-Ouest. Après 1821, sous la Companie de la Baie d'Hudson, le fort William perdit peu à peu de son importance.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991
Lieu historique national du Canada Fort-York
Toronto, Ontario

Le Fort York est situé au centre-ville de Toronto, en Ontario, près du lac Ontario. Il s'agit d'un espace vert dégagé, niché au cœur d'un quartier composé de tours d’habitation, ainsi que sept édifices d'origine datant de la Guerre de 1812. Le terrain du fort et ses environs contiennent le lieu de naissance de la ville, des vestiges du paysage de la fin du XVIIIe siècle, une portion d'un champ de bataille de 1813, des cimetières militaires, et de nombreuses ressources archéologiques. Aujourd'hui, le fort est un musée qui présente la plus importante collection d'édifices construits durant la Guerre de 1812 au Canada.

La valeur patrimoniale de ce site a trait aux ressources qui lui sont directement reliées, y compris les sept édifices construits durant la Guerre de 1812 situés à l'intérieur du terrassement fortifié restauré, le terrain de rassemblement dégagé à l'ouest, le cimetière militaire sur l'avenue Strachan, et d'autres terrains séparés de la zone principale par des routes surélevées.

Fort York, lieu de naissance de la ville moderne de Toronto, a été fondé à la fin du XVIIIe siècle par John Graves Simcoe, lieutenant-gouverneur du Haut-Canada. Il souhaitait que cet emplacement sûr, qui abritait une garnison de soldats britanniques, attire des colons venant s'y établir en permanence. Les envahisseurs américains ont brûlé le fort pendant la Guerre de 1812, mais les Britanniques l'ont reconstruit pour y replacer une garnison. En 1870, les forces canadiennes ont pris le relais des Britanniques, et elles ont utilisé le fort jusqu'aux années 1930. De 1932 à 1934, la Ville de Toronto a restauré le fort pour en faire un site historique. D'autres rénovations y ont été effectuées en 1949.

Le cimetière militaire, qui fait partie du Victoria Memorial Square et qui est maintenant séparé du fort par des routes et un couloir ferroviaire, a été fondé en 1794 pour y enterrer les soldats et les membres de leur famille. Il a été utilisé jusqu'en 1863, date à laquelle il a atteint sa pleine capacité de 500 sépultures. Peu de temps après, le public s'est mobilisé pour le préserver à titre de cimetière et de parc public. En 1905, on l'a rebaptisé « Victoria Memorial Square ».

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2007
Lieu historique national du Canada des Fortifications-de-Kingston
Kingston, Ontario

Protégeaient le chantier naval royal pendant la guerre de 1812; entrée du canal Rideau.

Le lieu historique national du Canada des Fortifications-de-Kingston est situé à l’intérieur et aux alentours de la zone portuaire de Kingston, en Ontario. Érigées à l’embouchure de la rivière Cataraqui et surplombant le confluent du lac Ontario et du fleuve Saint-Laurent, les fortifications consistent en un ensemble de cinq installations militaires du XIXe siècle, notamment le lieu historique national du Canada (LHNC) du Fort Henry, le Fort Frederick (qui fait partie du LHNC des Édifices de la Pointe Frederick), le LHNC de la Tour Murney, le LHNC de la Tour Shoal et la Tour Martello Cathcart. La concentration et l’orientation vers l’eau de ces installations de calcaire, qui forment un système de défense interdépendant, témoignent de leur fonction essentielle de plateforme de défense pour canons. Les fortifications de Kingston ont été construites entre 1832 et 1840, soit durant l’âge d’or des canons à âme lisse.

La zone portuaire de Kingston, dont l’emplacement a toujours été considéré comme stratégique, se trouve à l’embouchure de la rivière Cataraqui, où se rencontrent les eaux du fleuve Saint Laurent et du lac Ontario. Véritable porte d’entrée des Grands Lacs, le port représente une plaque tournante du transport des marchandises, particulièrement avant l’arrivée du chemin de fer. L’importance stratégique de l’endroit est d’abord reconnue par les Français, qui y érigent une installation militaire et un poste de traite en 1673. Capturée par les forces britanniques en 1758, la zone portuaire de Kingston demeure occupée par les militaires à partir de 1783, lorsqu’une garnison s’y installe. C’est lorsque qu’éclate la guerre de 1812 que l’on entreprend la construction des fortifications, qui ne comprennent alors qu’une série d’ouvrages de défense rudimentaires construits à la hâte autour du port, comme les blockhaus des pointes Henry, Frederick et Murney.

Après la guerre, Kingston devient un important centre commercial, politique, naval et militaire de la colonie du Haut Canada. En 1832, l’ouverture du canal Rideau, qui relie Kingston à Montréal, fait de la ville un lieu d’échange de marchandises encore plus important. Afin de protéger l’extrémité sud du canal, le gouvernement britannique décide de fortifier le port en construisant le Fort Henry au sommet de la pointe Henry. Conçu par les British Royal Engineers, le nouveau fort devient l’élément central d’un système de défense composé de batteries et de redoutes secondaires liées entre elles. La remise en état du Fort Frederick et la construction des tours Martello Shoal, Murney et Cathcart s’effectuent au milieu des années 1840. Ces fortifications, qui s’ajoutent à l’ancienne batterie du marché, visent à renforcer le système de défense de la ville, du canal et de l’arsenal. Alors conçues selon les plus récents progrès en matière de canons à âme lisse, de tactiques militaires et d’aménagement, les fortifications de Kingston s’intègrent à leur environnement de par l’uniformité de leurs matériaux de calcaire, et se démarquent de par leur construction adroite et leur orientation et implantation comme plate forme de défense.

Lorsque la garnison britannique quitte Kingston en 1870, les fortifications ne servent plus que d’installations de formation et d’entreposage pour l’armée canadienne. Même si les fortifications ne sont jamais attaquées, l’imposant système de défense qu’elles représentent témoigne de l’importance historique et stratégique du lieu.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1989
Lieu historique national du Canada Frenchman's-Creek
Fort Erie, Ontario

Le lieu historique national du Canada Frenchman's-Creek est situé sur un point au centre d’un pont enjambant le ruisseau Frenchman’s, un affluent de la rivière Niagara, situé près de Bridgeburg, en Ontario. Il est marqué d’une plaque de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada. Il n’existe aucune ressource conservée connue liée à la bataille qui s’est déroulée à cet endroit durant la guerre de 1812.

La bataille de Frenchman's Creek, un affrontement mineur, a eu lieu au matin du 28 novembre 1812. Les Américains, qui avaient planifié une attaque sur deux fronts (au ruisseau Frenchman’s et au Fort Erie, se préparaient à une invasion générale de la frontière du Niagara. Le lieutenant colonel américain Charles Boerstler fût chargé d’attaquer les soldats qui montaient la garde au ruisseau Frenchman’s et de détruire le pont qui enjambait le ruisseau, près de la rivière Niagara. Ces manœuvres visaient à empêcher les renforcements britanniques de Chippawa de perturber l’invasion principale, prévue au Fort Erie. Le lieutenant-colonel Boerstler fût finalement repoussé par les forces du lieutenant colonel Bisshopp et ne pu détruire le pont. Ces échecs ont contribué, en partie, à l’annulation de l’invasion générale prévue à la frontière du Niagara par les Américains à la fin de 1812.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada Fulford Place
Brockville, Ontario

Situé le long de la rue King Est à Brockville, en Ontario, en surplomb du fleuve Saint-Laurent, le lieu historique national du Canada Fulford Place était la résidence de l’homme d’affaires et entrepreneur Albert W. Fulford. La maison est une imposante structure de pierre, haute de deux étages et demi, avec un toit en pente douce, une élévation asymétrique et pittoresque et une riche finition intérieure. Avec son aménagement d'origine, ce domaine constitue un exemple intact du type de résidence construit par les bien nantis vers la fin du 19e siècle et le début du 20e siècle. L’aménagement spatial général du site conserve les éléments structuraux paysagers tel que réalisés à l’origine par les frères Olmsted, une entreprise américaine d’aménagement paysager.

La valeur patrimoniale de Fulford Place réside dans le fait que l’endroit constitue un exemple particulièrement intéressant du type de manoir que faisaient construire les bien nantis à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle. Les résidences de ce type étaient assez imposantes et conçues selon l’éclectisme stylistique de l’époque. La conception est principalement de style Beaux-Arts dans sa symétrie générale et ses détails classiques, avec des éléments du Renouveau romanesque dans le traitement rustique de la maçonnerie. Les espaces intérieurs offrent une suite de pièces publiques et privées ainsi que d’importantes aires de service, typiques des manoirs de l’époque où on recevait beaucoup et où le personnel était nombreux. La maison est remarquable par le fait que la plupart de ses aménagements d’origine, dont les meubles, la porcelaine, les tableaux, certains souvenirs de famille, etc., s’y trouvent encore. De tels domaines présentent également des aménagements paysagers importants dont une grande partie des vestiges de l’aménagement d'origine par la firme des frères Olmsted subsiste toujours.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1990
Lieu historique national du Canada de la Gare du Grand Tronc à Belleville
Belleville, Ontario

La gare ferroviaire de Belleville est un édifice en pierre d'un étage et demi construit au milieu du 19e siècle. Elle est située dans la ville de Belleville.

La gare ferroviaire de Belleville a été désignée lieu historique national parce qu'elle est représentative des grandes gares construites pour la Grand Trunk Railway Company (le Grand Tronc) et qu'elle est un témoin durable des débuts du chemin de fer au Canada.

La gare ferroviaire de Belleville est un bel exemple des grandes gares érigées au milieu du 19e siècle sur l'importante ligne Toronto-Montréal pour le Grand Tronc, une compagnie alors nouvellement formée. Construite en 1855-1856 par la réputée firme d'ingénierie anglaise Peto, Brassey, Jackson and Betts, cette gare reprend en bonne part le plan standard des gares de deuxième classe établi par l'architecte en chef Francis Thompson pour le Grand Tronc. La structure d'origine à un seul étage, de style à l'italienne, a été modifiée à la fin du 19e siècle par l'ajout d'un toit en mansarde de style Second Empire.

Principal centre sectoriel de la ligne Montréal-Toronto du Grand Tronc, la gare de Belleville était un élément important de ce réseau qui allait transformer radicalement le transport terrestre et influer grandement sur l'économie de la province. Le chemin de fer a permis l'essor de Belleville au XIXe siècle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1990
Lieu historique national du Canada de la Gare-du-Grand-Tronc-à-Prescott
Prescott, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Gare-du-Grand-Tronc-à-Prescott est un petit bâtiment en pierre, situé à côté des voies du CN, à la base d'un coteau à l'extrémité de la rue St. Lawrence, à Prescott.

La valeur patrimoniale du lieu réside dans sa représentation matérielle d'une gare standard de première classe du GTR ( « First Class A Type »), sur la ligne Montréal-Brockville, au milieu du XIXe siècle.

La gare du Grand Tronc à Prescott a été construite en 1855, pendant la première période de construction de la ligne du GTR entre Montréal et Brockville (1852-1855). Conçue par l'architecte anglais Francis Thompson, elle est représentative des petites gares construites pour la nouvelle ligne.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1988
Lieu historique national du Canada de la Gare-du-Canadian Northern-à-Smiths Falls
Smiths Falls, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Gare-du-Canadian Northern-à-Smiths Falls est situé à la périphérie ouest de Smiths Falls, près de la rue William ouest. Cette gare de brique à la conception personnalisée faisant penser au style château présente une tourelle unique et une salle d'attente polygonale. Elle a servi de gare ferroviaire de 1914 à 1979, puis, en 1983, elle est devenue le musée ferroviaire de Smiths Falls.

La gare du Canadian Northern à Smiths Falls a été construite en 1912-1914 sur la nouvelle ligne Toronto-Ottawa de cette compagnie. Sa conception personnalisée, sans doute œuvre de l'architecte de la compagnie R.B. Pratt, concrétise la détermination de la compagnie de rivaliser avec ses concurrentes dans le marché du Canada central pour développer un réseau transcontinental.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de la Gare-du-Canadian Northern-à-Smiths Falls a trait à sa présence, qui symbolise la détermination et les méthodes de cette compagnie, dans le contexte ferroviaire très concurrentiel en Ontario au début du XXe siècle. Cette valeur est illustrée par la conception personnalisée et la forme imposante de la gare, sa composition, son emplacement et surtout sa tourelle décorative unique, qui en font une curiosité locale.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1993
Lieu historique national du Canada de la Gare-du-Grand-Tronc-à-St. Marys Junction
St. Marys Junction, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Gare-du-Grand-Tronc-à-St. Marys Junction est un édifice de plain-pied, en pierre calcaire, qui date du milieu du XIXe siècle. Il est bâti dans le style à l'italienne typique des premières gares du Grand Tronc en Ontario. Le bâtiment est situé dans un champ près d'une petite enclave urbaine au nord de la ville de St. Marys, à côté de l'embranchement, où les lignes principales du Canadien National venant de Toronto divergent pour traverser la frontière canado-américaine à Windsor ou à Sarnia.

Le lieu historique national du Canada de la Gare-du-Grand-Tronc-à-St. Marys Junction illustre le style à l'italienne d'une station de chemin de fer de première classe conçue par l'architecte britannique Francis Hopkins pour les gares des premières lignes du Grand Tronc. Cette compagnie, qui allait de Sarnia (Ontario) jusqu'à Portland (Maine), était la première ligne ferroviaire de longue distance construite au Canada. Sa construction s'est faite par tronçons. Cette gare était située sur le tronçon ouest de la ligne principale reliant Toronto à Sarnia, commencé par Gzowski and Co. en 1856, et terminé en 1860. La gare a été bâtie en pierre calcaire de la région de St. Marys en 1858. En plus de servir de gare de marchandises et de passagers, la gare contenait l'aiguillage manuel qui orientait les premiers trains empruntant cette jonction.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de la Gare-du-Grand-Tronc-à-St. Marys Junction a trait à sa rareté, aussi bien à titre de petite gare d'origine du Grand Tronc que de gare en pierre sur le tronçon ouest de sa ligne principale. Le fait que sa conception, ses dimensions, sa composition, ses matériaux, sa disposition et sa localisation nous font clairement comprendre comment opérait le Grand Tronc à ses débuts ajoute à cette valeur.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1989
Lieu historique national du Canada de la Gare Union (Canadien Pacifique et Grand Tronc)
Toronto, Ontario

La gare Union est une gare de chemin de fer en pierre de style Beaux-Arts, qui date du début du XXe siècle. Elle est située bien en vue sur le côté sud de la rue Front, au centre ville de Toronto, et occupe tout l’îlot entre les rues Bay et York.

La gare Union a été désignée comme lieu historique national en 1975 parce qu’elle est le plus bel exemple au Canada des gares construites dans le style Beaux-Arts classique pendant une période caractérisée par l’expansion des réseaux de chemin de fer nationaux et une forte croissance urbaine.

L’utilisation efficace de la conception monumentale, les éléments classiques et le décor formel font de la gare Union de Toronto l’un des exemples d’architecture de chemin de fer du style Beaux-Arts les plus remarquables au Canada. Entreprise conjointe du Grand Trunk Railway et du Canadien Pacifique, la gare a été dessinée par une équipe d’architectes bien en vue, soit les architectes montréalais Ross et Macdonald, l’architecte du Canadien Pacifique, Hugh Jones, ainsi que l’architecte torontois bien connu John Lyle. Les principes du style Beaux-Arts ressortent clairement dans la monumentalité de sa masse, la lisibilité et l’axialité de son plan, qui s’expriment clairement et rationnellement sur l’extérieur de l’immeuble; l’expérience processionnelle créée par le passage vers les grands espaces intérieurs; les formes classiques des éléments structuraux et décoratifs de l’extérieur et de l’intérieur du bâtiment; l’utilisation de matériaux durables de haute qualité; et le cadre formel, axial.

La gare rappelle l’époque de forte croissance urbaine planifiée du début du XXe siècle, au cours de laquelle les chemins de fer ont pris de l’expansion et la ville de Toronto est devenue une métropole moderne. La gare Union est la gare de chemin de fer urbaine la plus grande parmi celles qui ont été construites au début du XXe siècle au Canada, et elle appartient à un district d’édifices monumentaux qui illustrent la façon dont s’est exprimé le mouvement City Beautiful à Toronto. La gare a conservé un grand nombre des caractéristiques fonctionnelles originales des gares de chemin de fer du début du XXe siècle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2002
Lieu historique national du Canada Glanmore / Maison-Phillips-Faulkner
Belleville, Ontario

Le lieu historique national du Canada Glanmore / Maison-Phillips-Faulkner est une imposante maison en brique jaune de trois étages du XIXe siècle, de style Second Empire. Elle est située sur une grande parcelle d'angle dans un quartier résidentiel de la ville de Belleville.

Conçue par l'architecte Thomas Hanley pour J.P.C Phillips, un riche banquier et financier de Belleville et son épouse, Glanmore / maison Phillips-Faulkner est un exemple classique du style Second Empire répendu au sein de la classe moyenne supérieure canadienne de la fin du XIXe siècle. Les éléments du style second Empire les plus remarquables de la maison sont le toit en mansarde à pente unique et les riches ornements sculptés le long de la façade. La maison est relativement bien préservée, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. Elle sert maintenant de maison-musée.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada Glengarry-Landing
Springwater, Ontario

Le lieu historique national du Canada Glengarry-Landing est situé sur la rive est de la rivière Nottawasaga, au sud d’Edenvale dans le comté de Simcoe, en Ontario. Il s’agit d’un paysage semi-rural occupé, pendant la guerre de 1812, par le Glengarry Light Infantry Fencibles qui y a construit une flottille de navires en vue de secourir la garnison britannique du fort Michilimackinac. Au moment de la désignation, le lieu englobait des champs et des prés dégagés, où rien ne témoignait des activités de l’expédition militaire de 1814. Aujourd’hui, le lieu est divisé en plusieurs lots, et diverses structures et routes d’accès y ont été construites.

En février 1814, pendant la guerre de 1812, le Glengarry Light Infantry Fencibles, dirigé par le lieutenant colonel Robert McDouall, est envoyé de Kingston, dans le but de prêter main forte, à la garnison du fort Michilimackinac. En route, les troupes se sont arrêtées à la jonction de la rivière Nottawasaga et de la crique Marl, où elles ont passé deux mois à construire une flottille de navires en vue du transport des fournitures et des soldats par le lac Huron, jusqu’au fort. Le 19 avril 1814, la flottille a quitté le lieu de débarquement pour se rendre au fort Michilimackinac. Par la suite, McDouall divisa ses troupes et envoya, au Wisconsin, un groupe dirigé par le major breveté William McKay afin de recapturer Prairie du Chien sur la rivière Mississippi. Le groupe a accompli cette mission avec succès en juillet 1814.

©National Geographic, 82-1874, 1982
Lieu historique national du Canada Hamilton et Scourge
Lake Ontario, Ontario

Le lieu historique national du Canada Hamilton et Scourge est situé au fond du lac Ontario à 11 kilomètres au nord de Port Dalhousie, près de St. Catharines. Le lieu comprend les épaves des deux cannonières américaines, le Hamilton et le Scourge, qui ont coulé pendant la guerre de 1812. Les navires sont dans un état de conservation remarquable, malgré les dommages causés par le naufrage et les années passées au fond du lac. Un important champ de débris entoure chacune des deux épaves et on croit que le site contient de nombreux artéfacts.

Le Hamilton et le Scourge ont été construits à l’origine comme goélettes marchandes, mais ils ont été réquisitionnés par les Américains et modifiés à des fins militaires au moment où éclatait la Guerre de 1812. Dans la nuit du 7 au 8 août 1813, une bourrasque soudaine s’élève sur la flotte américaine stationnée au large de Port Dalhousie et les deux navires chavirent et sombrent. Moins d’un quart des plus de 70 membres d’équipage à bord des deux navires ont survécu. Les pertes humaines qui en ont découlé représentent la plus importante perte de vie sur les Grands Lacs de toute la guerre. Les navires épaves ont été découverts à leur emplacement actuel en 1979 et ils ont été achetés du gouvernement américain par la ville de Hamilton. Les épaves ont été l’objet de plusieurs fouilles et recherches archéologiques sous-marines.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1988
Lieu historique national du Canada des Hangars-du-Corps-Royal-d'Aviation
Essa, Ontario

Les hangars du Corps royal d'aviation, situés sur la base des forces canadiennes de Borden, près de Barrie (Ontario), font face à la piste en une ligne torsadée. Sur les quinze hangars d’origine, construits sur le premier aérodrome militaire canadien pendant la Première Guerre mondiale, seuls huit subsistent. Certains de ces bâtiments de plain-pied à charpente en bois ont été remis en état pour d’autres usages, y compris un musée.

Les hangars du Corps royal d'aviation ont été construits en 1917 pour servir de quartiers temporaires au premier aérodrome militaire canadien. Témoins de la transition du Corps royal d'aviation (1916-1917) à l’Aviation canadienne (1920), puis à l’Aviation royale du Canada (1924), les hangars ont, depuis, abrité des écoles d’instruction aérienne et ont servi à d’autres usages, y compris de musée. La valeur patrimoniale des hangars du Corps royal d'aviation tient au fait qu’ils sont liés à l’histoire, comme le montrent leur conception, leur forme et leur composition fonctionnelles, ainsi que le choix de leur emplacement.



©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada des Hauteurs-de-Queenston
Queenston, Ontario

Champ de bataille de la guerre de 1812 sur les hauteurs de Queenston; monument Brock.

Les hauteurs de Queenston sont une vaste étendue de terrain située sur un versant de l’escarpement du Niagara, au milieu d’un parc paysager et boisé où l’on trouve un magnifique monument de 57,9 mètres (190 pieds) de hauteur. Cette colonne de forme classique renferme la sépulture de sir Isaac Brock. Le parc est l’endroit où s’est déroulée la bataille des hauteurs de Queenston pendant la guerre de 1812.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada des Hauteurs-de-Queenston réside dans l’intégrité des formes qui subsistent encore et les liens spatiaux avec des vestiges du paysage culturel du vaste champ de bataille. Cela comprend le lieu de débarquement à Queenston, l’emplacement des batteries de défense britanniques, la route de portage, la batterie du redan, les falaises, la pente sur laquelle les Britanniques ont chargé l’ennemi et où le major-général Brock et le lieutenant-colonel Macdonnell ont été tués, la route empruntée par Sheaffe lors de sa marche et les hauteurs où les Britanniques ont remporté la victoire. Le fort Drummond, qui fait partie des hauteurs de Queenston, est un autre lieu historique national du Canada qui a fait l’objet d’une reconnaissance distincte.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2007
Lieu historique national du Canada Heliconian Hall
Toronto, Ontario

Le lieu historique national du Canada Heliconian Hall, situé au centre-ville de Toronto, a été construit dans un quartier dominé par des bâtiments en brique de l’époque victorienne et édouardienne entre lesquels des bâtiments plus récents ont été bâtis. Construit en 1876 pour servir d’église, l’Heliconian Hall se distingue par son style architectural et son ornementation néogothiques qui contrastent avec l’extérieur simple fait de planches avec couvre-joints. L’édifice est constitué d’une tour carrée à toit plat à la droite de l’entrée et d’un corps central au toit à deux pignons à forte pente, flanquée de deux porches d’entrée.

Au début du XXe siècle, la communauté artistique féminine de Toronto comptait un nombre suffisant de femmes pour former un organisme artistique multidisciplinaire seulement pour des femmes. Fondé en 1909, un an après la formation du Arts and Letters Club, entièrement masculin, l’Heliconian Club s’est inscrit dans un mouvement de clubs féminins qui a balayé l’Amérique du Nord pendant cette période. Après presque 15 ans sans maison de club, l’Heliconian Club a fait l’acquisition de l’Olivet Congregational Church en 1923, l’a rénovée et décorée en fonction de ses besoins. Stimulées par l’acquisition d’un centre permanent, les membres du club se sont réunies plus souvent et ont organisé davantage d’activités de toutes sortes. Premier établissement permanent du club, l’Heliconian Hall a permis aux femmes du milieu artistique de se réunir, d’échanger, de réseauter, et de disposer d’un lieu de création, et tenir régulièrement des spectacles ou expositions, pour faire valoir les talents des membres du club ou présenter des artistes invitées.

Les membres de l’Heliconian Club ont elles-mêmes acheté ce bâtiment assez modeste qu’elles ont ensuite adapté et équipé en fonction des activités et des objectifs de leur club. Doté d’une excellente acoustique, d’une scène et d’une aire d’exposition dans le hall principal, ainsi que d’équipement comme l’éclairage de scène et d’exposition, l’Heliconian Hall est un lieu précieux de spectacle suffisamment grand et doté des installations nécessaires à l’exercice du rôle du club, c’est-à-dire réunir les femmes du milieu des arts.

©Maya Gavric & Century 21 Professional Group Inc., 2004
Lieu historique national du Canada du Homestead d'Adelaide Hunter Hoodless
Brant County, Ontario

Le Homestead-d'Adelaide-Hunter-Hoodless est une maison de ferme à charpente de bois d'un étage et demi qui date du début du XIXe siècle. Elle est située dans un cadre champêtre, dans la communauté rurale de St. George, en Ontario.

Le Homestead-d'Adelaide-Hunter-Hoodless a été désigné lieu historique national en 1995 à cause de ses liens directs avec les contributions d'Adelaide Hunter Hoodless, figure de proue du féminisme maternel, qui a joué un rôle clé dans la création de l'Institut féminin, de la Young Women's Christian Association, du Conseil national des femmes du Canada, de l’Ordre des infirmières de Victoria, et de trois facultés d'économie domestique. La maison d'enfance de Hoodless, vu sa situation rurale et son peu de commodités, illustre avec éloquence le dur travail et l'isolement qu'avaient à subir de nombreuses paysannes au milieu du XIXe siècle, une condition que Hoodless a cherché toute sa vie à améliorer.

La valeur patrimoniale du Lieu historique national du Canada du Homestead-d'Adelaide-Hunter-Hoodless a trait à ses liens directs avec Adelaide Hunter Hoodless, et surtout au rôle qu'il a joué pour façonner les motifs pour lesquels elle est devenue un personnage d'importance nationale. Sa situation relativement isolée et le fait qu'il s'agisse d'une maison de ferme ontarienne typique de la deuxième moitié du XIXe siècle contribuent également à sa valeur patrimoniale. Adelaide Hunter est née dans cette maison et elle y a vécu jusqu'en 1881, date à laquelle elle a épousé John Hoodless, un fabricant de meubles prospère de Hamilton. Benjamine d'une famille nombreuse élevée par une mère veuve, elle y a connu la misère et l'isolement qui l'ont poussée à son activisme social. Cette expérience, ainsi que la perte de son plus jeune enfant en 1889, ont façonné sa détermination, et défini la nature des causes qu'elle a défendues.

Adelaide Hunter Hoodless (1857-1910) a également été reconnue en 1959 personnage d’importance nationale par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada Homewood
Augusta, Ontario

Le lieu historique national du Canada Homewood est une résidence en pierre de deux étages datant du tout début du XIXe siècle et située légèrement en retrait du fleuve Saint-Laurent, à quelques kilomètres à l’est de Maitland, un hameau de l’est de l’Ontario.

Homewood a été construit en 1800-1801 pour le Dr Solomon Jones (1756-1822), loyaliste éminent du sud-est de l’Ontario. Bâti en pierre par le maçon montréalais Louis Brillière, il garde aujourd’hui une bonne partie de ses caractéristiques d’origine. L’édifice a été agrandi par la construction d’un ajout à l’arrière, aux environs de 1830, et de l’aile ouest, en 1945. La demeure est restée dans la famille Jones jusqu’aux années 1960, époque où elle a été achetée par la société Dupont. En 1974, la Fondation du patrimoine ontarien en est devenue propriétaire et la conserve en tant que musée.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Hôpital général de Kingston
Kingston, Ontario

Le Lieu historique national du Canada de l'Hôpital général de Kingston est un complexe hospitalier composé de plusieurs édifices en pierre calcaire d'inspiration classique, construits entre 1833 et 1924. Les sept bâtiments reliés les uns aux autres qui composent le lieu historique national font partie d'un campus hospitalier plus important contenant des édifices construits après 1924, appelé l'Hôpital général de Kingston. Cet hôpital est situé dans la ville de Kingston, à la limite sud du campus de l'Université Queen's, sur la rive du lac Ontario. L'édifice originel de l'hôpital (l'Édifice principal, 1833-35) et ses deux ailes latérales (l'aile Watkins, 1862, et l'aile Nickle, 1890-91) font face au nord et donnent sur la rue Stuart. Un édifice semi-circulaire abritant un amphithéâtre d'opération (la salle d'opération Fenwick, 1895) jouxte l'arrière de l'Édifice principal. Derrière ces bâtiments, on trouve aussi une maternité datant de la fin du XIXe siècle (l'édifice Doran, 1893-94), une résidence d'infirmières du début du XXe siècle (le Lieu historique national du Canada de l'Édifice-Ann-Baillie, 1903-1904), et une aile du début du XXe siècle contenant des chambres privées et semi-privées (l'aile Empire, 1914 et 1923-24). La plupart de ces bâtiments sont contigus l'un à l'autre ou reliés par des passages. Certains sont également contigus ou reliés à des édifices plus récents de l'hôpital. La disposition des bâtiments forme une cour improvisée à l'arrière de l'Édifice principal.

Les sept édifices composant le Lieu historique national du Canada de l'Hôpital général de Kingston illustrent l'évolution des hôpitaux au Canada, qui sont passés d'établissements de bienfaisance du XIXe siècle à des centres médicaux scientifiques au XXe siècle. L'Édifice principal de l'Hôpital général de Kingston était le troisième hôpital général, construit au Canada avec cette vocation, et il est le plus vieux à être encore en opération dans le cadre d'un hôpital moderne.

Au XIXe siècle, on traitait en général les malades chez eux. Les établissements de bienfaisance s'occupaient donc des malades déshérités. L'Édifice principal de l'Hôpital général de Kingston a été construit de 1833 à 1835 avec la vocation d'hôpital de bienfaisance permanent. Ses dimensions et sa conception modestes illustrent le goût pour les édifices ordinaires qui prévalait au début du XIXe siècle. Le bâtiment a également abrité pendant plusieurs années le Parlement des Canadas unifiés, avant d'ouvrir ses portes à titre d'hôpital en 1845. L'aile Watkins, ajoutée en 1862, offrait de l'espace supplémentaire pour les patients. Elle illustrait les progrès réalisés dans les soins de santé et le traitement des malades, ainsi que les mœurs de l'époque, avec ses quartiers d'isolement pour les malades atteints de la variole, des salles pour les patients payants, et une salle de chirurgie et de classe pour les étudiants en médecine.

L'aile Nickle, ajoutée en 1890-1891, contenait des quartiers d'isolement pour les malades contagieux, ainsi que des chambres pour les infirmières et les étudiantes de l'école de soins infirmiers établie à l'hôpital en 1886. L'édifice Doran, bâti en 1894, offrait des installations distinctes pour la maternité, la gynécologie et les enfants malades. Sa conception de style pavillon et ses finitions intérieures correspondaient concrètement aux méthodes d'isolement, d'asepsie et d'antisepsie employées pour prévenir les infections. Son volet de chirurgie traduisait le nouvel accent sur les interventions chirurgicales dans les domaines de l'obstétrique et de la gynécologie. La salle d'opération Fenwick, construite en 1895, présentait un amphithéâtre d'opération, avec des chaises pour les observateurs, reflétant l'importance grandissante des chirurgiens et de la formation médicale, ainsi que le besoin d'un environnement stérile et bien éclairé. C'est le seul amphithéâtre d'opération datant d'avant 1920 subsistant au Canada. La construction en 1904 de la résidence d'infirmières (édifice Ann Baillie), d'après des plans de William Newlands, illustrait l'importance essentielle des infirmières pour l'hôpital, ainsi que la réussite de l'école de soins infirmiers. Et finalement, la construction de 1912 à 1914 de l'aile Empire avec ses chambres privées et semi privées, et son agrandissement subséquent, traduisait l'augmentation du nombre de patients payants, et l'acceptation des hôpitaux par les gens aisés.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1990
Lieu historique national du Canada de l'Hôtel-de-Ville-de-Guelph
Guelph, Ontario

L’hôtel de ville de Guelph est un édifice de deux étages en pierre calcaire, construit entre 1856 et 1857 dans le style néo-renaissance, et agrandi en 1875. Il occupe un emplacement bien en vue au centre-ville de Guelph, en face de la gare ferroviaire.

L’hôtel de ville de Guelph a été désigné lieu historique national en 1984, car il constitue un exemple d’hôtel de ville remplissant plusieurs fonctions; il symbolisait la confiance de la ville en l’avenir, et la maçonnerie de pierre lisse et la délicatesse des sculptures extérieures représentent avec élégance et raffinement l’architecture civile de style classique.

L’hôtel de ville de Guelph a été érigé en même temps que d’autres bâtiments importants de la ville au milieu du XIXe siècle, une période de fierté et de prospérité qui a suivi l’arrivée du service du chemin de fer du Grand Tronc (Grand Trunk Railway) dans la communauté. Il constitue un excellent exemple de bâtiment public multifonctionnel de la moitié du XIXe siècle, en abritant sous un même toit un marché, les services d’incendie et de police, la prison, une bibliothèque, la salle de lecture du Mechanics Institute, une vaste salle publique et les bureaux de la ville, et la salle du conseil. Conçu par William Thomas, architecte torontois renommé, et construit par les entrepreneurs Morrison et Emslie, avec un ajout en 1875 réalisé par George Netting, l’hôtel de ville de Guelph est l’une des plus belles illustrations en Ontario du style néo-renaissance du milieu du XIXe siècle, un style classique inspiré des édifices italiens du XVIe siècle. Les éléments sculptés de la façade ont été réalisés sous la supervision de Matthew Bell, un artisan renommé.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Hôtel-de-Ville-de-Kingston
Kingston, Ontario

L’hôtel de ville de Kingston en est un, monumental construit en pierre au milieu de XIXe siècle, dans le style néoclassique. Il est situé bien en vue, en plein centre-ville historique de Kingston, au bord de l’eau, et il occupe tout un pâté de maisons. À l’arrière, un grand espace ouvert accueille en plein air et en saison les étals d’un marché fermier.

L’hôtel de ville de Kingston a été désigné lieu historique national en 1961, car il constitue un exemple remarquable du style néoclassique au Canada et est représentatif des hôtels de ville qui remplissent plusieurs fonctions.

L’hôtel de ville de Kingston, qui a été conçu par l’architecte George Browne, pour qui c’était le premier grand contrat, suit ce qui se faisait à l’époque en matière d’édifice public dans sa composition et dans l’importance accordée au portique et au dôme. Le portique toscan, supprimé en 1958, a été reconstruit à l’identique en 1966. La conception s’inspire du goût néoclassique pour ce qui est de la taille imposante, de la projection hardie des extrémités des pavillons et du portique, et de l’importance des éléments individuels du design.

Comme bien des hôtels de ville du milieu du XIXe siècle, celui de Kingston a été conçu pour regrouper dans un même édifice les fonctions d’hôtel de ville et de marché. Sa taille et sa conception impressionnantes correspondaient à la prospérité et à l’envergure que prendrait la ville comme capitale de la province. L’hôtel de ville offrait deux grandes salles de réunion, des espaces de bureau et de réunion pour les édiles, des quartiers pour le poste de douane, le bureau de poste, le poste de police et la prison. Une section à l’arrière comprenait l’espace réservé au marché. L’aile arrière a été reconstruite en 1865, puis de nouveau en 1973. Le dôme a été reconstruit en 1910 et le portique toscan, en 1966.

Quand le choix de Kingston comme capitale provinciale a été annulé et que la ville a connu des revers de fortune, l’espace excédentaire dans l’hôtel de ville a été loué à divers intérêts privés, y compris des bars, des magasins, des églises, des associations, une banque et un petit théâtre. L’attribution et l’utilisation de l’espace ont changé en plus de 150 ans d’utilisation municipale, mais la propriété remplit toujours à l’heure actuelle ses deux principales fonctions, soit celle d’hôtel de ville et de marché.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1995
Lieu historique national du Canada de l'Hôtel-de-ville-de-Napanee
Greater Napanee, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l'Hôtel-de-ville-de-Napanee est un magnifique hôtel de ville du milieu du XIXe siècle, de style néo-grec. Il est situé bien en vue dans la petite localité de Napanee, Ontario. L’imposant portique à colonnes a été ajouté en 1928.

Construit en 1856, l'hôtel de ville de Napanee est un des premiers exemples de combinaison d'hôtel de ville et de marché, une combinaison fréquente en Ontario avant 1870. Conçu par l'architecte de Kingston Edward Horsey, avec son portique ajouté au XXe siècle, ce bâtiment à la fois noble et simple est un des rares exemples subsistants d'hôtel de ville de style néo-grec.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1980
Lieu historique national du Canada de l'Hôtel-de-Ville-de-Perth
Perth, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l'Hôtel-de-Ville-de-Perth est un élégant édifice en pierre de deux étages surmonté d’une coupole ornée en couches contenant une horloge municipale. Il se dresse, bien en vue, au 80 de la rue Gore Est à Perth (Ontario).

L'Hôtel de ville de Perth a été conçu par l’architecte John Power et construit par Alexander Kippen, en 1863-1864, pour la ville de Perth, qui était en pleine expansion. Il offrait non seulement des bureaux et des salles de conseil à l’administration municipale, mais aussi, ce qui était commun à l’époque, des espaces pour un marché, une salle de concert, une caserne de pompiers, un poste de police et un bureau de poste. L’intérieur a été sensiblement modifié au fil des années, mais l’extérieur est remarquablement intact. Les locaux du marché situés à l’arrière de l’édifice ont été transformés en caserne de pompiers. Depuis sa construction, l’édifice a toujours abrité l’hôtel de ville de Perth.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991
Lieu historique national du Canada de l'Hôtel-de-Ville-de-St. Thomas
St. Thomas, Ontario

L'hôtel de ville de St. Thomas est un édifice raffiné en pierre, de deux étages et demi, orné d'une tour d'horloge proéminente. Ce bâtiment de style romanesque à la Richardson a été bâti à la fin du XIXe siècle. Il est situé bien en évidence sur la rue principale de St. Thomas, au centre-ville, avec une généreuse marge de recul.

L'hôtel de ville de St.Thomas illustre bien les grands hôtels de ville, exclusivement voués à l'administration municipale qui ont fait leur apparition au Canada dans les années 1880 et 1890. La construction d'un tel édifice reflétait l'énorme croissance qu'avait connue la ville dans le dernier quart du XIXe siècle, principalement à cause de l'amélioration de sa desserte ferroviaire. Le bâtiment a été principalement conçu pour accueillir les services administratifs municipaux. Ses dimensions monumentales et son emplacement bien en vue symbolisaient à la fois l'augmentation de la taille du gouvernement municipal, ainsi que la fierté et l'ambition de la communauté. La foi de la ville en ses progrès futurs était typique des communautés dont la prospérité provenait des installations ferroviaires.

L'aspect extérieur et les aménagements intérieurs de l'hôtel de ville de St. Thomas sont typiques des grands hôtels de ville administratifs bâtis dans les villes moyennes à la fin du XIXe siècle. À la fin du siècle, les hôtels de ville urbains étaient passés d'édifices à vocations multiples à des bâtiments de grandes dimensions consacrés uniquement aux services administratifs et législatifs du gouvernement municipal. La construction d'édifices à vocation unique et de grandes dimensions traduisait à la fois la croissance des zones urbaines et l'expansion des services locaux fournis par le gouvernement municipal.

Plusieurs édifices publics construits au Canada, dans les années 1880 et 1890, ont été bâtis dans le style romanesque à la Richardson. L'hôtel de ville de St. Thomas, conçu par l'architecte local Neil Darrach, est un exemple sobre de ce style, comme l'attestent ses grandes dimensions et son aspect massif, sa pierre rustiquée, sa tour d'horloge proéminente, ses toits polygonaux très pentus, et ses ouvertures en plein cintre. Par ailleurs, l’intérieur ouvragé avec la chambre du conseil en voûte, haute de deux étages, cadre avec le style de l'extérieur.

©Stratford City Hall, Perry Quan, 2011
Lieu historique national du Canada de l'Hôtel-de-Ville-de-Stratford
Stratford, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l'Hôtel-de-Ville-de-Stratford est situé bien en vue dans une place municipale triangulaire située au centre du quartier des affaires de Stratford, en Ontario. Construit à la fin du XIXe siècle, il est un édifice monumental en brique rouge orné d'une tour de l'horloge proéminente. Sa conception pittoresque présente un mélange éclectique de caractéristiques de la fin de l'époque victorienne.

L'hôtel de ville de Stratford illustre le développement des hôtels de ville à la fin du XIXe siècle, alors que l'étendue des fonctions administratives des gouvernements municipaux augmentait, et que les villes souhaitaient exprimer leur fierté municipale et leur ambition en construisant des édifices impressionnants de grandes dimensions. Sa conception pittoresque intégrant des détails provenant de divers styles traduit l'éclectisme de la fin des années 1890. L'architecte de Toronto George W. King, assisté de l'architecte local J.W. Siddall, a exploité le caractère irrégulier du site sur lequel est bâti ce bâtiment en lui donnant des façades intéressantes sur tous ses angles. Ses dimensions monumentales, sa tour proéminente et sa structure en brique rouge font ressortir son caractère d'édifice municipal.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Île-Beausoleil
Muskoka District, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l’Île-Beausoleil est formé de la plus grande île du parc national du Canada des Îles-de-la-Baie-Georgienne, situé dans le bras Severn, dans le sud de l’Ontario. Les découvertes archéologiques témoignent de la présence d’activités humaines et de colonies sur l’île, et ce, du Paléoindien supérieur jusqu’à aujourd’hui. Les Anishinaabeg ont utilisé l’île comme halte traditionnelle, campement saisonnier, puis comme réserve au milieu du XIXe siècle; les caractéristiques du paysage culturel de l’île sont au cœur des récits traditionnels anishinaabes et sont représentatifs de la période de création des réserves et de la période postérieure à leur création. L’île a été nommée en l’honneur de Louis Beausoleil, un colon métis dont le homestead, construit en 1819, s’élevait à l’extrémité sud de l’île. Le paysage se compose du Bouclier canadien et de marécages.

En tant que paysage culturel, l’île Beausoleil évoque certains aspects de l’évolution de la relation que les Anishinaabeg de la région sud de la baie Georgienne ont entretenue au cours des siècles avec leurs territoires ancestraux. En tant que lieu où sont ancrées de nombreuses traditions orales des Anishinaabeg, l’île sert de lien physique avec les ressources, rites et cérémonies qui reflètent leur mode de vie traditionnel et qui perpétuent leur mémoire et culture collectives.

D’une superficie de 1 089 hectares, l’île Beausoleil, que les Anishinaabeg décrivent comme un « endroit rocheux flottant à l’embouchure d’une rivière », est habitée par l’homme de façon irrégulière depuis le Paléoindien supérieur (vers 10 400 à 9 500 avant le présent). Représentative de la présence anishinaabe dans le sud de l’Ontario, elle compte parmi les premiers endroits occupés par l’homme dans la province. L’île est bien connue des peuples autochtones, qui s’y réfugiaient en cas de mauvais temps et l’utilisaient comme halte. À l’époque de la création des réserves (1838-1856), elle soutenait deux villages. Le chef John Assance y a conduit son peuple après avoir cédé leurs terres à Coldwater. La bande du chef Assance s’établit alors sur le côté sous le vent de l’île, à Cedar Spring. En 1844, on y trouve 14 maisons, une étable, une centaine d’acres cultivées et un cimetière. Assance fait construire une petite église catholique romaine, puis une école en 1847. Le camp Kitchewa du YMCA, deuxième village datant de la période de la création des réserves, situé au nord de l’île comprend au moins 15 habitations et peut-être une église. Le sol peu fertile et la population relativement grande rendent infructueuses les tentatives pour coloniser l’île à long terme et y exercer l’agriculture à l’européenne. Dès 1844, certaines personnes décident de s’installer sur l’île Christian située à proximité. En 1852, la plupart des membres de la bande du chef Assance les y ont suivis. Les Anishinaabeg qui demeurent sur l’île Beausoleil y établissent des homesteads, principalement dans le sud-est de l’île et pratiquent un mode de vie traditionnel fondé sur la pêche, la chasse et la cueillette.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Île-Bridge / Île-Chimney
Front of Yonge, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l’Île-Bridge / Île-Chimney se situe sur l’île Chimney, dans le fleuve Saint-Laurent, à environ 20 kilomètres en amont de Brockville, en Ontario. Sur cette île, durant la guerre de 1812, fut établie une garnison britannique fortifiée qui protégea la route d’approvisionnement vers le Bas-Canada et qui servit de lieu de rencontre pour les navires britanniques. En 1980, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada érigea sur l’île une plaque afin de commémorer l’endroit.

Pendant la guerre de 1812, la seule voie de communication du Haut-Canada était le Saint-Laurent, qui servait au transport de presque tout le matériel civil et militaire de Montréal à Kingston. De peur que les Américains ne tentent d’intercepter les approvisionnements, l’île Bridge fut transformée en un abri fortifié pour les bateaux-ravitailleurs et en une base pour les canonnières anglaises. Au début de 1814, on termina un blockhaus et une batterie circulaire munie d’un canon de 18 livres. En 1814, des artilleurs et un détachement du 57e Régiment gardaient ces ouvrages de défense qui tombèrent en ruines peu après la guerre.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de l'Île-Navy
Niagara Falls, Ontario

Vestiges archéologiques associés à la construction de navires.

Le lieu historique national du Canada de l’Île-Navy est une étendue de terre fortement boisée et inhabitée sur le côté canadien de la rivière Niagara, en amont des chutes du même nom, en Ontario. Dans les années 1760, l’île Navy est devenue le premier chantier naval britannique du secteur supérieur des Grands Lacs et durant les Rébellions de 1837, a été le siège du gouvernement en exil de William Lyon Mackenzie. L’île présente plusieurs ressources archéologiques.

En 1761, les Britanniques établissent un chantier naval sur l’île Navy pour y construire les vaisseaux requis pour le transport de troupes et de fournitures vers les lacs Supérieur et Huron. Pendant le soulèvement de Pontiac en 1763-1764, trois goélettes (Boston, Gladwin et Victory) et deux sloops (Charlotte et Huron) construits au chantier naval, transporteront des troupes et des fournitures au siège de Fort Détroit. Le chantier naval fut eventuellement transféré à Détroit, où le courant était moins rapide et le risque d’attaque américaine diminué.

L’île Navy a également joué un rôle important dans les Rébellions de 1837 dans le Haut-Canada et le Bas-Canada. Après avoir échoué dans sa tentative de prendre le contrôle du gouvernement en décembre 1837, William Lyon Mackenzie, le chef de la rébellion du Haut-Canada, s’enfuit à Buffalo. Il établit alors, sur l’île Navy, un « gouvernement en exil ». Les rebelles y sont rejoint par des sympathisants américains et l’île a tôt fait d’être entourée de fortifications rudimentaires pour contrer les invasions des troupes britanniques et de la milice du Canada. Les réguliers britanniques et la milice bloquent aussitôt l'île. Le 14 janvier 1838, le chef des rebelles, jugeant la situation désespérée, quittait les lieux. L’occupation de l’île aura durée un peu plus d’un mois, mais l’impact de la rébellion de Mackenzie, et d’un soulèvement similaire au Bas Canada, aura eu des répercussions dans les colonies. Les Rébellions de 1837-1838 constituent des événements clefs dans l’escalade des conflits politiques dans le Haut-Canada et ont joué un rôle dans la réforme du système politique du Haut et du Bas-Canada.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, G. Vandervlugt, H.06.644.09.01(10), 2001
Lieu historique national du Canada de l'Île-Whitefish
Sault Ste. Marie, Ontario

Le lieu historique national du Canada de l’Île-Whitefish se trouve sur le côté canadien de la rivière Ste Marie, en Ontario, plus précisément à la hauteur de la ville de Sault Ste. Marie. Il y a plus de 2000 ans, l’île Whitefish abritait un établissement autochtone, un poste de traite et un camp de pêche. Du point de vue géomorphologique, l’île en forme de larme est un chaos de blocs de faible élévation faisant un kilomètre de long et jusqu’à 500 mètres de large. La couche de sol qui recouvre le roc fait par endroits 50 centimètres, accumulation principalement causée par l’activité humaine étalée sur plusieurs siècles. La haute teneur organique de ce sol alimente un couvert de denses broussailles qui occupent la plus grande partie du paysage. L’île est située à la limite sud des terres du lieu historique national du Canada du Canal-de-Sault Ste. Marie. Elle n’est pas exploitée et ses ressources archéologiques et géographiques sont encore intactes.

L’île Whitefish a abrité des campements autochtones depuis sa formation, causée par une suite de processus géologiques, il y a plus de 2000 ans. À partir de l’époque où les Autochtones découvrent la poterie, environ 300 ans avant notre ère, huit cultures s’y succèdent, avant que ne naisse la nation Ojibway dans la région de Sault Ste. Marie. La position toute particulière de l’île, entre le lac Huron et le lac Supérieur, ainsi que les eaux poissonneuses des tumultueux rapides Ste-Marie, en font un lieu parfait pour la traite et l’établissement de campements préhistoriques et historiques jusqu’au début du XXe siècle. L’île témoigne non seulement de l’évolution de la culture Ojibway, dans laquelle la pêche occupe une place importante, mais également de l’influence exercée par la culture des autres peuples installés autour des Grands Lacs et qui passent sur l’île, en visite ou pour la traite. Bien que l’île Whitefish soit aujourd’hui entourée de quartiers industriels et urbains, sa valeur est demeurée intacte.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Jamie Dunn, 2002
Lieu historique national du Canada des Jardins-Botaniques-Royaux
Hamilton, Ontario

Le lieu historique national du Canada des Jardins-Botaniques-Royaux est un vaste jardin botanique qui a été aménagé au cours du XXe siècle. Situé en bordure de Hamilton, à l’ouest de la ville, il occupe près de 1 100 hectares sur diverses parcelles de terrain regroupées autour de la baie Burlington, à l’extrémité occidentale du lac Ontario. Le lieu comprend une série de jardins thématiques, un arboretum, une aire de conservation et un centre d’interprétation.

Les Jardins botaniques royaux ont fait partie d’un projet de la fin des années 1920 destiné à embellir Hamilton en y créant des allées paysagères et un campus pour l’Université McMaster. Le plan pour un jardin botanique a été élaboré par la Commission de gestion des parcs de Hamilton sous la présidence de Thomas Baker McQuesten. La décision de la Commission, en 1932, de réunir des parcelles de terrain séparées pour créer les jardins a été prise sur la recommandation d’un conseil consultatif qui incluait les architectes paysagers Carl Borgstrom et Howard Dunington-Grubb. Le plan unique des jardins, qui comprenait une série de jardins distincts et de zones de conservation aménagées au sein d’une promenade, marquait un changement radical par rapport à la conception que l’on avait d’un jardin botanique au XIXe siècle.

Le plan paysager des Jardins a été influencé par Carl Borgstrom, qui croyait à une approche naturelle du plan paysager et à la création d’un jardin botanique qui plairait au grand public. Il a conçu un jardin de rocailles, dans une gravière abandonnée, contiguë à la promenade, et il a transformé la carrière en un paysage complexe composé de sentiers sinueux, d’escaliers cachés, de corniches, de crevasses et de bassins pittoresques. Il a présenté une liste de recommandations en 1942 qui mentionnait des éléments importants qui ont été suivis au cours des 20 années suivantes. Cette liste incluait d’importantes composantes, tels des jardins classiques, des roseraies et des jardins grimpants, un arboretum, et un jardin de lilas.

Le conservateur en botanique K. Matthew Broman a conçu en 1947 le jardin du lac qui sert de jardin d’essais pour les collections de plantes herbacées rustiques et renferme une collection d’iris importante.

En 1962, l’architecte paysager J. Austin Floyd a conçu un jardin classique dans Hendrie Park. Influencé par le style international, il a créé un cadre géométrique pour les avenues et les massifs de fleurs organisés le long d’un axe principal qui est une réminiscence de la conception des jardins de la Renaissance.

Le jardin éducatif, d’abord aménagé en 1947-1948 comme projet éducatif pour les enfants, comprend une maison, une serre et six hectares de jardins où les plantes sont choisies pour leur attrait esthétique, leur robustesse et leur valeur éducative.

L’arboretum, aménagé dans les années 1950 et 1960, a été conçu pour faciliter la circulation automobile, avec des arbres plantés le long d’avenues qui partent en étoile d’un stationnement circulaire central. Le Jardin des lilas Katie Osborne, créé en 1960-1961, possède aujourd’hui la plus grande collection de lilas du monde.

La zone de conservation couvre 800 hectares de marais, de lacs peu profonds, de bois, de prés, de versants et de terres agricoles à l’état sauvage. Il comprend le Cootes Paradise Sanctuary, marécage très surveillé, contigu à la baie Burlington, et le Rock Chapel Sanctuary.

Un centre d’interprétation, conçu en 1958, offre des espaces pour une bibliothèque, un herbier, une salle de conférence, un atelier d’horticulture et un auditorium.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada Kay-Nah-Chi-Wah-Nung
Morley, Ontario

Le lieu historique national du Canada Kay-Nah-Chi-Wah-Nung fait partie d’un vaste réseau de monticules funéraires anciens qui longent la rivière Rainy depuis Quetico, à l’est, jusqu’au lac des bois dans le sud-est du Manitoba. Construit de 3000 avant J.-C. à 1650 après J.-C., le lieu historique national du Canada est formé d’une bande de basses-terres large de 500 mètres s’étendant sur trois kilomètres le long de la rive nord de la rivière Rainy, dans une région isolée se trouvant à mi-chemin entre le lac à la Pluie et le lac des Bois.

Le lieu historique national du Canada Kay-Nah-Chi-Wah-Nung est l’un des premiers grands centres d’habitation et d’inhumation rituelle au Canada. Il renferme des éléments de preuve de l’occupation humaine datant de 5 000 ans, y compris des monticules funéraires des cultures Laurel (300 av. J.-C. – 1 100 apr. J.-C.) et Blackduck (800 – 1 650 apr. J.-C.). Domicile des Ojibways au cours des siècles derniers, le site a été colonisé par les Premières nations de la rivière Rainy, de l’époque du Traité no 3, de 1873 à 1916, et contient donc des éléments de preuve de cabanes et de bâtiments de ferme ainsi que des traces d’activités connexes. Cet endroit a une importance culturelle et spirituelle considérable pour les Ojibways et constitue un lien vivant entre le passé, le présent et l’avenir. En raison de son emplacement au cœur d’un immense réseau de voies navigables nord-américain, il est aussi d’une grande importance pour les Premières nations ailleurs sur le continent.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada Kay-Nah-Chi-Wah-Nung repose sur ses associations historiques avec des cultures anciennes et actuelles symbolisées par l’atmosphère de l’endroit, son emplacement et ses caractéristiques naturelles, la présence d’anciens monticules funéraires et de sites d’habitation ainsi que sa fonction, lien vivant entre ceux qui ont visité, occupé et utilisé l’endroit dans le passé et les Ojibways qui y vivent aujourd’hui.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1995
Lieu historique national du Canada du Lieu-de-Sépulture-de-sir John A. Macdonald
Kingston, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Lieu-de-Sépulture-de-sir John A. Macdonald, situé dans le cimetière Cataraqui, à Kingston, est marqué d’une modeste croix de pierre, gravée d’une inscription. Celle-ci est installée sur un lot familial en pente douce et de forme rectangulaire, ceinturée d’une clôture de fer forgé. Près de son centre et entouré d’autres pierres tombales, un grand obélisque de granite porte les noms de Macdonald et de Williamson, les deux familles liées à la concession. La mémoire de sir John A. Macdonald est aussi immortalisée par une petite pierre tombale rectangulaire gravée et une petite plaque de métal portant son nom, près de la porte en fer forgé du lot.

Le lieu de sépulture de sir John A. Macdonald rappelle l’homme qui a dominé la vie politique du Canada durant son premier quart de siècle. John A. Macdonald était un homme d’État visionnaire, un fervent partisan conservateur et un chef respecté. Ses politiques concernant l’expansion du pays vers l’ouest et la construction d’un chemin de fer menant de l’Atlantique au Pacifique ont jeté les bases d’une nation transcontinentale développée. Macdonald est mort à Ottawa, le 6 juin 1891, alors qu’il était encore premier ministre. Puisqu’il avait passé la plus majeure de sa vie à Kingston, sa dépouille y a été transportée pour être enterrée au lot familial, au cimetière Cataraqui. Une modeste croix de pierre marque sa tombe, comme il l’avait souhaité.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada 2005
Lieu historique national du Canada Lynnwood/Maison-Campbell-Reid
Simcoe, Ontario

Le lieu historique national du Canada Lynnwood/Maison Campbell Reid est un charmant bâtiment en brique de dimension modeste et de style néoclassique érigé dans la ville de Simcoe sur une petite colline qui surplombe la rivière Lynn. Cette maison de brique rouge, de forme rectangulaire, haute de deux étages et coiffée d’un toit en croupe présente des ouvertures découpées à intervalles réguliers et une corniche denticulée. Sa façade est animée par un porche central orné de colonnes ioniques et surmonté de deux fenêtres centrées à larges meneaux et par les cheminées qui percent le toit.

Vers 1850, Duncan Campbell, banquier, commissaire des terres et premier maître de poste de Simcoe, fait construire le bâtiment qui deviendra la résidence Lynnwood/Maison Campbell Reid. Au moment où M. Campbell quitte ses fonctions publiques, la maison, qui vient d’être achevée, et son terrain paysagé de 4 hectares (10 acres) ont déjà acquis une certaine renommée en raison de leur élégance. La maison est un exemple remarquable de résidence de dimension modeste de style néoclassique. En 1911, le magnifique terrain qui ceinture la maison est lotie. L’extérieur sobre du bâtiment, aux éléments équilibrés et harmonieux et aux fenêtres réparties symétriquement, s’ajoute au porche classique, remarquable par ses détails et sa qualité d’exécution, et aux hautes souches de cheminées ornées. L’intérieur soigné témoigne du statut du premier propriétaire, membre fortuné de la société.

©Eaton's of Canada Ltd. / Eaton Canada ltée., c. 1930.
Lieu historique national du Canada du Magasin-Eaton - Auditorium-du-Septième-Étage-et-Salle-Ronde
Toronto, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Magasin-Eaton - Auditorium-du-Septième-Étage-et-Salle-Ronde comprend un ancien restaurant (Salle ronde), un large foyer (salle d’attente) et un auditorium reconnu comme étant un tour de force du dessin Art Deco. Ces espaces sont situés dans l’ancien magasin Eaton de la College Street, au centre-ville de Toronto. Ces pièces, qui viennent d’être restaurées, sont à présent des lieux d’événement privés dans l’édifice réhabilité de la College Street. Tout l’édifice, conçu par les architectes canadiens Ross et Macdonald et leurs associés, Sproatt et Rolph, a été officiellement reconnu par la municipalité de Toronto en vertu de la Loi sur le patrimoine de l’Ontario.

La série des salles de style Art Deco, dessinées par l’architecte français Jacques Carlu, la peintre de murales Natacha Carlu, et l’architecte René Cera dans le grand magasin Eaton de la College Street, a été construite en 1930, a ouvert ses portes en 1931 et les a fermées en 1970 jusqu’à sa rénovation en 2000-2003. Ces pièces, dans lesquelles d’importants événements culturels du moment ont été organisés et qui étaient le lieu de rassemblement favori de la classe moyenne torontoise, sont à présent louées à titre privé.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1980
Lieu historique national du Canada de la Mairie-du-Canton-d'Oxford-on-Rideau
Oxford Mills, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Mairie-du-Canton-d'Oxford-on-Rideau est un élégant édifice de deux étages, surmonté d’une coupole. Cet ancien pavillon de canton, situé à Oxford Mills en Ontario, abrite à présent la bibliothèque locale.

La mairie du canton d'Oxford-on-Rideau, qui a été conçue par un architecte de Brockville, John Steacy, devait servir de centre d’administration municipale et de centre communautaire. Elle a été construite en 1875 par l’entrepreneur en bâtiment Ambrose Clothier, qui a utilisé de la pierre locale. Entre 1967 et 1970, l’intérieur original de l’édifice, qui est typiquement composé de deux salles ouvertes, l’une au-dessus de l’autre, a été restauré et partagé en un bureau et une chambre forte pour l’administration municipale. Il a servi de siège à l’administration locale jusqu’en 1998, année où le canton de Oxford-on-Rideau a été fusionné avec le canton de North Grenville, et où les bureaux municipaux ont été regroupés à Kemptville.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de la Mairie-du-Canton-d'Oxford-on-Rideau tient à son identité d’édifice public, représentatif de l’importance de l’administration locale dans les petites localités de l’Ontario au XIXe siècle et à sa taille, à ses éléments architecturaux, à ses proportions, à la superbe exécution du travail, aux matériaux employés et à l’installation.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991
Lieu historique national du Canada de la Mairie-du-Canton-de-Wolfe Island
Wolfe Island, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Mairie-du-Canton-de-Wolfe Island est un petit édifice élégant en pierre situé sur Wolfe Island, près de Kingston (Ontario). Il s’agit d’une structure simple, construite au milieu du XIXe siècle pour servir de lieu de réunion à la communauté et au conseil municipal.

Le lieu historique national du Canada de la Mairie-du-Canton-de-Wolfe Island est une salle publique élaborée, dessinée par Edward Horsey, architecte de Kingston. Elle a été construite en 1859 pour servir de lieu de réunion au conseil local après que la Loi sur les municipalités de 1849 ait accordé l’autonomie administrative à l’Ontario rural. Sa grande salle unique sert de salle de conférence et de salle de réunion. Depuis, l’intérieur a été divisé et comprend un bureau municipal et une salle de conseil.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2005
Lieu historique national du Canada de la Maison Annandale / musée Tillsonburg
Tillsonburg, Ontario

La façade, tirée d’un livre de modèles, de cette maison inspirée de l’éclectisme victorien ne laisse pas présumer de son intérieur tout à fait extraordinaire. Richement décorée de peintures murales et au plafond, de vitraux et de fenêtres aux carreaux de verre peint, et de boiseries et ornements métalliques décoratifs, elle constitue une tentative ambitieuse de représenter les goûts introduits au Canada par le Mouvement esthétique.

Cette maison a été construite en 1881 et 1882 dans le sud-ouest de l'Ontario pour l'entrepreneur local E.D. Tillson, considéré comme le père de Tillsonburg. Elle devait être le manoir de la ferme modèle de Tillson (actuellement réaménagée en résidence de banlieue), et qui attira des visiteurs de tous les coins du Canada et de l'étranger. Tout comme la ferme, la maison a été réalisée selon un design et une technologie dernier cri. En 1882, Tillson a financé la visite du renommé auteur et esthète Oscar Wilde à l'Institut de mécanique de la ville voisine de Woodstock. Cette visite a eu une influence décisive sur la décoration intérieure de la maison. En effet, Wilde a popularisé le Mouvement esthétique qui prônait la décoration «artistique» des maisons de la classe moyenne par toute une gamme d'ornements intérieurs, de préférence réalisés par des artisans locaux. Les Tillson ont donc engagé James Walthew, un designer de Detroit, qui a travaillé de 1883 à 1887 à la décoration de la maison. L'extérieur, déjà en construction à époque, respecte de près les plans de la «villa de brique n°2» de l'ouvrage «Villas and Cottages: or Homes for All», de William M. Wollett, d'Albany dans l'état de New York. En 1985, on a ajouté à l'arrière de la maison une aile moderne de deux étages servant de musée. L'édifice entier est maintenant un musée.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1981
Lieu historique national du Canada de la Maison Banting
London, Ontario

La Maison Banting est un bâtiment en brique jaune de deux étages et demi, anciennement habitée par le Dr Frederick Banting. La maison a été construite en 1900, et on y a ajouté une aile moderne à l'arrière à la fin du XXe siècle. Elle est située sur une grande artère du centre-ville de London et abrite maintenant un musée qui présente la vie et les réalisations de Banting.

La valeur patrimoniale de ce lieu a trait au fait qu’il témoigne de la vie du Dr Banting.

Banting a acheté la maison du 442, rue Adelaide pour en faire son foyer et son cabinet médical. Il y a emménagé en juillet 1920. Les pièces situées à l'avant du rez-de-chaussée lui servaient de cabinet de consultation, et il dormait dans la chambre d'en-avant à l'étage. Il louait le reste de la maison à ses anciens propriétaires. C'est dans cette maison, par une nuit d'octobre 1920, alors que sa situation financière et ses responsabilités de conférencier à temps partiel à l'université l'empêchaient de dormir, qu'il a découvert que le prélèvement d’un extrait du pancréas d'un chien pourrait être utile dans le traitement du diabète. Il a réussi, grâce à l’aide du professeur J.J.R. Macleod, à dénicher un laboratoire et un assistant (Charles H. Best) à l'Université de Toronto. Ils y ont effectué, avec l’aide de James B. Collip, des travaux de recherches qui allaient mener à la découverte de l'insuline en janvier 1922. Banting a vendu sa maison à la fin de 1921.

La maison, à l'exception de l'ajout moderne construit sur le côté est, a conservé son intégrité architecturale. Elle est mondialement reconnue comme le « lieu de naissance de l'insuline », et revêt une importance particulière pour tous les diabétiques et ceux qui effectuent des recherches sur la maladie. C'est le seul édifice historique lié à Banting et à la découverte de l'insuline au cours de la période 1920-1922.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1985
Lieu historique national du Canada de la Maison Barnum
Grafton, Ontario

Cet édifice, inspiré des grandes traditions architecturales européennes, démontre que le classicisme peut s'adapter à un bâtiment de dimensions modestes construit dans une zone frontalière. La composition symétrique et les ornements classiques, tels que le fronton du pignon et l'élégante arcature aveugle agrémentant la façade, confèrent à ce petit joyau de style néo-classique son charme et sa dignité. Un ajout moderne a été construit à l'arrière.

Cette maison de bois a été construite vers 1820 pour le colonel Eliakim Barnum, un émigrant américain. Elle illustre l'influence du style néo-classique, introduit au Canada par des colons de la Nouvelle-Angleterre familiers avec le style fédéral développé dans le Nord-Est des États-Unis, dans l'architecture domestique. La disposition de l'ensemble, composé d'un corps principal flanqué de deux ailes est d'inspiration palladienne, mais la façade du corps principal rappelant celle d’un temple, le fronton imposant et les murs égaux percés d'arcades aveugles sont de style néo-classique. La porte à fronton soutenue par des pilastres, les corniches décoratives et le tympan orné d’un motif en éventail sont autant de motifs néo-classiques qui présentent une finesse et une linéarité particulières aux maisons de bois.

©ERA Architects / Courtesy of Emma Greer
Lieu historique national du Canada de la Maison-Bethune-Thompson / Maison-White
Williamstown, Ontario

La Maison-Bethune-Thompson / Maison-White évoque éloquemment son époque et sa région. Elle combine une construction de type poteaux-sur-sol et une véranda, typiques de l'architecture québécoise, avec la symétrie et les ornements classiques typiques des influences architecturales britanniques de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècles. Son intérieur, tout comme son extérieur, remarquablement bien conservés, font partie de la désignation.

Cette ancienne maison ontarienne présente à la fois une conception classique et des techniques de construction historiques. L'aile sud en billes verticales date peut-être des années 1780, époque à laquelle le loyaliste Peter Ferguson s'est établi sur le site. La partie centrale de la maison a été construite aux environs de 1805 pour servir de presbytère au révérend John Bethune, premier pasteur presbytérien du Haut-Canada. Elle a servi par la suite de résidence à l'explorateur David Thompson. Sous le stuc du bloc principal, trois des murs de la charpente de bois sont remplis de moellons bruts et le quatrième d'un mélange «de bouts de bois et de boue». La façade à cinq baies, anciennement flanquée d'ailes similaires, est de tradition britannique classique.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canad, M. Schwartz, 2006a
Lieu historique national du Canada de la Maison-Billings
Ottawa, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Billings, une résidence raffinée s’élevant sur deux étages et demi, construite en bois et comportant cinq baies, est l’une des plus vieilles résidences d’Ottawa. Le classicisme, dont sa conception s’inspire, confère à la maison Billings, autrefois noyau du village de Billings Bridge, une certaine grandeur. Ancienne demeure de la famille Billings, elle sert dorénavant de musée.

La maison Billings, l’une des plus vieilles résidences d’Ottawa, a été construite par Braddish Billings, né au Massachusetts en 1783, qui a été le premier à s’établir dans le canton de Gloucester, en 1812. La résidence Billings devint le noyau de la communauté de Billings Bridge à Ottawa. Son architecture s’inspire du style caractéristique de la Nouvelle-Angleterre de l’époque géorgienne et se distingue par ses détails raffinés classiques. La maison d’origine a été construite entre 1828 et 1829, mais l’aile est, un élément architectural d’une ancienne demeure de Billings, a été déménagée et lui a été annexée en 1831. Plus tard, une véranda de deux étages a été démolie, et des lucarnes ainsi que l’aile ouest ont été ajoutées; la demeure s’est dès lors composée d’un pavillon central flanqué de deux ailes.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, B. Morin, 1995
Lieu historique national du Canada de la Maison-Commémorative-Bethune
Gravenhurst, Ontario

Lieu de naissance du Dr Norman Bethune, héros national des Chinois et peut-être le plus grand humanitaire international canadien.

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Commémorative-Bethune, le presbytère original de l'église presbytérienne Knox, est situé dans le vieux quartier résidentiel de Gravenhurst, Ontario.

La valeur patrimoniale du lieu réside dans son association avec le Dr Norman Bethune et dans le fait qu'il illustre le cadre dans lequel s'est déroulée son enfance. La famille Bethune n'a vécu dans la maison que de 1890 à 1893; elle a ensuite déménagé dans une nouvelle paroisse, dans une autre petite ville de l'Ontario. Les Chinois vénèrent le Dr Norman Bethune à grâce à l'oeuvre qu'il a accomplie dans leur pays, servant sur les champs de bataille, formant du personnel médical et mettant sur pied des programmes médicaux et des hôpitaux. La société chinoise voit en lui un modèle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1993
Lieu historique national du Canada de la Maison d'enfance de Billy Bishop
Owen Sound, Ontario

Le lieu historique national de la Maison d'enfance de Billy Bishop est une imposante maison de brique à deux étages et demi, situé dans un quartier résidentiel d'Owen Sound, en Ontario. Elle est, avec sa solide construction sans prétention de style, typique des maisons de la classe moyenne canadienne bâties à la fin du XIXe siècle.

La valeur patrimoniale de la Maison d'enfance de Billy Bishop a trait au fait qu’elle témoigne de la vie du fameux pilote, particulièrement en 1894-1911, période où il y vivait. De plus, sa conception, la qualité d’exécution de ses matériaux, son plan et son site, tous modestes et typiques des maisons des petites villes canadiennes construites à la fin du XIXe siècle.

L'as canadien de la première grande guerre mondiale, Billy Bishop, a vécu dans cette maison du temps de sa naissance en 1894 jusqu'en 1911. La maison avait été construite en 1884 et a continué à être habité par des proches de la famille Bishop jusqu’en 1987. Depuis lors, elle abrite le Billy Bishop Heritage Museum qui est ouvert au public.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1995
Lieu historique national du Canada de la Maison-Ermatinger
Sault Ste. Marie, Ontario

Le lieu historique du Canada de la Maison-Ermatinger est situé à Sault Ste. Marie (Ontario). Construite entre 1814 et 1823 par Charles Ermatinger de la Compagnie du Nord-Ouest, cette maison serait une des plus anciennes dans le nord-ouest de l’Ontario. Cette maison de deux étages et cinq ouvertures, d’inspiration classique, surmontée d’un toit à comble en croupe, est construite en maçonnerie solide et comprend une grosse charpente en bois.

Construite quand Sault Ste. Marie n’était encore qu’un petit poste de traite des fourrures sur les lacs Supérieur et Huron, cette belle maison est rapidement devenue le centre des affaires et de la vie sociale de la région et a été remarquée par des visiteurs tels que Lord Selkirk, Anna Jameson, Sir John Richarson, Paul Kane et George Catlin. Elle a été construite entre 1812 et 1823 par Charles Ermatinger, commerçant de fourrures indépendant qui était lié à Montréal, tant sur le plan des affaires que sur le plan familial. En 1812, Ermatinger a conduit un groupe de volontaires sous les ordres du capitaine Roberts pour s’emparer de Michilimackinac, ce qui a rendu la région du nord plus sûre pour les Britanniques et a fortement contribué à la reddition, par Hull, de Détroit en août 1812. La famille Ermatinger a quitté Sault Ste. Marie en 1828.

Cette imposante maison, grande pour son époque (10 m sur 12 m) et avec sa construction en maçonnerie et sa conception d’inspiration classique, était alors un remarquable centre d’intérêt. Elle a servi de mission, d’hôtel, de taverne, de tribunal, de bureau de poste, de salle de bal, de salon de thé et de logement à ses occupants successifs. En 1965, la ville de Sault Ste. Marie en a fait l’acquisition et l’a restaurée dans son apparence d’origine. Elle abrite à présent un musée.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, James De Jonge, 1997
Lieu historique national du Canada de la Maison-Familiale-Rurale-de-Bell
Brantford, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Familiale-Rurale-de-Bell est une propriété de banlieue dont le bâtiment principal est typique de l'Ontario rural au milieu du XIXe siècle. Cette maison d'un étage et demi, où on décèle une influence de l'esthétique pittoresque, est coiffée d'un toit à pignon à pente faible. Elle est ornée d'une porte centrale, de cheminées d'extrémité de pignon, et d'un attrayant porche frontal en bois ouvragé. De plus, elle est jouxtée d'une serre-jardin d'hiver et entourée d'un aménagement paysager pittoresque. Le lotissement contient également une remise en bois pour les voitures et un ensemble de structures modestes liées à l'exploitation du lieu à titre de musée.

La valeur patrimoniale de ce lieu réside dans ses liens historiques tels qu'illustrés par l'emplacement, la conception et les matériaux d'origine de la maison. Dans la maison de ses parents, Alexander Graham Bell a conçu en juillet 1874 son idée fondamentale du téléphone, puis il a effectué en août 1876 les premiers essais réussis de transmission à longue distance. La maison familiale rurale de Bell évoque l'influence formatrice du père de Bell, qui était une sommité en matière d'acoustique de la parole, ainsi que celle de sa mère, qui était sourde. Ils ont stimulé chez leur fils un intérêt pour l'enseignement de la parole aux sourds, une passion qu'il a conservé toute sa vie et qui s'est avérée cruciale pour la découverte du téléphone. La maison familiale rurale de Bell est depuis le début du XXe siècle un symbole du remarquable accomplissement de cet inventeur. En 1935, à cause de l'érosion de la falaise située en arrière, on a déplacé la maison et la remise vers l'avant du lotissement, les installant sur de nouvelles fondations, plus près de la route principale. Malgré la perte d'une partie de la propriété au fil des ans, et notamment de la plupart des dépendances et d'un verger, le lieu demeure dans un contexte semi-rural et un environnement paisible. La serre-jardin d'hiver d'origine de l'époque de Bell a été reconstruite dans les années 1970, tout comme la véranda et les cheminées de la maison.

©City of Windsor, Nancy Morand
Lieu historique national du Canada de la Maison François-Bâby
Windsor, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Maison François-Bâby est une maison de belles proportions en brique rouge de deux étages, de style néo-géorgien, dont la construction remonte au début du XIXe siècle. Elle est située dans un lotissement bien entouré, sur la rive sud de la rivière Detroit au centre-ville de Windsor, en Ontario. La maison et son lotissement sont entourés par une zone de développement urbain dense.

La valeur patrimoniale de la maison François-Bâby découle du rôle important qu'elle a joué pendant la guerre de 1812. Son lien avec cet épisode historique est attesté par le site, par les matériaux d'origine qui subsistent de la maison largement remise en état, et par les vestiges archéologiques connexes potentiels.

François Bâby, un politicien et administrateur local renommé, a commencé à construire la maison au printemps 1812. En juillet 1812, les forces américaines dirigées par le Brigadier-Général William Hull, ont traversé la rivière Detroit, et se sont servies de la maison Bâby, en construction mais située stratégiquement, comme quartier général pour leur invasion. Quand Hull fut battu en retraite en août 1812, les forces britanniques, dirigées par le Major-Général Isaac Brock, occupèrent la maison Bâby. Les forces de Brock ont construit sur la propriété une batterie d'artillerie de quatre canons, et ouvert le feu sur le Fort Detroit. Le 16 août suivant, les Britanniques ont traversé la rivière, Hull a capitulé et a rendu le Fort Detroit à Brock. En 1815, Bâby a réintégré sa résidence et a développé la propriété. Il a aussi modifié la maison au fil des ans. En 1948, la Windsor Historic Sites Association a remis en état la structure de l’édifice, qui avait été abandonné pendant des années et subi un incendie. La maison sert maintenant de musée communautaire.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2005
Lieu historique national du Canada de la Maison George-Brown
Toronto, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Maison George-Brown est une résidence victorienne de trois étages, située à l'intersection des rues Beverley et Baldwin, au cœur de Toronto. La propriété comprend un édifice en brique rouge avec garniture en pierre de taille, coiffé d’un toit mansardé, et l’élégante grille de fonte entourant le jardin qui ont été construits pour George Brown, un des Père de la Confédération. La maison, où George Brown a habité à la fin de sa vie, abrite aujourd’hui un musée, une salle de réunion et des bureaux.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de la Maison George-Brown a trait à ses liens avec George Brown, et par association avec l’avènement de la Confédération du Canada, ainsi qu’avec le Mouvement abolitionniste et le Chemin de fer clandestin. L'emplacement et les caractéristiques physiques de la maison évoquent ces liens historiques.

Cette maison a été construite de 1875 à 1877 pour George Brown, et sa famille l'a occupée de 1877 à 1886. Brown y a vécu, retiré du monde, jusqu'à sa mort en 1881. Alors qu'il vivait là, Brown était rédacteur en chef du journal The Globe, qu'il possédait, en plus d'être sénateur et Père de la Confédération. Brown et sa famille ont également joué un rôle crucial au sein du Mouvement abolitionniste, dont les activités canadiennes étaient centrées à Toronto. Brown lui-même s'est impliqué personnellement pour aider de nombreux réfugiés du Chemin de fer clandestin. La Fondation du patrimoine ontarien a restauré la maison qui est maintenant ouverte à la visite publique.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Dennis Carter-Edwards, 1996.
Lieu historique national du Canada de la Maison-Glengarry
Cornwall, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Glengarry est situé sur Stonehouse Point, juste à l’est de Cornwall, en Ontario. Maintenant en ruine, il comprend les murs de pignon en pierres des champs de la maison qui sont aujourd’hui couverts de broussailles. La maison a vraisemblablement été construite en 1792 par le Lieutenant colonel John Macdonell, premier président de l’assemblée législative du Haut Canada et pionnier de la colonisation de l’Ontario. L’endroit désigné comprend les ruines de la maison Glengarry sur son tracé au sol.

Au terme de la Révolution américaine, John Macdonell reçoit de la Couronne une terre en récompense de son service militaire. Il y bâtit probablement une première maison en bois rond, mais on signale qu’en 1792, il a presque terminé la construction d’une grande maison en pierres des champs près de la rive du fleuve Saint-Laurent. Macdonell la nommera la maison Glengarry.

Peu de détails subsistent quant à l’utilisation de la maison après la mort de Macdonell. Pendant la guerre de 1812, elle est convertie en caserne et habitée par les soldats de la milice locale, qui l’endommagent considérablement. Les habitants de la région racontent que la maison aurait brulé en 1813, mais cela semble peu probable puisqu’on a présenté au gouvernement britannique, en 1815 et 1825, des demandes de remboursement des coûts de rénovation de la maison. Dans les années 1890, la maison est en ruine, et seuls les murs de pignon demeurent debout. En 1921, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada recommande qu’elle soit désignée lieu historique national du Canada.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, M. D'Abramo, 2006
Lieu historique national du Canada de la Maison-Griffin
Hamilton, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Griffin est une modeste résidence d’un étage et demi située au sommet d’une colline surplombant la vallée Dundas dans le canton d’Ancaster, aujourd’hui la ville de Hamilton. Construite vers 1827, l’habitation simple de style géorgien est typique des résidences de quatre pièces que l’on retrouvait dans le Haut-Canada au XIXe siècle. Elle est surmontée d’un toit à pignon incliné vers l’avant et revêtue de bardage à clins horizontal sans finition.

Au XIXe siècle, avant la Confédération, de nombreux immigrants noirs ont emprunté le chemin de fer clandestin pour quitter les États-Unis et venir s’installer au Canada, fuyant l’esclavage et les lois restrictives qui les régissaient. Enerals Griffin, l’un de ces pionniers noirs qui ont choisi de s’établir au Canada, est arrivé dans la région de Niagara avec sa femme en 1829. En 1834, M. Griffin a acheté, de George Hogeboom, l’ancienne maison Lawrason et cinquante acres (202 342,8 mètres carrés) de terrain. La maison Griffin est l’un des rares exemples qui subsistent encore aujourd’hui d'habitation typique de quatre pièces que l’on retrouvait dans le Haut Canada à cette époque. Elle a subi d’importantes restaurations entre 1992 et 1994 afin qu’elle retrouve l’apparence des années 1830-1850.

En plus de sa valeur architecturale, la maison Griffin est aussi particulière sur le plan historique parce qu’elle témoigne de la complexité de l’expérience des Noirs en Amérique du Nord britannique durant les premières années du chemin de fer clandestin, en ce sens qu’elle représente une habitation plus raffinée que celles habituellement associées aux réfugiés noirs. L’emplacement de la maison Griffin dans le canton d’Ancaster (devenu la ville de Hamilton) contribue également à la valeur historique du lieu. En effet, au XIXe siècle, les immigrants étaient plus attirés par le marché du travail et le potentiel agricole de la communauté à prédominance euro-canadienne que par les établissements planifiés de réfugiés du Sud-Ouest de l’Ontario. La maison Griffin représente l’établissement permanent des immigrants noirs dans ce qui est à présent le Canada, puisqu’elle est passée d’une génération de Griffin à l’autre jusqu’en 1988, année où elle a été vendue à la Hamilton Conservation Authority.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Maison-Hillary
Aurora, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Hillary est une résidence en brique d'un étage et demi de style néogothique, entourée de grandes pelouses, d'arbres et de plantes. Elle est située dans la ville d'Aurora en Ontario, juste au nord de Toronto. La maison et son parc constituent un excellent exemple de villa du milieu du XIXe siècle, s’adaptant au style pittoresque en vogue à cette époque. Elle est maintenant exploitée sous le nom de The Koffler Museum of Medecine.

Construite en 1861-1862 pour la famille Geikie, puis modifiée par ses propriétaires subséquents en 1869 et en 1888, la maison et son parc constituent un des exemples les plus complets du style néogothique pittoresque en Ontario. Les deux ajouts successifs attestent l'évolution du style néogothique. L'ajout construit en 1888 a été conçu par l'architecte David Dick.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Butterill, 1995.
Lieu historique national du Canada de la Maison Homer-Watson / École-des-Beaux-Arts-Doon
Kitchener, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Homer-Watson / École-des-Beaux-Arts-Doon est situé dans la localité de Doon, qui fait aujourd’hui partie de la ville de Kitchener (Ontario). Il s’agit d’une maison modeste d’un étage et demi datant du XIXe siècle, situé sur une grande propriété, qui a servi de logement et d’atelier au paysagiste canadien Homer Watson. La maison a été designée pour son ajout remarquable qui abrite une galerie et un atelier, dans lequel on trouve des œuvres d’art et des espaces de création associés à la carrière d’Homer Watson.

Le paysagiste canadien Homer Watson (1856-1936), commémoré en 1939 par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada en tant que personne historique nationale, est né à Doon. Il a acheté cette maison en 1881, année où il s’est marié, et il y a vécu jusqu’à sa mort en 1936. La résidence, construite en 1834, était à l’origine une maison de ferme typique du XIXe siècle en brique puis Watson l’a personnalisée afin de poursuivre son art en y a soutant un atelier, à l’arrière (1893) et une galerie (1906). Sa valeur tient particulièrement aux salles et aux endroits associés à son art, à son atelier et aux espaces de galerie, aux paysages et aux caractéristiques des environs associés à ses peintures, et à l’emplacement de la résidence dans la communauté historique de Doon. Certaines des œuvres les plus respectées de Watson représentent des paysages des environs vus de différents emplacements sur la propriété. La maison a abrité l’École des beaux-arts Doon et a constitué un monument privé à la mémoire de Homer Watson. Depuis, c’est la ville de Kitchener qui en a assumé la gestion.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1988
Lieu historique national du Canada de la Maison-Inverarden
Cornwall, Ontario

Important cottage de style Régency construit en 1816; lié au commerce des fourrures.

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Inverarden est une belle maison du début du XIXe siècle érigée sur un lot d'un hectare qui faisait partie du domaine original de John McDonald of Garth, du côté nord de la route de comté 2 (autrefois la route 2), en bordure du fleuve Saint-Laurent, dans la banlieue de Cornwall.

La valeur patrimoniale du lieu réside dans son illustration de l'architecture domestique de style Regency et dans son association avec le commerçant de fourrures John McDonald of Garth, de la Compagnie du Nord-Ouest.

La maison Inverarden témoigne parfaitement du goût et de la position sociale des commerçants de fourrures de la Compagnie du Nord-Ouest venus vivre leur retraite dans cette région de l'Ontario au XIXe siècle. John McDonald of Garth a construit le corps central de la maison Inverarden en 1816, puis il l'a flanqué d'ailes (1821-1823) pour en faire une imposante demeure de style Régence.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1998
Lieu historique national de la Maison Joseph-Schneider
Kitchener, Ontario

Le lieu historique national de la Maison Joseph-Schneider, situé sur une des principales artères de la ville de Kitchener, est un vestige de propriété construite au début du XIXe siècle pour abriter une famille mennonite. Actuellement, cette maison à charpente de bois de deux étages sert de musée. Ses dépendances reconstruites comprennent une boulangerie, un lavoir, un jardin d'époque, un verger, et une partie de la forêt-parc située près d'un ancien bassin de réserve.

La Maison Joseph-Schneider a été désignée lieu historique national du Canada parce qu’elle rappelle la principale vague d’immigrants mennonites germanophones partis du comté Lancaster en Pennsylvanie pour s’établir dans le comté de Waterloo au début du XIXe siècle, ainsi que pour son plan vernaculaire conçu par les Mennonites de Pennsylvanie avant la Révolution américaine.

Construite vers 1816 par Joseph Schneider, chef des immigrants mennonites germanophones partis du Nord de la Pennsylvanie aux États-Unis en 1807, cette propriété a été convertie en musée en 1979.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Maison-Laurier
Ottawa, Ontario

Maison de deux premiers ministres du Canada, sir Wilfrid Laurier et William Lyon Mackenzie King, style Second Empire, 1878.

Le lieu historique national du Canada de la Maison Laurier est une grande maison de style Second Empire située sur un lot résidentiel, au coin nord-ouest des rues Laurier et Chapel, dans le quartier historique de la Côte-de-Sable Est, à Ottawa.

La valeur patrimoniale du lieu réside dans son association avec les premiers ministres sir Wilfrid Laurier et William Lyon Mackenzie King ainsi que dans son illustration de leur carrière politique.

Conçue par l'architecte James Mather, cette maison de style Second Empire a été construite en 1879 pour un bijoutier d'Ottawa. Elle a ensuite été achetée et habitée par sir Wilfrid Laurier (1897-1919), puis par Mackenzie King (1923-1950), tous deux chefs du parti libéral à leur époque respective. Jusqu'en 1950, le Canada n'avait pas de résidence officielle pour ses dirigeants politiques. Laurier et King ont tous deux été premier ministre du Canada (1896-1911, 1921-1925, 1926-1930, 1935-1948) et chef de l'opposition officielle pendant qu'ils vivaient à la maison Laurier. Ayant transformé le troisième étage de la maison en « bureau », King y menait d'ailleurs une bonne partie des affaires de l'État.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Shannon Ricketts, 1996
Lieu historique national du Canada de la Maison-Macdonell-Williamson
East Hawkesbury, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Macdonell-Williamson, également appelée Villa des Peupliers, est situé sur le bord de la rivière des Outaouais, dans la ville de Pointe Fortune, en Ontario. Il s'agit d'une élégante résidence en pierre bâtie selon une adaptation locale du style palladien. Cette maison de deux étages présente une façade principale de cinq baies coiffée d’un toit en croupe bas et un intérieur agréablement ornementé. La maison est construite sur un lotissement herbagé, vestige d'un ancien domaine fonctionnel. Elle illustre la renommée de son premier propriétaire, John Macdonell, un éminent homme politique et d'affaires du début du XIXe siècle.

La valeur patrimoniale de la maison Macdonell a trait à son ancienneté et à sa présence architecturale imposante, ainsi qu'à ses liens avec John Macdonell et, de ce fait, avec un important phénomène commercial et résidentiel. Sa valeur a trait à l'excellence de la conception, des matériaux et de la facture de la résidence, tant sur le plan extérieur qu'intérieur, ainsi qu'à son emplacement.

La maison Macdonell a été construite en 1817-1819 pour l'ancien associé de la Compagnie du Nord-Ouest John Macdonell, et sa femme métisse Magdeleine Poitras. Macdonell était l'un des anciens administrateurs de la Compagnie du Nord-Ouest qui se sont fait construire une maison de retraite sur les rives de la rivière des Outaouais, à l'ouest de Montréal, au début du XIXe siècle. Macdonell est décédé en 1850. La famille Williamson a acheté la maison en 1882 et l'a habitée jusqu'en 1961, date à laquelle elle a été expropriée pour la construction du barrage de l'Hydro Québec à Carillon. La Fondation du patrimoine ontarien en est devenue propriétaire en 1978.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Butterill, 1995
Lieu historique national du Canada de la Maison-Matheson
Perth, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Matheson, situé au cœur du vieux Perth, en Ontario, a été construit en 1840 par Roderick Matheson, un marchand d’origine écossaise. Cette élégante maison est typique des résidences d’inspiration palladienne des gens fortunés de l’époque précédant la Confédération canadienne. Exemple tardif de ce type de maison, cette résidence en grès à deux étages et à cinq ouvertures est d’une conception classique, avec une élévation principale symétrique et une façade en saillie couronnée d’un fronton. La maison est unique en son genre en raison du fait qu’elle faisait partie d’un groupe d’édifices comprenant une boutique, deux entrepôts et une remise ayant appartenu à une même famille et faisant toujours partie du paysage des rues Gore et Foster.

Roderick Matheson émigra de l’Écosse au Canada en 1805, et poursuivit une carrière militaire dans les Glengarry Light Infantry Fencibles, où il devint commissaire payeur pendant la guerre de 1812. En 1816, à la fin de la guerre, il fut mis en demi-solde et il reçut une parcelle de terre de 230 acres dans le territoire militaire de Perth. Il devint un marchand prospère, membre du Conseil législatif et sénateur. La maison est restée dans la famille jusqu’en 1930. En 1966, la ville de Perth l’a achetée et réhabilitée pour en faire le musée de Perth.

La maison est représentative de l’ancienne architecture canadienne écossaise dans son inspiration classique, sa décoration simple et l’utilisation de matériaux de construction en pierre. Le paysage de rue, dont elle constitue un élément important, continue cette typologie avec ses édifices d’inspiration classique en pierre locale bâtis en bordure de la rue.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1990
Lieu historique national du Canada de la Maison-McCrae
Guelph, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Maison-McCrae est un bungalow en pierre, du milieu du XIXe siècle, situé au 108, rue Water, avec vue sur un parc jouxtant la rivière Speed à l'extrémité sud de Guelph, en Ontario. La maison a été renommée, car le poète canadien auteur de ''In Flanders Fields'', le colonel John McCrae, y est né.

La maison McCrae a été désignée lieu historique national du Canada en 1966 en raison de son importance pour l'histoire de l'architecture, et parce qu'elle est le lieu de naissance de John McCrae.

Le poète et colonel canadien John McCrae est né dans la maison McCrae le 20 novembre 1872. McCrae lui-même a été reconnu personnage historique d'importance nationale en 1946 parce qu'il a écrit le poème ''In Flanders Fields'' en 1915 sur le champ de bataille d'Ypres, en Belgique. Ce poème, publié anonymement dans le magazine britannique Punch, est devenu un des poèmes les plus célèbres de la Première Guerre mondiale. À cause de lui, le coquelicot est devenu le symbole des soldats morts durant cette guerre, qui constituent une importante cohorte dont McCrae fait partie. Un an après la naissance de McCrae, sa famille a quitté cette maison, même s'il a continué à vivre à Guelph jusqu'à ce qu'il obtienne son diplôme en médecine à Toronto, puis qu'il serve dans le corps médical de l'armée canadienne en Europe. La maison, construite entre 1850 et 1860, a subi quelques modifications au fil des ans.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de la Maison-McCrae a principalement trait à ses liens avec le colonel John McCrae, tels qu'illustrés par son caractère de résidence ontarienne modeste de la classe moyenne au XIXe siècle, et notamment par les caractéristiques qu'elle a conservées, reliées à la période pendant laquelle la famille McCrae l'occupait en 1872-1873.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1981
Lieu historique national du Canada de la Maison-McMartin
Perth, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Maison-McMartin est une belle construction en brique rouge à deux étages, située au 125 de la rue Gore, dans le centre de Perth (Ontario). Son architecture d’inspiration classique, particulièrement ouvragée pour l’époque et l’endroit, a été préservée pour en faire un musée.

Si la Maison McMartin a été désignée lieu historique national en 1972, c’est parce que cette imposante maison symbolise les aspirations sociales et financières d’un membre de l’élite loyaliste.

Le lieu historique national du Canada de la Maison-McMartin a été construit en 1830 pour Daniel McMartin (1798-1869), un des premiers avocats de Perth, alors capitale du district de Bathurst. Daniel McMartin, qui est né à Williamsburg dans une famille loyaliste, a fait ses études au lycée John Strachan de Cornwall et à Osgoode Hall, à Toronto. Il appartenait à l’élite loyaliste du Haut-Canada. La maison qu’il a fait construire était une construction chic et ouvragée, reflet du style fédéral américain. En 1883, elle a connu d’importantes rénovations et, en 1919, son intérieur a été modifié et elle est devenue salle paroissiale de l’église catholique romaine St. John. En 1972, elle a été achetée par la Fondation du patrimoine ontarien, qui a procédé à des réparations au fil des ans.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de la Maison McMartin tient à son lien avec l’élite loyaliste au pouvoir, comme le montre son style raffiné, ses proportions imposantes, sa composition subtile et ses détails ouvragés.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Maison-McQuesten / Whitehern
Hamilton, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Maison-McQuesten / Whitehern, demeure élégante en pierre du milieu du XIXe siècle, est située dans un jardin fermé, au 41, rue Jackson Ouest à Hamilton. Cette maison de deux étages de style néoclassique, résidence d’une famille importante, les McQuestens, a conservé plusieurs des installations et des pièces de mobilier des époques victorienne et édouardienne. Elle abrite à présent un musée.

La maison McQuesten / Whitehern est un exemple supérieur d’architecture résidentielle du milieu du XIXe siècle et elle est typique des grandes maisons construites à cette époque en Ontario. La maison a été construite en 1848 par Richard O. Duggan en tant que pièce maîtresse d’un domaine résidentiel. En 1852, elle a été achetée par le docteur Calvin McQuesten et elle est demeurée propriété de la famille McQuesten jusqu’en 1959, année où celle-ci en a fait don à la ville de Hamilton. À l’époque de l’honorable T.B. McQuesten, ministre ontarien renommé, certaines modifications ont été apportées à la maison : le domaine a été réduit, et les jardins ont été dessinés par la société paysagiste Dunnington-Grub. Entre 1968 et 1971, la maison a été restaurée pour devenir un musée.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Dianne Dodd, 2002
Lieu historique national du Canada de la Maison-Musée-Erland-Lee
Hamilton, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Maison-Musée-Erland-Lee est situé dans un paysage rural de la ville de Stoney Creek (Ontario). C’est dans cette maison de ferme ornementée de style néogothique qu’a été rédigée la constitution du très réputé Institut féminin. La maison d’un étage et demi, avec parement avec couvre-joints et la menuiserie particulière en dentelle de bois, se dresse au milieu du parterre gazonné et de jardins.

La Maison-Musée-Erland-Lee, construite en bois rond en 1808, a été modifiée et agrandie en 1860 et en 1873 par Abram Lee, père d’Erland Lee, et elle a gardé aujourd’hui son apparence des années 1890. Elle est associée à la fondation du premier Institut féminin en tant que résidence de Janet Chisholme Lee et de son mari Erland Lee qui, ensemble, ont organisé la réunion de la fondation, rédigé la constitution, officialisé le soutien du gouvernement provincial et incarné un très bel exemple dans Stoney Creek.

La maison est devenue le symbole puissant et largement reconnu des Instituts féminins tant au Canada qu’à l’étranger. Siège de l’«institut mère», il constitue le lieu le plus intimement associé à la création d’une importante organisation d’agricultrices centrée sur la famille, l’amélioration de soi et de son environnement. La maison en soi est typique des nombreux soi-disant cottages ontariens, qui présentent une masse rectangulaire d’un étage et demi, une façade à trois ouvertures avec une porte centrale, un pignon central qui amortit un toit incliné en pente vers l’avant, et un plan intérieur avec un escalier central. L’élaboration de son décor témoigne des objectifs d’«amélioration» du mouvement.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2005
Lieu historique national du Canada de la Maison-de-Sir-John-Johnson
Williamstown, Ontario

Maison du célèbre Loyaliste (1780).

Le lieu historique national du Canada de la Maison-de-Sir-John-Johnson est une vaste maison en bois typique des constructions vernaculaires de l'Ontario au XIXe siècle, érigée sur un grand terrain au bord de la rivière Raisin, à Williamstown, Ontario. La maison a évolué autour d'un noyau datant de la fin du XVIIIe siècle. Le lieu désigné se compose essentiellement de la maison ainsi que d’une remise, une glacière, et des vestiges de la première aile ouest et la couche calcinée datant du défrichage initial des terres.

La valeur patrimoniale de la maison de sir John Johnson réside dans son illustration des techniques de construction des pionniers à la fin du XVIIIe siècle et dans son association avec sir John Johnson. La structure originale de la maison a été bâtie de 1784 à 1792 et faisait partie d'un ensemble de bâtiments associés à un moulin. Elle a été agrandie vers 1813-1830 (ajout ouest) et au début des années 1860 (ajout est).

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Manège-Militaire-de-John Weir Foote
Hamilton, Ontario

Le manège militaire John Weir Foote est situé dans la partie commerçante du centre-ville de Hamilton (Ontario). Il s’agit d'un grand édifice qui se compose de deux sections construites à différents moments. La section nord, sur la rue James, a été construite en 1888 selon le style à l’italienne. La section sud, plus grande, qui se trouve à quelque 24 mètres (80 pieds) au sud de l’édifice original, a été terminée en 1908. Un ajout de deux étages sur la rue James réunit les deux édifices, ce qui donne une façade en brique continue. L’ensemble forme, avec l’ajout construit en 1936 à l’arrière de la salle d’exercices nord qui réunit cette dernière à la salle d’exercices sud, un nouveau grand complexe autour d’une cour ouverte. La pierre rouge et les pierres de garniture blanches utilisées donnent une impression d’unité au tout.

Conçue par Henry James, ingénieur en chef du ministère de la Milice, la salle d’exercice du côté nord, qui constitue la première section du manège militaire, fut construite en 1888 selon le style à l’italienne. Il s’agit d’un des cinq exemples qui subsistent encore des premières salles d’exercices permanentes de la deuxième phase de construction des salles d’exercices au Canada, entre 1872 et 1895. Les caractéristiques de cette deuxième phase sont l’emploi varié des styles, tels Château ou à l’italienne, et l’adoption commune d’un plan rationnel. Les salles d’exercices, construites en pierre ou en brique, révèlent une approche prudente du traitement de grands espaces, comme on le voit ici dans les fermes à deux poinçons en bois d’œuvre renforcé de la section nord. Ces édifices ont été construits de plus en plus pour servir à la fois de centres d’entraînement entièrement équipé et de cercle de loisirs. Le manège militaire, construit en 1888, souligne aussi l’importance continue de Hamilton en tant que centre de milice, et comme première ligne de défense du pays.

En 1905, il a été décidé que Hamilton avait besoin d’une deuxième salle d’exercices. Exceptionnellement, le ministère des Travaux publics a accordé le contrat à la société d’architecture Stewart et Whitton. La deuxième section, salle d’exercices sud (1905-1908), est plus grande que la section nord et fait partie de la phase de 1896-1918 de la construction des salles d’exercices, du temps où Frederick Borden était ministre de la Milice (1896-1911). Il s’agit des salles d’exercices de « catégorie A » réservées aux postes de commandement de bataillon et aux centres militaires importants. Cette conception suit celle des salles d’exercices des années 1880 et 1890, toutes les salles auxiliaires étant disposées de part et d’autre d’une salle de deux étages. Les salles de ces édifices de « catégorie A » ont une largeur standard allant de 22,8 m à 24,4 m, et la longueur varie entre 45,7 m et 71,6 m. Ces salles d’exercices, aménagées pour l’entraînement et la classe, comportant des installations récréatives et des toilettes modernes, ont établi une nouvelle norme dans la modernisation de la milice. Une approche prudente du traitement de grands espaces se voit dans les fermes à deux poinçons en bois d’œuvre renforcé. La conception de la grande époque victorienne pittoresque exprime le rôle de l’édifice par son vocabulaire architectural, qui comprend des références militaires telles que les tours d’angle et les portes pour les troupes. Il satisfait aussi la position sociale de la milice et convient très bien au quartier commerçant de Hamilton.

Le manège militaire sert à présent de siège au 11e Batterie, Royal Canadian Artillery; à la Royal Hamilton Light Infantry; aux Argyll and Sutherland Highlanders of Canada (Princess Louise’s); et au 705 Escadron des communications. L’édifice, qui s’appelait à l’origine le James Street Armoury, a été rebaptisé John W. Foote VC Armoury en souvenir de l’honorable lieutenant-colonel John Weir Foote VC, CD.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1980
Lieu historique national du Canada du Manège-Militaire-de-Peterborough
Peterborough, Ontario

Le manège, situé en plein centre-ville de Peterborough, en face du parc de la Confédération, a été construit dans un style néo-roman robuste. La brique rouge extérieure contraste avec les fondations en pierre mal équarrie et les pierres décoratives. Ses belles proportions, ses éléments et ses motifs militaires évoquent une forteresse médiévale. Le toit à deux versants et la haute fenêtre couverte d’un arc du grand manège compense l’accent mis sur la largeur de la façade principale. L’entrée principale est monumentale, et la porte pour les troupes y est surmontée d’une arche ornée de boulets trophées.

Profitant de la poussée de fierté nationale et de l’engouement militaire suscités par la guerre des Boers (1899-1902), le gouvernement canadien s’est engagé dans une réforme importante du système de défense national. Le nouveau programme comprenait l’expansion et la modernisation de la milice ainsi que la construction de manèges militaires dans tout le pays.

Thomas Fuller, architecte en chef du ministère des Travaux publics, a conçu le manège de Peterborough, qui était un des plus grands manèges de classe B. Mesurant plus de 24 m sur 51 m, il est un des plus imposants et des mieux conçus de l’époque. Il respecte, de plus, la norme en matière d’espaces applicable aux manèges militaires en 1909, y compris des manèges, des magasins, des bureaux administratifs et des services d’hygiène.

Le manège militaire abrite le Hastings and Prince Edward Regiment, formé, au départ, de deux régiments distincts, créés en 1800 et en 1804 et qui a pris part à de nombreux conflits, y compris la Guerre de 1812, la Rébellion de 1837 et les deux Guerres mondiales. Le régiment a reçu de nombreux honneurs de bataille pendant la Deuxième Guerre mondiale qui sont inscrits sur ses drapeaux.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1999


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1980
Lieu historique national du Canada du Maple Leaf Gardens
Toronto, Ontario

Situé à l’intersection des rues Carlton et Church au centre ville de Toronto, le lieu historique national du Canada du Maple Leaf Gardens était à l’origine un aréna d’avant garde en brique jaune, construit pour accueillir l’équipe de hockey des Toronto Maple Leafs. Il s’agit d’une structure rectangulaire en béton dotée d’une charpente à poteaux et à poutres et d’un plancher dalle; son esthétisme simple s’inspire des styles Art Déco et Art Moderne caractérisés par des formes épurées et une décoration géométrique. La façade de brique et de pierre s’élève sur une hauteur de 27 mètres, et les formes géométriques simples sculptées dans la pierre accentuent la verticalité du bâtiment. Un dôme rectangulaire flottant ajoute au bâtiment un surplus de 19 mètres de hauteur au dessus du niveau de la rue. Les besoins fonctionnels, davantage que le souci des détails architecturaux, ont fait de cet endroit solidement construit un lieu où les spectateurs se sont retrouvés pendant 68 ans.

Construit en 1931, le Maple Leaf Gardens a été conçu pour accueillir en grand nombre les partisans du club de hockey de Toronto, les Maple Leafs, et a gardé son statut d’icône en tant que « temple du hockey » au Canada, malgré le départ des Maple Leafs vers un nouvel aréna. Le Gardens a été érigé par des travailleurs qui ont été payés en actions de la société, ce qui les a incités à travailler rapidement. Commencé en avril, l’aréna était terminé à peine huit mois plus tard. Quelque 13 233 spectateurs ont rempli l’aréna à pleine capacité pour assister à la partie inaugurale entre les Leafs et les Chicago Blackhawks. Lorsque les Leafs ont emporté la Coupe Stanley l’année suivante, ils sont rapidement devenus l’équipe la plus connue de la Ligue avant la prolongation. Les Maple Leafs ont gagné six Coupes Stanley entre 1941 et 1951 et ils ont dominé le jeu. Leur association avec l’aréna en ont fait un sanctuaire vénéré du hockey, tant en raison de la concurrence nationale entre l’équipe torontoise et sa rivale de toujours, les Canadiens de Montréal, qu’en raison de la concurrence à l’échelle internationale, lors de la victoire de l’Équipe-Canada contre l’Union soviétique en 1972.

L’aréna était plus qu’un sanctuaire du hockey. Il a également été pendant de nombreuses décennies le plus grand site intérieur au Canada pour des événements culturels, politiques et religieux, attirant des foules immenses pour de très nombreux moments mémorables de l’histoire culturelle du pays. En plus du hockey, tant professionnel qu’amateur, le Gardens a accueilli plusieurs manifestations sportives, incluant le combat fameux pendant lequel le canadien George Chuvalo a perdu contre Muhammed Ali après 15 reprises brutales de boxe. Alors que les événements sportifs ont rempli le Gardens tout au long des années 1930, d’autres types d’événements ont bientôt commencé à s’y tenir : des discours, dont celui de Sir Winston Churchill en 1932 sur la nécessité de renforcer l’empire britannique, des orchestres, des concerts, dont deux concerts des Beatles à guichets fermés au sommet de la beatlemanie en 1964, des rassemblements religieux, des manifestations politiques, dont le plus grand ralliement communiste du pays dirigé par Tim Buck, qui venait d’être libéré du Pénitencier de Kingston. Ces premiers événements au Gardens reflètent la vie sociale du Canada et sa diversité culturelle. Plus qu’un aréna d’hockey, il était aussi un lieu de culture populaire au Canada.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2009
Lieu historique national du Canada de Maplelawn-et-Ses-Jardins
Ottawa, Ontario

Le lieu historique national du Canada de Maplelawn-et-Ses-Jardins est situé dans un quartier à la fois résidentiel et commercial d’Ottawa, en Ontario. Le site comprend une imposante maison en pierre de deux étages et demi et un jardin clos, datant du XIXe siècle. Construit dans la tradition classique britannique pour William Thomson, la maison présente une façade symétrique de cinq baies ainsi qu’un toit en croupe flanqué de deux cheminées d’extrémité.

Maplelawn et ses jardins constituent un exemple rare et bien conservé de domaine rural canadien du XIXe siècle. Construite de 1831 à 1834 pour William Thomson, la résidence principale illustre parfaitement la tradition classique britannique avec son plan rectangulaire, ses façades symétriques et la position centrale de son entrée principale. Les fenêtres à battants ne sont cependant pas propres à ce style; elles témoignent plutôt de l’influence exercée par les bâtiments canadiens-français sur l’architecture domestique dans la vallée de l’Outaouais. L’intérieur s’ouvre sur un vaste hall d’entrée, surmonté d’une arche centrale semi-elliptique néoclassique. L’escalier tournant élégant, les portes à panneaux et les moulures de plafond sont typiques des maisons construites à cette époque.

Tout près de la résidence, s’étend un jardin clos typique d’une acre, dont il faut souligner la rareté qui s’inscrit dans la tradition britannique au Canada. Disposé symétriquement, ce jardin comporte une plate-bande centrale de forme ovale située à l’intersection de deux sentiers en gravier, ce qui divise le jardin en quatre parterres gazonnés. Le mur en maçonnerie de pierres d’origine encercle le jardin et la maison, située dans la partie ouest de l’enceinte. Initialement, le jardin servait principalement de potager à la famille Thomson, mais dans les années 1940, on en a fait un luxuriant jardin ornemental de plantes vivaces.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Michel Pelletier, 2004
Lieu historique national du Canada du Marché-Kensington
Toronto, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Marché-Kensington est un petit quartier situé à l’ouest de l’avenue Spadina au coeur du centre-ville de Toronto, en Ontario. Semblable à bien d’autres communautés ethnoculturelles urbaines du centre-ville de Toronto, le marché Kensington fait partie de ce grand secteur d’immeubles résidentiels, institutionnels et commerciaux. À l’intérieur de ses limites, on trouve un quartier commercial et résidentiel composé de rues étroites bordées de petits magasins aux auvents colorés exploités dans d’anciennes résidences et qui offrent des aliments, des épices et des vêtements provenant de partout dans le monde. Derrière et entre les devantures de magasin se trouvent de petites ruelles qui sillonnent le quartier entre de courtes rangées de petites maisons de la fin du XIe siècle occupant d’étroits terrains. Les rues du district sont essentiellement bordée d’immeubles à usage multiple. Bon nombre d’entre eux abritent un magasin au rez-de-chaussée qui s’étend vers la rue ainsi que des appartements à l’étage. La plupart de ces immeubles remontent aux années 1880 à 1960, et leur façade a été grandement modifiée, soit au moyen d’un nouveau revêtement apposé par le propriétaire ou d’un réaménagement en fonction de divers goûts personnels et culturels originaux qui reflètent le milieu éclectique de Kensington.

Le secteur appelé aujourd’hui marché Kensington est d’abord créé en 1815 par George Taylor Denison, qui construit le domaine Bellevue sur une parcelle de terrain de 40 hectares (100 acres) à l’ouest de l’avenue Spadina. Dans les années 1850 et 1860, les Denison subdivisent peu à peu leur terrain et en vendent des parties à des immigrants britanniques et irlandais. À mesure que la densité urbaine augmente, les ouvriers construisent de petites maisons le long des nombreuses ruelles. Au début du XXe siècle, Kensington accueille un grand nombre d’immigrants juifs, la plupart en provenance de Russie ainsi que des régions est et centre-sud de l’Europe. Au cours des trente années suivantes, ces immigrants établissent l’esprit dynamique du marché. Dans les années 1920 et 1930, en raison de la concurrence croissante, les magasins s’étendent de plus en plus près des rues, qui sont déjà étroites. Les auvents et les kiosques extérieurs atteignent le bord de la rue, et des rallonges sont construites devant de nombreux immeubles afin d’agrandir la superficie des magasins. À partir des années 1950, le marché Kensington accueille une mosaïque culturelle composée de groupes ethniques, raciaux et religieux de plus en plus diversifiés, notamment des immigrants de l’Europe de l’Est, du Portugal et de l’Italie, arrivés après la guerre. Dans les années 1960, un grand nombre de gens d’affaires afro-antillais et chinois et d’autres provenant des Indes orientales s’installent dans le quartier et ouvrent de nouveaux magasins. L’aspect diversifié de l’histoire du marché Kensington est à l’origine du milieu culturel et architectural en constante évolution que l’on peut observer dans le quartier aujourd’hui.

©Massey Hall, Paul Henman, August 2009
Lieu historique national du Canada Massey Hall
Toronto, Ontario

Massey Hall est une salle de concert de trois étages en brique rouge située au centre-ville de Toronto. Cette salle, construite à la fin du XIXe siècle selon le style palladien, a été la salle de concert principale de Toronto pendant la plus grande partie du XXe siècle. Elle est reconnue pour la chaleur de son acoustique.

Massey Hall a été désigné lieu historique national du Canada en 1981 parce qu'il est une des institutions culturelles les plus importantes du Canada, et qu'il est renommé pour son acoustique exceptionnelle.

La valeur patrimoniale de Massey Hall a trait à son rôle historique à titre d'institution culturelle, ainsi qu'à sa conception fonctionnelle qui lui a conféré une excellente acoustique. Les caractéristiques conceptuelles et physiques de l'édifice concrétisent ces valeurs. C'est Hart Massey (1823-1896), un prospère industriel, qui a fait don de Massey Hall à la Ville de Toronto. Il a confié les plans à S.R. Badgeley, un architecte de Cleveland natif du Canada. Depuis son ouverture en 1894, Massey Hall a doté Toronto d'installations qui ont facilité le développement de la vie musicale à Toronto, et notamment du Toronto Symphony Orchestra et du Toronto Mendelssohn Choir. Son intérieur a été modifié en 1933, puis en 1948. Depuis plus d'un siècle, la «chaleur» de son acoustique a attiré des auditeurs, orchestres, solistes et orateurs de tous les coins du monde.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Molnar, 2004
Lieu historique national du Canada de la Mission-St.-Ignace-II
Tay, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Mission-St.-Ignace-II est situé près de la baie Georgienne dans le canton de Tay, en Ontario. La région était autrefois un territoire huron wendat, et la mission St. Ignace II témoigne de l’évacuation de la Huronie qui a eu lieu lors de la seconde moitié du XVIIe siècle. L’emplacement précis de St. Ignace II n’est pas connu; le lieu désigné est constitué de terres agricoles abandonnées recouvertes d’une forêt secondaire s’ouvrant sur un pré. C’est dans ce pré que se situe, sous un abri, une grande croix en pierre érigée par la Compagnie de Jésus pour commémorer le martyre des pères Brébeuf et Lalemant.

St. Ignace II est l’un des nombreux sites de missions jésuites sur le territoire de la nation huronne-wendat au milieu du XVIIe siècle. Le 16 mars 1649, le village huron-wendat et la mission jésuite de St. Ignace II sont attaqués par les Cinq Nations iroquoises. Après avoir pris St. Ignace II, les Iroquois poursuivent leur chemin vers l’ouest et, dans la même matinée, attaquent le village et la mission Saint-Louis, où ils font prisonniers les missionnaires Brébeuf et Lalemant. Ces derniers sont ramenés à St. Ignace II et exécutés le lendemain. Ces attaques feront comprendre à la nation huronne-wendat qu’elle n’est pas à l’abri des attaques destructrices sur son propre territoire, ce qui entraîne une série d’événements l’obligeant à abandonner la Huronie en 1650.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2003
Lieu historique national du Canada de la Mission-Saint-Louis
Victoria Harbour, Ontario

Emplacement d'un village Huron détruit par les Iroquois en 1649.

Située près de Victoria Harbour, en Ontario, le lieu historique national du Canada de la Mission-Saint-Louis s’étend sur un haut plateau le long de la rivière Hogg, à 3 kilomètres à l’intérieur des terres, près de la baie Georgienne. Ce site archéologique, qui couvre une zone de 2 hectares, était en plein champ lorsqu’il a été l’objet de fouilles, au cours de la première moitié du 20e siècle. Depuis lors, le champ a été laissé en jachère, une partie des lieux a donné naissance à une forêt mixte de bois franc et le reste a été planté de pins. Des tertres et dépressions indiquent l’emplacement de fouilles archéologiques passées.

Saint-Louis est le nom donné par les jésuites en 1640 au village sur estacade de la tribu des Ataronchronon, partie de la Confédération huronne-wendate. Le matin du 16 mars 1649, le village huron-wendat et mission de St. Ignace II a été attaqué par des Iroquois de la Ligue des Cinq-Nations. La mission capturée, les Iroquois ont continué vers l’ouest le jour même pour attaquer le village et la mission Saint-Louis, où ils ont capturé les missionnaires Jean de Brébeuf et Gabriel Lalement. Les raids ont mis en évidence la menace des attaques destructives à l’intérieur de leur territoire traditionnel, et ont déclenché une suite d’événements obligeant les nations huronnes à abandonner l’Huronie en 1650.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1993
Lieu historique national du Canada de la Monnaie-Royale-Canadienne
Ottawa, Ontario

La Monnaie royale canadienne est un édifice de deux étages en pierre calcaire, de style néo-Tudor. La partie principale du bâtiment a été construite de 1905 à 1908, et l'affinerie collée à l'arrière de 1909 à 1911. La Monnaie royale canadienne est située sur la promenade Sussex, très près d'autres édifices gouvernementaux de l'époque.

La Monnaie royale canadienne a été désignée lieu historique national du Canada en 1979 parce que l'édifice combinait les fonctions de Monnaie (frappant des pièces de monnaie et des médailles), et d'affinerie pour l'or des mines canadiennes.

La valeur patrimoniale de ce lieu a trait à sa vocation historique combinée, comme l'attestent son emplacement, sa conception fonctionnelle, son style néo-Tudor, et les matériaux préservés de l'époque de sa construction.

Avant la construction de la Monnaie, la plupart des pièces de monnaie canadiennes étaient frappées à la Monnaie royale de Londres, avec de l'or canadien envoyé en Angleterre par bateau. En janvier 1908, l'ouverture officielle de la branche de la Monnaie royale britannique à Ottawa a été marquée par la frappe d'une pièce de cinquante cents. À ses débuts, la Monnaie avait deux fonctions : frapper des pièces de monnaie et affiner l'or extrait des mines canadiennes. Elle a permis au Canada d'avoir un meilleur contrôle sur sa devise. À ce titre, elle abritait des bureaux et des opérations industrielles. En 1931, la Monnaie est passée sous le contrôle du gouvernement du Canada, qui l'a rebaptisée Monnaie royale canadienne.

Le choix du style et de l'architecte reflétaient l'importance accordée à ce bâtiment. Par son style et son parement de pierre, la Monnaie royale canadienne était représentative de l'approche du gouvernement fédéral consistant à instaurer une identité distincte à la Capitale en utilisant uniformément le style gothique Tudor. En outre, la référence aux châteaux anglais convenait parfaitement à la fonction d’hôtel de la monnaie, et à son association avec la Monnaie britannique. L'architecte, David Ewart, était architecte en chef du ministère des Travaux publics. Il a appliqué le style néo-Tudor à d'autres importants bâtiments fédéraux de l'époque, et en particulier aux lieux historiques nationaux du Canada du Musée-Commémoratif-Victoria et de l'Édifice-Connaught.

La Monnaie royale canadienne se compose d'un édifice à bureaux orienté vers la promenade Sussex, et d'une affinerie et d'un atelier alignés à l'arrière. Un poste de garde surveille les entrées des visiteurs, qui doivent franchir une haute clôture de métal et de pierre. Même si elle a été construite de 1905 à 1908 et ses annexes en 1909, 1916 et 1951, la Monnaie royale canadienne a subi ses plus grandes modifications en 1985, alors qu'on a démoli la plus grande partie du bâtiment d'origine, ne laissant qu'une partie de la façade et la tour de l'entrée. L'année suivante, on a reconstruit l'édifice d’apparence identique à l'extérieur, mais en y apportant d'énormes changements à l'intérieur. En 1987 on a modifié le poste de garde sud pour le transformer en zone d'accueil des visiteurs.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Ken Elder, 1998
Lieu historique national du Canada du Moulin-à-Farine-Backhouse
Norfolk County, Ontario

Le moulin à farine Backhouse est situé dans le village patrimonial de Backus. Sa situation rurale et le torrent qui coule à côté illustrent la vie industrielle et économique des premières communautés pionnières du Haut-Canada. Sa volumétrie simple et considérable, sa charpente de bois équarri à la main et sa machinerie préservée nous rappellent les origines du secteur agricole canadien.

C'est John Backhouse (ou Backus) qui a construit dans les années 1790 ce rare exemple technologique et architectural préservé des débuts de la mouture dans le Haut-Canada qui a fonctionné jusqu'en 1957. Ces imposants bâtiments à charpente de bois, qu'on trouvait en général dans les communautés agricoles frontalières au début du XIXe siècle, utilisaient l'énergie hydraulique pour moudre le grain. Les machines plus modernes, ajoutées à la fin du XIXe et au début du XXe siècles, étaient plus fréquentes dans les petits établissements commerciaux ruraux. Ces moulins ont marqué les débuts d'une industrie qui allait devenir une des plus importantes du Canada.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1987
Lieu historique national du Canada du Musée-Commémoratif-Victoria
Ottawa, Ontario

Le musée commémoratif Victoria est un grand édifice de style gothique Tudor, en pierre de Tyndall, situé près du centre ville d'Ottawa. Il est isolé dans un îlot urbain entouré d'espaces verts et de zones de stationnement. Le bâtiment et la propriété sur lequel il se trouve sont situés à l'extrémité sud de la rue Metcalfe, orientée nord-sud, qui part du Parlement du Canada et va jusqu'au musée.

Le musée commémoratif Victoria a été désigné lieu historique national du Canada en 1990, parce qu’il a joué un rôle important et précurseur dans le développement de la muséologie au Canada et pour son architecture.

La construction du musée commémoratif Victoria, de 1905 à 1911, a coïncidé avec le boom précédant la Première Guerre mondiale, au cours duquel de nombreux musées encyclopédiques ont été érigés dans la plupart des grandes villes d'Europe et d'Amérique du Nord. À titre de premier musée fédéral bâti avec cette vocation précise, sa construction représentait le point culminant de décennies d'efforts de la part du personnel de la Commission géologique et d'histoire naturelle du Canada et de scientifiques canadiens, visant à accueillir les collections d'histoire naturelle et humaine du Canada dans un bâtiment convenable. Une fois achevé, en 1911, l'édifice abritait le Musée des beaux-arts du Canada, ainsi que les collections de la Commission géologique et d'histoire naturelle du Canada, et quelques-uns de ses bureaux. Dès ses débuts, ce musée a innové sur le plan des méthodes d'exposition, et plusieurs muséologues et anthropologues canadiens renommés y ont travaillé, notamment Charles Sternberg, Diamond Jenness et Edward Sapir. La réussite du musée, l'expansion de ses collections et le travail de ses scientifiques ont conduit, en 1927, à la création du Musée national du Canada, distinct de la Commission géologique du Canada. Le bâtiment a abrité ce musée jusqu'en 1950. En 1959, le Musée canadien de l'homme et de la nature en est devenu le seul occupant. Puis, en 1988, cette institution a été scindée en Musée canadien des civilisations et Musée canadien de la nature, ce dernier demeurant dans le musée commémoratif Victoria.

Le musée commémoratif Victoria, dont le projet a été autorisé en 1901, était le plus ambitieux de cinq bâtiments conçus pour la Capitale dans le style gothique Tudor par David Ewart, architecte en chef du ministère des Travaux publics. La qualité architecturale, les dimensions et l'emplacement de ces cinq bâtiments ont beaucoup fait pour rehausser l'image d'Ottawa à titre de capitale. Le constructeur local, George Goodwin, a érigé le musée commémoratif Victoria d'après les plans d'Ewart.

Le musée commémoratif Victoria a été construit pour la Commission géologique du Canada sur une discrète parcelle paysagée, située à l'extrémité sud de la rue Metcalfe. Son emplacement, le fait qu'on le voit depuis la Colline du Parlement, ses grandes dimensions, sa fonction publique et sa situation dans une zone ressemblant à un parc, cadraient parfaitement avec la vision qu'avait Laurier pour la Capitale. La conception de l'édifice et l'orientation du site respectent les principes du style Beaux-Arts. Les ornements intérieurs et extérieurs du bâtiment proviennent du vocabulaire de style gothique Tudor. Sa tour d'entrée, au centre de la haute façade principale symétrique, constitue l'élément central de sa conception. Cependant, le sol s'étant avéré instable, on a dû réduire de manière significative sa hauteur, cinq ans après l'ouverture du bâtiment. En 2004-2005, on a fait d'importantes rénovations à l'édifice, en ajoutant une nouvelle tour de verre à sa façade, et en y faisant d'importantes modifications intérieures.

L'édifice du musée commémoratif Victoria a également abrité le Parlement du Canada de 1916 à 1920, après qu'un incendie ait détruit l'édifice du Centre du Parlement.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2003
Lieu historique national du Canada du Musée-Stephen Leacock / Old Brewery Bay
Orillia, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Musée Stephen Leacock / Old Brewery Bay est situé en bordure du lac Couchiching, dans la municipalité d’Orillia, en Ontario. Construite sur un terrain de près de quatre hectares, la propriété fait face au lac et se dresse sur une pelouse agrémentée de fleurs qui donne accès au rivage des baies Brewery et Barnfield ainsi qu’à un boisé naturel connu sous le nom Leacock Point. La maison de deux étages, autrefois la résidence d’été de l’humoriste Stephen Leacock, présente des murs chaulés et une terrasse ornée de piliers donnant vue sur le lac. Le lieu comprend des tonnelles rénovées, une remise à bateaux et un centre d’accueil.

La valeur patrimoniale de ce lieu réside dans ses associations faites à Stephen Leacok, démontrés par les aménagements caractéristiques apportés à la maison et à la propriété où il vivait au cours de la première moitié du XXe siècle.. Leacock (1869 1944) est une personnalité littéraire importante, un humoriste, un intellectuel, un conférencier, une personnalité de la radio et un auteur à succès canadien. Entre 1915 et 1925, il devient même l’humoriste le plus connu du monde anglophone. Ses oeuvres inspirent une génération entière d’auteurs canadiens et américains. Au cours de sa carrière, Leacock écrit plus de 60 livres, dont son chef d’oeuvre intitulé « Sunshine Sketches of a Little Town ». Après avoir quitté la vie publique en 1936, Leacock passe la majeure partie de son temps dans sa résidence d’Old Brewery Bay jusqu’à sa mort, en 1944.

Baptisée « Old Brewery Bay » par Stephen Leacock en hommage à une brasserie du XIXe siècle située à proximité, la propriété devient pendant 28 ans la résidence d’été du Montréalais, où il invite sa famille et ses amis. C’est dans cette propriété que Leacock s’adonne à ses passe temps favoris, laisse libre cours à ses passions pour l’architecture créative et accueille sa famille et ses amis. Au fil des ans, Stephen Leacock conçoit beaucoup de structures et d’éléments paysagers au sein de la propriété et en supervise la construction. Le seul bâtiment qui subsiste, une grande maison, est érigé en 1928 selon les plans des architectes Wright et Noxon de Toronto. Leacock influence grandement l’aménagement de la maison de façon à pouvoir y accueillir ses invités et à y écrire ses ouvrages. Il tient à ce que les matériaux du chalet se trouvant au même endroit soient réutilisés dans la construction de la nouvelle maison, qui exprime bien sa personnalité encore aujourd’hui.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du N.C.S.M. Haida
Hamilton, Ontario

Dernier représentant des destroyers de classe «Tribal» de la Seconde Guerre mondiale.

Le N.C.S.M. Haida est un destroyer restauré de classe Tribal, amarré au quai numéro 9 du port de Hamilton. Il a été retiré du service actif, et il est maintenant ouvert au public.

La valeur patrimoniale du N.C.S.M. Haida a trait à son caractère lisible de destroyer intégral de classe Tribal dont la conception a été «améliorée» pour pouvoir l'utiliser dans les eaux canadiennes, ainsi qu'à ses états de service impressionnants. Il a été construit en 1942 à Newcastle, en Angleterre, pour la Marine royale canadienne, selon une conception élaborée par cette dernière. Son lancement a eu lieu à Newcastle en 1942. Il a été affecté à la Marine royale canadienne (MRC) en 1943 et a participé à de nombreuses opérations avec la marine britannique pendant la Deuxième guerre mondiale, dans l'Arctique, dans la Manche, au large des côtes normandes et dans le golfe de Gascogne. Le Haida a été converti en destroyer d'escorte en 1951-1952, puis a connu deux périodes d'affectation avec les Nations Unies en Corée. À partir de 1954, il a poursuivi ses missions avec la MRC et participé à de nombreuses activités de l'OTAN et des Nations Unies pendant la guerre froide, jusqu'à ce qu'il soit retiré du service en 1963. Sauvegardé par des particuliers, il a été placé dans le port de Toronto, acheté par la province de l'Ontario et il est devenu une des attractions de la Place Ontario. Parcs Canada l'a acheté en 2002, puis réparé, remis à neuf et placé dans le port de Hamilton où il a été ouvert au public. On l'a qualifié de bateau de guerre le plus célèbre du Canada.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Molnar, 2005
Lieu historique national du Canada Nanticoke
Nanticoke, Ontario

Le lieu historique national du Canada Nanticoke est situé sur les rives du lac Érié dans le canton de Walpole en Ontario. En novembre 1813, ce lieu a été le théâtre d’une escarmouche entre une milice volontaire, formée de fermiers des environs, et une bande de maraudeurs américains qui pillaient les fermes du district. Il ne reste aucun vestige important de la bataille de Nanticoke sur les lieux qui sont actuellement occupés par la centrale électrique de Nanticoke.

Pendant la guerre de 1812, la Grande-Bretagne a retiré ses troupes régulières du Sud de l’Ontario qui se sont repliées au Fort de Kingston après avoir subi plusieurs défaites aux mains des Américains à l’automne de 1813. Ce repli, et la présence militaire réduite qui en a découlé, a incité une bande de maraudeurs américains à piller les fermes des environs. Des résidents établis ont alors décidé de former une milice volontaire qui, le 13 novembre 1813, a attaqué les Américains sur la ferme John Dunham, au sud du village actuel de Nanticoke.

Trois des maraudeurs ont été tués, plusieurs ont été blessés, dix-huit ont été capturés et les autres ont fui. Cette attaque a mis un terme aux pillages dans la région, et a permis de conserver plus de 3 000 kilogrammes (7 000 livres) de provisions nécessaires à la milice britannique postée à la frontière de Niagara pour soutenir sa campagne hivernale.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2002


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2002


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2002
Lieu historique national du Canada de Niagara-on-the-Lake
Niagara-on-the-Lake, Ontario

Le lieu historique national du Canada de Niagara-on-the-Lake est une ville loyaliste du début du XIXe siècle situé sur la rive sud du lac Ontario près de la frontière des États-Unis. Cet arrondissement comprend plus de 25 pâtés de maisons consistant en plus de 90 édifices résidentiels, commerciaux, religieux et institutionnels, construits entre 1815 et 1859. La plupart de ces bâtiments ont été conçus dans la tradition classique britannique, produisant des similitudes de conception, de matériaux et d'échelle. Les larges rues bordées d'arbres de l'arrondissement sont disposées selon un plan quadrillé de la fin du XVIIIe siècle. L'arrondissement comprend aussi un parc municipal et deux cimetières du début du XIXe siècle. Le paysage est légèrement vallonné par endroits, avec une partie d’un ruisseau traversant une partie de l'arrondissement.

Niagara-on-the-Lake a été bâtie à l'origine en 1779 pour servir de dépôt d'approvisionnement des forces loyalistes de la Grande-Bretagne. À la fin du XVIIIe siècle, elle était devenue un important centre militaire et culturel, et elle a brièvement servi de capitale du Haut-Canada. Le plan quadrillé de la ville, élaboré en 1794, suivait le modèle des plans impériaux des nouvelles villes coloniales. Suite à la destruction de la ville par un incendie en 1813, les colons loyalistes l'ont entièrement rebâtie. Les rues ont conservé leur disposition, leurs proportions et leurs contours d'origine. De 1831 à 1859, la ville a continué à prospérer à titre de port d'expédition et de constructions navales. Les habitants ont donc alors bâti ou agrandi leurs maisons et les édifices commerciaux de la ville.

Les édifices à la conception classique construits entre 1815 et 1859 sont les plus répandus dans l'arrondissement. La plupart d'entre eux sont toujours à leur emplacement d'origine près de la rue, et leurs conceptions, leurs matériaux et leurs dimensions sont similaires. La majorité de ces édifices a été restauré et a retrouvé son aspect initial. La partie commerciale de la rue Queen, construite en grande partie entre 1813 et 1840, présente les caractéristiques familières des rues commerciales de cette époque. Elle se démarque des paysages urbains ultérieurs du XIXe siècle par ses façades individualisées et la différence marquée entre les édifices.

Les résidents de Niagara-on-the-Lake ont été parmi les premiers groupes de citoyens au Canada à militer en faveur de la restauration de leur patrimoine bâti. La Société historique de Niagara, créée par les résidents en 1896, a collectionné des objets et des documents associés à l'histoire locale, et a publié des histoires locales. À partir du milieu des années 1950, certains citoyens ont commencé à restaurer des propriétés privées pour leur rendre l'apparence qu'elles avaient au XIXe siècle et pour promouvoir la conservation. En 1962, ils ont formé la Fondation Niagara, un groupe local de pression et de collecte de fonds voué à la préservation des points d'intérêt de la ville. Niagara-on-the-Lake a été une des premières municipalités de l'Ontario à nommer un comité consultatif pour la conservation architecturale local chargé de prodiguer des conseils au sujet du patrimoine local. La ville a été désignée Arrondissement de conservation du patrimoine en 1986.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J Butterill, 1993
Lieu historique national du Canada Osgoode Hall
Toronto, Ontario

Osgoode Hall est un majestueux édifice de style palladien, construit en plusieurs étapes au milieu du XIXe siècle. Il est entouré de pelouses et séparé de la rue par une clôture en pierre et en fer forgé au portail ouvragé. L'édifice et son terrain occupent tout un pâté de maisons du quartier des affaires au centre-ville de Toronto.

Osgoode Hall a été désigné lieu historique national en 1979 parce qu'il est représentatif du système judiciaire en Ontario et du rôle qu'il a joué pour protéger de l'extradition les réfugiés du « chemin de fer clandestin. » Sa valeur patrimoniale a également trait au fait qu'il est un des trésors architecturaux et historiques du Canada.

Depuis sa construction en 1832, Osgoode Hall sert de siège social au Barreau du Haut-Canada, l'organisme directeur de la profession juridique en Ontario. Il a été baptisé en l'honneur de William Osgoode, premier juge en chef du Haut-Canada. À titre de siège social d'une société juridique, il met à la disposition des juristes praticiens depuis 1832 une bibliothèque, une salle à manger et des salles d'études. Au XIXe siècle, il a aussi fourni des chambres aux étudiants en droit. De 1889 à 1974, le Barreau a tenu à Osgoode Hall une école de droit, qui était jusqu'en 1959 la seule de la province. Il gère encore à Osgoode Hall le cours d'admission au barreau de l'Ontario. Depuis 1846, Osgoode Hall sert aussi de palais de justice aux cours provinciales supérieures. À ce titre, de nombreuses causes importantes y ont été entendues. En 1874, la Province est devenue propriétaire d'une partie de l'édifice, le Barreau demeurant propriétaire de l'aile est et de la Grande bibliothèque. On a apporté de nombreuses additions et modifications au bâtiment au cours des XIXe et XXe siècles, pour répondre à l'accroissement du Barreau et du système judiciaire.

La célèbre cause John Anderson a été entendue au palais de justice d'Osgoode Hall en 1861. Ce jugement a créé une jurisprudence interdisant l'extradition vers les États-Unis des réfugiés qui en provenaient. Ceci a protégé les réfugiés du « chemin de fer clandestin » d'être renvoyés chez eux comme esclaves en fuite.

Sur le plan architectural, Osgoode Hall offre une combinaison de caractéristiques des styles palladien et néo-classique du milieu du XIXe siècle. Le bâtiment originel a été construit de 1829 à 1832 sur des plans de John Ewart, aidé du Dr. W.W. Baldwin. Le caractère inhabituel du plan et des façades de l'édifice provient des nombreuses additions effectuées ultérieurement par divers architectes. De 1844 à 1846, on a ajouté une aile centrale et une aile ouest, d'après des plans de Henry Bower Lane, créant ainsi la configuration de base de l'édifice actuel. Lors des rénovations réalisées par Cumberland & Storm en 1857, on a remplacé l'aile centrale et ajouté d'autres importantes composantes structurelles et décoratives. En 1865, on a ajouté une école de droit à l'arrière de l'aile est, d'après des plans de William Storm. Puis, on a continué pendant tout le XXe siècle à faire d'autres ajouts et modifications au bâtiment.

Mis à part ses liens appréciés avec le droit et avec le système judiciaire provincial, Osgoode Hall est reconnu pour sa présence imposante dans la rue Queen, et pour ses espaces intérieurs ouvragés. Ceux-ci comprennent la Grande bibliothèque, la Rotonde, et la salle à manger avec lambris de bois pour les membres du Barreau. La firme Hamilton & Son, de la fonderie St. Lawrence de Toronto, a construit la clôture et les portails en fer forgé qui entourent la propriété.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991
Lieu historique national du Canada Our Lady of the Immaculate Conception
Guelph, Ontario

Prenant leur inspiration des cathédrales médiévales françaises, les tours jumelles de cette grande église en pierre se dressent au-dessus du centre-ville de Guelph (Ontario). L’église, pièce maîtresse d’un ensemble d’édifices de culte et d’enseignement catholiques, est bien située au sommet d’une colline. Ses caractéristiques s’inspirent du style néo-gothique français, comprenant une façade avec des tours jumelles, une grande rosace et une abside polygonale ainsi que des chapelles en étoile.

Contrairement à la période précédente du néo-gothique religieux qui imposait aux architectes de suivre des précédents jugés corrects, le style néo-gothique de la grande époque victorienne les laissait libres de s’inspirer de divers pays et de diverses périodes, tout en respectant certains principes établis quant à la composition et à la structure. Comme beaucoup d’églises conçues par des architectes anglophones à la fin du XIXe siècle, la conception de Our Lady of Immaculate Conception démontre la forte influence du style néo-gothique français. Conçue par Joseph Connolly, principal architecte de l’Église catholique de l’Ontario, Our Lady of Immaculate Conception incorpore des éléments architecturaux néo-gothiques français tels que la façade avec des tours jumelles, les rosaces et une abside polygonale avec des chapelles en étoile. L’église, qui a été construite entre 1876 et 1888 et dont les tours ont été terminées en 1925–1926, est considérée comme l’œuvre majeure de Joseph Connolly.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2004
Lieu historique national du Canada du Palais-de-Justice-du-Comté-de-Frontenac
Kingston, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Palais-de-Justice-du-Comté-de-Frontenac est un édifice monumental en pierre calcaire, de style néo-classique, construit au milieu du XIXe siècle. Son imposant portique à colonnes et son dôme dominent un vaste parc qui s’étend jusqu’au rivage du lac Ontario. Il est situé au centre de la ville de Kingston, dans un quartier résidentiel datant du XIXe siècle, qui jouxte l’Université Queen’s.

Le palais de justice du comté de Frontenac est représentatif des palais de justice monumentaux conçus et érigés en Ontario après 1850. L’adoption de la Municipal Act qui conférait aux autorités de comté des pouvoirs accrus a justifié la construction de vastes palais de justice répondant aux besoins des nombreuses fonctions des comtés. Le palais de justice du comté de Frontenac est l’un des derniers exemples de palais de justice érigés pendant la grande période de construction des palais de justice, entre 1852 et 1856. Conçu par l’architecte Edward Horsey, l’édifice possède une façade élaborée, composée d’un portique central flanqué d’ailes et coiffé d’une coupole avec dôme. Le mélange d’éléments architecturaux d’inspiration italienne et classique est représentatif des bâtiments judiciaires de l’Ontario du milieu du XIXe siècle. Détruit par un incendie, le palais de justice a été reconstruit en 1874 par l’entrepreneur George Newlands, selon les plans de l’architecte John Power. Le seul changement extérieur important est le dôme central, plus haut et plus imposant.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Palais-de-Justice-des-Comtés-de-Leeds-et-de-Grenville
Brockville, Ontario

Le palais de justice des comtés de Leeds et de Grenville est un édifice monumental situé en évidence en haut de la place historique de la ville de Brockville (Ontario). La place, aménagée sur une colline et bordée d’églises et d’édifices à l’architecture officielle de bâtiments publics, donne sur le centre historique et le fleuve Saint-Laurent. Le palais de justice, de style classique britannique, est un édifice en pierre symétrique, avec une façade principale qui comprend un bloc central avec un portique flanqué de deux ailes identiques.

Le palais de justice des comtés de Leeds et de Grenville a été désigné lieu historique national du Canada en 1966 parce qu’il s’agit de l’un des palais de justice de district les plus grandioses du Haut-Canada et parce qu’il abrite sans problème les divers locaux d’une salle d’audience, de bureaux et d’une prison, tout en présentant des proportions extérieures classiques et monumentales.

Le palais de justice des comtés de Leeds et de Grenville actuel est un édifice néoclassique imposant, conçu par le célèbre architecte torontois John Howard et construit par Benjamin Chaffey, entrepreneur local, entre 1842 et 1844. L’édifice, conçu comme structure polyvalente, a été agrandi et rénové, mais il garde l’aménagement original des locaux d’une prison et d’un tribunal. En rassemblant les fonctions de palais de justice, de bureau et de prison, le comté a réuni les fonds de deux programmes distincts, soit des administrations civile et judiciaire. Résultat, l’édifice est plus grand et plus complexe que si deux bâtiments distincts avaient été construits. L’aile ouest a été ajoutée en 1888, tandis que la maison du gardien, sur l’aile est, date de 1898.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Palais-de-Justice-du-Comté-de-Middlesex
London, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Palais-de-Justice-du-Comté-de-Middlesex est une structure imposante située sur un terrain de 1,6 hectare à London, en Ontario. Bâti en 1827, il constitue l’un des premiers exemples du style néogothique, sa construction précédant même celle du premier édifice important de ce style en Angleterre, les Chambres du Parlement (1840-1865). Même si des rénovations importantes ont été effectuées durant les années 1880, l’édifice conserve son style néo-gothique romantique d’origine, caractérisé par sa tour centrale, ses tours octogonales, son crénelage, ses fenêtres en lancette et ses larmiers.

En 1793, John Graves Simcoe, premier lieutenant-gouverneur du Haut-Canada, réserve un endroit aux fourches de la rivière Thames pour y établir la capitale de la province. Même si la ville de York (Toronto) est finalement choisie comme capitale, le gouvernement conserve l’endroit à des fins publiques. En 1800, le District de London est créé dans le sud-ouest du Haut-Canada. Un an plus tard, Thomas Talbot, qui avait accompagné Simcoe en tant que son secrétaire particulier durant sa tournée d’inspection de la province en 1793, reçoit une vaste concession de terres dans le nouveau district après son immigration dans le Haut-Canada. Talbot consacre les 40 années suivantes à promouvoir la colonisation dans une vaste région du sud-ouest de l’Ontario, le long des rives du lac Érié, connue sous le nom de l’établissement Talbot.

En 1826, le parlement du Haut-Canada choisit le site des fourches de la rivière Thames pour y fonder le siège du district et commande le plan cadastral de la ville de London. En 1827, une commission appelé le « Court House Building Committee », sous la direction de Talbot, entreprend la construction d’un palais de justice et d’une prison au siège du district à London. Conçue par l’architecte John Ewart de York, l’impressionnante structure de style néogothique est terminée au début de 1829. En 1846, une section distincte est annexée sur le côté ouest pour y établir la prison. En 1878, l’aile est du bâtiment est ajoutée, de même que l’imposante tour centrale. En 1911, une bibliothèque de droit est ajoutée dans la partie sud de l’édifice.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1990
Lieu historique national du Canada du Palais-de-Justice-du-District-de-Niagara
Niagara-on-the-Lake, Ontario

Situé sur la principale artère de Niagara-on-the-Lake, le lieu historique national du Canada du Palais-de-Justice-du-District-de-Niagara est un bel édifice de pierre de style classique. Son classicisme se révèle dans sa facture symétrique et ses détails tels que son fronton central, son porche à colonnes, son assise de ceinture et ses tours de fenêtres. Les espaces intérieurs conservés reflètent les diverses fonctions auxquelles l’édifice était destiné.

Le Palais de justice du district de Niagara marque une étape de la transition vers des édifices publics plus imposants et plus sophistiqués construits après 1850. Sa plus vaste échelle découle de la volonté de lui attribuer une gamme étendue de fonctions. Outre son rôle de palais de justice, ses bureaux et ses geôles, le Palais de justice du district de Niagara abritait également un hôtel de ville et un marché. Les structures ont été conçues par William Thomas, un architecte de stature nationale, maîtrisant bien divers styles classiques.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Catherine Beaulieu, 2010.
Lieu historique national du Canada du Parc-des-Édifices-du-Parlement
Ottawa, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Parc-des-Édifices-du-Parlement est situé bien en vue sur la rue Wellington, en surplomb de la rivière des Outaouais, au centre-ville d’Ottawa, en Ontario. Le lieu comprend les quatre édifices du Parlement (l’édifice du Centre, l’édifice de l’Est, l’édifice de l’Ouest et la Bibliothèque) de même que les jardins qui ceinturent ces édifices. Les terrains avoisinants sont aménagés avec des plates-bandes, des arbres matures, une terrasse surélevée, des voies d’accès, et comptent de nombreux monuments commémoratifs de même que des statues de tailles et de styles variés. Le lieu comprend également plusieurs bâtiments auxiliaires construits récemment derrière l’édifice de l’Ouest.

Construits selon le style néo-gothique entre 1859 et 1865, les édifices du Parlement furent conçus pour accueillir le gouvernement des provinces unies du Haut et du Bas-Canada. Les édifices furent ainsi occupés pour une toute première fois en 1865 par le nouveau gouvernement, et suite à la confédération en 1867, ils devinrent l’adresse permanente de la Chambre des communes, du Sénat et des bureaux des ministères du nouveau Dominion du Canada. Dans la foulée de ces changements institutionnels, il devint important de faire aménager les terrains avoisinants.

En 1873, le ministère des Travaux publics demanda à Calvert Vaux, paysagiste de renom de New York, un plan d’aménagement des terrains de la colline du Parlement. Remplaçant le projet du designer anglais Marshall Wood, le plan de Vaux est exécuté au cours de la deuxième moitié des années 1870. L’aménagement imaginé par Vaux met en valeur la dénivellation entre l’édifice du Centre et ceux de l’Est et de l’Ouest grâce à une terrasse surélevée comportant des baies en saillie et des escaliers. Trois escaliers relient les deux paliers; de chaque côté, des rampes tournantes mènent à l’entrée principale de l’édifice du Centre. L’aménagement comporte également diverses voies d’accès afin de faire le lien entre les édifices du Parlement et les édifices ministériels. Des petites plates-bandes géométriques, des allées diagonales et une place centrale agrémentée d’une fontaine ornent aussi les pelouses.

Parallèlement aux travaux d’aménagement visant à concrétiser le projet de Calvert Vaux, d’autres travaux ont également été réalisés afin d’aménager des jardins moins classiques ainsi que la Promenade des amoureux au nord des édifices, selon la vision de Thomas Scott, architecte principal du ministère des Travaux publics. Même si on discerne toujours l’aménagement réalisé par Vaux, il a aujourd’hui été en grande partie remplacé par de nouveaux aménagements. Par exemple, la fontaine et les allées diagonales ont disparu, et des arbustes cachent le contour ciselé du mur de soutènement de la terrasse. De plus, quatorze statues supplémentaires ont été élevées dans les jardins depuis l’époque de Vaux. La première statue construite derrière les édifices rendait hommage à sir George-Étienne Cartier; elle a été dévoilée en 1885. S’y sont ajoutées les statues de sir John A. MacDonald, en 1895, ainsi que celles d’Alexander Mackenzie et de la reine Victoria, en 1901. Des allées, des plates-bandes et une maison d’été ornementale ont également été aménagés à l’arrière des édifices au cours des années qui ont suivi, mais les plates-bandes et la maison d’été ont été détruites pour faire place à un parc de stationnement, à l’instar d’une bonne partie de l’aménagement paysager d’origine. Le parc des édifices du Parlement est souvent le théâtre de célébrations nationales et de l’expression de la démocratie.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1992
Lieu historique national du Canada du Parc-Provincial-Algonquin
Nipissing, Ontario

Le parc provincial Algonquin a été créé en 1893. Il est situé dans le Bouclier canadien, au nord-est de Toronto et au nord-ouest d'Ottawa. Le terrain montagneux et très boisé, se trouve au milieu de cinq grandes rivières et de nombreux petits lacs. La reconnaissance officielle englobe une superficie de 7571 kilomètres carrés, dont 15 % sont des plans d'eau, ainsi que les divers bâtiments, structures, chaussées et sentiers qui s'y trouvent.

Le parc provincial Algonquin a été désigné lieu historique national en 1992 car il a tant apporté à la gestion de parc, il a été le premier parc à bénéficier du programme d'interprétation de parc et il a contribué de si belle façon à faire connaître le Canada aux Canadiens, grâce aux oeuvres des artistes, comme ceux du Groupe des Sept, qu'il a inspiré.

La valeur patrimoniale du parc se trouve dans son paysage culturel qui englobe une vaste zone naturelle de forêts et d'eau où vivent une flore et une faune indigènes, dans ses structures favorables aux loisirs des vacanciers et dans son illustration de la gestion de parc.

Créé en 1893, le parc Algonquin a été le premier parc provincial du Canada. Proposé à l'origine par Alexander Kirkwood du Ontario Department of Crown Lands pour préserver les cours d'eau majeurs et protéger la faune et les forêts. Le parc a largement dépassé ces objectifs.

Les techniques de gestion mises au point au parc Algonquin ont été appliquées à des parcs provinciaux et nationaux partout au Canada. Le parc a servi de banc d'essai pour l'étude de questions complexes comme la protection de la nature par opposition à la promotion des loisirs et la conservation des forêts par opposition à l'exploitation forestière. Le parc reflète les trois motifs de sa création : réserve forestière; réserve de chasse et pêche; et station thermale et terrain d'attractions pour l'agrément des Ontariens. Les techniques de gestion des forêts ont misé sur l'établissement des règlements visant l'exploitation forestière; la prévention et le contrôle des incendies et le reboisement assisté. Les politiques sur la gestion de la faune ont soit carrément interdit la chasse et la pêche dans le parc, soit limité ou soumis ces activités à un système de permis. Diverses autres politiques de conservation et d'intervention en la matière ont également été mises en oeuvre. Différentes installations ont été construites pour accueillir visiteurs et vacanciers.

Le programme d'interprétation de parc a été inauguré au parc Algonquin dans les années 1940 par le biologiste J.R. Dymond du Musée royal de l'Ontario et par la suite a été utilisé dans d'autres parcs à travers le Canada. Un musée du parc, crée en 1958, a présenté des expositions sur la faune et la flore du parc et a accueilli des naturalistes qui y ont donné des conférences.

Les rives rugueuses des lacs du parc et les pentes boisées attirent les propriétaires des chalets, les touristes, les artistes et les amateurs de la nature, en créant une ambiance chaleureuse pour le parc dans la province et dans tout le pays. Le chemin de fer, construit en 1896 pour assurer l'accès au parc, a donné le coup d'envoi à la construction des installations récréatives et à la promotion du parc. Des compagnies ferroviaires et d'autres entreprises privées ont érigé des hôtels et des pavillons; des particuliers ont construit des chalets d'été sur des terrains loués à bail; et la direction du parc a marqué, cartographié et entretenu les voies d'eau internes, les portages et les emplacements de camping pour canoteurs et adeptes du camping sauvage. Après la construction des routes dans le parc, des installations pour les roulottes de camping et la navigation de plaisance ont été ajoutées. La beauté sauvage du parc Algonquin a inspiré bien des artistes, notamment des membres du Groupe des Sept, qui par leurs oeuvres ont ajouté à la réputation du parc.

Lieu historique national du Canada du Parkhill
Parkhill, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Parkhill est situé près du Parkhill, en Ontario. Ce site archéologique était jadis un établissement Paléo-Indien sur une ancienne rive de lac, représentant le niveau du lac Huron bien avant l’époque moderne. Aujourd’hui situé sur une plaine cultivée, le site s’étend sur près de 0,5 hectares (1,2 acres) juste au nord du Parkhill Creek. Le sol densément argileux contient des vestiges archéologiques remontant à une période de 8800- 7800 Av. J.C., époque à laquelle le site s’établissait sur la rive de l’ancien lac glacial Algonquin. Il s’agit du plus ancien site Paléo-Indien d’habitation répertorié en Ontario.

Le lieu historique national du Canada du Parkhill est exceptionnel non seulement à cause de l’importante quantité de pointes rainurées qu’on y a découvertes et de sa taille substantielle, mais également parce qu’il constitue le seul site d’occupation Paléo-Indienne de la région des Grands Lacs. Mesurant environ 243 mètres de large par 495 mètres de long, le site possède l’une des plus vastes collections d’artéfacts Clovis de tous les sites connus. Aucun autre site ontarien connu n’a produit autant de pointes rainurées que Parkhill. On croit que le site jouissait d’une exposition bien abritée au sud près d’un cours d’eau tributaire et d’une forêt de pins et d’épinettes. Ce lieu offrait probablement un riche environnement entre la rive de l’ancien lac et la plage fossile. La richesse du site est digne de mention de même que la vaste gamme de types d’outils qu’on y a retrouvée, laquelle comprend des pointes, des galets aménagés bifaciaux, des grattoirs, des couteaux, des gravoirs, un taret à rainures et d’importantes quantités d’éclats et de débitage.

©Harold Clark Photography
Lieu historique national du Canada Parkwood
Oshawa, Ontario

Parkwood est un grand domaine résidentiel développé de 1915 à 1940 par le colonel R.S. McLaughlin, un industriel canadien, et par sa femme Adelaide Louise Mowbray McLaughlin. Le domaine se compose d'une grande résidence de deux étages et demi en maçonnerie de style Beaux-Arts, entourée d'un terrain paysagé très ouvragé de 4,8 hectares, et de bâtiments secondaires. L'intérieur de la résidence est richement décoré selon des styles convenant aux fonctions de chaque espace, et il contient une collection très riche en ameublement d’époque, en beaux-arts et en arts décoratifs. Les bâtiments secondaires du domaine comprennent la maison du gardien, les garages, une maison de thé/belvédère, et de grandes serres. Des haies bien fournies délimitent les diverses zones de la propriété (cour d'entrée, terrains récréatifs, zone de services, et secteurs de l'écurie et de la ferme), tout comme les aires de jardins individuels. Les grands jardins officiels comprennent un jardin en contrebas avec un pavillon japonais, un jardin italien clôturé avec un bassin de plantes aquatiques, une grande pelouse qui descend en pente majestueuse à l’avant avec une terrasse, et les jardins du sentier menant à la maison d'été, un court de tennis, un jardin blanc monochrome, une roseraie, un jardin de fleurs à couper, un verger et un jardin d'eau de style Art déco. Le domaine, qui occupe tout un pâté de maisons de la ville, est bordé d'un mur sur le devant de la propriété et d'une clôture en bois le long les trois autres côtés. Il est situé au centre de la ville d'Oshawa, en Ontario.

Le lieu historique national du Canada Parkwood, le domaine du colonel Sam McLaughlin, revêt une importance nationale à cause de la maison, avec sa collection d'ameublement et d'art décoratif d'époque, et de son terrain, notamment ses jardins classiques. La succession d'architectes renommés associés à ce domaine lui confère un attrait supplémentaire.

Le domaine Parkwood est un des plus beaux exemples qui subsistent, pratiquement intact, de conception architecturale et paysagère canadienne, et d'ameublement et d'art décoratif d'époque datant de l'entre-deux-guerres. La résidence principale, conçue par les architectes canadiens Frank Darling et John Pearson, est influencée par le style Beaux-Arts américain. Ses jardins combinent adroitement les traditions britannique et nord-américaine, comme l'attestent l'utilisation des espaces, des plantations, de la végétation, du mobilier de jardin, et les liens visuels entre les divers éléments.

Le domaine Parkwood témoigne du rôle prépondérant que R. Samuel McLaughlin a joué au sein de l'élite sociale et d'affaires du Canada dans la première moitié du XXe siècle. Les modifications apportées par le colonel McLaughlin et sa femme, Adelaide Louise Mowbray McLaughlin, pendant les 55 ans où ils l'ont habité, contribuent largement à l'opulence de ce domaine, qui illustre la vie d'une famille canadienne riche et privilégiée.

La planification, la conception et la construction de Parkwood sont l'œuvre de plusieurs architectes, architectes paysagers, artistes et ouvriers spécialisés renommés du pays, qui l'ont réalisé de 1915 à 1940. Darling & Pearson, le cabinet d'architectes le plus en vue du Canada à l'époque, a réalisé les plans de la résidence principale de 55 pièces, et coordonné la conception intégrale du domaine, avec ses nombreux bâtiments annexes. Les architectes paysagers William E. Harries et Alfred V. Hall ont dirigé les premières modifications apportées au terrain suite à son achat par McLaughlin. Howard Burlingham Dunnington-Grubb et Lorrie Alfreda Dunnington-Grubb, les horticulteurs et architectes paysagers les plus renommés du Canada, ont agrandi ces jardins dans les années 1920. On y a notamment installé des statues sculptées par Frances Loring et Florence Wyle, des artistes de Toronto. John Lyle a dessiné le magnifique jardin d'eau de style Art déco, aménagé en 1935-36, et George Tanaka a conçu en 1963 le jardin japonais situé dans une des serres du domaine.

La résidence et les jardins contiennent encore un grand nombre d'oeuvres et d'objets d'art ainsi que de pièces de mobilier ramassés par les McLaughlin, qui complètent la conception et la décoration du domaine et ajoutent à sa magnificence. On y trouve notamment un mobilier et des accessoires de chambre à coucher de style Art déco conçus par John Lyle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1995
Lieu historique national du Canada du Pavillon Aberdeen
Ottawa, Ontario

Le pavillon Aberdeen, qui combine harmonieusement le sens pratique et la fantaisie, exprime l'esprit de la foire. Son espace intérieur volumineux, bien éclairé par de nombreuses fenêtres, est idéal pour des expositions de toutes sortes, tandis que son extérieur extravagant composé d'un toit décrivant une courbe majestueuse, d'un dôme, de tours cornières et d'ornements classiques, personnifie l'atmosphère de fête créée par une foire. L'édifice est situé au milieu du parc Lansdowne, sur le champ de foire du centre-ville d'Ottawa.

Le pavillon Aberdeen a été désigné lieu historique national du Canada parce qu'il s'agit du seul bâtiment d'exposition de grandes dimensions du XIXe siècle préservé au Canada.

Ce grand bâtiment d'exposition a été bâti en 1898 par la Dominion Bridge Company, pour l'Association de l'exposition du Canada central. Ce bâtiment, conçu par l'architecte d'Ottawa Moses C. Edey, a été baptisé d'après le comte d'Aberdeen, Gouverneur général en titre, fervent supporteur du mouvement des foires agricoles. Ce bâtiment, également connu sous le nom de Palais bovin, est le plus ancien exemple d'édifice de ce type au Canada. L'ornementation ouvragée en métal pressé et le mélange fantaisiste de motifs classiques et agricoles du bâtiment évoquent à la fois l'esprit de fête et le caractère sérieux des foires du XIXe siècle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada 1988
Lieu historique national du Canada du Pavillon-d'Information-Touristique-de-Thunder Bay
Thunder Bay, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Pavillon-d'Information-Touristique-de-Thunder Bay, qui est un des premiers bureaux d’information touristique ouverts, a été construit à partir d’un dessin novateur inspiré d’un mélange des styles architecturaux classique et asiatique. Il a une structure octogonale en brique, entourée d’une véranda, un toit en forme de pagode surmonté d’une coupole et une entrée à fronton surmontée d’un castor gravé. Il est situé en bas de la route Red River et de la rue Water, près de l’eau, le long du chemin de fer historique, dans le quartier Port Arthur du centre-ville de Thunder Bay.

Le pavillon d’information touristique de Thunder Bay a été dessiné par l’architecte local H. Russell Halton et construit par la Commission industrielle de Port Arthur en 1909. C’est l’un des premiers bureaux d’information touristique conçus pour attirer l’attention de tous ceux qui traversaient Port Arthur, en train ou en bateau, afin de vanter les avantages de la ville en tant que centre industriel et touristique à une époque où sa voisine et rivale, Fort William, devenait un carrefour des transports de plus en plus important. Le pavillon a continué de servir de bureau d’information touristique jusqu’à ce que le déclin du trafic ferroviaire rende son avenir incertain. En 1986, il a été fermé et son avenir est resté incertain jusqu’à sa restauration en tant que local patrimonial.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Erica Lenton, 2008
Lieu historique national du Canada des Peintures-Rupestres-Mazinaw
Bon Echo Provincial Park, Ontario

Situé à la confluence des lacs haut Mazinaw et bas Mazinaw, dans le Parc provincial Bon Echo, le lieu historique national du Canada des Peintures-Rupestres-Mazinaw constitue une vaste collection de symboles pictographiques dessinés sur la surface d’une falaise s’élevant abruptement à partir de la rive du lac.

Les recherches archéologiques sur le site ont commencé dès 1895 et se sont poursuivies périodiquement jusqu’à présent. Ce lieu est sans rival quant à la complexité et à la taille et il ne fait aucun doute que l’aspect dramatique de la grande falaise qui se dresse ici, surgissant audacieusement des eaux du lac, a déterminé son choix comme lieu d’expression artistique pictographique.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Butterill, 1994
Lieu historique national du Canada du Pénitencier-de-Kingston
Kingston, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Pénitencier-de-Kingston est situé dans la banlieue ouest de la ville de Kingston, en Ontario, sur le côté est du port de Portsmouth. De l’extérieur, le mur massif en pierre et la porte nord constituent un point de repère intimidant et mémorable. Un groupe de bâtiments en pierre classiques datant du début du XIXe siècle, y compris un bloc cellulaire d’origine, subsiste encore dans l’enceinte de l’établissement.

La valeur patrimoniale du Pénitencier de Kingston réside dans son illustration de la conception et de la construction d’une prison par la lisibilité de son paysage culturel pénitentiaire du XIXe siècle, sa taille, son plan fidèle à la philosophie d’Auburn, son architecture inspirée du style néo-classique, son emplacement et sa situation géographique. La valeur réside aussi dans l’excellence architecturale des premiers bâtiments pénitentiaires, leur conception esthétique et fonctionnelle, les matériaux d’origine, le savoir-faire et la composition.

Le pénitencier de Kingston, inauguré en 1835, est le plus ancien établissement correctionnel du Canada. Son plan d’ensemble, avec l’entrée principale imposante menant à un pavillon cellulaire en forme de croix et à trois ateliers à l’arrière, a servi de modèle aux autres prisons fédérales pendant plus d’un siècle. William Powers, sous-directeur du pénitencier d’Auburn en Pennsylvanie, a fourni des plans pour les bâtiments à l’intérieur de l’enceinte – un impressionnant ensemble architectural de structures érigées dans le style classique du XIXe siècle. Les bâtiments ont été construits en pierre de la région, en grande partie par les prisonniers, selon les plans des architectes et construteurs John Mills, William Coverdale et Edward Horsey. Les éléments d’origine comprennent l’aile sud (1834-1835), l’aile nord (1836-1840), l’aile est (1836-1857), l’aile ouest (1838-57), la cuisine et le réfectoire (1839-1841), l’hôpital (1847-1849) et la rotonde (1859-1861).

Le pénitencier de Kingston a occupé jusqu’à 80 hectares (200 acres), un site qui comprenait les 4 hectares (10 acres) des bâtiments de la prison, une série de carrières de pierre et une ferme qui permettaient de subvenir aux besoins de l’établissement pénitentiaire. Au fil des années, certains biens connexes ont été cédés et les structures dans l’enceinte de la prison ont subi des modifications; toutefois, les éléments essentiels du plan initial du pénitencier demeurent visibles.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, B. Morin, 1993
Lieu historique national du Canada des Pétroglyphes-de-Peterborough
Otonabee-South Monaghan, Ontario

Situé dans le Parc provincial Petroglyphs, le lieu historique national du Canada des Pétroglyphes-de-Peterborough, représente une vaste étendue de marbre de surface située dans un environnement forestier à Peterborough (Ontario.) On trouve, gravées dans le marbre, des centaines de formes humaines et animales réalistes ainsi que de nombreuses représentations abstraites et symboliques qui ont été inscrits entre 900-1400 ans.

Situé sur un affleurement de marbre blanc du Bouclier canadien, le site des Pétroglyphes de Peterborough représente l’une des plus importantes concentrations de gravures sur roche préhistorique au Canada. Des centaines d’images d’une vaste gamme de formes animales et humaines ainsi que des représentations abstraites et symboliques témoignent éloquemment de la vie spirituelle et intellectuelle des indiens Algonquins qui les ont gravées entre 900 - 1400 de notre ère. Le site est un lieu sacré et un monument à leur sens artistique et à leur sensibilité.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2005


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Phare-et-du-Blockhaus-de-l'Île-Bois-Blanc
Bois Blanc Island, Ontario

Blockhaus en bois partie des ouvrages de défense du fort Malden; 1839; points d'attaque des rebelles canadiens et de leurs sympathisants américains; janvier 1838.

Le lieu historique national du Canada du Phare-et-du-Blockhaus-de-l’Île-Bois-Blanc se trouve sur l’île Bois Blanc, dans la rivière Detroit, près d’Amherstburg, en Ontario. Le lieu compte un blockhaus carré en bois de même qu’un phare en calcaire de style impérial datant des années 1830. Les deux bâtiments se trouvent à l’extrémité sud de l’île Bois Blanc.

L’île Bois Blanc fut proposé comme lieu de défense stratégique pour la première fois par le lieutenant-colonel Gother Mann lorsque les Anglais préparaient l’établissement de nouveaux postes pour remplacer ceux perdus aux mains des Américains pendant la Révolution américaine. En 1837, le gouvernement du Haut-Canada a autorisé la construction d’un phare sur la pointe sud de l’île, dans le but de faciliter la navigation maritime sur la rivière Detroit. Après le déclenchement des Rébellions de 1837, des volontaires de la milice ont occupé le territoire de l’île Bois Blanc en vue de protéger l’endroit des rebelles canadiens et de leurs sympathisants américains. Le 8 janvier 1838, ces derniers s’emparent de la goélette Anne et ont navigué sur la rivière Detroit jusqu’à l’île Bois Blanc. Les miliciens, craignant alors que ce déplacement vers l’île Bois Blanc ne soit qu’une diversion des rebelles pour attaquer Amherstburg, ont décidé de quitter l’île. Les forces rebelles ont débarqué à la pointe sud de l’île et ont établis un camp près du phare. Le 9 janvier, ils sont repartis à bord de la goélette Anne, mais s’échouent au sud d’Amherstburg. Tous les rebelles à bord de la goélette furent alors capturés par la milice. Les autres rebelles, demeurés sur l’île, ont décidé aussitôt de se replier.

Après le raid, les Anglais ont reconstruit le fort Malden, maintenant un lieu historique national du Canada, et le lieutenant-colonel Richard Airey, craignant une nouvelle attaque des rebelles, a proposé à ses hommes d’établir d’autres postes de défense sur l’île Bois Blanc. Trois blockhaus ont été construits en 1839 et ont été occupés par les troupes britanniques jusqu’en 1858, année au cours de laquelle les terres ont été offertes en location à des particuliers.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, A. Powter, 1997
Lieu historique national du Canada du Phare-de-la-Point-Abino
Crystal Beach, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Phare-de-la-Point-Abino est un phare de béton aux proportions élégantes et aux ornements classiques, situé à l'extrémité est du lac Érié, près de Crystal Beach et de la ville de Fort Erie. Conçu dans le style néo-classique tardif, le phare présente une volumétrie carrée, légèrement effilée élevé par une base rectangulaire d’un étage coiffé d’un toit plat. Le phare est construit juste au-delà de la rive, à laquelle il est relié par une jetée en béton légèrement surélevée menant à la maison du gardien située sur la terre ferme.

La valeur patrimoniale du phare de Point Abino a trait aux qualités architecturales et fonctionnelles de la tour et à son emplacement par rapport à l'ancienne maison du gardien. William P. Anderson a conçu le phare de Point Abino. Il a été construit entre 1917 et 1918 par le ministère canadien de la Marine et des Pêcheries pour aider à la navigation à l'extrémité est du lac Érié. Sa conception de style néo-classique, en harmonie avec les maisons d'été d'Américains avoisinantes, était plus élaborée que celle de la plupart des phares canadiens. L'ancienne maison du gardien, située dans un endroit discret, est un bungalow de style Arts-and-Crafts qui cadre avec le site. Le phare fonctionne depuis sa mise en service, mais aujourd'hui il est automatisé et on peut le visiter.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Phare-de-la-Pointe-Clark
Amberly, Point Clark, Ontario

Tour et maison du gardien de phare de l'époque de l'Empire britannique (1859).

Le lieu historique national du Canada du Phare-de-la-Pointe-Clark est une tour en pierre haute de 26,5 mètres (87 pieds) qui s’élève sur un promontoire rond surplombant la rive est du lac Huron entre Sarnia et Tobermory, en Ontario. La tour effilée est coiffée d’une lanterne en fonte à 12 versants avec un toit en dôme, et l’extérieur est revêtu de pierre calcaire rustiquée blanchie à la chaux. Le phare de la pointe Clark est entouré d’un entrepôt en bois et de l’ancienne maison du gardien de phare, laquelle est aujourd’hui un musée.

La valeur patrimoniale du phare de la pointe Clark réside dans la qualité et l’intégralité de sa forme physique, sa lanterne distinctive, son emplacement et son activité ininterrompue depuis 1859. Connu sous le nom de tour impériale, le phare a été construit entre 1856 et 1859 par l’entrepreneur John Brown pour le compte du ministère des Travaux publics. Marquant l’emplacement d’un dangereux haut-fond dans le lac Huron, il assurait la sécurité de la navigation lié à l’accroissement du trafic commercial et voyageur sur le lac. La technologie utilisée pour l’appareil d’éclairage a évoluée au fil des années, et le mécanisme de rotation de la lanterne a été remplacé par un moteur électrique en 1953. Le site a été occupé par un gardien jusqu’au milieu des années 1960, lorsque la lumière a été automatisée. Le phare a été acquis par Parcs Canada en 1967 mais continue d’être exploité par la Garde côtière canadienne comme un aide de navigation.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2005
Lieu historique national du Canada du Phare-de-la-Pointe-Mississauga
Niagara-on-the-Lake, Ontario

Emplacement du premier phare des Grands Lacs, 1804.

Situé sur la berge de la rivière Niagara à Niagara-on the-Lake, en Ontario, le lieu historique national du Canada du Phare-de-la-Pointe-Mississauga marque l’emplacement du premier phare des Grands Lacs en 1804. On pense qu’il existe des vestiges archéologiques du phare au-dessous de ce qui est maintenant le bastion de mortiers est du lieu historique national du Canada du Fort-Mississauga, mais il ne subsiste aucun élément hors sol qui en témoigne.

La valeur patrimoniale du phare de la pointe Mississauga réside dans ses connotations historiques symbolisées par la plaque commémorative apposée à l’entrée ouest du Fort Mississauga.

Le phare de la Pointe Mississauga a été construit en 1804 par les maçons du 49e Régiment de Fantassins. Le phare comprenait une tour en pierre hexagonale et un bâtiment adjacent qui était la résidence du gardien. Endommagé pendant la bataille du fort George en 1813, le phare a été démoli par les Britanniques en 1814, alors qu’ils construisaient le fort Mississauga sur le même site. Selon la légende locale, les vestiges du phare auraient été intégrés à la tour du fort.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1990
Lieu historique national du Canada de la Pharmacie-de-Niagara
Niagara-on-the-Lake, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Pharmacie-de-Niagara est un magnifique exemple d'établissement commercial et de pharmacie de la fin du XIXe siècle. C'est un édifice blanc de plain-pied paré de planches à clins, de style géorgien. Il est situé sur la rue Queen, la principale rue commerciale de Niagara-on-the-Lake. Le bâtiment est caractérisé par une porte centrale avec une imposte en arche flanquée de deux grandes vitrines arquées. On l'identifie facilement grâce à son enseigne proéminente, ainsi que son pilon et son mortier en trois dimensions fièrement disposés au-dessus de la porte.

La pharmacie de Niagara a été désignée lieu historique national du Canada en 1968, car elle est un des rares exemples subsistants d’ancienne pharmacie.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de la Pharmacie-de-Niagara a trait au fait qu'elle illustre richement l'exploitation professionnelle et commerciale d'une pharmacie à l'époque de la Confédération. Elle est remarquable par sa forme extérieure, ses accessoires et aménagements intérieurs, ses matériaux d'origine de la fin du XIXe siècle, sa conception fonctionnelle, sa situation et son emplacement. La pharmacie de Niagara a été en opération au moins de 1866 à 1964. Ainsi, elle est une des plus anciennes pharmacies du Canada à avoir été exploitée sans interruption. Le bâtiment a été construit aux environs de 1820, puis il a été converti en pharmacie commerciale à la fin du XIXe siècle, comme l'attestent son intérieur et son extérieur. En 1969, elle a été acquise par la Fondation du patrimoine ontarien; elle a été restaurée, aménagée et a fait l’objet d’une interprétation pour la visite du public par l'Ontario College of Pharmacy.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Meryl Oliver, 2005


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Ian Doull, 1987
Lieu historique national du Canada de la Place-de-la-Confédération
Ottawa, Ontario

Situé au cœur de la Capitale nationale, le lieu historique national du Canada de la Place-de-la-Confédération est mieux connu des Canadiens et des Canadiennes comme l’emplacement du Monument commémoratif de guerre, avec le tombeau du soldat inconnu. La Place s’ouvre sur le terminus nord de la rue Elgin, immédiatement au sud-est de la Colline parlementaire, et constitue un espace ouvert urbain planifié où convergent les sphères commerciale, cérémoniale, et institutionnelle de la ville. Créée au début du XXe siècle sur le site d’un ancien district commercial, la Place est construite autour d’un pont permanent qui enjambe le canal Rideau et est encadrée par un groupe de bâtiments comprenant l’édifice Central, l’édifice Scottish-Ontario, le bureau de poste Central, l’édifice Langevin, l’édifice de l’Est des édifices du Parlement, le château Laurier, la gare Union (Grand Tronc) et le Centre National des Arts.

La valeur patrimoniale de cette place réside dans son rôle de lieu cérémonial et dans sa manifestation physique d’espace public inspiré du mouvement City-Beautiful, tel qu’illustré par son emplacement au cœur d’Ottawa. Il réside aussi dans le groupe éclectique de bâtiments d’âge, de fonction et de styles divers. Ce groupe de bâtiments comprend plusieurs lieux historiques nationaux du Canada désignés, comme le Centre National des Arts (1964-1969) le Château Laurier (1909-1912), l’édifice Langevin (1883-1912), l’édifice Central (1890) et la portion de l’édifice de l’Est des édifices du Parlement (1859-1865). De plus, la Place est érigée sur une partie d’un autre lieu historique national, le canal Rideau. Depuis le dévoilement en 1939 du présent Monument commémoratif de guerre, la Place est devenue le lieu de rassemblement des commémorations nationales du jour du Souvenir, afin de rendre hommage aux soldats du pays décédés à la guerre.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Historical Services Branch, Bryan Horton August 2009
Lieu historique national du Canada Pointe-au-Baril
Maitland, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Pointe-au-Baril est situé sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, près du village de Maitland, en Ontario. C’est dans ce chantier naval du XVIIIe siècle, dont il ne reste aucun vestige visible, que la marine française a construit et lancé les navires Iroquoise et Outaouaise, les dernières corvettes construites par la France dans les Grands Lacs. Le chantier naval a été construit près d’un fort en forme d’étoile qui abritait des casernes, des stocks de navires et des ateliers. Le chantier et le fort ont tous deux été abandonnés et détruits en 1760.

La France entreprend la construction du chantier naval de la pointe au Baril à l’automne 1758, pendant la guerre de Sept Ans. Plus tôt dans l’année, les forces du lieutenant-colonel britannique John Broadstreet avaient détruit le fort Frontenac et coulé toute la flotte française du lac Ontario. Dans l’espoir de reprendre le contrôle du lac, la France décide d’ériger un fort et un chantier naval sur la pointe au Baril, à partir desquels elle pourra armer une nouvelle flotte. Une importante force française sous les ordres du capitaine Pierre Pouchot arrive au fort en 1759 et termine la construction des corvettes Iroquoise et Outaouaise. Mais à l’été de cette même année, la capture imminente de la pointe au Baril force les Français à détruire les installations et à battre en retraite sur l’île Galop, située à proximité, où ils érigent le fort Lévis.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1988
Lieu historique national du Canada du Pont-Basculant-de-Smiths Falls
Smiths Falls, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Pont-Basculant-de-Smiths Falls est un des tout premiers ponts basculants en béton. Il a été construit au début du XXe siècle sur le canal Rideau pour le trafic ferroviaire. Érigé à proximité de la ville de Smiths Falls, il montre aujourd’hui sa plate-forme levée en permanence, son contrepoids massif dressé presque perpendiculairement au ciel et sa tour adjacente inoccupée.

Le pont basculant de Smiths Falls a été désigné lieu historique national en 1983, car il constitue un exemple remarquable des tout premiers ponts basculants de type Scherzer érigés selon un concept novateur dans le domaine des ponts mobiles.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada du Pont-Basculant-de-Smiths Falls réside dans son excellence technologique illustrée par le caractère particulier de la forme, des matériaux et de la conception de l’ouvrage. Le pont basculant de Smiths Falls a été construit sur la ligne Toronto-Ottawa du Chemin de fer Canadien du Nord en 1912 et 1913. Il fallait très peu de puissance pour le mouvoir en raison du mécanisme de roulement exceptionnel qui éliminait pratiquement toute friction et du contrepoids aérien en béton qui équilibrait les 21 mètres de travée levante en poutres à âme pleine. Alimenté électriquement à l’origine, le pont a été actionné manuellement de 1915 à 1978. Les ponts basculants munis de mécanismes de roulement de type Scherzer sont apparus au Canada vers 1911, et le pont de Smiths Falls est le plus ancien du genre à exister encore. Au milieu des années 1980, le Chemin de Fer Canadien du Nord a transféré la propriété du pont à la ville de Smiths Falls aux fins de conservation en tant que ressource patrimoniale.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2005
Lieu historique national du Canada du Pont-de-Béton-en-Arc-du-Lac-Canal
Bolsover, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Pont-de-Béton-en-Arc-du-Lac-Canal enjambe la voie navigable Trent-Severn près de la localité de Bolsover, en Ontario. Très robuste, ce pont de béton est composé d’une seule arche soutenue par des culées construites sur les rives. La surface en béton de l’arche, qui forme un demi cercle presque parfait au dessus de la voie navigable, est estampée pour imiter les pierres des voûtes et les assises des culées de ponts à arc en maçonnerie. Le pont figure parmi les exemples les plus remarquables d’ouvrages d’art bâtis sur cette voie navigable.

La conception du pont, dont la construction marque les débuts de l’utilisation du béton armé, comme en témoigne la structure d’origine, confère à ce lieu sa valeur patrimoniale. Au départ, le pont est conçu comme une structure simple en béton, mais tout juste avant son érection, plusieurs modifications importantes sont apportées aux plans amenant les ingénieurs à ajouter des armatures à la structure. Ces derniers ne tirent toutefois pas pleinement parti des propriétés des arches de béton armé, ce qui explique que l’arche et les culées soient beaucoup plus imposantes que nécessaire. La configuration et la masse de ce pont, le premier construit en béton armé au Canada, ressemblent à celles des anciens ponts en arc en béton ordinaire, inspirées des ponts en arc classiques en pierre. Après la construction du pont du lac Canal, le béton armé devient le matériau de prédilection pour la construction des autres ouvrages importants du lieu historique national du Canada de la Voie Navigable Trent-Severn, notamment l’écluse de Rosedale (1908) et le barrage de Bobcaygeon (1909). À partir de ce moment, le béton armé remplace complètement le béton ordinaire.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1989
Lieu historique national du Canada de Port Stanley
Port Stanley, Ontario

Le lieu historique national du Canada de Port Stanley est situé sur une section de terrain triangulaire, à l’est de Kettle Creek, dans le village de Port Stanley, en Ontario, ou plus précisément sur un petit îlot directionnel, à l’intersection des rues Bridge, Main, Joseph et Colborne, au cœur du village. Bien qu’il ne s’y trouve aucune ressource connue liée aux débuts de l’histoire de Port Stanley, la Commission des lieux et monuments historiques du Canada (CLMHC) a tenu à souligner l’association du village à l’expédition du général Brock, à Adrien Jolliet et à d’autres premiers explorateurs importants en érigeant une plaque et un cairn au coin nord est du lieu.

Les Européens commencent à explorer et à cartographier les Grands Lacs au cours du XVIIe siècle. Le point de débarquement de Kettle Creek, qui deviendra plus tard le village de Port Stanley, fait alors partie d’une des premières routes importantes reliant le lac Érié à d’autres voies navigables intérieures. De nombreux explorateurs et voyageurs font donc halte à l’embouchure de Kettle Creek durant les XVIIe et XVIIIe siècles. Mentionnons entre autres Adrien Jolliet, le frère de l’explorateur et cartographe Louis Jolliet, qui a été le premier à débarquer à l’embouchure de Kettle Creek en 1669. C’est de cet endroit précis, emplacement actuel de Port Stanley, que les Européens entreprennent la première descente des Grands Lacs.

En plus, François Dollier de Casson et René de Bréhant de Galinée arrivent à l’embouchure de Kettle Creek en 1670 en utilisant l’information recueillie par Jolliet. Ils entament ensuite un voyage vers le nord pour se rendre à l’endroit où se trouve Sault Ste. Marie aujourd’hui. En 1749, soit près d’un siècle plus tard, le capitaine français Pierre Joseph Celoron de Blainville, officier des troupes coloniales régulières, traverse la région de Port Stanley pour faire valoir les revendications de la France dans la vallée de l’Ohio. En 1761, sir William Johnson, le surintendant britannique du département des Affaires des Indiens du Nord passe par cette région pour se rendre à Detroit, où il participera à un grand conseil réunissant des tribus de l’Ouest. Après la création du Haut Canada en 1791, le colonel Thomas Talbot devient un des premiers colons de descendance britannique à s’établir dans la région de Port Stanley. Durant la guerre de 1812, le général Isaac Brock y établit également son campement alors qu’il se dirige vers le fort Detroit pour en prendre possession. Enfin, lord Edward Stanley, premier ministre de la Grande Bretagne pendant trois mandats, de 1852 à 1868, visite l’établissement voisin de Talbot lors de sa visite au Canada et aux États-Unis. Le village a été appelé Port Stanley en l’honneur de lord Stanley, à la suite de sa visite.

©St. Peter's Cathedral Basilica Archives, London, ON 2006
Lieu historique national du Canada de Port Talbot
Port Talbot, Ontario

Près de la falaise était la résidence journal hutte depuis près de 50 ans de l'honorable colonel Thomas Talbot, qui le 21 mai 1803, a commencé il ya le règlement Talbot. De là, en 1809-1811, Mahlon Burwell arpenté et aménagé Talbot Road à l'est et à l'ouest, pour l'année de la route la plus longue et le meilleur dans la province. Dans la guerre de 1812, Talbot était le colonel commandant de la région de Londres. Le 10 Août 1812, l'expédition de Brock campait sur la plage sur la voie de la capture de l'armée de Detroit et de Hull. Les forces ennemies ont attaqué à plusieurs reprises le règlement et vers le 20 Septembre 1814, brûlé les usines de Talbot et les bâtiments de Burwell à Port Talbot.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2005
Lieu historique national du Canada du Portage-de-la-Baie-de-Quinte
Carrying Place, Ontario

Lieu où fut signé le traité de 1787 entre les Britanniques et les Mississaugas.

Le lieu historique national du Canada du Portage-de-la-Baie-de-Quinte est situé sur l’isthme à l’ouest de la baie de Quinte sur le lac Ontario. C’est à cet endroit, à l’intersection des routes de Trenton et de Carrying Place, que sir John Johnson et les chefs des Mississaugas ont négocié un traité en 1787. Le lieu comprend un petit terrain appartenant à l’agence Parcs Canada sur lequel se trouvent un cairn et une plaque commémorative de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada.

Dans les années 1780, les établissements des loyalistes situés le long du fleuve Saint-Laurent et ceux de la région du Niagara sont séparés par les terres des Mississaugas. La Couronne britannique possède alors la plupart des terres entre Toronto et le lac Simcoe, mais elle désire relier les établissements du fleuve Saint-Laurent et ceux du Niagara. Ainsi, le gouverneur général, lord Dorchester, envoie le surintendant des Affaires indiennes, sir John Johnson, négocier un traité avec les chefs des Mississaugas au portage de la baie de Quinte, un isthme reliant la baie de Quinte et le lac Ontario. Le traité est signé en 1787 et l’acquisition des terres est achevée en 1788.

©Huronia Historical Park, Rosemary Vyvyan & William Brodeur, 2005
Lieu historique national du Canada du Poste-de-Sainte-Marie-au-Pays-des-Hurons
Midland, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Poste-de-Sainte-Marie-au-Pays-des-Hurons est l’ancien siège de la mission des Jésuites auprès des Hurons-Wendats de 1639 à 1649. Il est situé sous le site de la mission des Jésuites reconstruite au XVIIe siècle sur les rives de la rivière Wye qui coule en direction de la baie Georgienne, près de Midland en Ontario. Le site actuel comporte des bâtiments reconstruits dans le style européen des missions religieuses et comprend des casernes, des ateliers et des maisons longues iroquoises, tous situés à l’intérieur d’une palissade de bois.

Le poste de Sainte-Marie-au-Pays-des-Hurons a été désigné lieu historique national du Canada en 1920, parce qu' il s’agit du siège de la mission des Jésuites auprès des Hurons de 1639 à 1649.

Fondée par les Jésuites en 1639, Sainte-Marie était le siège de la mission des Jésuites auprès du peuple Huron-Wendat. La mission était construite sur le territoire connu sous le nom de Huronie, lequel était habité par un peuple d’agriculteurs sédentaires vivant dans des villages densément peuplés. Des Hurons chrétiens visitaient la mission pour y prier, puis pour y recevoir des soins médicaux après la construction d’un hôpital. Cependant, la mission demeurait essentiellement une enclave européenne, le siège d’où partaient les missionnaires vers chaque village. La mission est devenue une colonie assez importante avec chapelle, hôpital, entrepôts, résidences et ateliers.

Toutefois les contacts directs prolongés entre les populations autochtones et les Européens ont profondément affecté les deux groupes. La Huronie avait souffert de l’éclosion de la variole et d’autres épidémies d’origine européenne. Il en résulta une intensification des attaques des Iroquois, des divisions sociales et des conflits internes occasionnés par les conversions au christianisme. À l’hiver 1648-1649, la Huronie était tellement ravagée par la maladie et les conflits que les Jésuites abandonnèrent et brûlèrent Sainte-Marie et, accompagnés de quelques convertis Wendats, déménagèrent sur Christian Island (autrefois Gahoendoe ou Île-Saint-Joseph), établissant ce qui est aujourd’hui devenu le lieu historique national du Canada du Fort-Sainte-Marie-II. En 1650, les Jésuites et les Hurons se retirèrent vers le site appelé de nos jours le lieu historique national du Canada de l’Arrondissement-Historique-du-Vieux-Wendake, juste au nord de la ville de Québec.

Les premières fouilles archéologiques sur le site ont débuté au cours des années 1840 et 1850, puis furent reprises au cours des années 1940 et 1950. Ce sont ces travaux qui ont permis la reconstruction, en 1964, des bâtiments érigés à l’époque sur le site.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, A. Roos, 200
Lieu historique national du Canada du Premier-Champ-Pétrolifère-Commercial
Oil Springs, Ontario

Situé près de Oil Springs en Ontario, le lieu historique national du Canada du Premier Champ Pétrolifère Commercial est un paysage industriel qui met en valeur l’extraction de pétrole et de gaz; le matériel de transport et de raffinage; et des bâtiments. Comme les terres agricoles voisines, le terrain du lieu historique est plat et à découvert.

Les habitants locaux connaissaient depuis longtemps l’emplacement des gisements d’ozocérite, d’abord exploités commercialement pour l’extraction du bitume nécessaire aux travaux d’asphaltage. L’analyse plus poussée de ces gisements a révélé qu’ils pouvaient avoir de nombreuses autres applications. De plus, les progrès réalisés en matière de forage, de raffinage et de transport ont rendu possible l’exploitation commerciale de ce champ pétrolifère. Toute cette activité a eu une influence importante, tant sur le plan technologique que financier, sur le développement de l’industrie de raffinage au Canada comme à l’étranger.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2000
Lieu historique national du Canada du Presbytère-de-Leaskdale
Leaskdale, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Presbytère de Leaskdale est l'ancien presbytère presbytérien où Lucy Maud Montgomery a habité de 1911 à 1926 avec son époux et sa famille. C'est une modeste maison de brique de la fin du XIXe siècle, bâtie sur un lotissement résidentiel situé juste au nord de l'église presbytérienne St. Paul, sur la route régionale n°1 de Durham, dans le hameau de Leaskdale, en Ontario, au nord de Toronto.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada du Presbytère-de-Leaskdale a trait à son association avec la vie de Lucy Maud Montgomery et avec ses œuvres publiées ultérieurement. Cette valeur est illustrée par la forme, les matériaux, le site et l'emplacement de la maison, subsistants de la période pendant laquelle elle y habitait, soit de 1911 à 1926. La maison a été construite en 1886 pour servir de presbytère à l'église presbytérienne St. Paul, dont le révérend Ewan Macdonald, mari de Lucy Maud, a été le pasteur de 1911 à 1926. C'est là que Montgomery a vécu les quinze premières années de son mariage, qu'elle a eu ses enfants et qu'elle a commencé à les élever. La ville d'Uxbridge a acheté la maison en 1993 pour la restaurer à titre de lieu historique.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1982
Lieu historique national du Canada de la Prison-du-Comté-de-Huron
Goderich, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Prison-du-Comté-de-Huron est un complexe carcéral fermé datant de la première moitié du XIXe siècle, qui comprend un bâtiment de détention octogonal de trois étages avec des ailes, un logement pour le gardien et cinq cours fermées. Situé au 181, rue Victoria nord à Goderich (Ontario), il abrite à présent un musée sur les prisons.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de la Prison-du-Comté-de-Huron tient aux aspects de ce complexe qui illustrent la conception panoptique d’une prison. La prison du comté de Huron a été construite entre 1839 et 1841, à l’époque où la ville de Goderich est devenue le chef-lieu du district Huron. À l’origine, une salle d’audience était aménagée au troisième étage. Conçus par Thomas Young, les plans correspondent à ceux des prisons britanniques créées par Jeremy Bentham, soit le plan panoptique. Ce plan comprend un bloc octogonal central d’où partent des ailes rayonnantes entre lesquelles se trouvent des cours cunéiformes. L’ensemble, qui est entouré de murs épais en maçonnerie, a servi de prison au chef-lieu Huron jusqu’en 1972.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, B. Morin, 1993
Lieu historique national du Canada du Quatrième-Bureau-de-Poste-de-York
Toronto, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Quatrième-Bureau-de-Poste-de-York forme maintenant la partie est d’un ensemble d’immeubles situé à l’est du centre-ville de Toronto. Il s’agissait à l’origine d’un immeuble isolé en brique de trois étages et demi datant du début du XIXe siècle. Il a été relié à l’immeuble adjacent du Lieu historique national du Canada de la Banque-du-Haut-Canada pendant les années 1870 par la construction d’un immeuble de jonction. Certaines des caractéristiques et des ouvertures originales du bureau de poste, qui ont été modifiées à la fin du XIXe siècle, ont été restaurées depuis.

Le quatrième bureau de poste de York est l’un des plus anciens exemples qui subsistent au Canada d’immeubles spécifiquement construits pour servir de bureau de poste. Ce petit bâtiment est typique des édifices du début du XIXe siècle à caractère résidentiel, ornés d’éléments néoclassiques et combinant des bureaux publics et une résidence privée. Il a été construit pour le maître de poste, James Scott Howard, à une époque où les bureaux de poste du Haut Canada étaient la propriété du maître de poste désigné.

Le quatrième bureau de poste de York occupe la partie est d’un ensemble d’immeubles comprenant le lieu historique national du Canada de la Banque-du-Haut-Canada. Depuis les années 1870, les immeubles de ce groupe ont été reliés les uns aux autres quand un ordre religieux a construit un immeuble de jonction.

©Wellington County Archives/Archives de Wellington County, ca. 1910
Lieu historique national du Canada du Refuge-pour-les-Pauvres-du-Comté-de-Wellington
Fergus, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Refuge-pour-les-Pauvres-du-Comté-de-Wellington est une ancienne ferme dominée par un édifice en pierre de deux étages, de style à l’italienne, situé au haut d’une colline. Il se trouve à côté de la rivière Grand dans l’ancien hameau d’Aboyne, entre Elora et Fergus, dans le sud-ouest de l’Ontario. Pendant près d’un siècle, il a été le refuge des pauvres du comté, dont il abrite à présent les archives et le musée.

La valeur patrimoniale du refuge pour les pauvres du comté de Wellington tient à sa représentation d’un refuge pour les pauvres subventionné par l’État, illustrée par le paysage culturel d’une ferme mise en exploitation avec, en surplomb, un grand immeuble d’habitation.

Le refuge pour les pauvres du comté de Wellington a été construit en 1876-1877 pour accueillir en dernier recours les sans-abri et les pauvres du comté de Wellington. Ses premiers occupants y étaient logés de façon spartiate en échange de leur travail domestique ou agricole. Plus tard, il a abrité une maison pour personnes âgées et handicapées. Conçu selon les plans de l’architecte Victor Stewart, de Guelph, l’édifice a été modifié au cours des ans, par la construction d’un nouveau porche d’entrée en 1907, et des ajouts à l’arrière entre 1892 et 1893, puis entre 1954 et 1955.

Tout au long de son histoire, le refuge pour les pauvres du comté de Wellington a opéré comme une ferme mise en exploitation. Il comprend une grange construite en 1877 par John Taylor, architecte d’Elora, à laquelle ont été ajoutés un silo en 1914, une remise à voitures et un hangar en 1888, des portails d’entrée en 1927, une chaufferie en 1947, des champs et des pâturages, et un cimetière (1888 – 1946). L’institution a fermé en 1971 et l’édifice principal a été réhabilité pour abriter le musée et les archives du comté de Wellington en 1987-1988. Une partie de la ferme continue sa production agricole.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2004.
Lieu historique national du Canada des Remblais-de-Southwold
Iona, Ontario

Spécimen rare et bien préservé de village fortifié autochtone complètement entouré de fortifications construites par la nation iroquoienne des Attiwandaron (Neutres) entre 1450 et 1550 environ.

Situé près d’Iona, dans le comté d’Elgin, le lieu historique national du Canada des Remblais-de-Southwold est une propriété contenant des vestiges archéologiques d’un village, habité à l’origine par les Attiwandaron, également connus comme les Iroquois neutres. Le village est entouré de remblais ostensibles et bien préservés, une rareté dans le sud de l’Ontario. L’intérieur du village présente un modèle typiquement iroquoien, de longues maisons peu distantes l’une de l’autre, plusieurs étant imbriquées. L’imbrication des maisons indique que plusieurs maisons ont été reconstruites au cours de la vie du village, une autre caractéristique typique des iroquois.

Attiwandaron est un nom qui, en langue Huron-Wendat, fait référence à la confédération des peuples iroquoiens vivant au nord du lac Érié, demeurés neutres dans le conflit entre les Hurons-Wendats et la ligue des Cinq-Nations iroquoises. Le village abrita un jour plusieurs centaines de personnes qui vivaient dans de longues maisons : des habitations multi-cellules qui logeaient des familles élargies complètes liées par une ancêtre maternelle commune. Le village était, et demeure, entouré de remblais ostensibles. Les Français du 17e siècle parlaient des Attiwandaron comme «la nation neutre» ou les neutres. Il n’existe pas de population descendant directement des Attiwandaron de nos jours, car toute leur confédération a été dispersée ou incorporée au sein des Cinq-Nations iroquoises entre les années 1647 et 1651. Il s’agit du seul village iroquoien administré par Parcs Canada dont l’existence soit commémorée comme celle d’un village en soi.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1982
Lieu historique national du Canada de la Résidence-John-R.-Booth
Ottawa, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Résidence-John-R.-Booth est situé à Ottawa, en Ontario. Construite en 1909, cette vaste demeure est un exemple remarquable du style néo-Queen Anne. Sa conception architecturale raffinée présente de nombreux éléments en saillie, des pignons profilés, des corniches de pierre ornées et une tour d’angle carrée de style médiéval. À l’intérieur, la demeure a conservé la plupart de ses nombreuses caractéristiques et finitions d’origine. La combinaison de ces éléments architecturaux produit un effet de splendeur opulente.

Cette luxueuse résidence fut construite en 1909 pour John R. Booth, le magnat canadien du bois. Exemple remarquable du style néo-Queen Anne, la demeure, située sur un terrain d’angle, possède deux façades principales pouvant être appréciées séparément. La vue d’angle permet d’apprécier l’équilibre et l’harmonie qui se dégagent des pignons identiques, reliés par une cheminée élancée. À la mort de John R. Booth en 1925, la demeure resta dans la famille Booth jusqu’en 1947, puis elle fut vendue au Laurentian Club d’Ottawa. Le site a été acquis par l’Université Trinity Western en 2001 pour établir une base pour les programmes éducatifs à Ottawa. Par la suite, l’Université a ouvert le « Laurentian Leadership Centre » en 2002.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada Rideau-Hall-et-le-Parc
Ottawa, Ontario

Le lieu historique national du Canada Rideau-Hall-et-le-Parc est une grande propriété boisée située près de la rivière des Outaouais, dans la Capitale nationale. Depuis 1864, elle sert de résidence au Gouverneur général du Canada.

La valeur patrimoniale de ce site a trait à ses liens avec le Gouverneur général du Canada, et elle s'exprime par son élément paysager incluant la maison vice-royale et les édifices de service qui composent à eux tout ce pittoresque domaine. La propriété est issue de la maison originale de 1838 de l'industriel local Thomas Mackay. Depuis qu'elle sert de résidence au Gouverneur général du Canada, le gouvernement fédéral l'a transformée dans le style d'un domaine rural anglais. Des ajouts ont été effectués à la maison, et notamment : une aile à deux étages en 1865, la salle de la tente en 1876-1878, l'aile Minto en 1898-1899, et une façade nord-ouest à fronton en 1914. Une vingtaine d'édifices ont été construits, dont plusieurs sous la direction de Frederick Preston Rubridge, architecte en chef du ministère des Travaux publics, et notamment : le Pavillon d'entrée dans les années 1860, l'Édifice de l'écurie en 1866-1867, le Pavillon de cricket dans les années 1870, le Gazomètre en 1877-1878 et la Laiterie en 1895. De plus, le parc a été aménagé, notamment par la construction de l'entrée principale en 1867-1868 et d'une clôture élaborée dans les années 1920-1930, pour évoquer un domaine rural britannique pittoresque.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1993
Lieu historique national du Canada Roselawn
Kingston, Ontario

Le lieu historique national du Canada Roselawn est une maison de deux étages de style néo classique construite à Kingston, en Ontario. Auparavant au centre d’un vaste domaine, la maison est aujourd’hui située sur un grand terrain paysagé. Cette élégante résidence en calcaire au toit à quatre versants possède une façade principale en saillie et un large pignon central au dessus de la porte d’entrée. Parmi les détails de style classique de cette construction symétrique, notons un porche ouvert à colonnes, une corniche denticulée ainsi que des fenêtres et des cheminées réparties également.

Érigée en 1841 par l’architecte William Coverdale pour David John Smith, Roselawn rappelle l’époque où de fortunés habitants de Kingston se faisaient construire de magnifiques maisons de campagne en périphérie de la ville. Ses proportions, ses frontons et ses ouvertures en arche reflètent le style néo-classique de l’époque. Entre 1851 et 1868, la maison est habitée par Sir Henry Smith jr, solliciteur général du Haut-Canada, puis président de la chambre du Canada Uni. De 1948 à 1969, elle devient la résidence officielle du commandant du Collège de la Défense nationale. Queen’s University l’achète en 1970 et y fait d’importants travaux de rénovation et d’agrandissement pour la transformer en un centre d’éducation continue pour l’université. Elle est une fois de plus rénovée en 1997 pour devenir le Donald Gordon Conference Centre.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Smyth Photo, 1991
Lieu historique national du Canada de la Rotonde de l'Algoma Central
Sault Ste. Marie, Ontario

La Rotonde de l'Algoma Central consiste en une grande rotonde en brique du début du XXe siècle avec une plaque tournante interne. Elle est située dans le triage Steelton, à Sault Ste. Marie.

Si la Rotonde de l'Algoma Central a été désignée lieu historique national en 1992, c’est parce qu’il s’agit d’un exemple remarquablement bien préservé du genre.

La Rotonde de l'Algoma Central, qui a été construite par Algoma Central Railway en 1912 pour l’entretien et la révision des locomotives à vapeur, est la première de deux rotondes d’un même design construites au Canada. Elle se distingue des autres rotondes par sa taille imposante et du fait qu’une plaque tournante complète y a été incorporée, au lieu de voies directes parallèles.

La rotonde, qui est presque entièrement intacte, comprend une plaque tournante intérieure, de nombreux postes de travail avec des fosses, et un atelier de mécanique attenant. Avec les deux édifices latéraux de taille, de construction, d’âge et d’intégrité comparables, il domine la gare de triage.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1994
Lieu historique national du Canada de la Rotonde-de-la-Rue-John (Canadien Pacifique)
Toronto, Ontario

Le lieu historique national du Canada de la Rotonde-de-la-Rue-John (Canadien-Pacifique) est une structure semi-circulaire basse en brique construite pour placer les locomotives sur une grande plaque tournante. Elle est située non loin du secteur riverain de Toronto, sur une ancienne voie ferrée, près de la tour du CN. On y effectue des travaux de remise en état afin qu’elle soit utilisée à d’autres fins et ouverte au public.

La valeur patrimoniale de la rotonde de la rue John réside dans son emplacement dans l'ancien grand dépôt ferroviaire de Toronto, et dans sa conception et sa forme physique préservée qui illustrent le rôle qu'elle jouait dans l'industrie ferroviaire. La Rotonde de la rue John a été conçue par l'ingénieur en chef J.M.R. Fairbairn du département d'ingénierie du Chemin de fer Canadien Pacifique, et construite de 1929 à 1931 par la compagnie Anglin-Norcross Ltd. de Montréal. La rotonde comportait 32 compartiments pour faciliter l'inspection, l'entretien, le nettoyage et la réparation des locomotives à vapeur. À l'apparition du diesel, elle a été de moins en moins utilisée. Le Chemin de fer Canadien Pacifique puis VIA Rail ont continué a s’en servir au besoin jusqu'en 1986. La ville de Toronto, qui en est maintenant propriétaire, a enlevé la plaque tournante, déplacé le réservoir à charbon et à sable, et a également, de 1994 à 1997, démonté puis reconstruit les compartiments 1 à 11 dans le but de remettre le site en état pour d'autres vocations.

©Royal Conservatory of Music, Canuckistan, May 2011
Lieu historique national du Canada Royal Conservatory of Music
Toronto, Ontario

Le lieu historique national du Canada Royal Conservatory of Music est situé sur une rue passante du centre-ville de Toronto. Depuis 1963, cette école de musique influente et reconnue occupe un grand bâtiment de quatre étages richement décoré, conçu dans le style éclectique de la fin de l’époque victorienne. Au plus ancien bâtiment, formant l’élément central, se sont greffés de vastes ajouts plus récents pour créer un petit complexe. La façade symétrique présente des détails appuyés : maçonnerie de pierre à parement brut, briquetage décoratif, baies en saillie, cordons et ligne de toit complexe contrastant avec les matériaux et le traitement.

Parmi les nombreux conservatoires qui ont vu le jour au Canada au XIXe siècle, le Royal Conservatory of Music, fondé en 1886, est l’un des rares qui subsistent. Sa longévité est sans doute en partie attribuable à l’excellence de son enseignement, au calibre de ses diplômés, à ses normes élevées et à sa saine administration. Il a toujours été un établissement majeur, accueillant un grand nombre d’étudiants et bénéficiant d’un financement substantiel. Son succès rapide l’a obligé à emménager dans un bâtiment voué à l’enseignement, auquel se sont ajoutées d’autres installations, et des succursales en milieux résidentiels. Le bâtiment actuel, McMaster Hall, autrefois le Toronto Baptist College, a été vendu à l’Université de Toronto par le gouvernement en 1936. Le Royal Conservatory of Music y donne des cours et y tient des répétitions depuis 1963. Affilié à l’Université de Toronto jusqu’en 1991, le Royal Conservatory of Music est maintenant un établissement indépendant.

©D. Gordon E. Robertson, 2010
Lieu historique national du Canada des Ruines-de-l'Église-Catholique-St. Raphael
South Glengarry, Ontario

Le lieu historique national du Canada des Ruines-de-l'Église-Catholique-St. Raphael est un ensemble évocateur de ruines en pierres situées dans un paysage pastoral et religieux, dans le Comté de Glengarry Sud, en Ontario. En 1970, le toit de l’église St. Raphael, les tours construites en 1830 et toute la décoration intérieure réalisée en 1900 sont détruits par le feu. Les murs extérieurs sont épargnés et, par le fait même, son plan, sa taille impressionnante ainsi que ses remarquables ouvrages en maçonnerie sont préservés. Les murs de maçonnerie de l’ancienne église imposante sont situés à proximité d’un vieux cimetière, d’une petite église moderne et d’autres établissement religieux.

La valeur patrimoniale du lieu réside dans ses associations historiques, comme l’illustrent les ruines bien préservées de l’ancienne église catholique St. Raphael érigé dans un arrondissement à vocation religieuse. Les ruines de l'église catholique St. Raphael revêt également une importance en raison de son association avec Alexander Macdonell, premier évêque catholique du Haut Canada, qui administre son diocèse à partir de l’ancienne église au cours des années 1820. Jusque dans les années 1840, la paroisse de St. Raphael est le plus grand et le plus important arrondissement religieux des anglophones catholiques du Haut Canada. Les ruines, qui y sont situées, font partie d’un riche paysage historique qui comprend un cimetière ainsi que de nombreux établissements réligieux historiques et modernes.

Témoignant de l’histoire des débuts du catholicisme dans le Haut Canada, les ruines de l'église catholique St. Raphael constituent un élément tangible de l’ancienne église monumentale, dont le plan est inspiré des églises du Québec conçues par l’abbé Pierre Conefroy. L’église St. Raphael, dont la construction commence en 1815, se dresse au cœur de l’un des premiers établissements écossais, et pendant les cinq années suivantes, la paroisse St. Raphael est le berceau du catholicisme en Ontario. En 1970, un incendie détruit l’église St. Raphael. Depuis les ruines actuelles subsistent et ont été stabilisées. Aujourd’hui, ces ruines constituent un testament évocateur des efforts déployés par l’évêque Alexander Macdonell afin d’instaurer l’église catholique dans le Haut Canada.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2003
Lieu historique national du Canada Ruthven Park
Cayuga, Ontario

Le lieu historique national du Canada Ruthven Park est un domaine rural préservé et pittoresque du milieu du XIXe siècle, comprenant une villa de style néo-grec, des dépendances associées et les vestiges archéologiques d’un village du début du XIXe siècle. Le domaine et les ruines du village sont situés sur la berge est de la rivière Grand, juste au nord du village de Cayuga, en Ontario.

La villa, construite dans le style néogrec de 1845 à 1846, et agrandie dans les années 1860, constitue le centre d’intérêt du domaine, avec sa façade qui ressemble à celle d’un temple et ses pierres de taille calcaires. À l’arrière, une série de bâtiments de ferme en pierre brute calcaire et en brique, construits entre 1845 et 1867, entourent une cour de ferme rectangulaire fermée qui tient lieu à présent de jardin clos. La villa et ses dépendances se dressent sur une ligne d’étiage élevée surplombant la rivière Grand à laquelle on accède par une longue allée sinueuse. Les édifices sont situés dans une clairière et entourés d’une pelouse et, plus loin, par des bois. Le domaine comprend aussi une maison de gardien en brique et un cimetière familial. On trouve, au nord, les vestiges de l’ancien village d’Indiana, y compris une maison à pans de bois du milieu du XIXe siècle et les vestiges d’un barrage et d’une écluse.

Dans les années 1830, la Grand River Navigation Company a transformé la rivière Grand en une voie navigable pour des activités commerciales entre Brantford et le lac Érié. Sous la direction, entre autres, de David Thompson, la société a construit une série d’écluses, de barrages et de canaux le long de la rivière. David Thompson a aussi conçu le village d’Indiana, une des plus petites communautés de la vallée inférieure de la rivière Grand, le long d’un canal, à avoir prospéré grâce aux activités de la société. En 1845, David Thompson s’est inspiré des domaines ruraux britanniques pour concevoir un domaine surplombant la rivière qui reflète son statut social et économique.

Ruthven Park est un des rares exemples subsistants de la fusion romantique de l’architecture classique et des paysages pittoresques qui caractérisent les domaines ruraux de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle. La villa néo-grecque, conçue selon les plans de l’architecte américain John Latshaw, suit la forme et le plan de l’architecture domestique néo-classique telle qu’elle s’est développée au XIXe siècle. Une ornementation néo-grecque audacieuse et riche, dont une façade telle celle d’un temple, à la manière néo-grecque américaine, agrémente tant l’extérieur que l’intérieur de la villa.

Le domaine est directement associé au peuplement de la vallée inférieure et moyenne de la rivière Grand. C’était une période de transition pour le Haut-Canada, car des hommes d’affaires prospères tels que David Thompson commençaient à modeler le paysage sur le modèle britannique. Le domaine de David Thompson illustrait parfaitement les principes de conception de style pittoresque. Les édifices, les espaces ouverts et la végétation étaient disposés de façon à créer des panoramas agréables et à tirer parti des éléments naturels. Les routes et les allées sont disposées pour permettre de voir certains panoramas du domaine et de ses composants. Les édifices et les structures d’inspiration néoclassique, comprenant la villa, la maison de gardien et le cimetière familial, ajoutent sophistication et charme au milieu naturel. La disposition des bâtiments de ferme pour créer une cour abritée derrière la villa, montre l’influence du mouvement de réforme agraire du XIXe siècle sur les formes rurales.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada Sandyford Place
Hamilton, Ontario

Le lieu historique national du Canada Sandyford Place est une rangée de maisons en pierres construites au milieu du XIXe siècle. Elle est située sur la rue Duke dans le quartier Durand, un quartier principalement résidentiel situé à la périphérie sud du centre-ville de Hamilton.

Sandyford Place est l’un des rares exemples qui restent d’un petit nombre de maisons en rangée construites pour les citoyens fortunés du Canada au milieu du XIXe siècle. Construite pendant une période où Hamilton était en croissance rapide, elle est caractéristique du style de construction qu’on trouvait dans la ville à cette époque, quand de nombreux pionniers écossais essayaient de recréer les terrasses en pierres et le plan en échiquier des rues des villes écossaises. La maçonnerie fine rappelle le travail des maçons écossais de l’Ontario à l’époque.

Lieu historique national du Canada du Site-Archéologique-Cummins
Thunder Bay, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Site-Archéologique-Cummins se trouve en périphérie de Thunder Bay, en Ontario, au nord du lac Supérieur. Situé dans un paysage boisé, le site clôturé comprend l’étang Cummins et la crête de plage du lac Minong, qui constituait autrefois le rivage du lac glaciaire Minong. Il fait partie d’un circuit régional complexe, formé de sites paléo-indiens, connu sous le nom de complexe archéologique Lakehead et associé à des assemblages lithiques de la période taconique, des affleurements rocheux de la formation de Gunflint et d’anciennes lignes de rivage de lac proglaciaire. Du débitage de taconite et des outils de pierre sont éparpillés tout le long de l’ancienne ligne de rivage ainsi que dans les environs.

Le site archéologique Cummins, faisant partie du complexe archéologique Lakehead, figure parmi les exemples les plus importants et représentatifs des occupations par la culture Plano remontant à la phase tardive de la période paléo-indienne (soit de 7000 à 3000 ans avant notre ère). Le complexe archéologique Lakehead s’est développé en fonction de la disponibilité des matières premières lithiques dans la région, notamment dans la formation de Gunflint, riche en taconite, une pierre précambrienne semblable au silex étant riche en fer et en silice, dont se servaient les Planoïens pour fabriquer des outils. À l’instar de la plupart des sites du complexe archéologique Lakehead, le site archéologique Cummins a été développé parce qu’il se trouvait à proximité de sources d’approvisionnement en eau, des voies migratoires du caribou et qu’on y trouvait du poisson, du petit gibier et de la sauvagine. Situé directement sur le gisement de taconite, le site servait à la fois de carrière, d’atelier et d’aire d’habitation et constitue la zone principale d'activités archéologiques du complexe archéologique Lakehead. Bien que les portions entourant le site soient continuellement affectées par l’extraction de gravier, l’étalement urbain, la circulation de véhicules récréatifs et la construction de routes, le terrain de 7,3 hectares appartenant à la Province d’Ontario demeure toujours intact.

©J.V. Wright and J.E. Anderson, "The Donaldson Site," National Museum of Canada Bulletin 184, 1963
Lieu historique national du Canada du Site-Donaldson
Chippewa Hill, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Site-Donaldson est situé sur la rive nord de la rivière Saugeen, près des premiers grands rapides, et en amont du lac Huron, près de Chippewa Hill, en Ontario. D’une superficie d’environ 1,2 hectare, le site archéologique est formé de trois terrasses fluviales renfermant des vestiges d’un campement de macrobande, occupé sporadiquement par les Saugeens pendant plus de 1 000 ans. Le lieu a fait l'objet de plusieurs fouilles archéologiques qui ont permis de mettre au jour de nombreux artéfacts, notamment les vestiges de deux bâtiments, de multiples fosses, dépôts et dépressions de même que des biens culturels de toutes sortes.

Le lieu historique national du Canada du Site-Donaldson est le mieux documenté et le plus grand site datant du Sylvicole moyen (environ 200 ans avant notre ère à 900 ans de notre ère) appartenant à la culture saugeen. Occupé par une petite macrobande pendant le printemps et l’été, le campement servait principalement de poste de récolte, où étaient exploitées les abondantes ressources en poissons de la rivière Saugeen. Diverses fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour de nombreux objets de la culture matérielle de ce peuple autochtone, notamment les vestiges de deux habitations, de deux cimetières distincts et de plusieurs âtres, sur les haute et moyenne terrasses. De vastes tertres, des fosses montrant des traces de la présence d'espèces végétales et animales ainsi qu'une imposante collection d'artéfacts, notamment des céramiques, des outils en pierre, en métal et en os, témoignent des modes d'occupation du territoire et des pratiques funéraires des Saugeens.

Lieu historique national du Canada du Site-Etharita
Clearview, Ontario

Village principal de la tribu des Loups (Petuns) (1647-1649).

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2005
Lieu historique national du Canada du Site-de-la-Falaise
Port Dover, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Site-de-la-Falaise, situé sur la colline Brant, à Port Dover, Ontario, surplombe la route 6, qui longe la rive nord du lac Érié. Ce lieu est marqué d’une grande croix commémorative. Une croix placée sur un piédestal, au sommet d’un escalier octogonal, ce monument porte une plaque de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada, ainsi qu’une plaque secondaire, qui rappelle la croix installée sur les lieux en 1670, mais dont aucun vestige ne subsiste.

Le 6 juillet 1669, les missionnaires français François Dollier de Casson et René Bréhent de Galinée quittent Montréal pour prendre part à une expédition vers l’intérieur des terres, dirigée par Robert Cavalier de La Salle. Les deux missionnaires, qui font partie d’un groupe composé de vingt deux Européens et interprètes algonquins, quittent leurs compagnons après ce qui est aujourd’hui Hamilton. Ils sont accompagnés de sept hommes et disposent de trois canots. À la fin d’octobre 1669, ils établissent un campement d’hiver dans le lieu devenu aujourd’hui Port Dover. Ils le choisissent pour sa beauté et ses abondantes sources de nourriture, et en prennent possession au nom de Louis XIV, roi de France. Le 23 mars 1670, trois jours avant leur départ, ils érigent une grande croix portant les armoiries de la France, marquant ainsi un chapitre important de l’histoire de l’expansion du Canada.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Jim Molnar, 2005
Lieu historique national du Canada du Site-d'Hivernage
Port Dover, Ontario

Ici, Dollier et Galinée ont passé l'hiver de 1669-1670, avec sept français, les premiers Européens connus pour avoir remonté les lacs jusqu'au Sault Ste. Marie. Lew mamelons indiquent l'endroit de leur logement qui était aussi chapelle et fort.

Lieu historique national du Canada du Site-Middleport
Six Nations of the Grand River First Nation, Ontario

Site archéologique, stade moyen de la tradition iroquoise de l'Ontario.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada du Site-de-la-Rivière-Pic
Pic River, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Site-de-la-Rivière-Pic est situé sur de vastes terres basses et sablonneuses sur la rive nord du lac Supérieur, à 14 kilomètres au sud de Marathon, en Ontario. Il est borné par le lac à l’ouest, par des terres hautes et rocheuses au nord ainsi que par la rivière Pic au sud et à l’est. On y trouve quatre sites archéologiques, à savoir celui de Pic River, du fort Pic, de Heron Bay et de Duncan, qui ont accueilli de nombreux établissements autochtones et européens entre l’an 12 000 av. J.C. et la fin du XIXe siècle.

L’embouchure de la rivière du Pic a accueilli de nombreux établissements autochtones, dont certains remontent à des millénaires. Dans les années 1780, les Européens ont établi à cet endroit un poste de traite des fourrures qui par la suite a été occupé par la Compagnie du Nord Ouest en 1799, puis par la Compagnie de la Baie d’Hudson en 1821. Les Ojibways, qui vivaient dans la région, ont fini par déménager en amont.

Signe des changements qui ont marqué la rive du lac Supérieur au fil du temps, les vestiges découverts dans les sites montrent habituellement que les plus anciens établissements se trouvaient en amont de la rivière Pic. En effet, le site de Duncan (DdIn 7), celui qui est le plus en amont, représente un petit camp datant de l’Archaïque inférieur ou du Sylvicole supérieur (400 av. J C – 300 apr. J C). Le site de Heron Bay (DdIn 1), situé au sud près de l’embouchure de la rivière, contient des tertres témoignant de la présence du peuple autochtone Laurel entre le Sylvicole inférieur et supérieur. Le site de Pic River (DdIn 2), qui se trouve sur les terrasses de plage les plus rapprochées de l’embouchure de la rivière, est un tertre qui s’étend le long d’une ancienne rive datant du Sylvicole supérieur (1 300 – 1 600 apr. J C) jusqu’à l’époque des contacts avec les Européens. Le site du fort Pic, quant à lui, se trouve entre celui de Pic River et celui de Heron Bay, sur l’emplacement de l’ancien poste de traite.

Lieu historique national du Canada du Site-Walker
Onondaga, Ontario

Vaste site iroquoien, tribu historique des Attiwandaronk (neutres).

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national Sites-Ossossane
Ossossane Beach, Ontario

Le lieu historique national du Canada des Sites-Ossossané se trouve sur la rive de la baie Nottawasaga, dans la baie Georgienne, sur le lac Huron, en Ontario. Il est composé de deux sites situés à 1,6 kilomètre l’un de l’autre. L’ancien village couvre un surface d’environ 2,5 hectares sur une péninsule défendable; protégé sur trois côtés par des terrains escarpés, il fut le principal lieu d’habitation d’un clan huron, les Attignaouantans, ou clan de l’Ours, de 1632 à 1636 apr. J.-C. L’ossuaire situé à proximité, qui couvre moins de 0,5 hectare, a été créé lorsque le clan a abandonné le village, en 1636. D’une circonférence de sept mètres et d’une profondeur de deux mètres, il se trouve sur une ancienne terre agricole, dans un champ, parmi des pins dispersés. Les deux sites sont séparés par des champs, un pâturage et un marais.

La valeur patrimoniale des sites Ossossané découle de leur importance historique et physique. Les deux endroits ont été datés avec précision, appartiennent à une population connue et permettent d’approfondir notre connaissance de la vie quotidienne et des rituels du peuple historique huron. Le lieu désigné comprend deux aires d’intérêt archéologique distinctes, soit le village d’Ossossané, à l’extrême sud du territoire, qui fut le principal village du clan des Attignaouantans ou clan de l’Ours dans la dernière partie de l’ère des Jésuites, et l’ossuaire d’Ossossané.

Dans leurs récits, des missionnaires décrivent le village d’Ossossané et son ossuaire. Principal village du clan huron de l’Ours de 1632 à 1636 apr. J.-C., il a probablement été habité avant 1632, et possiblement 12 ans avant l’épidémie de variole qui a décimé la Huronie en 1639 apr. J.-C. Parmi les missionnaires français qui s’y sont rendus figurent les pères Jean de Brébeuf et Lalemant. L’endroit a aussi accueilli la mission de La Rochelle des frères Récollets et la mission de La Conception des Jésuites. Ossosané était un grand village qui comptait environ 40 longues maisons ainsi qu’une population de 1500 personnes appartenant au clan des Attignaouantans (ou clan de l’Ours). Le village repose sur un réseau de sentiers principal, point de liaison entre la Huronie et les Pétuns. Des travaux d’excavation ont permis de mettre au jour des poteries, des pipes, des perles, de la ferronnerie, des pointes de flèche et des fragments de vases en cuivre. Les Hurons vivaient dans un village pendant dix ou vingt ans avant de se déplacer après avoir épuisé les ressources locales. Le village se situe dans un ancien champ agricole aujourd’hui utilisé comme pâturage pour chevaux.

Avant de quitter le site du village d’Ossossané en 1636, les Hurons ont créé un ossuaire à 1,6 km de là et procédé à un rituel dont a été témoin le père Jean de Brébeuf, missionnaire français. Caractérisé uniquement par une importante dépression en forme de demi-soucoupe dans le sol avant l’excavation, l’ossuaire avait un diamètre de sept mètres et une profondeur de deux mètres. Selon les récits de témoins oculaires, l’ossuaire est le premier site du genre à avoir été excavé à l’aide de moyens modernes en 1954. Les travaux d’excavation effectués ont permis de mettre au jour des présents funéraires d’origine autochtone et européenne, dont des perles de coquillage, des pointes de projectiles, des textiles, des pipes, des pendentifs en os, de l’ocre rouge, des peaux de castor, des noix d’hêtre, des billes de verre, des bouilloires en cuivre, des couteaux, des ciseaux et des alènes en fer, des bracelets, une clé, ainsi que des bagues, des perles et des bracelets en cuivre. L’ossuaire d’Ossossané se situe sur une plaine sablonneuse. Lorsqu’on y a effectué les premiers travaux d’excavation à la fin des années 1940, il était en plein champ, mais depuis, l’endroit s’est transformé en forêt secondaire. L’ossuaire du lieu historique appartient aux Hurons-Wendats de la Première Nation de Wendake.

Lieu historique national du Canada Sheguiandah
Manitoulin District, Ontario

Le lieu historique national du Canada Sheguiandah est situé sur la rive nord-ouest de l’île Manitoulin, près de la communauté actuelle de Sheguiandah, en Ontario. Le site se distingue notamment par une colline de quartzite contenant des artefacts témoignant de 9 000 années d’occupation, allant de la période paléo-indienne au Sylvicole moyen. Il s’étend au pied de la colline dans toutes ces directions et englobe le village actuel de Sheguiandah.

Les vestiges trouvés à Sheguiandah témoignent d’une série d’occupations successives par les premiers habitants de ce qui est aujourd’hui l’Ontario, à partir de la période paléo-indienne, vers 11000 avant notre ère, pendant le retrait du lac glaciaire Algonquin. Le lieu contient aussi des artefacts de la période archaïque (1000-500 avant notre ère) ainsi que des outils en pierre de la culture de Point Peninsula caractéristiques du Sylvicole moyen (0 –500 de notre ère). Les caractéristiques principales du site sont les affleurements de quartzite, matériau avec lequel les premiers peuples autochtones réalisent des outils et des armes. Ils utilisent de gros marteaux en pierre pour détacher des morceaux de roche-mère dont les fragments les plus fins servent à fabriquer des couteaux, des grattoirs et d’autres outils pour la chasse, la pêche et la cueillette.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, D. Hamelin, 2005
Lieu historique national du Canada St. George's Hall (Arts and Letters Club)
Toronto, Ontario

Le lieu historique national du Canada St. George’s Hall (Arts and Letters Club) est un édifice en pierre et en brique de trois étages coiffé d’un toit en pente abrupte. Situé quelques mètres à l’ouest de la rue Yonge, au centre ville de Toronto, le bâtiment, qui abrite le Arts and Letters Club depuis 1920, emprunte des éléments architecturaux aux styles roman, flamand et médiéval. Une vaste entrée de style néo-roman domine la façade aux formes symétriques, alors qu’à l’arrière, un grand hall occupe la plus grande partie de l’espace.

La valeur patrimoniale du St. George’s Hall (Arts and Letters Club) tient à son aménagement et à son décor, à sa vocation de lieu de rencontre entre artistes et mécènes et à ses liens avec le Arts and Letters Club. Construit en 1891 pour la St. George’s Society, le bâtiment est rénové en 1920, lorsqu’il devient la résidence du Arts and Letters Club. Au sein du Club se rencontrent des artistes de diverses disciplines – peintres, écrivains, musiciens, architectes et acteurs, entre autres – ainsi que des mécènes amoureux de l’art. Depuis quatre-vingt-cinq ans, St. George’s Hall est un lieu de rassemblement pour les artistes du milieu des arts et un centre important pour la mise en valeur de l’activité artistique. Le bâtiment, notamment par son état de conservation remarquable, témoigne de l’importance du Club dans l’histoire culturelle du Canada.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1996
Lieu historique national du Canada St. Lawrence Hall
Toronto, Ontario

Le lieu historique national du Canada St. Lawrence Hall, élégant édifice public de trois étages et demi, a été construit au milieu du XIXe siècle dans le centre-ville de Toronto, à l’angle sud-ouest de l’intersection des rues King et Jarvis. Ses proportions classiques, sa belle maçonnerie en pierre, le faîte de son toit orné et sa coupole en dôme sont tout à fait remarquables au cœur du paysage urbain du quartier.

Le St. Lawrence Hall a été construit par la ville de Toronto en 1850. Conçu par l’architecte William Thomas dans le style à l’italienne, il offrait à l’élite torontoise du XIXe siècle un élégant lieu de rassemblement. Le rez-de-chaussée a été conçu à des fins d’espace commercial, le deuxième étage, pour des bureaux. Quant au troisième étage, il abrite une salle de réunion de 1000 places assises. L’édifice était un lieu culturel important où étaient organisés des conférences, des concerts, des bals et des réceptions auxquels participaient les notables de la ville. Plusieurs réunions importantes en faveur de l’abolition y ont également été organisées à l’époque où le Canada accueillait des milliers de réfugiés du chemin de fer clandestin qui fuyaient l’esclavage américain. Le St. Lawrence Hall, qui a été restauré en 1967, est redevenu un centre culturel actif.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2006
Lieu historique national du Canada Taverne-de-Montgomery
Toronto, Ontario

Le lieu historique national du Canada Taverne-de-Montgomery est situé à Toronto, à l'angle de la rue Yonge et de l'avenue Montgomery. Le lieu, actuellement occupé par un bureau de poste, est commémoré par une plaque de la Commission des lieux et monuments historiques du Canada fixée à la base d'un mât porte-drapeau installé au nord du bâtiment. Il ne subsiste aucune ressource connue de la taverne d’origine. Ses dimensions exactes et son empreinte par rapport au bureau de poste demeurent inconnues.

En 1837, incapable d'obtenir une représentation juste par les voies politiques, William Lyon Mackenzie, réformateur, rédacteur en chef d’un journal et premier maire de Toronto (élu en 1834), réunit un groupe de modérés et de radicaux dans une tentative de renversement du gouvernement au pouvoir. Mackenzie établit son quartier général à la « Montgomery’s Tavern », située au nord des limites actuelles de Toronto, et donne le coup d'envoi à la rébellion le 5 décembre, alors qu’en compagnie de quelque 800 rebelles mal équipés et sans entraînement, il entame sa marche vers le sud. La milice locale les repousse avant leur arrivée à la ville, et le 7 décembre, le lieutenant-gouverneur sir Francis Bond Head ordonne à 1 000 miliciens et volontaires sous les ordres du colonel James FitzGibbon de riposter. Les forces de FitzGibbon affrontent celles de Mackenzie près de la « Montgomery’s Tavern » le même jour et la rébellion est réprimée. La taverne est rasée par le feu le même jour. Bien que la rébellion ait été écrasée, elle n'en a pas moins contribué à l'établissement du gouvernement responsable au Canada, de même qu'à l'union législative du Haut-Canada et du Bas-Canada en 1841.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991
Lieu historique national du Canada du Temple-de-Sharon
Sharon, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Temple-de-Sharon est situé au nord de Toronto, dans le village de Sharon. C’est un élégant bâtiment de bois formé de trois étages de taille décroissante. Les quatre côtés du bâtiment sont percés de grandes fenêtres qui sont éclairées par des bougies lors de cérémonies spéciales. Le temple a été érigé au centre d’un vaste espace gazonné qui compte également d’autres bâtiments associés à la communauté religieuse.

Sa valeur patrimoniale repose sur la qualité de sa conception néoclassique et sur sa représentation du savoir-faire des pionniers et des croyances des Enfants de la Paix. Ces derniers avaient fondé, au nord de Toronto, une communauté coopérative d’abord appelée Hope et, par la suite, Sharon. Le temple a été construit par les membres de la communauté entre 1825 et 1831 selon les plans dessinés par le chef de la communauté, David Willson et sous la direction du maître-charpentier Ebenezer Doan. Le dernier service a été célébré dans le temple en 1889. En 1917, le temple a été acquis par la York Pioneer and Historical Society, qui a commencé la réhabilitation et l’a developpé pour en faire un lieu historique et qui a déménagé d’autres bâtiments sur la propriété au fil des ans.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Michelle Cinann, 2008
Lieu historique national du Canada du Temple-du-Travail-Finlandais
Thunder Bay, Ontario

Le lieu historique national du Temple du Travail Finlandais est un bâtiment rectangulaire de deux étages en brique rouge situé au cœur du quartier multiculturel de Bay-Algoma à Thunder Bay, en Ontario. La conception éclectique du bâtiment se caractérise par deux sections de toit en croupe reliées par une section centrale à deux versants. La façade symétrique se distingue par une tour polygonale de trois étages, au centre, avec des baies latérales carrées, des fenêtres disposées à intervalles réguliers et des escaliers latéraux menant au porche de l’entrée principale. La taille imposante du bâtiment témoigne de l’importance de l’endroit comme centre de l’immigration finlandaise, avec ses bureaux, ses salles de réunions, ses musées, son restaurant d’origine et son vaste auditorium. Il abrite les salles de réunion de deux organisations finlandaises qui représentent le rôle actif des Canadiens d’origine finlandaise dans le mouvement ouvrier au Canada.

Le temple du travail finlandais évoque une époque importante de l’immigration finlandaise au Canada au milieu des années 1870. Les immigrants sont alors attirés par la promesse de trouver des emplois et des terres à exploiter. La ville de Thunder Bay, en Ontario, gagne alors en popularité auprès des Finno-Canadiens qui enracinent leur culture dans la région et y établissent des organismes communautaires. Construit en 1909-1910, le temple du travail finlandais abrite deux grandes organisations finlandaises, le local socialiste et une organisation antialcoolique (la New Temperance Society), tous deux associés au socialisme au Canada. Le temple du travail finlandais a joué un rôle dans le mouvement ouvrier au Canada et dans l’engagement de la communauté en faveur des organisations politiques et communautaires. C’est aussi le lieu privilégié pour l’expression et la conservation de la culture et des traditions uniques de la communauté finlandaise, qui reflète bien le multiculturalisme du secteur. De plus, le temple du travail finlandais abrite le restaurant Hoito, établissement fondé en 1918 et reconnu mondialement qui sert toujours des mets traditionnels finlandais. Le temple du travail finlandais est à la fois un symbole et point d’intérêt important pour la communauté finlandaise, ainsi qu’un établissement phare du secteur de la rue Bay-Algoma à Thunder Bay.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada The Grange
Toronto, Ontario

Faisant maintenant partie du Musée des beaux-arts de l’Ontario au cœur de Toronto, cette maison était jadis la pièce maîtresse d’un très beau domaine dans la banlieue de la ville de York. Située à l’extrémité d’un grand parc, cette maison en briques dotée d’une façade d’origine à cinq baies et surmontée d’un fronton, reflète le classicisme britannique conservateur, typique des autres domaines de l’est du Canada de son époque.

The Grange a été construite aux environs de 1817 pour D’Arcy Boulton Jr. dans un quartier de la ville de York qui comptait essentiellement des domaines résidentiels appartenant à de riches citoyens. Sa façade à cinq ouvertures symétriques et son fronton central en font un exemple de l’influence conservatrice de la tradition classique britannique du XVIIIe siècle. L’aile ouest résulte de deux ajouts, dont un dans les années 1840, et d’autres modifications apportées par son nouveau propriétaire, Dr Goldwin Smith, en 1885. Le Musée des beaux-arts de l’Ontario en a fait l’acquisition en 1911 et, depuis, la maison sert de musée.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, Andrew Waldron, 2004
Lieu historique national du Canada The Studio Building
Toronto, Ontario

Le Studio Building, édifice en brique moderne de trois étages, d’allure industrielle, a été construit en 1914, pour y aménager des ateliers d’artiste au 25 de la rue Severn, dans le centre-ville de Toronto, au bord du ravin Rosedale. Les ateliers ont été utilisés par de nombreux artistes canadiens, parmi lesquels des membres du Groupe des Sept.

Le Studio Building a été dessiné par l’architecte Eden Smith, FIRAC, en 1913, et construit par R. Robertson and Sons en 1914, pour y aménager des ateliers d’artiste pour le peintre Lawren Harris et le mécène canadien, M. James MacCallum, qui les mettait à la disposition d’artistes à la recherche d’un espace où travailler et vivre. Il comprend six ateliers où des artistes canadiens travaillent dans d’excellentes conditions depuis presque 100 ans. À un certain moment, Tom Thomson, Arthur Lismer et Thoreau MacDonald vivaient et travaillaient dans une cabane dans la cour qui a été détruite depuis.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada The Studio Building tient à ses associations avec des artistes canadiens importants, y compris le Groupe des Sept, et à ce qu’il est l’illustration matérielle d’un des premiers ateliers d’artiste canadiens de style moderne.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Mattie, 1992
Lieu historique national du Canada du Théâtre-Eglinton
Toronto, Ontario

Le lieu historique national du Canada du Théâtre-Eglinton est un repère connu de l’avenue Eglinton Ouest, situé dans la banlieue torontoise de Forest Hill, en Ontario. De style Art déco raffiné et somptueux, le théâtre Eglinton date du milieu des années 1930. La façade principale est caractérisée par l'usage de multiples luminaires, en plus d'une enseigne distinctive qui comprend des néons et un pylône à trois sections coiffé d'un néon rond et clignotant.

Conçu par les architectes Kaplan & Sprachman de Toronto, le théâtre s’écarte de la conception traditionnelle des cinémas dans la mesure où son style et ses éléments décoratifs puisent dans le courant général de la pensée et des pratiques de l’architecture plutôt que du monde du théâtre. Cette place importante accordée à l’architecture est illustrée par le style Art déco de l’édifice particulièrement par ses lignes fluides et épurées, ses formes étagées et enchâssées, et par une accentuation du détail décoratif.

Situé sur l’avenue Eglinton, dans la banlieue torontoise de Forest Hill qui date des années 1920, le théâtre Eglinton illustre l’étalement croissant de Toronto et la tendance nationale à construire les nouveaux cinémas dans les banlieues plutôt qu’en plein centre des grandes villes.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J Butterill, 1993
Lieu historique national du Canada du Théâtre-Royal-Alexandra
Toronto, Ontario

Le Théâtre Royal Alexandra est un théâtre de style Beaux-Arts datant du début du XXe siècle. Il est situé au centre-ville de Toronto.

Le Théâtre Royal Alexandra a été désigné lieu historique national parce que c'est un exemple d'importance nationale d'un théâtre construit spécifiquement pour des représentations théâtrales en public.

Le Théâtre Royal Alexandra est une version intime mais somptueuse des théâtres traditionnels du XIXe siècle construits exclusivement pour des représentations théâtrales en public. Dessiné par le célèbre architecte torontois, John M. Lyle (1872-1945), qui avait travaillé dans le secteur de la conception de théâtre à New York, le Théâtre Royal Alexandra est une importation directe du genre de petits théâtres somptueux et d'atmosphère intimiste qui étaient construits à New York. Le théâtre est conçu de telle façon qu'il peut contenir un nombre assez élevé de sièges dans un espace donnant l'illusion d'être petit. Le Théâtre Royal Alexandra est l'un des derniers théâtres de ce genre à avoir été construit au Canada et il est probablement le meilleur exemple qui reste des théâtres de ce genre. Depuis qu'Ed Mirvish l'a sauvé et rénové en 1963, le Théâtre Royal Alexandra a joué un rôle central dans la vie sociale et culturelle de Toronto. Son style Beaux-Arts continue d'offrir un décor élégant pour les représentations théâtrales et les concerts.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada des Théâtres-Elgin-et-Winter Garden
Toronto, Ontario

Le lieu historique national du Canada des Théâtres-Elgin-et-Winter Garden regroupe deux théâtres superposés dans un même édifice exceptionnel au centre-ville. L'édifice a été construit au début du XXe siècle pour y faire jouer du théâtre de variétés. Son extérieur relativement sobre, avec sa façade en maçonnerie à deux étages, ne correspond pas à son intérieur somptueux abritant l'élégant théâtre Elgin au rez-de-chaussée et le magique théâtre Winter Garden à l’étage.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada des Théâtres-Elgin-et-Winter Garden réside dans le fait que ses salles sont superposées, et qu'il est représentatif de l'architecture des premiers cinémas. De plus, conçu pour la chaîne Loew Theatres par Thomas Lamb, un architecte de cinémas de New-York, il constitue un exemple préservé des conceptions de ce dernier. Le théâtre Elgin situé au rez-de-chaussée, avec son décor de style néorenaissance, a ouvert ses portes à la fin de 1913. Il partageait ses séances de cinéma et des variétés avec le Winter Garden, situé à l'étage supérieur et de dimensions moindres. Ouvert en 1914, celui-ci offrait un décor naturaliste et atmosphérique. Il ferma ses portes en 1928, mais il resta essentiellement intact pendant plus de 50 ans. Le théâtre Elgin est resté ouvert et a été fréquemment modifié pour s'adapter à l’époque. La Fondation du patrimoine ontarien a restauré les deux théâtres dans les années 1980.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, J. Butterill, 1994
Lieu historique national du Canada de la Tour-Murney
Kingston, Ontario

Fortifications en maçonnerie de l'Empire britannique; milieu du XIXe siècle.

Le lieu historique national du Canada de la Tour-Murney est une tour défensive compacte en pierre située sur une élévation appelée pointe Murray, sur la rive ouest du port de Kingston. La tour Murney fait également partie du lieu historique national du Canada des Fortifications-de-Kingston.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada de la Tour-Murney a trait au fait qu'il s'agit d'un excellent exemple de tour martello, un type d'ouvrage militaire. Sa conception stratégique, les formes de ses éléments bâtis et paysagés, ses matériaux, son travail de qualité, la technologie de sa construction et sa fonction, ainsi que sa situation stratégique et les liens défensifs mutuels avec les autres composantes des fortifications de Kingston, ajoutent encore à sa valeur. La tour Murney (appelée à l'origine tour Murray) a été bâtie en 1846 dans le cadre des nouvelles défenses navales du port de Kingston, autorisées par le gouvernement impérial pendant la crise de l'Oregon de 1845-46. C'est l'un des derniers ouvrages défensifs entrepris par les Britanniques à l'intérieur du Canada. Même si on l'a utilisée régulièrement comme caserne dès 1849, elle n'a pas été complètement armée avant 1862, alors qu'elle était déjà dépassée, vu les progrès rapides de la technologie militaire offensive. Ses canons devaient protéger l'approche ouest de Kingston.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, F. Cattroll, 1982
Lieu historique national du Canada de la Tour-Shoal
Kingston, Ontario

Fortifications en maçonnerie de l'Empire britannique; milieu du XIXe siècle.

Le lieu historique national du Canada de la Tour-Shoal est une tour défensive circulaire en pierre, située sur un haut-fond du port, au large de la côte, directement en face de l'hôtel de ville historique et du site de l'ancienne batterie Market de Kingston, en Ontario. La tour Shoal possédait un angle de visé dominant du port commercial de Kingston et de l’entrée du canal Rideau.

La valeur patrimoniale de ce lieu réside dans ses liens avec les quatre autres composantes du lieu historique national du Canada des Fortifications-de-Kingston, illustrant un système de défense. Le gouvernement britannique a construit la tour Shoal, une de quatre tours Martello, de 1846 à 1847, ainsi que la batterie Market, pour renforcer le système défensif existant de Kingston face à la menace américaine pendant la crise de l'Orégon.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2006
Lieu historique national du Canada des Tumulus-Serpent
Keene, Ontario

Le lieu historique national du Canada des Tumulus-Serpent est situé dans un lieu ouvert avec des chênes sur Roach’s Point et East Sugar Island, en surplomb du lac Rice, dans le comté de Peterborough, en Ontario. Site funéraire datant de 50 av. J.-C. à 300 apr. J.-C., le lieu est un groupement de six tumulus distincts de forme sinueuse qui serpente plus de 60 mètres de longueur, 8 mètres de largeur et 1.5 à 1.8 mètres de hauteur. Le lieu est présenté au public dans le parc Serpent Mounds sur les berges du lac Rice.

Des tumulus Serpent occupe 4,4 hectares sur Roach’s Point ainsi que 49 hectares sur East Sugar Island. Le lieu désigné comprend six zones distinct d’intérêt archéologique, y compris le site des tumulus Serpent, le site Alderville, le site Island Centre, le site East Sugar Island, le site Corral et le site BbG m-22, non nommé. Le lieu historique national du Canada des Tumulus-Serpent proprement dit est le site archéologique le plus étudié au Canada. Il est associé à la culture de Point Peninsula et contient des renseignements sur la vie quotidienne et rituelle de cette culture qui date de 50 av. J.-C. à 300 apr. J.-C. On y a découvert également des vestiges de la branche Pickering de la tradition Iroquoise ancienne de l’Ontario, des Iroquoiens et des Hurons et de plusieurs cultures archaïques. Ces sites ont fait l’objet de fouilles systématiques en 1897, 1910, 1955, 1960 et 1968.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada University College
Toronto, Ontario

Le lieu historique national du Canada University College est un vaste bâtiment du milieu du 19e siècle, situé sur le campus St. George de l’Université de Toronto. Son emplacement bien en vue sur le point le plus élevé de la pelouse centrale du campus témoigne du rôle important que l’édifice a joué dans l’histoire et la vie de l’institution. De style néo-roman, cette vaste structure comprend une façade orientée sud avec les tours, deux ailes au nord et un bâtiment rond d’inspiration médiévale qui était à l’origine un amphithéâtre de chimie. Les éléments réunis encadrent un campus quadrangulaire traditionnel.

Construit entre 1856 et 1859, lieu historique national du Canada University College est lié à la fois à l’évolution de l’Université de Toronto et à un système national d’établissements d’enseignement supérieur laïques subventionnés par le gouvernement. Les plans du bâtiment d’origine, réalisés par F.W. Cumberland, témoignent du talent de cet architecte pour adapter librement le style néo-roman aux besoins d’un établissement d’enseignement nord-américain. En 1890, un incendie a détruit en grande partie l’extrémité est du bâtiment. Les murs extérieurs sont demeurés debout et la reconstruction a été effectuée dans le même style que le bâtiment d’origine, sous la direction de l’architecte David Dick.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1993
Lieu historique national du Canada Usine-Hydraulique-de-Hamilton
Hamilton, Ontario

Le lieu historique national du Canada Usine-Hydraulique-de-Hamilton est un élégant complexe d'édifices industriels en brique du milieu du XIXe siècle, situé à l'ouest et non loin de l'adduction d'eau actuelle de la Ville de Hamilton, sur une étroite bande de terre entre l'avenue Woodward et la promenade Queen Elizabeth. On peut facilement repérer ce complexe grâce à sa haute cheminée et au profil à l'italienne distinct de la station de pompage d'origine.

L'Usine hydraulique de Hamilton a été désignée lieu historique national du Canada en 1997 parce que c'est un rare exemple préservé de complexe d'édifices industriels victoriens pratiquement intacts sur les plans architectural et fonctionnel.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada Usine-Hydraulique-de-Hamilton a trait au fait qu'il représente physiquement un complexe industriel victorien. Dans ce cas, il s'agit d'une adduction d'eau municipale préservée qui illustre de façon rare comment on utilisait la technologie victorienne pour améliorer la qualité de vie. Sa valeur a trait au site dans son ensemble, à sa disposition, et à la conception, aux matériaux et à la fonction du complexe et de ses composantes, avec un accent particulier sur les éléments d'adduction d'eau originaux de 1859.

L'Usine hydraulique de Hamilton a été conçue par Thomas Coltrin Keefer et bâtie par la Ville de Hamilton de 1856 à 1859. Elle servait à fournir à cette ville en expansion rapide de grandes quantités d'eau saine pour la consommation en toute sécurité et pour combattre les incendies. L'installation a été modernisée au cours des années suivantes, pour répondre aux besoins de la ville grandissante. En 1882, on a remplacé les pompes Gartshore d'origine. En 1887, on a construit une deuxième station de pompage. Et de 1910 à 1913, on a installé une troisième station avec des moteurs de turbine électriques et à vapeur. Lorsque le complexe lui-même a été remplacé en 1970 par une nouvelle adduction d'eau sur un terrain adjacent, on a démoli plusieurs bâtiments du complexe original. Aujourd'hui, l'ancien complexe hydraulique se compose de la station de pompage de 1859, avec ses moteurs et son équipement, d'une chaufferie, d'une cheminée et d'un hangar à bois, tous d'origine (de 1859), ainsi que du hangar Worthington (1910) qui contient une petite pompe à vapeur, d'une deuxième station de pompage (1913), d'une remise de charpentier (1915) et de nombreuses vannes souterraines et chambres des vannes datant pour la plupart du XXe siècle. La Ville de Hamilton a restauré l'usine originale qui est ouverte aujourd'hui à la visite publique.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991
Lieu historique national du Canada Usine-de-Textile-Penman
Paris, Ontario

Grande usine de tricot construite en , la première et la plus importante usine de la Penman Manufacturing Company, pendant longtemps la plus grande entreprise de bonneterie au Canada.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1996
Lieu historique national du Canada Victoria Hall
Hamilton, Ontario

Victoria Hall est un immeuble commercial de trois étages et demi qui a été construit à la fin du XIXe siècle. Il est situé bien en vue dans une rangée d'immeubles commerciaux en face du parc Gore dans le quartier commercial du centre-ville de Hamilton.

Victoria Hall a été désigné comme lieu historique national à cause de son importance historique et architecturale nationale. C'est un exemple supérieur et rare d'un immeuble commercial à façade architectonique décorative construite entièrement à la main plutôt qu'à la machine. Sa façade métallique bien conçue et bien exécutée de trois étages qui comprend des éléments architecturaux de haut-relief est pour ainsi dire intacte. L'immeuble est un élément irremplaçable du continuum architectural des immeubles commerciaux de la rue King allant de la période précédant la Confédération jusqu'à maintenant.

L'mmeuble commercial conventionnel de la fin du XIXe siècle a une façade de tôle zincar construite à la main sur les trois étages supérieurs. Conçue par l'architecte de Hamilton, William Stewart, et construite par Alexander Bruce, un avocat bien en vue de Hamilton, la façade projette une image de prospérité par la simulation d'un ouvrage de maçonnerie exubérant. C'est un exemple très rare au Canada d'une façade en tôle construite à la main, sur place, et c'est l'une des façades de tôle les mieux construites sur le plan architectural et les plus anciennes au Canada.

Victoria Hall fait partie d'une rangée continue d'immeubles commerciaux donnant sur le parc Gore, un quartier qui fonctionne depuis longtemps comme le quartier des affaires de la ville et le point central des événements publics. Victorial Hall est l'un des derniers immeubles commerciaux solides de la grande époque victorienne dans le quartier Gore.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1990
Lieu historique national du Canada Victoria Hall / Hôtel-de-Ville-de-Cobourg
Cobourg, Ontario

Le Victoria Hall / Hôtel de ville de Cobourg est un grand édifice public en pierre, de trois étages construit au milieu du XIXe siècle. Le style néoclassique de l'édifice présente aussi une variété de détails éclectiques. Il est surmonté d’une tour d'horloge proéminente. L’édifice abondamment orné abrite des salles d’audience, un espace de réunion, des bureaux et une salle de concert bien préservés. Il est situé bien en vue sur la rue King, en face de l’ancienne caserne de pompiers et de la place du marché.

Si le Victoria Hall / Hôtel de ville de Cobourg a été désigné lieu historique national en 1959, c’est parce qu’il s’agit d’un bon exemple d’édifice public canadien du milieu du XIXe siècle.

Le Victoria Hall / Hôtel de ville de Cobourg fait partie du groupe d’édifices municipaux construits en Ontario après l’adoption, en 1849, de la Loi sur les municipalités qui modifiait et augmentait les attributions de l’administration municipale. Il est typique de ces édifices municipaux du milieu du XIXe siècle dans ses grandes dimensions, ses détails architecturaux recherchés et ses fonctions multiples d'être sous un même toit. Il s’agit, toutefois, d’un des exemples les plus extravagants pour ce qui est des proportions et des détails architecturaux. Conçu selon les plans de l’architecte torontois Kivas Tully, l’édifice avec ses proportions monumentales et son style néoclassique victorien reflète la prospérité et le formidable optimisme de Cobourg dans les années 1850. Victoria Hall / Hôtel de ville de Cobourg a gardé l’essentiel de son aménagement original, qui comprend des espaces pour les cours de comté, deux paliers de gouvernement (municipalité et comté), une salle de concert, un temple maçonnique, des bureaux privés et un espace de location commerciale.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1991
Lieu historique national du Canada Victoria Hall / Hôtel-de-Ville-de-Petrolia
Hamilton, Ontario

Le lieu historique national du Canada Victoria Hall / Hôtel-de-Ville-de-Petrolia est un bâtiment extravagant de taille moyenne en brique jaune, orné d'une tour de l'horloge proéminente. Il a été bâti à la fin du XIXe siècle dans la tradition éclectique de la fin de l'ère victorienne. Victoria Hall / Hôtel de ville de Petrolia est situé dans le cœur historique de Petrolia, au milieu d'autres édifices en brique également construits à la fin du XIXe siècle.

Victoria Hall / Hôtel de ville de Petrolia a été désigné lieu historique national du Canada en 1975 parce que cet édifice opulent, bâti en 1889 en plein boom pétrolier, illustre cette étape de la croissance de la ville.

Victoria Hall / Hôtel de ville de Petrolia, qui a été construit à l'apogée d'un boom pétrolier à la fin des années 1880, illustre une époque où Petrolia était une des villes les plus prospères du Canada. On y a découvert du pétrole pour la première fois dans les années 1860, si bien que le village est devenu une ville en 1874. Dès les années 1880, des bâtiments permanents en brique avaient remplacé les petits édifices de bois du début du boom pétrolier. La construction de l'hôtel de ville a été le fait saillant de cette phase d'expansion urbaine constante.

Victoria Hall / Hôtel de ville de Petrolia a été conçu pour accueillir plusieurs fonctions municipales, y compris une prison au sous-sol, des bureaux municipaux, une chambre du conseil, une salle d'audience, une caserne de pompiers et une armurerie au rez-de-chaussée, ainsi qu'une salle d’opéra de 1000 places à l'étage. L'insistance de la ville à inclure une salle d’opéra dans le nouvel hôtel de ville traduit l'abondance qui régnait à Petrolia à la fin du XIXe siècle. Le boom pétrolier avait en effet engendré une classe d'hommes d'affaires prospères qui exigeaient des divertissements correspondant à leur statut économique.

Victoria Hall / Hôtel de ville de Petrolia a été conçu par George Durand, un architecte de London, en Ontario. Sa masse asymétrique, sa ligne de toiture diversifiée et ses ornements dynamiques illustrent le goût éclectique exubérant qui régnait à l'apogée de l'ère victorienne. La conception du bâtiment a également été influencée par les formes américains du style néo-Queen Anne. La forme d'origine et les ornements de maçonnerie du bâtiment subsistent, même si en 1989 un incendie a ravagé l'intérieur et détruit la plus grande partie des boiseries et du vitrage extérieurs. L'édifice a été remis en état en 1992, et il contient un théâtre consacré aux arts du spectacle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2006
Lieu historique national du Canada Vieille-Église-en-Pierre
Beaverton, Ontario

Le lieu historique national du Canada Vieille-Église-en-Pierre est une petite église de campagne en pierre des champs située aux abords de la ville de Beaverton, près du lac Simcoe, en Ontario. De culte presbytérien, ce bâtiment empreint de simplicité aux caractéristiques classiques élégantes s'élève sur un lot boisé et est séparé d'une route de campagne par un mur de pierre. Le cimetière, devenu le cimetière municipal de Beaverton, s'étend sur les côtés sud et ouest de l'église.

La vieille église en pierre a été désignée lieu historique national en 1991, car elle est un exemple particulièrement élégant des rares bâtiments en pierre de style vernaculaire encore existants au Canada.

La vieille église en pierre a été construite dans le canton de Thorah sur un terrain de 100 acres cédé en 1835 à l'Église d'Écosse par l'assemblée législative du Haut-Canada. En 1840, la congrégation embauchait à contrat un maçon, John Morrison, pour construire un bâtiment devant remplacer la première église en rondins. La construction a été terminée en 1853. Connu sous le nom d'église St. Andrew's, ce nouveau bâtiment n'a pas beaucoup changé depuis sa construction. En 1991, l'Église presbytérienne de Beaverton a entrepris sa restauration et l'utilise actuellement pour des services spéciaux et durant l'été. La valeur patrimoniale de la vieille église en pierre est le résultat d'une rare combinaison : son niveau élevé d'intégrité et ses origines modestes.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2004
Lieu historique national du Canada Vieux-Moulin-en-Pierre
Delta, Ontario

Le lieu historique national du Canada de Vieux-Moulin-en-Pierre est un moulin à provende en pierre de trois étages composé d'un moulin datant de 1810 et d'un hangar à turbines annexé construit dans les années 1860. Il est situé dans le petit village de Delta, niché entre les lacs Upper et Lower Beverly, dans la région des lacs Rideau, au nord de Kingston.

Construit en 1810 par William Jones, le Vieux moulin en pierre de Delta est le plus ancien moulin en pierre préservé en Ontario. Cet ouvrage, dont la maçonnerie de pierre est de très bonne qualité, était considéré très avancé sur le plan technologique à l’époque. Sa hauteur et ses dimensions, de même que la configuration des fermes, étaient conçues pour faire fonctionner le système de meunerie d'Oliver Evans, une innovation de la fin du XVIIIe siècle qui améliorait la circulation du grain dans les bâtiments du moulin.

Ce vieux moulin en pierre, typique des moulins du début du XIXe siècle dans l'est de l'Ontario, a joué un rôle important dans la colonisation et le développement économique du comté de Leeds. Il a favorisé la colonisation agricole de la région, et contribué au développement du village de Delta. Le moulin a fonctionné sans interruption de 1810 à 1949. Le remplacement en 1860 de la roue à aubes d'origine par des turbines en fonte (installées dans un nouveau hangar à turbines) et l'installation d'un moulin à cylindres en 1893 faisaient partie des efforts déployés à la fin du XIXe siècle pour continuer à assurer la viabilité commerciale du moulin.



©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada de la Villa-Bellevue
Kingston, Ontario

Importante villa à l'italienne 1840's; maison de sir John A. Macdonald, premier ministre du Canada (1867-1873, 1878-1891).

La Villa Bellevue, située dans un parc paysager, dans une ancienne banlieue de Kingston, en Ontario, est un édifice d’inspiration italienne qui fut la résidence de Sir John A. Macdonald, premier Premier ministre du Canada.

La valeur patrimoniale de ce lieu a trait à sa conception et à son emplacement pittoresques, ainsi qu'à l’architecture italienne dont elle s’inspirait particulièrement en 1948-1949, période durant laquelle elle fut habitée par Sir John A. Macdonald.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada Villa-Elizabeth
Kingston, Ontario

Le lieu historique national du Canada Villa-Elizabeth est une résidence de style néo-gothique datant du milieu du XIXe siècle. Construite à l'origine de 1841 à 1843, elle a été considérablement agrandie à la fin du XIXe siècle. Elle est située sur une rue résidentielle d'une ancienne banlieue de Kingston, en Ontario. Contrairement aux maisons voisines, elle est en retrait par rapport à la rue et sa parcelle d'angle est exceptionnellement grande.

Conçue et construite à l'origine de 1841 à 1843 par l'architecte de Kingston Edward Horsey à titre de résidence familiale personnelle, la Villa Elizabeth a été agrandie dans les années 1880. On lui a adjoint une annexe d'un étage et demi conçue par l'architecte William Newlands, aussi de Kingston. La villa et son annexe constituent un charmant exemple de villa de style néo-gothique respectant l'esthétique pittoresque. Sa masse attrayante, son plan irrégulier, ses ornements gothiques et ses liens étroits avec le parc composent un ensemble pittoresque qui définit les villas du milieu du XIXe siècle. Les éléments distincts du corps central et de l'annexe ultérieure illustrent l'évolution des styles au cours du XIXe siècle.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2000


©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 1993
Lieu historique national du Canada de la Voie-Navigable-Trent-Severn
Trenton / Port Severn, Ontario

Canal long de 386 km ouvert à la navigation; comporte 44 écluses.

Le lieu historique national du Canada de la Voie-Navigable-Trent - Severn est une voie navigable naturelle et artificielle qui serpente sur environ 400 km dans le centre de l'Ontario, et relie la baie Georgienne à la baie de Quinte. L'Écluse-ascenseur hydraulique de Peterborough, en Ontario, et les ouvrages d'ingénierie d'origine de la partie de la voie navigable située entre les lacs Simcoe et Balsam revêtent une importance particulière.

La voie navigable Trent - Severn a été désignée lieu historique national parce qu'elle fait partie du réseau national de canaux du Canada.

La valeur patrimoniale de la voie navigable Trent - Severn a trait à sa lisibilité et à son intégralité en tant que voie de transport construite par le gouvernement du Canada au début du XXe siècle (de 1882 à 1920). Elle a trait également aux divers éléments et utilisations qui y sont associés, notamment les ouvrages d'ingénierie, bâtiments, écluses, barrages, ponts, et paysages culturels liés aux aménagements hydroélectriques et récréatifs, ainsi qu’aux éléments naturels et aux utilisations variées qui leur sont associées.

Certaines ressources importantes situées le long du canal ont également fait l’objet d’une désignation. Par exemple, le lieu historique national du Canada de l'Écluse-Ascenseur-de-Peterborough doit sa reconnaissance au fait qu'elle est encore une merveille technique de renommée internationale, et parce qu’elle était la plus haute écluse-ascenseur hydraulique ainsi que l’ouvrage en béton armé anciennement réputé comme étant le plus grand au monde. Conçue par les ingénieurs R.B. Rogers & Baird, elle a été construite en 1904 par les firmes Corry and Laverdure Construction (préparation du site et ouvrages de béton) et Dominion Bridge of Montreal (ouvrages métalliques).

La partie de la voie située entre les lacs Simcoe et Balsam a également fait l'objet d'une reconnaissance pour ses nombreux ouvrages d'ingénierie préservés datant de la période initiale de construction de la voie navigable (1900 à 1907), et de ses postes d'éclusage dont la plupart sont tels qu’ils étaient au début du XXe siècle.

©Willowbank, Sean Marshall, October 2011
Lieu historique national du Canada Willowbank
Niagara-on-the-Lake, Ontario

Le lieu historique national du Canada Willowbank est un élégant domaine boisé avec une majestueuse demeure de trois étages et demi dont la façade rappelle un temple. Cette demeure du début du XIXe siècle, construite sur une éminence surplombant la rivière Niagara et la frontière entre le Canada et les États-Unis, est la pièce maîtresse d’une propriété boisée de cinq hectares située à l’extrémité nord du village de Queenston, qui fait partie de la municipalité de Niagara-on-the-Lake.

Le domaine de Willowbank reflète les idéaux romantiques associés à la colonisation du Haut-Canada au début du XIXe siècle. Inspirés en partie par les sensibilités romantiques du néoclassicisme, des membres de l’élite de la société du Haut-Canada construisaient de grands domaines ruraux dans des endroits considérés comme reculés. Willowbank est un exemple typique d’une attitude romantique qui faisait construire des demeures ressemblant à des temples dans des lieux surélevés, dans un paysage naturel et pittoresque. Willowbank est un des rares exemples de telles demeures autrefois beaucoup plus courantes dans le paysage du Haut-Canada à avoir survécu.

L’intérieur de la maison a été rénové en 1912, puis dans les années 1930, et depuis les années 1980, après son acquisition pour en faire une école de restauration architecturale.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Lieu historique national du Canada Women's College Hospital
Toronto, Ontario

Le lieu historique national du Canada Women's College Hospital est un immeuble en brique jaune de dix étages, de style Art Déco, construit en 1935, situé rue Grenville, au centre de Toronto. L’hôpital consiste en un ensemble d’édifices ayant la même fonction, situés les uns à côté des autres sur les rues Grenville, Grafton et Bay.

Grâce à la campagne vigoureuse de la première femme médecin au Canada, le Dr Emily Howard Jennings Stowe, une école de médecine pour femmes a été ouverte en 1883, rue Sumach, à Toronto. En 1895, elle a fusionné avec une institution similaire de Kingston (créée par le Dr Jennie Trout) pour devenir l’Ontario Medical College for Women, et elle a continué à offrir une formation médicale aux femmes jusqu’en 1898, année où l’Université de Toronto a commencé à admettre des étudiantes en médecine.

L’institut est devenu un dispensaire pour femmes, le Women’s College Hospital and Dispensary. Avec une clientèle grandissante et des besoins en locaux toujours plus grands, il a déménagé plusieurs fois. En 1935, il a pu réunir suffisamment d’argent pour construire l’immeuble de dix étages qui est maintenant au cœur de l’ensemble du Women’s College Hospital (WCH). Affilié à l’Université de Toronto depuis les années 1950, le WCH est devenu officiellement hôpital universitaire en 1961, date à laquelle les arrêtés municipaux ont été modifiés pour permettre de nommer des médecins, hommes et femmes, à des postes permanents. Une nouvelle école d’infirmières (aile est) et la résidence de Burton Hall avaient alors déjà été construits (1956) et, en 1967, une nouvelle aile sud de dix étages a été ajoutée.

La valeur patrimoniale du lieu historique national du Canada Women's College Hospital tient à son association avec la lutte des femmes canadiennes pour entrer dans la profession médicale et à leur participation à cette profession. L’emplacement remarquable du lieu, le point de repère que représente ce grand édifice de 1935, la construction graduelle de l’ensemble, sa taille considérable et l’ensemble des activités de recherche, d’enseignement et de traitements qu’il abrite, sont autant de témoignages de sa valeur.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada, 2003
Lieu historique national du Canada Woodside
Kitchener, Ontario

Maison d'enfance de William Lyon Mackenzie King, premier ministre du Canada (1921-1926, 1926-1930, 1936-1948).

Le lieu historique national du Canada Woodside est un domaine pittoresque et boisé, situé au sein d'une banlieue moderne du nord-est de Kitchener. Il se compose d'une maison d'un étage et demi, reconstruite en 1942 dans le style des maisons du milieu du XIXe siècle, et meublée dans le style des années 1890. La propriété comprend aussi des sentiers et des éléments paysagers naturels qui recréent le calme qui y régnait lorsqu’elle était habitée par William Lyon Mackenzie King, alors adolescent, et sa famille.

William Lyon Mackenzie King a été Premier ministre du Canada de 1921 à 1930, puis de 1935 à 1948. Son père a loué Woodside et y vécu avec sa famille de 1886 à 1893. Mackenzie King y a passé les huit années de son adolescence. Selon lui, c'est à Woodside qu'il a acquis les valeurs et les croyances qu'il a respectées toute sa vie. Il faisait toujours référence à Woodside dans ses derniers discours et écrits portant sur la vie de famille idéale. Quand la maison d'origine de 1853 a été démantelée, puis reconstruite dans les années 1940, Mackenzie King et sa sœur ont fourni des informations fiables relatives à son plan et son aménagement.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Parc marin national du Canada Fathom Five
Siège social: Tobermory, Ontario

Le paysage marin crée par l'escarpement du Niagara.

Les eaux cristallines et profondes à l'embouchure de la baie Georgienne font partie du parc marin Fathom Five, première aire marine nationale de conservation du Canada. Le parc protège un riche patrimoine culturel qui comprend vingt-deux épaves et plusieurs phares historiques. Les eaux de l'écosystème d'eau douce de Fathom Five sont parmi les plus limpides des Grands Lacs. Les îles sauvages du parc rappellent la topographie impressionnante du lit du lac.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Parc national du Canada des Îles-de-la-Baie-Georgienne
Siège social: Midland, Ontario

Îles captivantes représentatives du paysage du lac Huron.

Découvrez le paysage canadien emblématique du parc national des Îles-de-la-Baie-Georgienne. Situé dans le plus gros archipel d'eau douce au monde, les 30 000 îles, le parc national des Îles-de-la-Baie-Georgienne est l'endroit où vous découvrirez des paysages spectaculaires, des parois rocheuses usées par le temps, des habitats variés, la beauté sauvage du Bouclier canadien et une histoire culturelle qui date de 5000 ans. Ces îles magnifiques ne sont accessibles que par la voie des eaux. Empruntez la navette du parc le DayTripper pour explorer la plus grande île, l'île Beausoleil. Cette île offre des terrains de camping pour tentes, des chalets rustiques, l'amarrage de jour ou de nuit, de la géocachette, des sentiers de randonnée et de cyclisme et des programmes d'interprétation.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Parc national du Canada des Mille-Îles
Siège social: Mallorytown, Ontario

Crée en 1904.

À quelques heures seulement de Toronto, de Montréal et d'Ottawa, dans une atmosphère sauvage du nord, vous attendent des îles rocheuses, des pins balayés par les vents et les eaux fraîches du parc national des Mille-Îles.

Nature et culture s'entremêlent dans cette maison d'été traditionnelle des Haudenosaunee et de la nation Mississauga Anishinaabe. La présence de somptueuses villas et de résidences d'été historiques marque un contraste avec l'aspect sauvage des îles de granit sur lesquelles poussent des pins et où tortues, aigles et d'innombrables autres espèces évoluent à leur rythme.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Parc national du Canada de la Péninsule-Bruce
Siège social: Tobermory, Ontario

Paysages de l'extrémité septentrionale de l'escarpement du Niagara.

Situé au cœur d'une réserve de la biosphère, le parc national de la Péninsule-Bruce est un endroit d'importance internationale. Des milliers de visiteurs viennent chaque année admirer les immenses falaises escarpées du parc, ses cèdres millénaires et les eaux cristallines de la baie Georgienne. Le parc abrite une diversité incroyable d'habitats – rares landes de calcaire (alvars), denses forêts et lacs clairs.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Parc national du Canada de la Pointe-Pelée
Headquarters; Leamington, Ontario

Point le plus méridional de la partie continentale du Canada.

Oasis de forêt carolinienne luxuriante à l'extrême sud du Canada, le parc national de la Pointe-Pelée s'anime du chant des oiseaux migrateurs au printemps, bourdonne du crépitement des cigales tropicales en été, frémit des battements d'ailes des monarques à l'automne et se tait en hiver pour laisser place à la quiétude.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Parc national du Canada Pukaskwa
Headquarters; Heron Bay, Ontario

Paysage ancien du Bouclier canadien sur la rive nord du lac Supérieur.

D'une exceptionnelle beauté, le parc national Pukaskwa offre des vues panoramiques du lac Supérieur et un paysage accidenté ancien caractéristique du bouclier canadien et de la forêt septentrionale. L'esprit de la nature habite tous ceux et celles qui choisissent de visiter et d'explorer ce lieu unique. Seul parc national sauvage de l'Ontario, Pukaskwa protége 1878 kilomètres carrés d'un écosystème incluant la forêt boréale et la rive du lac Supérieur.

©Parks Canada Agency / Agence Parcs Canada
Parc urbain national de la Rouge
Headquarters; Toronto, Ontario

Une fois sa création achevée, le parc urbain national de la Rouge comptera parmi les parcs urbains les plus vastes et les mieux protégés d’Amérique du Nord. Sa superficie totale est à 79,5 km2 (7 956 ha) — c’est 19 fois plus que le parc Stanley à Vancouver, 22 fois plus que Central Park à New York et près de 50 fois plus que le parc High à Toronto.

Le parc urbain national de la Rouge chevauche les villes de Toronto, de Markham et de Pickering ainsi que le canton d’Uxbridge. Situé tout près de 20 % de la population du Canada, le parc urbain national de la Rouge offrira au peuple canadien des possibilités sans précédent de découvrir le vaste réseau d’aires patrimoniales protégées du pays. La Loi sur le parc urbain national de la Rouge a été adoptée par la Chambre des communes le 26 janvier 2015 et par le Sénat le 2 avril 2015. Elle a reçu la sanction royale du gouverneur général le 23 avril 2015. La Loi — qui crée officiellement le parc urbain national de la Rouge — est entrée en vigueur par voie de décret en conseil le 15 mai 2015. Elle a été taillée sur mesure de manière à procurer à la rivière Rouge un niveau de protection encore inégalé. Le parc urbain national de la Rouge abrite une collection exceptionnelle de caractéristiques naturelles, culturelles et agricoles : 1 700 espèces de plantes, d’oiseaux, de poissons, de mammifères, d’insectes, de reptiles et d’amphibiens; des vestiges de plus de 10 000 ans d’histoire humaine et de vastes parcelles de terres agricoles de catégorie 1 — les plus rares, les plus fertiles et les plus menacées du pays.

on-f.htm
Last Updated: 16-Jul-2016